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Étienne V (pape)

dimanche 19 novembre 2017

Étienne V (pape) (mort en 891)

110ème pape de septembre 885 jusqu’à sa mort

Vraisemblablement né à Rome à une date inconnue. Il succède à Adrien III . Son successeur sera Formose. Il est enterré dans l’antique basilique vaticane. Sa tombe est toujours présente dans l’actuelle basilique Saint-Pierre.

Son père Adrien, qui appartient à l’aristocratie romaine, confie son éducation à son parent, l’évêque Zachary, bibliothécaire du Saint-Siège. Étienne est nommé cardinal-prêtre [1] de la basilique des Quatre-Saints-Couronnés [2] par le pape Marin 1er .

Son élection a lieu le 15 juillet 885. La résistance d’Étienne est telle qu’il ordonne de fermer les portes de sa maison. Celles-ci sont abattues violemment pour s’emparer de lui et le conduire à l’église.

Étienne est couronné, sans la confirmation impériale ni l’assistance des ambassadeurs impériaux, à la fin du mois de septembre 885. Quand Charles III le Gros constate l’unanimité de l’élection, il décide d’en rester là.

Étienne est appelé à faire face à une famine causée par la sécheresse et les criquets. Le trésor pontifical étant vide, il doit se rabattre sur la richesse de son père pour soulager les pauvres, sauver des prisonniers et pour réparer les églises.

En raison de l’influence du clergé allemand, Étienne interdit l’usage de la liturgie slave forçant ainsi les Slaves à rejoindre l’Église orthodoxe.

Avec l’aide de l’empereur Léon VI dit le Philosophe, Étienne éteint le schisme de Photius. Cet hérésiarque [3] est alors confiné dans un monastère et y meurt méprisé de tous les fidèles, ce qui met fin au schisme de l’Église orientale [4], initialisé par Photius.

En 891, Étienne couronne l’empereur Guy III de Spolète, son fils adoptif, qui confirme les dons faits à l’Église romaine par Pépin le Bref et par les empereurs Charlemagne et Louis le Pieux.

II meurt fin septembre 891 et est enterré dans l’antique basilique vaticane [5].

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en italien intitulé « Papa Stefano V »

Notes

[1] Cardinaux-prêtres, titulaires d’une paroisse romaine. Jadis, de simples clercs, non prêtres, ont été créés cardinaux. De simples diacres pouvaient être créés cardinaux-diacres, des prêtres cardinaux-prêtres et des évêques cardinaux-évêques. Il fallait toutefois être au moins engagé dans la cléricature, un laïc (non clerc) n’ayant jamais été créé cardinal.

[2] La basilique des Quatre-Saints-Couronnés est un édifice religieux catholique de Rome. L’église remonte au 4ème siècle et est dédiée à quatre martyrs et saints anonymes. Le complexe de la basilique, avec ses deux cours, le Palais Cardinal fortifié comprenant la chapelle Saint-Silvestre et le monastère avec son cloître cosmatesque, est construit dans un quartier de Rome resté vert et silencieux, entre le Colisée et la basilique Saint-Jean-de-Latran.

[3] L’hérésiarque est le dirigeant d’un mouvement hérétique ou bien la personne ayant théorisé une hérésie. L’identification d’un hérésiarque peut être difficile du fait des pertes du temps et du fait que les écrits des hérétiques étaient détruits.

[4] Historiquement et géographiquement, il désigne le christianisme des provinces orientales de l’Empire romain (Proche-Orient, Anatolie, Égypte, Grèce...) et son expansion vers le Moyen-Orient, l’Europe orientale, l’Arménie, l’Inde du Sud, l’Éthiopie... Il se caractérise par une organisation non centralisée et par la multiplicité des dénominations et des pratiques. Depuis le schisme de 1054, il est également défini par contraste avec le « christianisme occidental », incarné par l’Église catholique, de liturgie et de culture latine et d’organisation centralisée autour d’un pontife, l’évêque de Rome, puis aussi, à partir de la Réforme protestante, par tous les cultes qui en sont issus. Ce « christianisme oriental » historique et géographique est désigné par l’expression « chrétiens d’Orient » : c’est la définition large, la plus généralement en usage.

[5] L’antique basilique vaticane, ou encore basilique de Constantin, était située à Rome presque à l’emplacement de l’actuelle basilique Saint-Pierre du Vatican.