Bienvenu sur mon site historique. Bon surf

L’histoire pour le plaisir

Robert-François Bonnart

dimanche 5 décembre 2021, par ljallamion

Robert-François Bonnart (1683-1771)

Peintre et graveur français.

Fils du peintre Robert Bonnart et de son épouse Catherine Lorne. Filleul de Adam-François Van der Meulen , il embrasse rapidement la profession de son père et travaille notamment à la manufacture des Gobelins [1] au début du 18ème siècle. Il y participe à la réalisation de cartons de tapisserie comme ceux de la petite tenture des Métamorphoses, en collaboration avec des artistes comme Nicolas Bertin.

Il épouse en 1708 la fille du peintre André Pellevé, Marie-Anne-Eléonore. Il devient peu après peintre de l’académie de Saint-Luc [2], où il est nommé professeur. En 1751 et 1752, il participe aux expositions collectives de l’académie.

Parallèlement à sa carrière de peintre et professeur, il répond à plusieurs commandes pour le milieu de l’édition et collabore avec d’autres membres de sa famille, en particulier avec son cousin Jean-Baptiste-Henri Bonnart.

Robert-François Bonnart décède en 1771 ; ses biens sont vendus le 17 février 1772

P.-S.

Robert-François Bonnart Portail de la gravure et de l’estampe/ Catégories : Peintre français du XVIIIe siècle/ Graveur français du XVIIIe siècle

Notes

[1] La manufacture des Gobelins est une manufacture de tapisserie dont l’entrée est située au 42, avenue des Gobelins à Paris dans le 13e arrondissement. Elle est créée en avril 1601 sous l’impulsion d’Henri IV, à l’instigation de son conseiller du commerce Barthélemy de Laffemas. Reprenant pour le compte de Louis XIV le plan mis en œuvre par Henri IV, Colbert incite peu avant 1660 le hollandais Jean Glucq à importer en France un nouveau procédé de teinture écarlate appelé « à la hollandaise ». Celui-ci se fixe définitivement en 1684 dans une des maisons de l’ancienne folie Gobelin qu’il achète et embellit après avoir obtenu des lettres de naturalité. Appréciant la qualité des productions de l’enclos des Gobelins, Colbert réussit à convaincre Louis XIV de donner les moyens nécessaires au lustre censé glorifier la monarchie. Voulant donner une tout autre organisation à l’œuvre d’Henri IV, il ne renouvelle pas à Hippolyte de Comans la concession en 1661 : il emprunte afin d’acheter le 6 juin 1662 au sieur Leleu, à l’emplacement de l’ancien Clos Eudes de Saint Merry, l’hôtel des Gobelins (environ 3,5 hectares, maintes fois agrandi jusqu’en 1668) pour la somme de 40 775 livres et regrouper autour tous les ateliers parisiens ainsi que celui créé à Maincy par Nicolas Fouquet. Ainsi naît la Manufacture royale des Gobelins qui dépend du surintendant des bâtiments et est soumise par lui à l’autorité du premier peintre du Roi, Charles Le Brun, lequel, nommé officiellement en 1663, a par la suite sous ses ordres des équipes entières d’artistes. Il cumule donc la direction de la Manufacture des Meubles de la Couronne. C’est ainsi qu’incluse dans la Manufacture des Meubles de la Couronne, la Manufacture des Gobelins reçoit de l’édit royal de novembre 1667 son organisation définitive, d’importants avantages étant octroyés à ses habitants

[2] L’Académie de Saint-Luc est à l’origine, à Paris, la confrérie charitable associée à la Communauté des maîtres peintres et sculpteurs de Paris, avec laquelle elle a fini par se confondre. Fondée en 1391, elle a été refondée en 1649 à l’instigation de Simon Vouet par la Communauté des peintres et sculpteurs et dotée de chaires d’enseignement pour faire pièce aux enseignements institués en 1648 avec l’Académie royale de peinture et de sculpture. La Communauté des peintres et sculpteurs de Paris a été réformée entre 1655 et 1668, puis supprimée avec les autres communautés d’arts et de métiers par l’Édit dit de Turgot de 1776