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Pietro Francesco Orsini dit Benoît XIII

mardi 20 août 2019, par ljallamion

Pietro Francesco Orsini dit Benoît XIII (1649-1730)

245ème pape de l’Église catholique

Benoît XIII 245ème Pape de l'Église catholiqueNé dans une famille célèbre à Gravina [1], dans l’actuelle province de Bari [2], dans les Pouilles [3], alors dans le royaume de Naples [4]

Religieux dominicain italien de la fin du 17ème et du début du 18ème siècle qui devint pape sous le nom de Benoît XIII.

Fils du duc Ferdinando Orsini [5] et de Giovanna Frangipane Della Tolfa, il devient en 1667 religieux dominicain [6] sous le nom de Vincenzo Maria.

Son parent, le pape Clément X le nomme cardinal à 23 ans.

Il est ensuite nommé évêque de Manfredonia en 1675, puis de Cesena en Romagne [7] en 1680.

Il est nommé archevêque de Bénévent [8] en 1686.

Il est élu pape le 29 mai 1724 comme successeur d’ Innocent XIII , il prit d’abord le nom de Benoît XIV mais très rapidement changea pour celui de Benoît XIII, sans doute après avoir constaté que le précédent Benoît XIII, pape d’Avignon durant le Grand schisme d’Occident, était considéré par l’Église comme un antipape.

Benoît XIII garde au Vatican son habit d’un tissu ordinaire et y fait porter son lit de religieux ; il vit avec la frugalité d’un anachorète [9] et donne aux pauvres tout ce qu’il retranche de ses dépenses. Il défend aux prêtres de se prosterner devant lui, etc. Il oblige les cardinaux à la résidence, et s’efforce de refréner les mauvaises mœurs du clergé.

Il se montre inflexible sur la question des prérogatives du Saint-siège ; il se brouille avec la cour de Vienne [10] en élevant des prétentions sur les duchés de Plaisance [11] et de Parme [12].

Il agit aussi fermement contre le jansénisme [13], tout en se gardant soigneusement de tout excès en sens opposé.

Le 11 septembre 1726, il créa André Hercule de Fleury cardinal sur recommandation du jeune Louis XV alors régnant.

Benoît XIII meurt le 21 février 1730

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia Benoît XIII (pape)/ Portail du Vatican/ Catégories : Orsini/ Papes de l’Église catholique

Notes

[1] Gravina in Puglia est une ville italienne de la ville métropolitaine de Bari, dans les Pouilles.

[2] Bari est une ville italienne, chef-lieu de la ville métropolitaine de Bari et de la région de Pouilles, sur la côte adriatique. Bari est connu pour être la ville où se trouvent les reliques de saint Nicolas. Ce privilège a fait de Bari et de la basilique de Bari l’un des centres importants de l’Église orthodoxe en Occident. Bari a une forte tradition marchande et est depuis toujours un centre névralgique du commerce et des échanges politico-culturels avec l’Europe et le Moyen-Orient. Son port est actuellement le plus grand port de passagers de la mer Adriatique.

[3] La région des Pouilles anciennement l’Apulie, dite plus couramment les Pouilles, est une région d’Italie, située dans le sud-est du pays. Avec la création du royaume de Sicile, les Normands éliminent la présence des Sarrasins et relancent les relations maritimes avec Venise et les villes côtières de la Méditerranée. Cette période voit la vie politique et religieuse de la région totalement réorganisée.

[4] Le royaume naquit de la scission de fait du royaume de Sicile, provoquée par les Vêpres siciliennes de 1282. Le roi Charles d’Anjou, chassé de l’île de Sicile par les troupes de Pierre III d’Aragon, ne se maintint que sur la partie continentale du royaume. Naples devint la capitale de ce nouveau royaume, ce qui provoqua une forte croissance de la ville qui était auparavant supplantée par Palerme. Sous le règne de Robert 1er, le royaume connaît une période de paix et de prospérité. Le roi fit de Naples l’un des centres culturels de l’Italie, invitant à sa cour Giotto, Pétrarque et Boccace. La seconde partie du 14ème siècle vit cependant s’amorcer une période de déclin due à la lutte fratricide entre deux branches adverses de la dynastie angevine pour régler la succession de Robert 1er puis celle de sa fille, la reine Jeanne 1ère. La maison d’Anjou-Duras finit par triompher, avec Charles III, duc de Duras, qui fit assassiner la reine Jeanne en 1382. Son fils, Ladislas 1er, étendit provisoirement le royaume sur une bonne partie de l’Italie centrale, caressant le rêve d’unifier la péninsule. À sa mort sans héritier en 1414 c’est sa sœur, Jeanne II, qui monta sur le trône.

[5] La famille Orsini est l’une des familles princières les plus importantes de l’Italie médiévale et de la Renaissance, propriétaire également de grandes possessions en Hongrie.

[6] L’ordre des Prêcheurs ou des Frères Prêcheurs, plus connu sous le nom d’ordre dominicain, est un ordre catholique né sous l’impulsion de saint Dominique en 1215. Il appartient, comme l’ordre des Frères mineurs ou franciscains, à la catégorie des ordres mendiants. Suivant la règle de saint Augustin, ainsi que ses propres Constitutions, en partie inspirées de celles des prémontrés, il s’est donné pour mission l’apostolat et la contemplation. Les dominicains sont des religieux mais pas des moines : ils ont la particularité de ne prononcer qu’un seul vœu, celui d’obéissance, dans les mains du maître de l’ordre (ou de son représentant), les vœux de pauvreté et de chasteté étant implicitement inclus. Ils ne font, par contre, pas vœu de stabilité comme les moines. Ils vivent dans des couvents et non dans des monastères. Leur vocation étant de prêcher, leurs couvents sont souvent situés dans de grandes villes.

[7] La Romagne est une région historique, géographique et linguistique de l’Italie septentrionale et centrale, qui forme, avec l’Émilie, la région italienne de l’Émilie-Romagne. La République de Saint-marin et certaines communes des régions adjacentes de Toscane et des Marches sont considérées comme faisant traditionnellement partie de la Romagne. La Romagne n’a pas de capitale administrative propre, la ville la plus peuplée du territoire est Ravenne.

[8] La province de Bénévent est une province italienne située dans la région de Campanie. Elle a une superficie de 2071 km² et comprend 78 communes,. Le chef-lieu provincial est Bénévent. Au Moyen Âge, la place forte de Bénévent est cependant prise par les Ostrogoths du roi Totila qui la rasent en 542 et vers 571, elle est prise par un détachement de Lombards venus du Nord de l’Italie et dirigés par le duc Zotton, premier duc lombard de Bénévent. Ce puissant duché se rend très vite autonome par rapport au roi des Lombards, siégeant à Milan puis à Pavie et ne fut qu’épisodiquement soumis au pouvoir royal. En 662, le duc Grimoald, devient roi des Lombards et rattache Bénévent au royaume lombard. Bénévent tombe plus tard aux mains des Normands dirigés par le comte Drogon d’Apulie en 1047, avant d’être ratachée à la Papauté en 1053. Elle devient dès lors possession papale jusqu’en 1806, quand Napoléon l’accorde à Talleyrand avec le titre du prince de Bénévent. Rendue au pape en 1814, elle est réunie au royaume d’Italie en 1860.

[9] L’ermite ou l’anachorète est une personne (le plus souvent un moine) qui a fait le choix d’une vie spirituelle dans la solitude et le recueillement. Les ermites étaient à l’origine appelés anachorètes, l’anachorétisme (ou érémitisme) étant l’opposé du cénobitisme. L’ermite partage le plus souvent sa vie entre la prière, la méditation, l’ascèse et le travail. Dans l’isolement volontaire, il est à la recherche ou à l’écoute de vérités supérieures ou de principes essentiels.

[10] la cour de l’empereur du saint empire romain germanique dominé par les Habsbourg

[11] Plaisance est une ville italienne, chef-lieu de la province de Plaisance, située sur la rive droite du Pô, en Emilie Romagne (plaine du Pô). À Plaisance en 456, Ricimer, commandant des forces armées romaines, renversa l’empereur Avitus. Il épargna Avitus et lui permit de devenir évêque de Plaisance. En 1095, elle est le siège du concile de Plaisance, à l’origine de la première croisade. Au Moyen Âge, Plaisance fait partie du Saint Empire romain germanique et adhère à la Ligue lombarde. Cédée à la Papauté à l’issue des guerres d’Italie, elle fut unie à Parme en 1545 au sein du duché de Parme et Plaisance, sous la domination de la famille Farnese, puis passa aux Bourbons en 1732.

[12] Le duché de Parme et de Plaisance est un ancien État italien dont la ville de Parme était la capitale. Issu du népotisme pratiqué par le pape Paul III, le duché est créé en 1545 et gouverné, à l’origine, par la famille Farnèse, à laquelle appartient le pontife. Le duché parvient à garder une certaine autonomie et son intégrité territoriale malgré les prétentions de la France, de l’Espagne et de l’Autriche, notamment après la disparition des Farnèse, en 1731, remplacés sur le trône par une branche des Bourbons d’Espagne, les Bourbon-Parme.

[13] Le jansénisme est un mouvement religieux, puis politique, qui se développe aux 17ème et 18ème siècles, principalement en France, en réaction à certaines évolutions de l’Église catholique, et à l’absolutisme royal. Les jansénistes se distinguent aussi par leur rigorisme spirituel et leur hostilité envers la compagnie de Jésus et sa casuistique, comme envers un pouvoir trop puissant du Saint-Siège. Dès la fin du 17ème siècle, ce courant spirituel se double d’un aspect politique, les opposants à l’absolutisme royal étant largement identifiés aux jansénistes. Le jansénisme naît au cœur de la réforme catholique. Il doit son nom à l’évêque d’Ypres, Cornélius Jansen, auteur de son texte fondateur l’Augustinus, publié en 1640. Cette œuvre est l’aboutissement de débats sur la grâce remontants à plusieurs dizaines d’années, coïncidant avec l’hostilité grandissante d’une partie du clergé catholique envers la compagnie de Jésus ; il prétend établir la position réelle de Saint Augustin sur le sujet, qui serait opposée à celle des jésuites, ceux-ci donnant une importance trop grande à la liberté humaine.