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Bennon de Metz

vendredi 11 février 2022, par ljallamion

Bennon de Metz (?-940)

Évêque de Metz-Fondateur de l’abbaye d’Einsiedeln

Blason évêché de MetzNé en Souabe [1], il est un probable parent de Raoul de France. Il a été chanoine [2] de la cathédrale de Strasbourg [3].

Vers 906 il se retire comme ermite [4] sur le site de l’abbaye d’Einsiedeln [5], près de Zurich [6], qui avait été sanctifié par la mort de saint Meinrad en 861. Rejoint par des disciples, il fait rebâtir la chapelle et défricher les terres environnantes.

En 925 Henri 1er de Germanie, pour affirmer son autorité sur ce diocèse, le nomme évêque de Metz [7] au mépris des règles régissant l’élection de l’évêque de Metz.

En 927 des messins, la plupart maître artisans, se saisissent de lui, le mutilent et lui crèvent les yeux.

Les agresseurs sont excommuniés par le concile de Duisbourg [8] et condamnés à mort par le roi Henri. Ils sont pendus dans la cité.

Bennon se retire de nouveau à Einsiedeln où il meurt le 3 août 940. Il fut enterré près de la chapelle qu’il avait fait restaurer par Eberhard, premier abbé d’Einsiedeln.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia Bennon de Metz/ Portail de Metz/ Catégories : Évêque de Metz

Notes

[1] La Souabe est une région historique d’Allemagne. Au haut Moyen Âge, le royaume d’Alémanie regroupait de nombreux petits royaumes sur le territoire des Alamans. Ceux-ci sont soumis par les Francs sous Clovis 1er et Théodebert 1er. À partir du début du 6ème siècle, l’Alémanie est un duché sous le contrôle des Francs, jusqu’à ce qu’il soit dissous en 746 en raison du Massacre de Cannstatt. En 829, le royaume de la Souabe se forme sur le même territoire, qui est attribué à Louis II le Germanique et donc à la Francie orientale dans le traité de Verdun en 843. Après la réforme des comtés dans la Francie orientale, le Duché de Souabe est alors formé en 915 ; il s’étendait alors des Vosges dans l’ouest jusqu’au Lech dans l’est et à Chiavenna, aujourd’hui en Italie, dans le sud

[2] Un chanoine est un clerc (voire laïc) appartenant à un chapitre ou à une congrégation, et consacré à la prière liturgique au chœur, voire à l’enseignement, à la prédication, au secours des pauvres, au chœur professionnel (le « bas-chœur ») et à la maîtrise, etc. Au haut Moyen Âge, le mot pouvait désigner certains membres du personnel laïc des églises. Aujourd’hui, il existe des chanoines ecclésiastiques (séculiers ou réguliers), des chanoines laïcs et des femmes religieuses régulières (chanoinesses).

[3] La cathédrale Notre-Dame de Strasbourg est une cathédrale gothique située à Strasbourg. Siège, disputé durant la Réforme, d’évêques qui ont été suffragants de la province de Mayence jusqu’au concordat de 1801, elle est ensuite exclusivement affectée au culte catholique romain.

[4] L’ermite ou l’anachorète est une personne (le plus souvent un moine) qui a fait le choix d’une vie spirituelle dans la solitude et le recueillement. Les ermites étaient à l’origine appelés anachorètes, l’anachorétisme (ou érémitisme) étant l’opposé du cénobitisme. L’ermite partage le plus souvent sa vie entre la prière, la méditation, l’ascèse et le travail. Dans l’isolement volontaire, il est à la recherche ou à l’écoute de vérités supérieures ou de principes essentiels.

[5] L’abbaye territoriale d’Einsiedeln est un monastère bénédictin, situé dans la ville suisse d’Einsiedeln dans le canton de Schwytz, dédié à Notre-Dame des Ermites, à cause des circonstances de sa fondation, dont provient également le nom d’Einsiedeln. Le monastère est une station importante du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle et la destination de nombreux pèlerins. La « Vierge noire » d’Einsiedeln dans la Gnadenkapelle est un pôle d’attraction pour environ un million de pèlerins et touristes chaque année. Le monastère est depuis 1130 une abbaye double, c’est-à-dire regroupant sous l’autorité d’un même abbé deux communautés vivant sur deux sites distincts : les hommes à Einsiedeln, les femmes à Fahr

[6] Zurich est une cité alémanique de Suisse, capitale du canton de Zurich. Même si l’allemand est la langue officielle, les Zurichois parlent le Züritüütsch, un dialecte de l’alémanique qui emprunte d’ailleurs certains termes à d’autres langues en plus de l’allemand dont le français, l’italien, ou encore l’anglais. En 853, Louis le Germanique fit installer un couvent de femmes à Zurich, lui octroyant de nombreux droits, et y plaçant sa fille Hildegarde. Sur le site de l’actuelle Fraumünster, le couvent, le château de Lindenhof, servirent à montrer aux Alamans que Louis II comptait garder ce territoire contre les invasions. À partir des 9ème et 10ème siècles, la ville commença à s’étendre plus rapidement et fut reconnue comme une civitas. L’importance du palatinat étant en constante augmentation, son influence augmenta de même, ainsi en 940, des reliques et des livres hongrois furent entreposés à Zurich depuis le couvent de Disentis. Aux 11ème et 12ème siècles, Zurich prit encore de l’importance par l’augmentation rapide de la population et par son influence, sous la direction des Ottoniens et des Francs Saliens.

[7] Fondé vers le 3ème siècle, l’évêché de Metz a longtemps été une entité à la fois politiquement puissante et riche. Opposé à la bourgeoisie messine puis soumis à l’influence du royaume de France, il va progressivement perdre son poids économique puis son influence politique. Aujourd’hui l’évêque de Metz a la particularité d’être l’un des deux seuls évêques catholiques au monde à ne pas être formellement nommés par le Pape, mais par un pouvoir temporel (le concordat en Alsace-Moselle confiant au président de la République française la nomination de l’évêque de Metz et de l’archevêque de Strasbourg).

[8] Duisbourg est une ville indépendante (Kreisfreie Stadt) d’Allemagne, située dans le Land de Rhénanie-du-Nord-Westphalie et dans le district de Düsseldorf (Regierungsbezirk Düsseldorf).