Notes
[1] Beaumont-le-Roger est une commune française située dans le département de l’Eure en région Normandie. Elle se limite à la commune de Beaumontel. Beaumont-le-Roger est une commune du pays d’Ouche située au cœur de la vallée de la Risle. Beaumont faisait d’abord partie du domaine des ducs de Normandie et en fut détaché en 1008 au profit de l’épouse de Richard II, Judith de Bretagne, qui en fit don à l’abbaye de Bernay. Domaine royal jusqu’en 1310, quand Philippe IV le Bel, roi de France érigea Beaumont en comté-pairie et le donna en apanage à Robert III d’Artois, arrière-petit-fils de Robert Ier d’Artois, frère du roi Louis IX, connu sous le nom de saint Louis.
[2] Pont-Audemer est une ancienne commune française située dans le département de l’Eure, en Normandie. Elle fait partie du parc naturel régional des Boucles de la Seine normande. Au 12ème siècle, Pont-Audemer poursuivit sa croissance et présentait des caractères de type urbain. Elle était le siège d’une vicomté, circonscription fondamentale de l’administration locale en Normandie. Quatre paroisses la composaient (Saint-Ouen, Saint-Aignan, Saint-Germain et Notre-Dame). Un système d’enceintes semblait protéger le bourg entre les deux bras de la Risle et le quartier Saint-Aignan. Le dynamisme économique est indéniable. De nombreux artisans s’installent, créant notamment des ateliers de tannerie. Pont-Audemer abrite l’une des plus importantes communautés juives en Normandie aux 12ème et 13ème siècles. La ville est prise par Philippe Auguste en juin 1204 et se voit accorder une charte communale. Le roi y installe le siège d’un bailliage tout spécialement pour un de ses hommes de main, Lambert Cadoc, chef d’une bande de routiers, qui s’était mis au service du roi de France lors de l’annexion du duché de Normandie. Ce dernier pressure la ville et ses habitants, multipliant taxes et détournements. Les Pont-Audemériens vont se plaindre au roi qui relève Cadoc de ses fonctions et supprime, vers 1219/1220, le bailliage qui sera par la suite rattaché à celui de Rouen. La guerre de Cent Ans cause de grands ravages à la ville
[3] Le comté était à l’origine une vicomté qui s’est peut-être émancipée du comté de Vexin. Peu avant 1015, son titulaire, Galeran est nommé dans une lettre de Fulbert de Chartres, comte alors que son père Hugues possédait le titre de vicomte à la fin du 10ème siècle. Assis de part et d’autre de la Seine, le comté était minuscule, s’étendant essentiellement cinq kilomètres autour de sa capitale, il comprenait les villages de Vaux, Triel... Il occupait, toutefois, une situation stratégique entre Mantes et Poissy. À Meulan, une île enserrée par la Seine avait facilité la création d’un pont qu’un château défendait. Les voisins s’intéressèrent donc à ce modeste territoire. Les comtes basculèrent souvent dans leurs alliances, privilégiant d’abord la maison de Blois puis alternant entre le soutien au duc de Normandie et au roi de France. En 1080/1081, quand Robert de Meulan succéda à son oncle Hugues III, le comté entra dans l’orbite normande. En 1109, le roi Louis VI ravagea le comté mais deux ans plus tard le comte de Meulan envahit Paris et mit à sac le palais royal3. C’est dire la menace que constituaient les maîtres de ce comté. En 1199, Robert II de Meulan, longtemps indécis entre le roi d’Angleterre et le roi de France, choisit de soutenir Jean sans Terre. Philippe Auguste lui retira son comté et le réunit à la couronne en 1204.
[4] Le comté du Perche est issu de l’union de deux seigneuries : celle de Mortagne-au-Perche, et celle de Nogent-le-Rotrou. Les seigneurs de Mortagne furent parfois qualifiés de comtes, mais pas de manière systématique. Ce fut le comte Geoffroy de Mortagne qui adopta le titre de comte du Perche, à la fin du XIIe siècle. À la mort de l’évêque Guillaume du Perche, en 1226, le comté fut réuni à la Couronne. Plus tard il fut donné en apanage à des princes du sang.
[5] La conquête normande de l’Angleterre est l’invasion du royaume d’Angleterre par le duc de Normandie Guillaume le Conquérant en 1066 et son occupation du pays dans les années qui suivent. Le roi d’Angleterre Édouard le Confesseur meurt au début de l’année 1066 sans laisser d’enfant. Son beau-frère Harold Godwinson est choisi pour lui succéder, mais d’autres prétendants se font connaître. L’un d’eux, le roi norvégien Harald Hardrada, débarque en Angleterre au mois de septembre. Il est vaincu et tué par Harold à la bataille de Stamford Bridge, le 25 septembre. Guillaume, duc de Normandie, débarque à son tour dans le Sussex quelques jours plus tard. Harold se porte à sa rencontre et l’affronte à la bataille d’Hastings le 14 octobre. Cet affrontement décisif voit la mort d’Harold et la victoire de Guillaume, qui est sacré à l’abbaye de Westminster le jour de Noël. La disparition des principaux rivaux de Guillaume n’apporte pas la tranquillité à l’Angleterre, qui est secouée par de nombreuses révoltes jusqu’en 1072. Pour mieux contrôler son royaume, Guillaume fonde de nombreux châteaux à des endroits stratégiques et redistribue à ses fidèles normands les terres confisquées à la noblesse anglo-saxonne ou danoise. L’invasion normande a des conséquences profondes pour l’histoire de l’Angleterre où la nouvelle classe dominante tient ses fiefs directement du roi et parle normand. Aux échelons inférieurs de la société, l’esclavage disparaît dans les décennies qui suivent la conquête, mais il s’agit peut-être de l’accélération d’un processus déjà en cours.
[6] Le titre de comte de Warwick est l’un des plus anciens comtés de la pairie d’Angleterre (aujourd’hui éteinte), et est dorénavant lié au titre de Baron Brooke dans la pairie du Royaume-Uni, créée en 1837. Il fut créé par Guillaume II le Roux, pour récompenser Henri de Beaumont de son aide lors de la rébellion de 1088. Le 14 avril 1445, le titre de comte fut transformé en duc de Warwick spécialement pour Henry de Beauchamp mort en 1446.
[7] Le Rutland est un comté d’Angleterre. Situé dans les Midlands de l’Est, il s’agit du plus petit comté traditionnel d’Angleterre, avec une superficie de 382 km2
[8] Le Hertfordshire est un comté qui se trouve à l’intérieur du Royaume-Uni. Situé au nord de Londres, une grande partie sud du comté se trouve à la périphérie nord de la capitale. Le comté est entouré des comtés d’Essex à l’Est, Buckinghamshire à l’ouest et Bedfordshire et Cambridgeshire au nord.
[9] Warwick est la capitale de Warwickshire en Angleterre. La ville est située sur les rives de la rivière Avon, à 18 km au sud de Coventry et à 4 km à l’ouest de Leamington Spa. L’Université de Warwick est localisée à proximité du centre-ville.
[10] Le Warwickshire est un comté britannique situé au centre de l’Angleterre. Le Warwickshire est limité au nord-ouest par le comté des Midlands de l’Ouest et le Staffordshire, au nord-est par le Leicestershire, à l’est par le Northamptonshire, au sud par l’Oxfordshire, au sud-ouest par le Gloucestershire et à l’ouest par le Worcestershire.
[11] Le Leicestershire est un comté d’Angleterre situé au cœur des Midlands. Il est entouré par le Nottinghamshire, le Lincolnshire, le Rutland, le Northamptonshire, le Warwickshire, le Staffordshire et le Derbyshire.
[12] Un honneur est une composante de la féodalité ; il s’agit au Moyen Âge en France et en Grande-Bretagne d’un fief possédé à l’origine par l’un des barons d’un prince ou d’un roi. Il comprend généralement un domaine principal, qui donne son nom à l’honneur, et plusieurs « extensions » plus petites généralement dispersées dans la principauté ou royaume du suzerain dont il dépend. D’une manière générale, le terme d’honneur désignait l’ensemble des terres d’un puissant seigneur
[13] Le Neubourg est une commune française du département de l’Eure,
[14] Les marches galloises sont une expression se référant à une zone géographique aux contours mal définis, située à cheval sur la frontière anglo-galloise, au Royaume-Uni. Les termes de marche galloise ou marche de Galles, marchia walliae en latin médiéval, naissent au Moyen Âge pour désigner d’abord un territoire précis, les marches aux confins du royaume d’Angleterre et de la principauté de Galles, gouvernées par des seigneurs largement autonomes vis-à-vis de leur suzerain, le roi d’Angleterre.
[15] La péninsule de Gower est une péninsule située sur la côte sud-ouest du Pays de Galles, sur le côté nord du canal de Bristol, au sud-ouest du comté historique de Glamorgan. Appelé plus couramment Gower, ce fut la première région du Royaume-Uni à être désignée comme une Area of Outstanding Natural Beauty, c’est-à-dire une zone d’une beauté naturelle exceptionnelle, en 1956. De superbes plages et de magnifiques falaises se succèdent tout au long des 22 km de la côte sud de la presqu’île. À l’extrémité de la péninsule se trouve l’île Ynys Lanwol.
[16] urant le Haut Moyen Âge, les caractéristiques topographiques de la vallée offrent les conditions favorables à la fondation d’une première abbaye, située à l’emplacement de l’actuelle mairie. Cette abbaye préromane est mentionnée en 833 par l’Abbé Anségise de Fontenelle. Lors des migrations scandinaves, le monastère est détruit mais il n’est pas oublié. En 1033-1034, Onfroy de Vieilles cite la présence de l’ancienne abbaye dans la charte de fondation de l’abbaye Saint-Pierre de Préaux qui est alors construite au même emplacement. En 1050-1051, Onfroy de Vieilles suivant le souhait de sa femme Albérade, fonde une seconde abbaye destinée aux femmes, l’abbaye Saint-Léger située plus en aval qui verra 37 abbesses se succéder. La fondation de ces deux abbayes revêt une importance considérable pour le territoire des Préaux et la région tout entière. Les chartes des abbayes et des seigneurs illustrent les nombreuses donations en terres et en nature dont sont pourvues les abbayes. L’abbaye Saint-Pierre devient alors un acteur influent dans la région et encadre la construction d’églises paroissiales. À la fin du 11ème siècle, Saint-Pierre de Préaux est ainsi à l’origine de l’église paroissiale Saint-Germain de Pont-Audemer. Au début du 12ème siècle, un abbé lui-même construit une église à Saint-Samson.