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Cyrille de Jérusalem

lundi 12 août 2013, par ljallamion (Date de rédaction antérieure : 17 août 2011).

Cyrille de Jérusalem (vers 315-387)

Évêque de Jérusalem en 351

Cyrille de Jérusalem est un Père de l'Eglise. Il est révéré comme saint tant par les orthodoxes que par les catholiques.

Il reçu une bonne formation littéraire. L’évêque de Jérusalem, Maxime , l’ordonne prêtre avant 348 et il était évêque en 351. C’est Acace de Césarée et d’autres Eusébiens [1] qui l’ordonnent évêque, contre la volonté de Maxime qui aurait voulu un autre successeur.

Une fois devenu évêque, il se rangea dans le camp anti-arien de Basile d’Ancyre, s’opposant dès lors à la ligne théologique de son métropolite Acace. Il n’en fallait pas plus à Acace pour réunir un synode, en 357, et déposer Cyrille, en prenant prétexte d’une famine au cours de laquelle Cyrille aurait fait vendre des étoffes précieuses et d’autres objets appartenant à l’Église. Un autre évêque, Eutychius, semble alors avoir été mis en place par Acace, d’après une liste des évêques de Jérusalem. Il quitte d’ailleurs Jérusalem en 357, mais c’était pour en appeler à l’empereur Constance, qui lui accorda une révision de son procès. Cela eut lieu lors du concile de Séleucie en 359, qui fut pour lui l’occasion de se ranger définitivement aux côtés des homoiousiens [2], alors que les Acaciens, mis en minorité devant le parti emmener par Basile d’Ancyre, quittent le concile avant sa fin.

Il est probable que Cyrille retourna alors à Jérusalem. Après son retour à Jérusalem après Séleucie, il fut de nouveau déposé en 360 et remplacé par un certain Irénée, puis, profitant d’une décision de Julien l’Apostat qui cherchait à diviser les chrétiens, est de nouveau réinstallé à partir de 362. 5 ans plus tard, sous Valens, empereur soutenant l’arianisme, il aurait été déposé pour la 3ème fois et remplacé par un certain Hilaire, jusqu’à l’avènement de Théodose 1er, 11 ans plus tard, en 379. Il connut encore le concile de Constantinople en 381 [3] où il sera reconnu officiellement évêque légitime de Jérusalem par ses pairs et se rangea définitivement dans le camp des partisans du symbole de Nicée. Il mourut le 18 mars 387.

Il est révéré comme saint tant par les orthodoxes que par les catholiques.

En 1883, il fut proclamé Docteur de l’Église par le pape Léon XIII .

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Imago Mundi/ Cyrille (saint)/Père de l’Église grecque

Notes

[1] Le terme Eusébiens est utilisé par Athanase d’Alexandrie pour désigner les partisans d’Eusèbe de Nicomédie. Depuis la mort d’Arius en 336, Eusèbe s’est quelque peu distancé de la position extrême de ce dernier au sujet de la place subordonnée du Fils par rapport au Père. Une grande partie des évêques orientaux, du vivant d’Athanase, l’ont suivi dans cette forme mitigée d’anti-nicéisme, qui prendra plus tard dans le 4ème siècle le nom d’homéisme.

[2] Doctrine chrétienne apparue au 4ème siècle contestant l’homoousisme (la consubstantialité du Père avec le Fils) formulée au concile de Nicée. Suite aux difficultés rencontrées par la théologie nicéenne sous les successeurs de Constantin, les anti-nicéens formèrent trois partis à tendances opposées. A l’extrême gauche se placent les Ariens purs sous la direction d’Aetius, Eunome et Eudoxe de Constantinople. Adeptes de l’arianisme primitif, ils professaient la doctrine hétérousiate, déclarant que le Fils est dissemblable en tout du Père, d’où leur nom d’anoméens et d’hétérousiates. A l’opposé, le groupe homoiousien. Il se prétendait orthodoxe, mais affirmait sa défiance à l’égard de l’homoousios (consubstantiel), terme nouveau, non scripturaire, et qu’ils disaient imprégné d’une saveur sabellienne, il offrait de lui subsister l’ homoiousios, qui signifie seulement semblable en nature au Père.

[3] Le premier concile de Constantinople, convoqué de mai à juillet 381, par l’empereur Théodose 1er en charge de l’Orient, est le deuxième concile œcuménique de l’histoire du christianisme après celui de Nicée. Théodose n’ayant pas invité les évêques d’Occident dont les juridictions dépendaient de son collègue Gratien1, le concile réunit cent cinquante évêques, tous orientaux.