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Françoise Louise de La Baume Le Blanc dite Louise de la Vallière

mercredi 2 janvier 2013

Françoise Louise de La Baume Le Blanc dite Louise de la Vallière (1644-1710)

Duchesse de La Vallière et de Vaujours

Françoise Louise de La Baume Le Blanc dite Louise de la Vallière Duchesse de La Vallière et de Vaujours

Née à Tours au manoir de La Vallière, fille d’un militaire et de la riche veuve d’un conseiller au Parlement de Paris. Elle a passé son enfance à l’hôtel de la Crouzille à Tours, et au château de la Vallière à Reugny, possessions de sa famille. Au décès de son père, en 1651, sa mère épouse en troisièmes noces Jacques de Courtavel, marquis de Saint Remy et maître d’hôtel de l’oncle du roi Gaston de France, duc d’Orléans à Blois. Elle sera éduquée avec les trois filles du duc dont elle a le même âge.

À dix-sept ans, elle devient dame d’honneur de Henriette d’Angleterre dite Madame, première épouse de Monsieur, frère du roi.

Dès 1661, peu après son arrivée à la Cour, François Honorat de Beauvilliers, comte de Saint-Aignan, la pousse dans les bras du jeune Louis XIV. Le jeune roi l’a d’abord choisie, au lendemain de son mariage, pour lui servir de “chandelier”, au moment où il trouvait des charmes à sa belle-sœur, Madame, Henriette d’Angleterre. Il en arriva ce qui devait en arriver : Louis XIV se prend au jeu et Mlle de La Vallière devient sa maîtresse en 1661, d’abord cachée puis bientôt déclarée devant toute la Cour et provoque la colère des dévots comme Bossuet.. Elle a alors 17ans et est fille d’honneur de Madame, blonde aux yeux bleus, excellente écuyère, douce et modeste, excellente danseuse, malgré une légère boiterie, elle a infiniment de charme. Pendant 5 années, c’est le plus beau roman d’amour, qui donne le ton à la jeune cour galante de Saint-germain et de Fontainebleau. On sait qu’un jour de dispute, elle se réfugie chez les Bénédictines au couvent de Chaillot où Louis XIV va lui-même la rechercher. Pendant plusieurs années, La Vallière connaît le bonheur auprès de son royal amant. Après la mort d’Anne d’Autriche en 1666, Louis XIV affiche publiquement sa liaison, ce qui déplaît beaucoup à Louise qui, aux fastes d’une liaison publique avec le roi, préfère les démonstrations de tendresse en aparté. C’est à ce moment que la Cour voit le retour de la splendide Françoise Athénaïs de Rochechouart de Mortemart, devenue suite à son mariage Marquise de Montespan.

Créée duchesse de Vaujours en mai 1667 et sa fille est légitimée, Le roi attendra ensuite deux ans avant de légitimer le fils qu’elle lui donne en octobre de la même année. Une longue période de cohabitation débute alors entre les deux favorites. Elle doit partager la faveur royale avec Mme de Montespan, aussi ambitieuse que Louise est modeste. En 1670, après une longue maladie - peut-être une fausse couche - qui lui fait entrevoir la mort, Louise se tourne vers la religion, rédigeant d’émouvantes « Réflexions sur la miséricorde de Dieu ».

Sur les conseils de Bourdaloue, du Maréchal de Bellefonds Premier maître d’hôtel du roi et de Bossuet, elle décide de quitter la Cour pour entrer au très strict couvent des Grandes Carmélites du faubourg Saint-Jacques.

Obligée de solliciter l’autorisation de Louis XIV pour se retirer, Louise rejette toute solution de couvent « plus douillet ». Afin de la dissuader, Madame de Montespan lui fait dépeindre, par la voie de Madame Scarron qui deviendra plus tard Madame de Maintenon, les privations et les souffrances auxquelles elle s’exposerait en entrant au Carmel, ainsi que le scandale que ne manquerait pas de susciter une telle décision. Mais ces tentatives resteront vaines. Avant de se retirer, Louise tient même à faire des excuses publiques à la reine Marie-Thérèse, ce qui fait grand bruit.

A partir de 1674 elle prononce ses vœux perpétuels, prenant le nom de Louise de la Miséricorde. Au couvent, elle reçut plusieurs fois la visite de la reine, de Bossuet, de la marquise de Sévigné et de la duchesse d’Orléans, belle-sœur du roi à qui elle avait confié l’éducation de son fils le comte de Vermandois.

Elle mourut le 6 juin 1710 après 36 ans de vie religieuse et fut inhumée dans le cimetière de son couvent, loin de son duché-pairie

Elle eu du roi 4 enfants dont deux survivront et seront légitimés : Mademoiselle de Blois, future princesse de Conti, et le comte de Vermandois.