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Macaire de Scété ou Macaire le Grand dit l’Égyptien

jeudi 27 novembre 2025, par lucien jallamion (Date de rédaction antérieure : 21 juillet 2014).

Macaire de Scété ou Macaire le Grand dit l’Égyptien

Moine égyptien et Père du désert

Peinture représentant Macaire de ScétéOriginaire de la Haute Égypte [1] où il semble être né au tout début du 4ème siècle, il devint vers l’âge de 30 ans membre d’une colonie monastique qui peuplait le désert de Scété à l’ouest du delta du Nil à l’endroit appelé depuis Deir Abu Makar. Disciple de saint Antoine, remarqué pour sa sainteté précoce, on lui avait attribué le surnom de “ jeune vieillard”.

Prêtre à 40 ans, il possédait les charismes de guérison et de prophétie.

Fermement opposé à l’hérésie arienne [2], il fut, vers 374, exilé dans une île du Nil par l’évêque Lucius d’Alexandrie. Il pu cependant revenir au désert pour y finir ses jours, âgé de plus de 90 ans. C’est pendant cette dernière période que Évagre le Pontique fut son disciple. Il mourut vers 391.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Nominis/histoire des Saints/ Saint Macaire d’Egypte

Notes

[1] La Haute-Égypte est la partie sud de l’actuelle Égypte. Le Nil étant l’axe de préoccupation principal des Égyptiens, c’est donc à lui que fait référence le qualificatif haut, les terres y étant plus élevées que celles du delta. Le Nil prenant sa source en Afrique centrale (dans la région des Grands Lacs) et se jetant dans la mer Méditerranée dans le delta au Nord, le delta, qui est constitué des dépôts alluvionnaires du Nil, est plus « bas », moins élevé que le Sud, quasiment au niveau de la mer. C’est pourquoi la Haute-Égypte correspond à la partie méridionale du pays, de la région d’Aphroditopolis (au sud de Memphis) jusqu’au haut barrage d’Assouan, près de la première cataracte, c’est-à-dire à la frontière nord de la Basse-Nubie.

[2] Hérésie chrétienne qui a cours du 4ème au 6ème siècle sur l’instigation d’Arius, condamné par l’Eglise en 325 et en 381. Cette doctrine niant la consubstantialité du Fils avec le Père , c’est-à-dire niant l’essence divine de Jésus, se scinde ensuite en plusieurs tendances qui rencontrent un vaste écho dans l’Empire et hors de celui-ci.