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Jean de Vienne

lundi 18 août 2025, par lucien jallamion (Date de rédaction antérieure : 7 août 2012).

Jean de Vienne (1341-1396)

Jean de Vienne Chevalier Bourguignon

Né à Dole [1] en 1341, Chevalier Bourguignon il s’illustre particulièrement à la bataille de Cocherel en 1364 [2].

Pour le récompenser, Charles V lui confie la première charge d’amiral de France [3] en 1373. Il dirigera le siège de Saint Sauveur Le Vicomte [4] en 1375 et fut l’organisateur de la marine.

Il se signala pendant la guerre de 100 ans pour ses opérations terrestres et maritimes. Il réussit l’exploit non égalé de débarquer avec succès en Angleterre dont il écumera en 1385 les côtes de l’écosse [5] à l’île de Whight [6].

Il combattit les Turcs [7] en 1366 et prit part à la croisade d’Afrique en 1396 pour protéger l’Europe Danubienne. C’est au cours de la bataille de Nicopolis [8] qu’il trouvera la mort.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu du texte de Michel Vergé-Franceschi (dir.), Dictionnaire d’histoire maritime, Paris, éditions Robert Laffont, coll. « Bouquins », 2002, 1508 p. (ISBN 2-221-08751-8).

Notes

[1] Dole est une commune française située dans le département du Jura, dans la région culturelle et historique de Franche-Comté. Dole a été la capitale de la Franche-Comté, alors comté de Bourgogne, jusqu’en 1676. Elle est la ville la plus peuplée du département dont elle est l’une des sous-préfectures.

[2] La bataille de Cocherel a lieu le jeudi 16 mai 1364 entre Charles V de France dont l’armée est commandée par Bertrand Du Guesclin, et Charles II de Navarre dont les troupes sont sous les ordres du captal de Buch Jean de Grailly ainsi que des archers anglais sous Blancbourg et Jean Jouel et des compagnies de routiers commandées par Arnaud-Amanieu d’Albret du côté anglais et Arnaud de Cervolle dit l’Archiprêtre du côté français.

[3] La dignité d’amiral de France a été créée en 1270 par Louis IX, au cours de la 8ème croisade. Sous l’Ancien Régime, l’amiral de France est titulaire d’un grand office de la couronne de France équivalent à celui du connétable de France. Chef en titre de la flotte royale, il n’a en réalité qu’un pouvoir limité. L’amiral de France a la charge des côtes de Picardie, de Normandie, d’Aunis et de Saintonge. Sa charge va s’étendre au début du 17ème siècle, à la Guyenne puis à la Provence. En temps de guerre, il est chargé de rassembler les navires marchands français pour constituer la flotte. Il doit armer, équiper et ravitailler les navires pour la course, donner les lettres de marque aux corsaires (la course est alors la forme principale de guerre maritime). En temps de paix, il s’occupe de l’entretien de la flotte royale, quand elle existe, mais surtout du commerce maritime et de la flotte marchande.

[4] En 1374, Charles V veut chasser les Anglais du dernier château qu’ils occupent encore en Normandie. Les préparations du siège durèrent 2 ans et il en confie le commandement à Du Guesclin à la tête de 3 000 hommes d’armes et 600 arbalétriers. En septembre 1374, l’amiral Jean de Vienne commence par isoler la place et construit des bastides à Pierrepont, Pont-l’Abbé, et Beuzeville. Le siège s’éternisant on envoie en renfort des machines de siège fabriquées à Caen et Saint-Lô, dont une grosse bombarde forgée à Caen, mise en œuvre le 12 mai 1375 et le 21 mai 4 canons de fer et 28 canons de cuivre venant de Paris. Froissart, le chroniqueur royal, nous raconte que c’est grâce à ses canons que l’amiral de France, Jean de Vienne, s’empara de la place, au bout de 10 mois, le 3 juillet 1375. Les Anglais, qui avaient mis en œuvre 32 bouches à feux, monnayent leur reddition 50 000 francs d’or, peuvent rentrer en Angleterre avec armes et bagages, honneur et fortune. Charles V répare la place, gravement endommagée, qu’il donne à son chambellan, le sire Bureau de La Rivière, puis à Charles d’Ivry, chambellan de Charles VI.

[5] L’Écosse est une nation constitutive du Royaume-Uni. Couvrant le tiers nord de l’île de Grande-Bretagne, l’Écosse continentale partage une frontière de 154 km avec l’Angleterre au sud, et est entourée par l’océan Atlantique au nord et à l’ouest, par la mer du Nord au nord-est et est, et par la mer d’Irlande au sud-ouest. Elle contient également plus de 790 îles, principalement dans les archipels des Hébrides et des Îles nordiques. La majeure partie de la population (dont la capitale Édimbourg) vit dans la ceinture centrale, qui correspond à la plaine située dans les Basses terres, entre les Hautes terres et les Hautes terres du Sud. L’Écosse est divisée en 32 subdivisions administratives ou autorités locales, appelées conseils régionaux. La ville de Glasgow est la plus grande région communale en nombre d’habitants, tandis que le Highland est la plus grande quant à la superficie. Un pouvoir d’autonomie limité est dévolu par le gouvernement écossais à chaque subdivision, et couvre des domaines comme l’éducation, les services sociaux, les routes et les transports. L’Écosse est le deuxième plus grand pays constitutif du Royaume-Uni et représentait 8,3 % de la population britannique en 2012.

[6] L’île de Wight est une île de la Manche, séparée du littoral anglais par le Solent, un détroit d’une largeur variant de 1,3 km à 4,9 km. Autorité unitaire d’Angleterre dont la capitale administrative est Newport, elle a une histoire riche marquée par une brève indépendance au 15ème siècle.

[7] L’Empire ottoman connu historiquement en Europe de l’Ouest comme l’Empire turc, la Turquie ottomane6 ou simplement la Turquie, est un empire fondé à la fin du 13ème siècle au nord-ouest de l’Anatolie, dans la commune de Söğüt (actuelle province de Bilecik), par le chef tribal oghouze Osman 1er. Après 1354, les Ottomans entrèrent en Europe, et, avec la conquête des Balkans, le Beylik ottoman se transforma en un empire trans-continental. Après l’avoir encerclé puis réduit à sa capitale et à quelques lambeaux, les Ottomans mirent fin à l’Empire byzantin en 1453 par la conquête de Constantinople sous le règne du sultan Mehmed II. Aux 15ème et 16ème siècles, à son apogée, sous le règne de Soliman Ier le Magnifique, l’Empire ottoman était un empire multinational et multilingue contrôlant une grande partie de l’Europe du Sud-Est, des parties de l’Europe centrale, de l’Asie occidentale, du Caucase, de l’Afrique du Nord, sauf le royaume du Maroc et le Sahara. Au début du 17ème siècle, l’Empire comprenait 32 provinces et de nombreux États vassaux.

[8] située sur le Danube