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La chaussure Renaissance

dimanche 25 novembre 2012, par ljallamion

La chaussure Renaissance

les chaussures au 15ème siècle poulaines fines

C’est l’accessoire qui finit un costume, mais c’est la chaussure qui termine une silhouette. Loin d’être un accessoire de la mode, la chaussure en est en effet un élément indispensable et indissociable, aussi sensible aux évolutions et aux nouvelles tendances que le vêtement lui-même, aussi précieuse et recherchée. En matière de reconstitution et de spectacle historique, ce sera donc souvent la chaussure qui fera la différence entre un "à peu près" et un "beau" costume. A la Cour du Roi François, à Amboise, on l’a bien compris ...

Après les excès que connut la mode de la chaussure au 14ème et 15ème siècles avec les poulaines fines, allongées et exagérément pointues, on ne revint pas pour autant à des formes plus sages au 16ème siècle.

Bien au contraire, dans les dernières années du 15ème siècle, l’on vit apparaître des chaussures très élargies au bout jusqu’à devenir presque carrées. Le peuple appela par dérision ces chaussures "pied d’ours", "bec de canne" ou "mufle de vache". Elle furent portées pendant tout le règne de Louis XII, soit jusqu’en 1515 environ.

A la même époque, les élégantes italiennes portaient d’étranges souliers rehaussés par de très hauts patins, les "chopines". Le haut socle placé sous la plante du pied pouvait atteindre 52 centimètres et il ne permettait pas à celles qui les portaient de marcher seules, elles devaient obligatoirement s’appuyer sur les épaules de 2 servantes se tenant de chaque côté d’elles. Ces chopines ne seront pas adoptées en France et furent interdites très rapidement en Italie, car jugées inesthétiques et peu commodes.

Les bottes en cuir ou en daim se portaient toujours tandis que les élégantes bottines d’étoffes tailladées (crevées) étaient utilisées à la Cour par les seigneurs. Elles ne dépassaient pas, en hauteur, le milieu de la jambe. Le peuple, lui, se chaussait toujours de sabots de bois très rustiques ou de galoches (du latin gallica) maintenues par des brides, souliers à semelle de bois dont la partie supérieure est en cuir. Il se chaussait également d’estivaux qui sont des bottines en cuir souple et léger. Le terme "estivaux" vient du bas latin aestivaleus, relatif à l’été : il s’agit donc bien d’un soulier léger porté en été. Les paysans portaient des "houses" qui sont des guêtres de cuir fendues d’un bout à l’autre fermées avec des boucles et courroies, ce qui était si long et difficile que Rabelais les appelait "bottes de patience". Ils portaient aussi des sandales qui sont faites en cuir, en bois ou en corde, des "bottes" qui sont en fait des chaussures légères et commodes qui ressemblent à s’y méprendre à nos pantoufles d’aujourd’hui.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de www.renaissance-amboise.com