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Catherine Opalinska

mardi 17 mars 2020, par ljallamion

Catherine Opalinska (1680-1747)

Reine de Pologne-Duchesse de Lorraine

Katarzyna Opalińska, par Jean-Baptiste van LooElle épouse en 1698 Stanislas Leszczynski, roi de Pologne ou la république des Deux Nations [1] et duc de Lorraine [2]. D’origine polonaise, elle est la fille du magnat [3] Jan Karol Opalinski , castellan de Grande-Pologne [4], et de Zofia Anna Czarnkowska .

Son tombeau se trouve dans l’église Notre-Dame-de-Bonsecours à Nancy [5], auprès de son époux et du cœur de leur fille, reine de France.

La porte Sainte-Catherine de Nancy [6] lui est dédiée.

À sa mort, Louis XV gendre de Catherine a commandé une cérémonie commémorative à la cathédrale Notre-Dame de Paris en son honneur.

Stanislas survécut trente ans à son épouse.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia Catherine Opalinska/ Portail de la Pologne/ Portail de Nancy/ Portail du duché de Lorraine/ Catégories : Duchesse de Lorraine/ Famille des Opalinski

Notes

[1] La république des Deux Nations, était une république fédérale aristocratique formée en 1569 à partir du royaume de Pologne et du grand-duché de Lituanie. Elle a duré jusqu’à la troisième partition de la Pologne en 1795. Cet État couvrait non seulement les territoires des actuelles Pologne et Lituanie, mais aussi le territoire de la Biélorussie (alors partie du grand-duché de Lituanie), une grande partie de l’Ukraine, de la Lettonie, et l’extrémité ouest de l’actuelle Russie (oblast de Smolensk). À l’origine, les langues officielles de la fédération étaient le polonais, le latin, le lituanien et le ruthène/ukrainien. Plus tard, le polonais devint seule langue officielle avec le latin.

[2] Le duché de Lorraine est né du partage de la Lotharingie en 959 par le duc Brunon de Cologne, qui confia la Haute Lotharingie au vice duc Frédéric de Bar. Celui-ci prit le titre de duc de Haute Lotharingie en 977. Au fil du temps, le duché de Haute Lotharingie deviendra le duché de Lorraine, mentionné comme tel en 1067. Les ducs (pour les descendants de Gérard d’Alsace et ceux des Maisons de Vaudémont et d’Anjou jusqu’en 1737) se succédèrent jusqu’en 1766, date de l’annexion par la France où le trône ducal fut occupé par Stanislas Leszczynski, souverain polonais détrôné profitant de la vacance du trône lorrain à la suite du mariage du dernier duc de la maison de Lorraine, François III, avec l’archiduchesse régnante d’Autriche Marie-Thérèse. Ce François III a été élu par la suite roi des Romains et couronné comme Saint Empereur Romain sous le nom de François (premier de ce nom), de sorte qu’on parle de sa femme comme l’Impératrice Marie-Thérèse.

[3] Magnat (était la dénomination, ou plutôt le titre de courtoisie, donné aux membres de la grande noblesse en Pologne et Lituanie, en Hongrie, en Angleterre. Le titre est apparu dans le haut Moyen Âge. Un magnat était un grand propriétaire terrien, qui possédait des châteaux, des manoirs, des villes et des villages. Il avait aussi une grande influence sur les affaires du pays. Le titre était héréditaire. On peut le considérer comme l’équivalent de pair héréditaire. Il y avait en Pologne 200 à 300 familles de magnats (18ème siècle). Le magnat était un seigneur qui se distinguait de la petite noblesse (appelée szlachta en Pologne) par sa puissance économique et politique.

[4] La Grande-Pologne est une région historique de la Pologne, située dans le centre-ouest du pays, comportant une grande partie du secteur irrigué par la rivière Warta et ses affluents, ainsi que la rivière Noteć. Son chef-lieu est Poznań. Les frontières de la Grande-Pologne ont varié au cours de l’histoire : depuis le Moyen Âge, le territoire au sens strict incluait les voïvodies de Poznań et de Kalisz. Au sens large, la région comprenait aussi les voïvodies de Sieradz, Łęczyca, Brześć Kujawski et Inowrocław. Suite aux partages de la Pologne (1772, 1793, 1795), la Grande-Pologne a souvent été associée au grand-duché de Posen. La région proprement dite coïncide approximativement avec l’actuelle voïvodie de Grande-Pologne.

[5] L’église Notre-Dame-de-Bonsecours de Nancy est un édifice religieux du 18ème siècle que l’on doit à l´architecte Emmanuel Héré. Dès la prise de possession des duchés de lorraine en 1737, Stanislas Leszczynski entreprend la démolition et la reconstruction de ce sanctuaire. Plusieurs raisons expliquent cette mise en œuvre rapide du chantier dans un lieu emblématique qui symbolise l’indépendance lorraine face aux ambitions étrangères

[6] La porte Sainte-Catherine est une porte de Nancy, érigée au xviiie siècle. Cette porte, ainsi que la porte Stanislas, s’inscrit dans le plan urbanistique voulu par Stanislas Leszczyński. Construite en 1761, la porte est beaucoup plus proche de la place Stanislas ; en 1768, elle est déplacée de 300 mètres, au-delà de la caserne Sainte-Catherine lorsque celle-ci fut achevée afin de l’inclure dans le mur d’enceinte de la ville. Durant la Révolution, et jusqu’à la fin de l’Empire, de par sa proximité avec les casernes et le contexte militaire, elle fut nommée "Porte des Volontaires-Nationaux", en hommage aux milliers de nancéiens et lorrains partis volontairement combattre les armées prussiennes en juillet 1792