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Pierre de Marca

mercredi 18 juillet 2018, par ljallamion (Date de rédaction antérieure : 4 novembre 2012).

Pierre de Marca (1594-1662)

Historien et archevêque

Portrait de Pierre de Marca, archevêque de Paris par Gérard Edelinck (extrait de : Les hommes illustres qui ont paru en France pendant ce siècle de Charles Perrault, 1696.)Il fut président du Parlement de Navarre [1], du Conseil de Pau en 1621 et Maître des requêtes [2] en 1639. Devenu veuf, il abandonna la justice pour la robe d’ecclésiastique en 1642. Conseiller d’État, il devint évêque du Couserans en Ariège [3] et plus tard archevêque de Toulouse [4] en 1652. En 1656, la mission lui est confiée en compagnie de l’évêque d’Orange [5], de formaliser la frontière séparant la France et l’Espagne. À cette fin il rassemble dans un ouvrage nommé “la Marca hispanica sive limes hispanicus, hoc est, Geographica & historica descriptio Cataloniae, Ruscinonis, & circum jacentium populorum”, publié à Paris en 1668, des documents tirés des archives des principaux monastères et chartriers seigneuriaux de la région. Il est nommé archevêque de Paris mais il meurt avant d’être installé.

Notes

[1] Le Parlement de Navarre est l’ancien palais de justice de Pau qui a accueilli le parlement de Navarre et du Béarn à partir de 1620. Construit en 1585, il est situé en face du château de Pau et est désormais utilisé par le Conseil général des Pyrénées-Atlantiques. Le parlement de Pau ou parlement de Navarre séant à Pau était un parlement d’Ancien Régime créé par le roi de France, Louis XIII, en 1620 à la suite du rattachement du Béarn et de la Basse-Navarre à la couronne de France. Son ressort comprenait la Basse Navarre, la Soule et le Béarn. Il était l’héritier de divers conseils établis par les princes de Béarn depuis le 11ème siècle (Cour plénière, Cour majour et Conseil souverain). Le ressort du nouveau parlement était l’un des plus restreints du royaume : Béarn, Navarre puis Soule à partir de 1691 au détriment de la Cour de Guyenne. Il était composé du Conseil souverain de Béarn et de la chancellerie de Navarre.

[2] Le titre de maître des requêtes est porté en France, ainsi que dans certains autres pays d’Europe, depuis le Moyen Âge, par les titulaires de certaines hautes fonctions judiciaires et administratives. Les maîtres des requêtes étaient les collaborateurs du chancelier de France, dont ils dépendaient étroitement. Ils étaient associés à l’œuvre de justice à travers l’audience du sceau et le Conseil des parties, auquel ils assistaient. Ils siégeaient par quartiers trimestriels. Chaque quartier avait son doyen. Le doyen des doyens avait rang de conseiller d’État. Au Conseil, les maîtres des requêtes étaient debout et découverts. Ils étaient membres du parlement de Paris où ils pouvaient siéger mais pas plus de quatre en même temps. Ils n’étaient justiciables que devant les chambres assemblées du Parlement. Ils étaient fréquemment appelés comme rapporteurs dans les Conseils de gouvernement. Du fait de leurs formations de juges et d’administrateurs, ils formaient le vivier dans lequel se recrutaient naturellement les très hauts fonctionnaires et les membres du Gouvernement royal : conseillers d’État, intendants des provinces, intendants des finances, intendants du commerce, contrôleurs généraux des finances, lieutenants généraux de police, etc.

[3] Le siège de l’évêque était situé à Saint-Lizier. L’évêché fut supprimé le 29 novembre 1801, et le territoire du diocèse fut réuni à celui de l’archidiocèse de Toulouse, puis à celui de Pamiers le 6 octobre 1822.

[4] Érigé au 3ème siècle, le diocèse de Toulouse est élevé au rang d’archidiocèse métropolitain en 1317. Depuis 1822, il couvre le département de la Haute-Garonne.

[5] Le diocèse d’Orange est un ancien diocèse de l’Église catholique en France. Il était suffragant de la province ecclésiastique d’Arles. Il est supprimé par la Constitution civile du clergé, adoptée par l’Assemblée nationale constituante le 12 juillet 1790 et sanctionnée par Louis XVI le 24 août suivant. Sa suppression n’est pas reconnue par le pape Pie VI mais, à la suite du Concordat de 1801, il n’est pas rétabli : par la bulle Qui Christi Domini du 29 novembre 1801, le pape Pie VII supprime le siège épiscopal et incorpore le territoire du diocèse à celui d’Avignon qui couvre alors le département du Gard et la majeure partie de celui du Vaucluse.

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