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Marguerite De France (1523-1574)

lundi 19 novembre 2012, par lucien jallamion

Marguerite De France (1523-1574)

Marguerite De France

Fille de François 1er, elle est, à la cour de Henri II, la protectrice des Lettres. Elle entretient une correspondance avec Ronsard et Joachim du Bellay. Mariée au duc Emmanuel de Savoie, la duchesse de Savoie reçoit de ses nouveaux sujets le nom de “ Mère du Peuple ”.


Fille du roi de France, François Ier et de Claude de France. Elle est la petite-fille de la princesse Louise de Savoie et de la duchesse Anne de Bretagne.

Elle porte le titre de duchesse de Berry depuis le 21 décembre 1549, en succédant à sa tante Marguerite d’Angoulême. Puis elle devient duchesse de Savoie, le 10 juillet 1559, par son mariage avec le duc Emmanuel-Philibert de Savoie, cousin germain de son père, le roi François 1er. Elle est la mère de Charles-Emmanuel 1er de Savoie, né le 12 janvier 1562 au château de Rivoli.

Jusqu’à son mariage, elle vécut à la cour de France, sous les règnes de son père, François 1er et de son frère, Henri II. Puis, elle accompagne son mari à Nice*, à Chambéry*, à Rivoli* et enfin définitivement, à Turin*, qui devient, en 1562, la nouvelle capitale des États de Savoie, en remplacement de Chambéry*. C’est dans l’ancien palais de l’archevêque de Turin, transformé en palais ducal, que se situe la cour de Savoie. Marguerite va y résider, entourée de ses demoiselles d’honneur, jusqu’à la fin de sa vie.

Marguerite était la protectrice des poètes de la Pléiade*. Elle a manifesté de la sympathie pour les adeptes de la Réforme protestante. Après son mariage, elle joua un rôle capital dans la restitution des derniers territoires occupés que les Français vont devoir évacuer dans les États de Savoie, en vertu du traité du Cateau-Cambrésis*.

Par ses talents politiques, Marguerite de France a rendu à la Savoie les plus grands services. Tous ses actes témoignent d’une entente parfaite des situations les plus ardues, d’une âme généreuse et de droiture. À sa mort, survenue en 1574, elle fut pleurée par le peuple de Savoie, de Nice et de Turin.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu du texte de histoire de Marguerite de France, duchesse de Savoie, in Culture et pouvoir au temps de l’humanisme et de la Renaissance. Actes du Congrès Marguerite de Savoie, Paris, Slatkine, 1978,