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L’histoire pour le plaisir

Cao Ren

mercredi 22 septembre 2021, par ljallamion

Cao Ren (168-223)

Général de Cao Cao durant le déclin de la dynastie Han [1] et la période des Trois Royaumes de Chine [2]. Il joua un rôle important dans la guerre civile conduisant à la désintégration de la dynastie Han et à l’établissement du Royaume de We [3].

Né dans le conté de Qiao [4], Cao Ren est le plus jeune cousin de Cao Cao. Son grand-père et son père ont tous les deux été de grandes figures civiles et militaires.

Cao Ren est adepte de la chasse à cheval dans sa jeunesse. Au cours de la rébellion des Turbans Jaunes [5], il réunit plus de 1000 jeunes hommes sous sa bannière et parcourt les territoires entre les rivières Huai He [6] et Xi Jiang [7].

En 190, Cao Cao commence à monter une armée pour rejoindre la coalition contre Dong Zhuo , le seigneur de guerre tyrannique qui a pris en otage l’empereur dans la cour impériale. Cao Ren et ses troupes rejoignent naturellement Cao Cao. Tout au long des années 190, il accompagne Cao Cao dans ses campagnes dans le nord de la Chine contre Dong Zhuo, Yuan Shu , Tao Qian et Lü Bu . Cao Ren conduit avec succès ses troupes, en se lançant souvent lui-même au premier plan des batailles.

En 196, après que Cao Cao se voit confier la garde de l’empereur Xiandi à Xuchang [8], Cao cao nomme Cao Ren au rang de grand administrateur de guangyang [9]. Cependant, Cao Cao garde Cao Ren auprès de lui à Xuchang, car il a encore besoin de la bravoure et la ruse de Cao Ren.

En 197, le camp de Cao Cao est attaqué par Zhang Xiu à l’extérieur de Wan. Pris par surprise, Cao Cao compte de lourdes pertes, dont son fidèle garde du corps Dian Wei et son fils Cao Ang . Zhang Xiu poursuit ensuite Cao Cao pendant sa retraite vers le nord. Dans cette situation adverse, Cao Ren lance avec bravoure ses hommes dans la bataille et inflige finalement une défaite à Zhang Xiu lors d’une contre attaque. Au cours de la bataille de Guandu [10] en 200, Yuan Shao incite Liu Bei à harceler l’arrière du territoire de Cao Cao. Dirigeant une force de cavalerie, Cao Ren défait Liu Bei. Plus tard, Yuan Shao tente d’attaquer à nouveau l’arrière de Cao Cao, mais est une fois de plus contrarié par Cao Ren. Ce dernier entreprend alors de harceler les lignes de ravitaillement de Yuan shao.

En 208, après la défaite de la bataille de la Falaise rouge [11], Cao Cao se retire vers le nord, laissant Cao Ren pour défendre la ville stratégique de Jiangling [12] contre les troupes du royaume de Wu [13]. Le commandant ennemi, Zhou Yu déploie alors une force de plusieurs milliers d’hommes pour attaquer la cité. Cao Ren envoie son assistant Niu Jin avec 300 hommes dans la bataille, mais ils sont très vite submergés par les troupes de Zhou Yu. Cao ren leur porte donc secours avec une douzaine de cavaliers et arrive à sauver Niu Jin.

Durant toutes les années 210, Cao Ren conserve le poste de Général qui conquiert le Sud et reste posté à Fan [14], dans le Hubei [15].

En 219, le général Guan Yu de Liu Bei prend par la force possession de Fan. En effet, le général coupe les lignes de communication et de ravitaillement de Fan et détourne la rivière Han pour l’inonder. Le stock de denrées se réduit comme peau de chagrin, mais Cao Ren maintient le moral de ses hommes et obtient un soulagement avec l’arrivée des troupes de Xu Huang . À ce moment, l’inondation est endiguée. Avec les forces de Xu Huang, Cao Ren contraint Guan Yu à battre en retraite.

Après avoir succédé à Cao Cao, Cao Pi nomme Cao Ren Général des Chariots et de la Cavalerie, chargé des affaires militaires des régions de Jingzhou, Yangzhou [16] et Yizhou [17]. Cao Ren est plus tard promu Général en chef et par la suite Ministre de la Défense. Dans les dernières années de sa vie, Cao Ren défend He Fei [18] contre de nombreuses offensives de Sun Quan.

Cao Ren meurt en 223 et obtient le titre posthume de Marquis Zhong pour sa loyauté. En effet, Cao Ren est considéré encore aujourd’hui comme un commandant loyal obéissant et appliquant les lois et les ordres de façon stricte.

P.-S.

Soutrce : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Cao Ren »

Notes

[1] La dynastie Han régna sur la Chine de 206 av. jc à 220 apr. jc. Deuxième des dynasties impériales, elle succéda à la dynastie Qin (221 - 206 av. jc) et fut suivie de la période des Trois Royaumes (220 - 265). Fondée par Liu Bang, chef de guerre d’origine paysanne révolté contre la dynastie Qin, elle compta 28 empereurs.

[2] La période des Trois Royaumes est une période de l’histoire chinoise qui commence en 220, après la chute de la dynastie Han et s’achève avec la réunification de la Chine par la dynastie des Jin occidentaux, en 280. Les Trois Royaumes sont ceux de Wei au nord le long du fleuve Jaune, de Wu dans le sud-est, et de Shu au sud-ouest dans le bassin du Sichuan. Durant les deux dernières décennies du 2ème siècle, l’empire Han se désagrège progressivement, divisé entre plusieurs seigneurs de la guerre rivaux. Au début du 3ème siècle, trois d’entre eux prennent une place prépondérante : Cao Cao puis son fils Cao Pi (Wei), Liu Bei (Shu-Han) et Sun Quan (Wu). Ils mettent en place les Trois Royaumes après l’abdication du dernier empereur Han, dont ils se disputent la succession, et se proclament chacun à leur tour empereur dans les années 220. Leurs successeurs s’affrontent pour la domination de la Chine, avant d’être supplantés l’un après l’autre entre 265 et 280 par le clan Sima, qui fonde la dynastie Jin. La période des Trois Royaumes est donc suivie de la dynastie des Jin occidentaux. Sur le plus long terme, la période des Trois Royaumes s’inscrit dans une longue séquence très agitée. S’ensuivent plus de trois siècles de division politique entre la Chine du Nord et la Chine du Sud, durant un haut Moyen Âge chinois que l’historiographie classique désigne comme la période des Six Dynasties (220-589).

[3] Le royaume de Wei, également appelé Cao Wei, est un des royaumes qui régnaient sur la Chine pendant la période des Trois Royaumes. Avec sa capitale à Luoyàng, ce royaume fut établi par Cao Pi en 220, à partir des bases posées par son père Cao Cao. Cette dénomination apparaît en 213, lorsque les exploitations féodales de Cao Cao prennent le nom de Wei ; les historiens ajoutent souvent le préfixe Cao (du nom de famille de Cao Cao) afin de distinguer ce royaume des autres États que l’histoire de la Chine a également connus sous le nom de Wei, par exemple les précédents États de Wei durant la période des royaumes combattants, et plus tard l’État de la dynastie Wei du Nord. En 220, lorsque Cao Pi déposséda le dernier empereur de la dynastie Han, Wei est devenu le nom de la nouvelle dynastie qu’il fonda. Cette dynastie fut saisie et contrôlée par la famille Sima en 249, jusqu’à ce qu’elle fût renversée et soit devenue une partie de la dynastie Jin en 265.

[4] dans la ville actuelle de Bozhou, Anhui

[5] La rébellion des Turbans jaunes est une révolte paysanne majeure en Chine, à la fin du 2ème siècle. Le soulèvement &clate en 184 sous le règne de l’empereur Han Lingdi lorsque Zhang Jiao, fondateur de la secte taoïste Taiping (« grande paix »), soulève une partie de la population chinoise contre la dynastie Han, jugée décadente et corrompue. Assiégés, les Han lancent un appel à l’aide et ordonnent une campagne contre les Turbans jaunes qui se comptent par centaines de milliers. De puissants et célèbres généraux, tels que Yuan Shao, Cao Cao, Sun Jian et Ma Teng répondent à cet appel. De son côté, le général Lu Zhi recrute des volontaires. Parmi eux, Liu Bei, Guan Yu et Zhang Fei qui, selon l’Histoire des Trois royaumes, se jurent fraternité et s’en vont combattre les Turbans jaunes. Ils viennent en aide au général Dong Zhuo. Les frères de Zhang Jiao, Bao et Liang, sont battus par Cao Cao et Sun Jian. Bien que la rébellion principale ait été défaite en 185, des poches de résistances restent invaincues et des soulèvements de plus petites ampleurs émergent sporadiquement. Ce n’est qu’en 205, après 21 années de révoltes, que les Turbans jaunes sont définitivement vaincus. La rébellion, qui tire son nom de la couleur dans laquelle les rebelles se drapaient, a été particulièrement importante dans l’histoire de la Chine comme dans celle du taoïsme, à cause des collusions nombreuses entre rebelles et sociétés taoïstes secrètes.

[6] Le Huai He est une rivière de Chine longue de 1 078 km, qui prend sa source dans la province du Henan mais coule principalement au travers de celles de l’Anhui et du Jiangsu. On considère souvent qu’elle marque une coupure entre Chine du Nord et Chine du Sud, bien que l’on situe aussi parfois cette limite sur le Chang Jiang. Cette région est la limite sud-est des dialectes mandarins. Le Huai He traverse le lac Hongze, où il prend le nom de Sanhe avant de se jeter dans le Yangzi Jiang.

[7] Le Xi littéralement : fleuve de l’ouest est un fleuve du sud de la Chine. Long d’environ 1 800 kilomètres, le Xi Jiang est le troisième plus long cours d’eau de Chine après le Yangzi Jiang et le fleuve Jaune. Dans sa partie est, il fusionne avec le Dong (fleuve de l’est) et le Bei (fleuve du nord) pour former la rivière des Perles et son delta. De nombreuses portions du Xi sont navigables.

[8] Xuchang est une ville-préfecture du centre de la province du Henan en République populaire de Chine.

[9] Le district de Guangyang est une subdivision administrative de la province du Hebei en Chine. Il est placé sous la juridiction de la ville préfecture de Langfang.

[10] La bataille de Guandu est une bataille ayant eu lieu en Chine lors de la fin de la dynastie Han. Elle vit s’affronter, en 200, Yuan Shao et Cao Cao pour une position stratégique proche du fleuve Jaune, sur la route de Xuchang.

[11] La bataille de la Falaise rouge, ou bataille de Chi Bi, est une bataille de l’époque des Trois Royaumes de la Chine, qui s’est déroulée au cours de l’hiver 208. Le site de la bataille se trouve à 36 kilomètres au nord-ouest de Puqi, sur la rive sud du Yangzi, en un lieu baptisé « passe de pierre », car, à cet endroit, le fleuve est bordé par une imposante falaise. C’est un lieu de mémoire pour les Chinois. La roche porte toujours les deux caractères chinois (1,5 mètre de hauteur sur 1 mètre de large), que Zhou Yu, le stratège et Maréchal du royaume de Wu, y a fait peindre après la bataille, pour célébrer la victoire. La bataille de la Falaise rouge opposa les armées alliées des royaumes de Wu et de Shu, sous le commandement de Zhou Yu et de Zhuge Liang, à celle, bien supérieure en nombre, de Cao Cao, seigneur du Wei.

[12] Le xian de Jiangling est un district administratif de la province du Hubei en Chine. Il est placé sous la juridiction de la ville préfecture de Jingzhou. Il est situé au Sud-Est du District de Shashi. Le xian de Jiangling fut autrefois, sous le système féodal chinois, le territoire du vicomte Cen Wenben.

[13] Le royaume de Wu, connu également sous le nom Sun Wu, est l’un des royaumes de la période des Trois Royaumes en lutte pour le contrôle de la Chine après la chute de la dynastie Han. Il était situé au sud du Yangzi Jiang dans la région des actuelles villes de Nankin, Shanghai et Suzhou, à l’emplacement de l’ancien État de Wu de la Période des Printemps et Automnes. La capitale principale du royaume était Jianye, près de l’actuelle ville de Nankin (Nanjing), mais parfois la capitale fut déplacée à Wuchang, actuelle Ezhou, Hubei. Plus puissant que le royaume du Shu mais plus faible que celui du Wei, le royaume de Wu fut celui qui vécut le plus longtemps des Trois Royaumes de Chine. Il exista pendant 51 ans, de sa fondation en 229 à sa conquête en 280 par le premier empereur de la dynastie Jin, Sima Yan.

[14] une cité stratégique sur les rives de la rivière Han qui est vitale pour la défense de la région de Jingzhou.

[15] Le Hubei est une province du centre Est de la Chine. D’une superficie de 185 900 km². La capitale de la province est Wuhan.

[16] Yangzhou est une ville du centre de la province du Jiangsu en Chine. Elle se trouve sur le Yangzi Jiang (Yang Tse Kiang).

[17] Yizhou (autrefois Ichow) est une ville de la région autonome du Guangxi en Chine. Elle est placée sous la juridiction de la ville préfecture de Hechi.

[18] Hefei est une ville du centre de la province de l’Anhui en Chine. On y parle le mandarin. La préfecture de Hefei s’étend sur 7 048 km²