Gaulois originaire d’Aquitaine et chevalier romain, il était légat [1] de la province de la Gaule lyonnaise. Comme gouverneur, il s’est rebellé contre l’empereur Néron en 68 et prit rapidement contact avec certains de ses homologues gouverneurs. Tous le dénoncèrent auprès du prince sauf le gouverneur de la Tarraconaise et futur empereur Galba. Ce dernier entra bientôt dans la révolte et devint le meneur d’une révolte qui se métamorphosait en guerre civile. Le général Lucius Verginius Rufus se dirigeant vers Vesontio [2] qui contrôle un vaste territoire s’étendant entre le Rhône, la Saône, le Jura et les Vosges. La ville était ceinturée par un mur de berge. À l’extérieur se trouvait un quartier d’artisans. L’oppidum, était alors le centre économique de la Séquanie et c’est à ce titre qu’il est convoité par les Germains. Il est occupé en 59 av. jc ou peut être même quelques années auparavant par Arioviste et ses Suèves [3], puis par les Éduens [4] avant que Jules César n’en fasse à son tour la conquête en 58 av. jc. Jules César, impressionné par ce site stratégique, décide de confirmer son rôle de capitale de la tribu gauloise des Séquanes [5] de citadelle militaire et de carrefour d’échanges de la Gaule romaine. La ville connaît alors un âge d’or, elle devient l’une des plus grandes villes de la Gaule belgique, puis de la province de Germanie supérieure. Les Romains agrandissent la cité et l’embellissent en y construisant de nombreux édifices de part et d’autre du cardo et même sur la rive droite du Doubs où ils élèvent un amphithéâtre pouvant accueillir jusqu’à 20 000 spectateurs. Sous la Tétrarchie, la cité devient la capitale de la Provincia Maxima Sequanorum. Pour en faire le siège, Vindex dut s’y rendre afin d’éviter la prise du chef-lieu de la capitale des Séquanes. Ils entrèrent tous 2 en contact et se mirent d’accord afin de se partager le pouvoir. Il reçu l’Espagne sans avoir obtenu le consulat, Rufus voyait son gouvernement étendu à l’ensemble des Gaules et Galba était reconnu Princeps à la place de Néron.
Alors que l’armée des révoltés faisait marche de façon désordonnée, les légions de Germanie prirent l’initiative sans recevoir d’ordre de leur général de les attaquer. Cet affrontement, qui aujourd’hui encore est entouré d’un halo de mystère, vit périr 20 000 Gaulois ce qui mena Vindex à se suicider.
Mais bien que défait par Lucius Verginius Rufus à la fin mai ou au début juin de l’année 68, la rébellion de Vindex marqua le début d’une série de soulèvements contre le princeps, Néron, qui dut s’enfuir et fut remplacé par Marcus Sulpicius Galba. Le règne furtif de ce dernier inaugurait une année de troubles durant laquelle se succédèrent 4 empereurs, Galba, Othon, Vitellius, et Vespasien.
Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Imago Mundi/ C. Julius Vindex.