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L’histoire pour le plaisir

Marcia Furnilla

lundi 15 novembre 2021, par lucien jallamion

Marcia Furnilla

Dame de la noblesse romaine au 1er siècle

Seconde et dernière épouse de l’empereur romain Titus. Marcia Furnilla vient d’une famille noble et distinguée. Elle était de la gens Marcii [1] qui faisait remonter leur origine à Ancus Marcius.

Elle était la fille du sénateur romain Quintus Marcius Barea Sura et Antonia Furnilla. Sa sœur était Marcia, la mère d’ Ulpia Marciana et de Trajan. Son père était un ami du futur empereur Vespasien et son oncle paternel était le sénateur Barea Soranus. Son grand-père paternel, Quintus Marcius Barea, fut consul suffect en 26 et deux fois proconsul de la province d’Afrique [2]. Son grand-père maternel pourrait être Aulus Antonius Rufus, consul suffect [3] en 44 ou 45 ?

Marcia Furnilla naquit et fut élevée à Rome. En 63, elle épousa Titus, veuf de son premier mariage. Ce mariage fut un mariage arrangé mais eut de l’influence car il aida la carrière politique de Titus. Suétone décrit Furnilla comme très bien introduite dans la société. Le 17 septembre 64, Furnilla donna à Titus une fille : Julia Titi.

Tout comme le premier mariage, le second mariage fut court. La famille de Furnilla était en relation avec les opposants de l’empereur Néron. En 65, après l’échec de la conspiration de Pison [4], elle tomba en disgrâce. Titus estima qu’il ne pouvait pas être en contact avec des comploteurs potentiels et mit un terme à son mariage avec Furnilla. C’est lui qui éleva leur fille. Le sort ultérieur de Furnilla est inconnu.

Quand elle mourut, son corps fut placé près de celui de sa mère dans le mausolée de Gaius Sulpicius Platorinus magistrat du temps d’Auguste et de sa sœur Sulpicia Platorina à Rome.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Marcia Furnilla »

Notes

[1] Marcius, parfois écrit Martius, était le nomen d’une ancienne famille d’abord patricienne puis plébéienne romaine, la gens Marcia. Elle faisait partie des cent gentes aux origines de Rome et son nom provient de la divinité sabine au nom osque Mavors ou Mamers, assimilée plus tard à Mars. Cette gens d’origine sabine affirmait descendre du quatrième roi de Rome, Ancus Marcius. La gens faisait frapper l’effigie de Numa Pompilius et d’Ancus Marcius sur ses monnaies et une des familles de la gens portait même le nomen Rex (en latin : roi). Malgré cette antiquité supposée, on ne trouve cependant aucun patricien portant ce nom dans les premiers temps de la République, à l’exception de Coriolan. Ce n’est qu’après la promulgation des lois liciniennes que l’on trouve des membres de cette famille atteignant la charge consulaire, le premier étant Caius Marcius Rutilus Censorinus, consul en 357 av. jc. La seule branche patricienne de la famille portait le nom de Coriolanus. Les branches plébéiennes, à l’époque de la République, avaient pour nom Censorinus, Crispus, Figulus, Libo, Philippus, Ralla, Rex, Rufus, Rutilus, Septimus, Sermo et Tremulus.

[2] L’Afrique ou Afrique proconsulaire, est une province romaine qui correspond au territoire naturel de Carthage, la Numidie Orientale et à la côte occidentale de la Libye actuelle. Cette province, qui est issue de la réunion de l’Africa Vetus et de l’Africa Nova, est divisée par Dioclétien en trois : la Tripolitaine, la Byzacène et l’Afrique proconsulaire résiduelle, aussi appelée Zeugitane.

[3] Parfois, un consul décède ou démissionne avant la fin de son mandat de douze mois. Le consul restant rétablit la collégialité par l’élection intermédiaire si le délai restant le permet ou par la désignation directe d’un consul suffectus (du participe passé du verbe sufficere, « remplacer »). Ce consul entre en fonction immédiatement, il a les mêmes privilèges et les mêmes pouvoirs que le consul remplacé mais il n’est en charge que pour la durée du mandat qui reste à couvrir. Enfin, le consul suffect ne donne pas son nom à l’année, à l’inverse du consul dit ordinaire.

[4] La Conjuration de Pison, du nom que lui donne Suétone, est un complot dirigé contre l’empereur Néron en 65.