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L’histoire pour le plaisir

Jean-Baptiste Labat

jeudi 31 janvier 2013, par ljallamion

Jean-Baptiste Labat (1663-1738)

Religieux dominicain et voyageur

Il naquit à Paris et fit profession à 19 ans, enseigna ensuite les mathématiques et la philosophie à Nancy, et remplit aussi les fonctions de prédicateur. Il était, en 1693, au couvent de la rue Saint Honoré à Paris. A cette époque, les supérieurs des ordres établis dans les Antilles françaises écrivirent à leurs confrères en Europe pour les engager à venir à leur secours, une maladie contagieuse ayant emporté la plupart des missionnaires ; une de ces lettres tomba entre les mains de Labat.

Malgré les efforts que l’on fit pour le retenir, il partit, s’embarqua le 29 novembre à La Rochelle, emmenant avec lui plusieurs religieux de son ordre. Le 29 janvier 1694, il arriva à la Martinique. Nommé aussitôt pour remplir les fonctions de curé de la paroisse de Macouba, il y resta près de 2 ans. Il fut alors envoyé à la Guadeloupe pour y faire construire un moulin à eau dans une habitation de l’ordre. Le gouverneur, qui eut occasion d’apprécier ses connaissances en mathématiques, le pria de l’accompagner dans la visite de l’île pour examiner les points susceptibles de défense. Quand Labat revint à la Martinique, un autre religieux s’était établi dans sa cure. Le supérieur le consola de ce contretemps par les marques de confiance dont il le combla, et le nomma procureur général de la mission.

Cet emploi mit Labat à même de donner des preuves réitérées de son intelligence pour les affaires. D’un autre côté, ses talents dans l’application des mathématiques et son excellent jugement le firent souvent employer par les gouverneurs. Chargé de différentes missions à plusieurs reprises, il visita toute la chaîne des Antilles françaises, anglaises et hollandaises, depuis la Grenade jusqu’à Saint-Domingue* (Haïti). Ce fut à la Martinique et à la Guadeloupe qu’il séjourna principalement. Il servit pendant 2 ans comme ingénieur dans cette dernière île, et quand les Anglais vinrent l’attaquer en 1703, il se montra aussi brave que religieux zélé, et pointa lui-même plusieurs pièces contre eux.

En 1706, la situation des affaires de la mission exigeait qu’un religieux fût envoyé en Europe. Labat, qui depuis 1 an remplissait les fonctions de supérieur de la mission de la Martinique, et qui avait déjà eu les pouvoirs de vicaire général et de préfet apostolique de toutes les missions des dominicains dans les Antilles, reçut l’invitation d’aller veiller à des intérêts auxquels il avait donné tous ses soins. Il quitta la Martinique le 9 août ; le 9 octobre il entra dans le port de Cadix. Il visita les environs de cette ville et une partie de l’Andalousie jusqu’à Gibraltar. Le 4 mars 1706, il accosta à La Rochelle, où il se rendit de nouveau après avoir fait le voyage du nord de l’Italie. Des affaires l’appelèrent à Rome en 1709, il séjourna ensuite assez longtemps à Civitavecchia, et revint à Paris en 1716. Retiré au couvent de la rue du Bac, il s’y occupa de la publication de ses voyages, et de celle de diverses relations dont on lui avait remis les manuscrits. Il mourut le 6 janvier 1758.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Imago Mundi/ Labat (Jean-Baptiste)