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L’histoire pour le plaisir

Jacques Grévin

dimanche 9 décembre 2012

Jacques Grévin (1540-1570)

Ecrivain et Poète

Jacques Grévin Ecrivain et Poète

Par ses œuvres, et surtout par la variété de ses connaissances, il prend place parmi les hommes les plus distingués de son temps. A 13 ans il avait pu terminer ses humanités et s’exercer à la langue française, absolument bannie des exercices scolastiques. Il fit sur les bancs sa tragédie de collège qu’il intitula “Jules César”, elle fut un véritable évènement. L’étonnement fut à son comble à l’apparition de 2 pièces de comédie que l’auteur donna la même année, surtout quand on su que ses œuvres étaient dues à la plume d’un si jeune écrivain.

La première comédie que composa Grévin avait pour titre “La Trésorière”. Henri II lui en commanda une autre, à l’occasion des noces de sa fille Claude, duchesse de Lorraine, et il produisit “les Esbahis”. “La Trésorière” fut représentée en 1558, et “les Esbahis”, aussi bien que la tragédie, le 16 février 1560, au collège de Beauvais, en présence de la Cour et de la jeune duchesse de Lorraine, pour laquelle cette pièce avait été composée.

Il s’adonna à l’étude de la médecine et reçut le bonnet de docteur pendant le décanat d’Antoine Taquet. Tout jeune qu’il était, il fit néanmoins adopter à la Faculté de Paris ses opinions au sujet de certains remèdes qu’il croyait pernicieux, tels que l’antimoine, dont il demanda aux magistrats de proscrire le débit, et, de même que l’orpiment et le vif-argent, l’antimoine fut banni du Codex par un décret de la Faculté de Paris que le parlement confirma.

Il continuait néanmoins de cultiver la poésie et ses vers firent tressaillir le vieux Ronsard. Tout fier d’un tel élève, le prince des poètes français lui adressa, en 1562 une élégie.

Essentiellement novateur, Grévin s’était converti au calvinisme et en était un des plus chauds partisans. Il se réunit à La Roche de Chaudieu, Florent Chrestien et autres auteurs pour déchirer Ronsard dans une satire intitulée “Le Temple”. Grévin quitta Paris pour être à l’abri du fléau des guerres religieuses. Il venait d’être reçu médecin à la Faculté de Paris, en 1560, après de brillantes études. Malgré son extrême jeunesse, il jouit d’une grande autorité en médecine, aussi bien qu’en philosophie, en littérature ou en linguistique.

Attirée par sa renommée et flattée des vers qu’il lui avait dédiés, Marguerite de France, soeur de Henri II, qui avait épousé, en 1559, Philibert Emmanuel de Savoie, voulut connaître un jeune savant qui déjà faisait tant de bruit.

Charmée de son esprit, de son mérite et de ses bonnes qualités, elle résolut de l’attacher à sa personne ; elle l’emmena avec elle à Turin et en fit à la fois son médecin et son conseiller le plus intime. A sa mort le 5 novembre 1570, elle ne négligea rien pour lui témoigner sa reconnaissance et ses regrets. Elle lui fit faire de magnifiques funérailles, et, tant qu’elle vécut, elle retint auprès d’elle sa veuve et sa fille.

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