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Pierre Guarin

jeudi 9 avril 2020 (Date de rédaction antérieure : 1er septembre 2013).

Pierre Guarin (1678-1729)

Orientaliste-Grammairien hébraïsant

Grammatica hebræa et chaldaïca ouvrage de Pierre Guarin

Né au Tronquay [1] Bénédictin de la congrégation de St Maur [2], bibliothécaire de l’abbaye de St Germain des Prés [3].

Il fait sa profession de foi à l’abbaye Notre Dame de Lyre [4], dans le diocèse d’Évreux [5], à l’âge de 18 ans. Il poursuit ses études à Caen, à l’abbaye de Saint-Étienne [6], puis à Rouen, au monastère de la Bonne Nouvelle [7], où il apprend le grec et l’hébreu.

Après avoir enseigné pendant quelque temps à Reims où il se fit une grande réputation dans la connaissance de ces langues, il s’installe à Paris à l’abbaye de Saint-Germain-des-Prés, où il se consacre à la rédaction et à la publication d’une étude approfondie de la grammaire hébraïque destinée à éclairer et à faciliter la lecture de la Bible.

Il a laissé deux ouvrages estimés, “Grammatica hebræa et chaldaïca”, “Lexicon hebraïcum et chaldaïco biblicum”.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia/ Portail des langues/ Bénédictin/Bibliothécaire français/Hébraïsant français/Grammairien hébraïsant

Notes

[1] Eure

[2] La congrégation de Saint-Maur, souvent connue sous le nom de mauristes, était une congrégation de moines bénédictins français créée en 1618, connue pour le haut niveau de son érudition. La congrégation et ses membres tirent leur nom de saint Maur (décédé en 565), disciple de saint Benoît auquel on attribue l’introduction en Gaule de la règle et de la vie bénédictines. Leur école historique et critique des Bénédictins de Saint-Maur, commencée en 1632 par leur supérieur général Dom Tarrisse, a produit un grand nombre d’auteurs et des centaines de collections monumentales comme Gallia Christiana, L’Art de vérifier les dates, l’Histoire littéraire de la France, l’Histoire générale de Languedoc, dont la valeur d’érudition est omniprésente. La suppression de la Congrégation en 1790 par l’Assemblée constituante a mis fin à leurs travaux

[3] L’abbaye Saint-Germain-des-Prés est une ancienne abbaye bénédictine de Paris, située dans l’actuel 6ème arrondissement, fondée au milieu du 6ème siècle par le roi mérovingien Childebert 1er et l’évêque de Paris, saint Germain sous le vocable de Saint-Vincent et Sainte-Croix. C’est une abbaye royale, qui bénéficie donc d’une exemption et est directement soumise au pape. La première église abbatiale est consacrée le 23 avril 558 à la sainte Croix et à saint Vincent de Saragosse. Cette basilique possède des colonnes de marbre, un plafond lambrissé et des fenêtres vitrées. Elle est nécropole royale jusqu’à la création de celle de la basilique Saint-Denis, et les reliques de saint Germain y sont vénérées, mais plus aucune sépulture médiévale ne subsiste à ce jour, et les reliques se sont considérablement amoindries. L’église est rebâtie par l’abbé Morard, à partir de la fin du 10ème siècle. Les quatre premiers niveaux du clocher occidental, la nef et le transept de l’église actuelle remontent à cette époque, et l’on peut notamment y voir d’intéressants chapiteaux d’autour de l’an mil. Le chœur actuel est construit au milieu du 12ème siècle dans le style gothique primitif, et consacré par le pape Alexandre III le 21 avril 1163. C’est l’un des premiers édifices gothiques, qui contribue à la diffusion de ce nouveau style et est de toute première importance sur le plan archéologique. Les bâtiments conventuels sont reconstruits successivement au cours du 13ème siècle, et une chapelle abbatiale inspirée par la Sainte-Chapelle est édifiée par l’architecte Pierre de Montreuil et dédiée à la Vierge ; l’ensemble est malheureusement démoli au début du 19ème siècle. L’instauration de la réforme mauriste en 1630 fait de l’abbaye un centre de l’érudition d’un grand rayonnement. Mais la Révolution impose la suppression de la totalité des abbayes, et pour Saint-Germain-des-Prés, la fin survient le 13 février 1792. L’église devient bientôt une manufacture de salpêtre, et le culte n’y est rétabli que le 29 avril 1803.

[4] L’abbaye Notre-Dame de Lyre est un monastère bénédictin de Normandie. Fondée en 1046 à la Vieille-Lyre (Eure), elle disparut à la Révolution française.

[5] Le diocèse d’Évreux est un siège de l’Église catholique de France fondé sur le territoire du peuple gaulois des Aulerques Éburovices dans l’actuel département de l’Eure en Normandie. Le diocèse appartient à la province ecclésiastique de Rouen. Le premier évêque d’Évreux est saint Taurin, au 4ème siècle. L’évêque d’Évreux porte, entre autres, de droit les titres de comte de Condet, Illiers et Brosville.

[6] L’abbaye aux Hommes est une des deux grandes abbayes, avec l’abbaye aux Dames, fondées par Guillaume le Conquérant à Caen, en France. Elle s’élève à l’ouest du centre-ville et donna le nom de Bourg-l’Abbé au quartier qui l’entoure. La construction de l’abbaye aux Hommes, confiée à Lanfranc, commence en 1063. L’église a été construite entre 1065 et 1083. La conquête de l’Angleterre, en 1066, en apportant des moyens supplémentaires, mais aussi la présence de carrières de pierre à ciel ouvert à proximité, expliquent la rapidité de cette construction. La guerre de Cent Ans met l’abbaye en première ligne des combats. Après la prise de Caen par les Français en 1346, les religieux reçoivent l’ordre de fortifier l’enceinte, Saint-Étienne se trouvant en dehors des fortifications de la ville.

[7] Le prieuré de Bonne-Nouvelle est un prieuré bénédictin qui se trouvait dans le quartier Saint-Sever à Rouen. La fondatrice du prieuré de Notre-Dame du pré, la Reine Mathilde, femme de Guillaume le bâtard, lui a donné en 1066 sa dénomination actuelle.