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Pierre de Flandre ou d’Alsace

jeudi 23 décembre 2021, par ljallamion

Pierre de Flandre ou d’Alsace (vers 1140-1176)

Prélat français

Cathédrale Notre Dame de Grâce de Cambrai ancien siège de l'archevêché de Cambrai Fils cadet de Thierry d’Alsace comte de Flandre [1], et de Sibylle d’Anjou.

Pierre est prévôt [2] à Bruges [3] et à Saint-Omer [4]. Il est élu évêque de Cambrai [5] en 1167 alors qu’il est encore très jeune, mais n’est jamais consacré. En 1173 Pierre donne à l’abbaye de Tronchiennes [6], l’autel de Sonnegem.

Pierre de Flandre renonce à son évêché en 1175 et la même année épouse Mahaut de Bourgogne , d’abord veuve de Eudes, baron d’Issoudun [7], puis de Gui de Nevers , comte de Nevers [8], fille de Raimond de Bourgogne et d’Agnès de Montpensier [9].

Peu après le décès de Pierre, le troisième concile du Latran en 1179 [10] décrétera l’interdiction de consacrer un évêque de moins de 30 ans.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu du texte de H. Fisquet, La France pontificale, Cambrai

Notes

[1] Le comté de Flandre a été un pagus carolingien, puis l’une des principautés du royaume de France, particulièrement impliquée dans les conflits franco-anglais, aux frontières et à l’influence durement disputées depuis sa création au 9ème siècle jusqu’en 1384, date de la mort du comte Louis de Male. Le comté, possédé par la Maison de Flandre de 863 jusqu’à la mort de la dernière comtesse, Marguerite de Constantinople, en 1280, puis par la Maison de Dampierre-Flandre, puis devenu l’une des possessions de la Maison capétienne de Bourgogne en 1385, devint alors l’un des principaux centres des États bourguignons. Après la Guerre de succession de Bourgogne il fut ensuite progressivement intégré aux Pays-Bas bourguignons et fut finalement détaché du royaume de France par le Traité de Madrid en 1526 en faveur des Habsbourg d’Espagne. Louis XIV en reconquit une partie sur les Espagnols. Le comté cessa d’exister en 1795 après la conquête des Pays-Bas autrichiens par les Français. Le territoire de ce comté correspond approximativement aux provinces belges actuelles de Flandre-Occidentale et de Flandre-Orientale, à l’ouest de la province de Hainaut (arrondissements de Tournai et Mouscron), plus la partie de la province d’Anvers située à l’ouest de l’Escaut, la Flandre zélandaise et la région historique de Flandre française (région de Lille, Dunkerque, Hazebrouck, Douai,…).

[2] Un prévôt est un titre hiérarchique : Dans le cas d’un ordre religieux, il désigne le supérieur de cet ordre : par exemple le supérieur de la Congrégation des chanoines réguliers du Grand-Saint-Bernard. C’est aussi la première dignité dans le cas du chapitre d’une cathédrale ou d’une collégiale (parfois désigné sous le titre de primicier).

[3] Bruges est une ville de Belgique située en Région flamande, chef-lieu et plus grande ville de la province de Flandre-Occidentale. Bruges apparaît au 10ème siècle en tant que place forte du comté de Flandre. En 1134, un raz-de-marée a pour conséquence bénéfique d’ouvrir un bras de mer, le Zwin, donnant un accès direct à la mer pour la ville, ce qui entraîne un développement urbain spectaculaire entre le 12ème et le 15ème siècle, avec le creusement de nombreux canaux. Forte de son indépendance communale symbolisée par son beffroi, Bruges devient une plaque tournante portuaire, commerciale et financière centrale dans l’Europe du Moyen Âge, reliant les pays de la mer du Nord et de la Baltique à la Méditerranée. Les riches marchands brugeois traitaient avec ceux de toute l’Europe.

[4] Saint-Omer est une commune française, sous-préfecture du département du Pas-de-Calais. Saint-Omer apparaît dans les écritures de chroniqueurs au cours du 7ème siècle sous le nom de Sithiu (Sithieu ou Sitdiu), autour de l’abbaye Saint-Bertin fondée sous l’impulsion d’Audomar (Audomarus, Odemaars ou Omer), moine de Luxeuil, évêque de Noyon-Tournai puis de Thérouanne en 637, fondateur de l’église de Saint-Bertin autour de laquelle la ville a été bâtie.

[5] Le diocèse puis archidiocèse de Cambrai est une circonscription de l’Église catholique romaine en France. De sa création à 1559, l’évêché comprenait toute la rive droite de l’Escaut jusqu’à son embouchure dans la mer du Nord. Il était bordé au nord et à l’est par le diocèse de Liège, au sud par les diocèses de Laon et de Noyon et à l’ouest par les diocèses d’Arras, réuni à Cambrai jusqu’en 1094, et de Tournai. Il était un des trois diocèses de Basse Lotharingie, avec ceux de Liège et d’Utrecht et comptait six archidiaconés : Cambrai, Brabant, Bruxelles, Hainaut, Valenciennes et Anvers, recouvrant approximativement l’ancien territoire des Nerviens. C’est en 1094, à l’initiative d’Urbain II, au cours de la querelle des Investitures, que l’ancien diocèse d’Arras, uni pendant longtemps à celui de Cambrai, en fut séparé et considéré comme un ressort distinct

[6] L’abbaye de Tronchiennes était une abbaye norbertine située au bord de la Lys, à Tronchiennes, une localité de Belgique située à 5 km du centre de Gand, en Flandre-Orientale. Avant l’arrivée des Prémontrés, en 1138, l’origine de l’abbaye est incertaine : fondée au 7ème siècle par saint Basin, père de Sainte Aldegonde, ou bien associée à l’évangélisation de la région par Saint Amand, ou encore identifiée par un monastère bénédictin du 7ème siècle.

[7] Issoudun est une commune française située dans le département de l’Indre. Au 11ème siècle, les seigneurs d’Yssoudun, princes de Déols et sire de Château-Raoul nommés Raoul, Ebbe(s) ou Eudes, frappaient leur propre monnaie. À la fin du 12ème siècle, avec l’extinction de la famille des seigneurs de Châteauroux-Déols, Issoudun, comme leur héritière Denise de Déols, est ballottée entre les couronnes de France et d’Angleterre : française au traité d’Azay-le-Rideau de 1189, anglaise en 1195 au traité de Gaillon, Issoudun échoit à Philippe Auguste en 1200 au traité du Goulet. Les deux premiers maris de Denise ont en fait été choisis par les rois d’Angleterre Plantagenêts, comtes de Poitiers et ducs d’Aquitaine (et par là suzerains du Berry occidental ou Bas-Berry). Par son second époux, André de Chauvigny, s’accomplit la succession des seigneurs de Châteauroux et d’Issoudun, avec leur fils Guillaume 1er de Chauvigny, père de Guillaume II de Chauvigny. Mais les Capétiens rachètent progressivement les titres des ayants droit, par exemple en 1221 et 1243. À la mort du comte de Poitiers Alphonse en août 1271, Issoudun est définitivement rattachée au domaine royal.

[8] Le Comté de Nevers est un comté historique au centre de la France. Sa principale ville était Nevers. Il correspond sensiblement à l’ancienne province du Nivernais et au département moderne de la Nièvre. Le comté lui-même date approximativement du début du 10ème siècle. Le comté a été fréquemment associé au Duché de Bourgogne voisin ; il faisait partie des terres et des titres détenus par Henri 1er de Bourgogne. En 1032, le Comté de Nevers est joint au Comté d’Auxerre, mais entre en conflit rapidement avec l’évêque d’Auxerre. Son premier titulaire a été Renaud 1er de Nevers. Nevers est passé sous la domination des comtes de Flandre au 14ème siècle, et à partir de là, est devenu possession de Philippe II le Hardi, Duc de Bourgogne, qui a brièvement réuni les deux terres. Philippe de Bourgogne, le plus jeune fils de Philippe le Hardi, a reçu le comté de Nevers qui est devenu plus tard possession d’une branche cadette des ducs de Clèves. À partir de 1521, les dirigeants de Nevers se sont appelés ducs de Nivernais.

[9] La seigneurie de Montpensier puis principauté de Montpensier est une ancienne principauté féodale du nord de l’Auvergne. Initialement centrée autour de Montpensier, la capitale en est néanmoins la ville d’Aigueperse. La maison des Bourbon-Montpensier est à la tête de ce territoire jusqu’en 1531.

[10] Le troisième concile du Latran est le 11ème concile œcuménique de l’Église catholique. Il se tient à Rome en mars 1179, à la suite de la paix de Venise conclue entre l’empereur Frédéric Barberousse et la Ligue lombarde fomentée par le pape Alexandre III. Il met fin au schisme survenu au moment de l’élection d’Alexandre III en 1159.