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Benoît VII

lundi 2 mars 2020, par lucien jallamion (Date de rédaction antérieure : 11 novembre 2011).

Benoît VII

Pape de 974 à 983

Né à Rome, fils de David, et auparavant évêque de Sutri [1], le futur Benoît VII appartenait à la famille des comtes de Tusculum [2], pivot politique de la noblesse romaine. Il était lié au prince Albéric II et apparenté à la famille des Crescenti [3].

Il fut élu par le clergé romain et le peuple sous l’influence de Sicco, envoyé impérial de l’empereur Otton II, comme candidat de compromis pour remplacer l’antipape Boniface VII . Il eut comme Benoît VI à lutter contre l’antipape Boniface VII. Ce dernier fut excommunié et tenta sans succès de ressaisir la papauté.

Il gouverna Rome paisiblement pendant près de 9 ans, chose assez rare en ces temps là. Il promut le monachisme et la réforme ecclésiastique de concert avec l’empereur Otton II. Il consacra aussi également le prêtre Jacques qui lui avait été envoyé par le peuple de Carthage [4].

En mars 981, il présida à Saint-Pierre un synode qui interdisait la simonie [5], pratique devenue très générale dans l’Église et qui avait, entre autres effets, celui d’accroître le nombre des prêtres mariés, ces derniers en effet avaient obtenu que leurs fils légitimes héritassent des bénéfices et des charges que leurs pères avaient achetées.

Il visita la ville d’Orvieto [6] avec son neveu, Filippo Alberici, qui devait s’y installer plus tard et devint consul de cette ville État en 1016.

Notes

[1] Sutri est une commune italienne, située dans la province de Viterbe, dans la région du Latium, en Italie centrale. Le roi lombard Liutprand la céda avec d’autres villes de la région, au pape Grégoire II en 728, lors de la Donation de Sutri.

[2] Les Comtes de Tusculum furent l’une des plus puissantes familles nobles du Latium, province entourant Rome, du 10ème au 12ème siècle. Ils dominaient la ville de Tusculum et la région environnante. Les comtes étaient issus de la famille des Théophylactes, une famille sénatoriale romaine. Ils disparurent lorsque Raino, mort vers 1179, céda ses possessions à la fin du 12ème siècle. Peu après, en 1191, la ville de Tusculum fut totalement détruite par l’armée de la ville de Rome.

[3] Famille qui dirigeait Rome en opposition à l’empereur Otton III

[4] L’archidiocèse de Carthage est un siège épiscopal de l’Église catholique, anciennement territorial et aujourd’hui titulaire (in partibus), situé à Carthage en Afrique du Nord (aujourd’hui en Tunisie). Le diocèse de Carthage est érigé à la fin du 2ème siècle. Agrippin en est le premier évêque connu. Les plus grands écrivains chrétiens de cette époque y vivaient, comme par exemple Tertullien. Une floraison de martyrs a lieu au 3ème siècle, dont se détachent les figures de sainte Perpétue et sainte Félicité et de saint Cyprien. À cette époque, Carthage était le siège épiscopal le plus important de la province romaine d’Afrique (Afrique du Nord) et l’évêque de Carthage devint le primat et l’évêque métropolitain de fait de l’Afrique proconsulaire, de la Byzacène, de la Numidie, de la Tripolitaine et de la Mauritanie (même si dans les seules provinces, le privilège primatial était donné à l’évêque le plus ancien de la province). Le titre honorifique de patriarche fut aussi attribué à l’évêque de Carthage, toujours obéissant à Rome, à l’exception de l’épisode des relaps où Carthage était en faveur du rigorisme. Au 4ème siècle, le diocèse est travaillé par la diffusion de diverses hérésies : le donatisme, l’arianisme, le manichéisme et le pélagianisme. Les donatistes eurent même leur hiérarchie parallèle pendant une courte période. L’invasion des Vandales à la fin du siècle donne le signal à une période d’oppression contre l’Église à laquelle met fin la conquête byzantine en 533. Cependant les empereurs donnent leur appui à des hérésies, telles que le monothélisme et surtout l’iconoclasme. Les évêques de Carthage, fermes défenseurs de l’orthodoxie, sont exilés. Carthage est un siège important de l’Église latine, jusqu’à ce que la conquête des Arabo-musulmans lui porte un premier coup en 698 qui lui sera fatal ; en effet, Carthage va rapidement décliner. Le christianisme y met cependant 4 siècles à disparaître complètement. Le nom de deux derniers évêques est encore cité au 11ème siècle. Le dernier en 1076.

[5] v

[6] Orvieto est une commune italienne, située dans la province de Terni et la région d’Ombrie, en Italie centrale. La ville d’Orvieto se trouve dans la partie sud-occidentale de l’Ombrie, dans la province de Terni, à la frontière avec la province de Viterbe dans le Latium. Orvieto est installée sur un rocher de tuf volcanique, à 325 m d’altitude, elle y domine la vallée où coulent le Paglia et son affluent Chiani avant que le Paglia ne se jette dans le Tibre.