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Louis II de Bourbon dit Le Grand Condé

mardi 27 novembre 2012

Louis II de Bourbon dit Le Grand Condé (1621-1686)

Duc d’Enghien-Prince de Condé

Louis II de Bourbon dit Le Grand Condé Duc d'Enghien-Prince de Condé

Né à Paris, fils d’Henri de Condé et de Charlotte de Montmorency. Du vivant de son père, il n’est connu que sous le nom de duc d’Enghien. Il fait ses études chez les jésuites de Bourges.

En 1641 il est marié à Claire Clémence de Maillé Brézé, une nièce de Richelieu, qu’il fera plus tard enfermer dans la forteresse de Châteauroux après un scandale éclatant.

Il se distingue par ses qualités militaires. En 1643, lors de la guerre de Trente Ans, il commande en chef l’armée française contre les Espagnols. Il est vainqueur des Espagnols à Rocroi le 19 mai 1643 quelques jours après la mort de Louis XIII, date décisive, qui met fin à l’invincibilité des tercios espagnols* (Tercios* : Nom donné à l’infanterie espagnole au 16 et 14ème siècle et repris pour désigner la Légion étrangère espagnole, créée en 1920), victoire sanctionnée par la prise de Thionville. En compagnie de Turenne il bat les Impériaux à la bataille de Nördlingen le 3 août 1645. Il prend Dunkerque en 1645.Il échoue devant Lérida en Espagne en 1647, mais prend sa revanche sur l’archiduc Léopold à Lens le 20 août 1648.

Cette victoire hâte la conclusion du traité de Westphalie.

Devenu prince de Condé à la mort de son père, il soutient d’abord Mazarin dans la lutte contre la Fronde parlementaire mais son insolence le rend suspect à la cour qui le fait enfermer à Vincennes en 1650, mais devant la protestation générale, il le fait relâcher en 1651. Il, rompt de nouveau avec la régente et devint l’âme de la Fronde des Princes la Grande Mademoiselle, lui ouvre les portes de Paris et il devient le maître de la ville.. Celle-ci achevée, il s’enfuit, offre ses services à l’Espagne en 1653 et se trouve ainsi être l’adversaire de Turenne à la bataille des Dunes. Au lendemain de la paix des Pyrénées, Louis XIV lui accorde son pardon et accepte son retour en France.

Lors de la guerre de Dévolution, à la tête des armées royales, il occupe la Franche-Comté en 1668, bat Guillaume d’Orange à Seneffe en 1674, prend la succession de Turenne tué à Sasbach en 1675 et arrête l’invasion en Alsace.

Malade, il se retire à Chantilly pour y mener une vie tranquille. Il protège Bossuet qui prononcera son oraison funèbre, mais aussi des hommes de lettres tels que Boileau, Racine, Molière, La Bruyère.