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Charlotte de La Mothe-Houdancourt ou Charlotte-Eléonore Magdeleine de la Mothe-Houdancourt

jeudi 19 mai 2016

Charlotte de La Mothe-Houdancourt ou Charlotte-Eléonore Magdeleine de la Mothe-Houdancourt (1654-1744)

Gouvernante des enfants royaux-Duchesse de Ventadour et dame de Roberval de 1685 à 1744

Elle devient par son mariage le 14 mars 1671 à Paris avec Louis-Charles de Lévis , duchesse de Ventadour et dame de Roberval de 1685 à 1744.

Fille cadette des trois filles de Philippe de la Mothe-Houdancourt , duc de Cardone, maréchal [1], pair de France [2] et de Louise de Prie, marquise de Toucy, gouvernante des enfants de France.

En 1673 naît leur fille unique, Anne Geneviève de Lévis-Ventadour .

Peu après 1673, maltraitée par un mari publiquement débauché, Charlotte quitte le domicile conjugal pour s’installer à Paris. Elle n’en sera définitivement libérée qu’à sa mort en 1717.

En 1685 elle hérite d’une partie des biens de son oncle, Henri de la Mothe Houdancourt. Louis-Charles de Lévis-Ventadour devient donc seigneur de Roberval.

Sa fille épouse le 16 février 1691 Louis-Charles de La Tour d’Auvergne, prince de Turenne, héritier des ducs de Bouillon. Elle lui apporte la seigneurie de Roberval en dot.

Comme le fut avant elle sa mère, Charlotte est nommée en 1704 gouvernante du duc de Bretagne, premier né des arrières petits enfants du roi. Elle est secondée par Madame de La Lande, sous gouvernante.

En 1712, après avoir contracté la rougeole, meurt la dauphine, bientôt suivie du dauphin et de leur fils aîné, le duc de Bretagne. Au mépris des convenances, Charlotte brave l’autorité des médecins. Elle les empêche de s’approcher du duc d’Anjou (le futur Louis XV) et le soigne elle-même. L’enfant guérit.

En 1717 Louix XV change de gouverneur. François de Neufville de Villeroy est un ami de Charlotte. Il a 78 ans. Charlotte cesse d’être la gouvernante de Louis XV mais est nommée dame d’Honneur de la duchesse douairière d’Orléans, mère du régent.

En 1727, elle devient la gouvernante des enfants de Louis XV. Sa petite-fille, la duchesse de Talard, est nommée "survivancière" [3] : la charge reste dans la famille, preuve de la confiance et de l’attachement du roi.

À partir de 1738, les princesses de moins de 6 ans sont envoyées à l’abbaye de Fontevraud [4] achever leur éducation pour des raisons d’économie.

Charlotte meurt le 15 décembre 1744 à l’âge de 89 ans au Château de Glatigny à Versailles.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia Charlotte de La Mothe-Houdancourt/ Portail du royaume de France/ Personnalité française du XVIIIe siècle

Notes

[1] Depuis la création du titre, en 1185, il y a eu 342 maréchaux de France. L’office de maréchal n’est devenu militaire que depuis le début du 13ème siècle. À son origine, le maréchal de France n’a qu’un rôle d’intendance sur les chevaux du roi. Son office devient militaire au début du 13ème siècle, tout en étant subordonné au connétable. Le premier à porter le titre de maréchal du roi de France avec une fonction militaire était Albéric Clément, seigneur de Mez, désigné par Philippe Auguste, en 1185. Après l’abolition de l’office de connétable par Richelieu en 1624, les maréchaux deviennent les chefs suprêmes de l’armée. Parfois le roi crée une charge de maréchal général des camps et armées du roi, qu’il confie au plus prestigieux de ses maréchaux. En plus de leurs fonctions militaires, les maréchaux ont aussi la responsabilité du maintien de l’ordre dans les campagnes, par l’intermédiaire des prévôts des maréchaux, d’où l’appellation de « maréchaussée » donnée à l’ancêtre de la gendarmerie. Jusqu’en 1793, date de l’abolition de cette charge, il y eut 263 maréchaux de France.

[2] La pairie de France est composée des grands officiers, vassaux directs de la couronne de France, ayant le titre de pair de France. Ils représentent les électeurs primitifs à la royauté à l’époque où la primogéniture n’est pas de règle, et assurent la dévolution de la couronne selon les lois fondamentales du royaume, ainsi que le choix de la régence en cas de minorité. Le nombre de pairs de France est un temps fixé à douze : six pairs ecclésiastiques et six pairs laïcs. Depuis 1180, on les voit chargés d’assurer la succession et être associés à la cérémonie du sacre où ils représentent chacun une fonction symbolique de l’investiture. À partir de la fin du 13ème siècle, les six pairies laïques, dont les terres sont revenues à la couronne, sont des apanages princiers, et les nouveaux pairs qui sont créés ne jouent qu’un rôle cérémoniel. La pairie, qui est un office de la couronne et non un titre de noblesse, devient un moyen pour les rois de distinguer et de s’attacher les nobles les plus importants du royaume. Le mouvement s’accélère au 16ème siècle : le roi nomme alors de simples gentilshommes à la pairie, les hissant au sommet de la pyramide des dignités en France. Il faut, pour être pair, jouir d’un fief auquel est attaché une pairie et descendre de la première personne à qui avait été attribué l’office. Le rôle des pairs de France, à l’époque de l’Ancien Régime, à la différence des pairs britanniques, est seulement honorifique.

[3] adjointe destinée à lui succéder

[4] L’abbaye Notre-dame de Fontevraud est une ancienne abbaye d’inspiration bénédictine, siège de l’ordre de Fontevraud, fondée en 1101 par Robert d’Arbrissel et située à Fontevraud, près de Saumur en Anjou (actuel Maine-et-Loire). Site de 13 ha établi à la frontière angevine du Poitou et de la Touraine, elle est l’une des plus grandes cités monastiques d’Europe. Initialement monastère mixte, accueillant femmes et hommes au sein des mêmes bâtiments, puis agrandi en monastère double dans l’esprit de la réforme grégorienne, l’abbaye de Fontevraud va s’attirer la protection des comtes d’Anjou puis de la dynastie des Plantagenêts qui en feront leur nécropole. Après un déclin à partir du 13ème siècle, l’abbaye est dirigée pendant presque deux siècles par des abbesses issues de la famille royale des Bourbons.