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L’histoire pour le plaisir

Codros

dimanche 18 avril 2021, par ljallamion

Codros

Personnage de la mythologie grecque

Fils de Mélanthos , est le 17ème et dernier roi légendaire d’Athènes [1].

Il eut de nombreux fils, qui entreprirent de coloniser la région ionienne [2].

Ayant appris d’un oracle que dans la guerre faite par les Doriens [3] aux Athéniens, l’avantage resterait à celui des deux peuples dont le chef serait tué, il se dévoua volontairement pour les siens, en se jetant au milieu de la mêlée.

Son fils Médon lui succéda.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Marie-Nicolas Bouillet et Alexis Chassang (dir.), « Codros » dans Dictionnaire universel d’histoire et de géographie,‎ 1878

Notes

[1] Vers 1400 av. jc, elle devient un centre important de la civilisation mycénienne. Au contraire des autres villes mycéniennes (dont Mycènes et Pylos), elle n’est ni pillée, ni abandonnée lors de l’invasion dorienne de 1200 avant notre ère. Les Athéniens disaient être des Ioniens « purs » et maintenaient qu’ils ne s’étaient pas mélangés aux Doriens. Toutefois, Athènes perd l’importance qu’elle avait à l’époque mycénienne et sombre alors quelque peu dans l’oubli, redevenant une petite place fortifiée. Au 8ème siècle av. jc elle redevient un important centre du monde grec à cause de son emplacement central, de son fort sur l’Acropole et l’accès à la mer, un avantage sur ses rivales, les cités de Thèbes et de Sparte dans le Péloponnèse. Tôt dans le 1er millénaire av. jc elle devient une ville-État souveraine, gouvernée d’abord par des rois d’Athènes. Ceux-ci étaient à la tête des Eupatridæ (« Eupatrides », les « bien nés »), dont le gouvernement se composait d’un conseil qui se réunissait sur la colline d’Arès, l’Aréopage. Ce conseil élisait les représentants de la ville, les archontes et polémarques. Avant l’adoption de l’État politique, quatre tribus (similaires aux gentes de la Rome antique) dominaient la région. Ceux qui en faisaient partie avaient certains droits, privilèges et obligations.

[2] L’Ionie est une région du monde grec antique située à l’ouest de l’Asie mineure, entre Phocée et Milet. Elle correspond à la région située dans un rayon de 170 km autour de la ville actuelle d’Izmir. Elle emprunte son nom à Ion, ancêtre légendaire des peuples de cette région. C’est en Ionie que se sont développées les premières formes de science de la philosophie en Occident, chez les penseurs appelés Présocratiques. Les côtes ioniennes présentent beaucoup d’avantages économiques : de bons abris naturels facilitant l’établissement de ports pour le commerce avec des communications aisées vers l’arrière-pays, un climat agréable, des vallées ouvertes pour la culture des céréales et l’élevage des chevaux, des plateaux pour l’élevage des moutons, des collines pour les arbres fruitiers et les oliviers. Dans l’Antiquité, elle fédérait douze cités grecques, du continent et des îles : Chios, Éphèse, Érythrée, Clazomènes, Colophon, Lébédos, Milet, Myonte, Phocée, Priène, Samos et Téos. Halicarnasse les rejoignit après. Brillant foyer de la civilisation hellénique aux 7ème et 6ème siècle av. jc, elle appartient à une ensemble plus vaste appelé « Grèce d’Asie » ou « Grèce de l’Est ».

[3] Les Doriens étaient l’une des quatre ethnie majeures de la Grèce antique que les historiens de l’époque classique reconnaissaient comme constituant leur propre peuple, les autres peuples étant les Achéens, les Ioniens et les Éoliens.