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Mathieu Augeard

vendredi 4 novembre 2022, par ljallamion

Mathieu Augeard (1673-1751)

Jurisconsulte français

D’une famille de la noblesse d’office dont la branche aînée siégeait au Parlement de Bordeaux [1] et dont la branche cadette, dont il était issu, s’était fixée à Tours [2], Mathieu Augeard est le fils de Jacques Matthieu Augeard, garde des sceaux de la Chancellerie de Tours et substitut du procureur général [3] des eaux et forêts, et d’Anne de Cop.

Reçu avocat au parlement de Paris [4] en 1703, il est nommé premier secrétaire du Sceau en 1727 sous le ministère de Chauvelin, puis secrétaire du roi du grand collège en 1735.

Il continue le Journal du Palais, en publiant des Arrêts notables de différents tribunaux du royaume.

Marié à François Pioger fille de Pierre Pioger, receveur général des finances [5] de la généralité d’Amiens [6], puis à Geneviève-Marguerite de Faverolles fille d’un maître en la Chambre des comptes de Paris [7] et veuve de Nicolas Huerne, également maître en la Chambre des comptes de Paris.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia Mathieu Augeard/ Portail du droit français/ Catégories  : Avocat français du 18ème siècle/ Jurisconsulte français

Notes

[1] Le Parlement de Bordeaux est une cour de justice, fondée en 1451 par le roi de France Charles VII1, suspendue entre 1453 et 1462 et rétablie par Louis XI le 10 juin 1462. Le Parlement de Bordeaux fut établi en tant que troisième cour derrière Paris et Toulouse mais au même rang que Grenoble, jusqu’en 1790

[2] Tours est une commune de l’ouest de la France, sur les rives de la Loire et du Cher, dans le département d’Indre-et-Loire, dont elle est le chef-lieu. Ancienne Caesarodunum cité des Turones, fondé par Auguste, capitale de la 3ème Lyonnaise avec un des plus grands amphithéâtres de l’empire romain. Sanctuaire national avec saint Martin, Grégoire de Tours et Alcuin sous les Mérovingiens et les Carolingiens, avec l’adoption par les Capétiens de la monnaie locale la livre tournois qui deviendra la monnaie du royaume. Capitale du comté de Tours qui deviendra la Touraine, le jardin de la France. Première ville de l’industrie de la soie, voulu par Louis XI, capitale royale sous les Valois avec ses châteaux de la Loire et ville d’art avec l’École de Tours. Capitale de loyauté pour Henri III et Henri IV pendant les guerres de Religion

[3] Le substitut du procureur général est, dans l’ordre juridictionnel français, une fonction du parquet. Les substituts généraux sont des magistrats du premier grade, à équivalence de grade avec les vice-présidents (TJ) et les conseillers de cour d’appel. Concernant le Parquet, les substituts généraux sont à équivalence de grade avec les vice-procureurs en TJ, ou encore les vice-procureurs placés.

[4] Le parlement de Paris est une institution française de l’Ancien Régime. Il fait partie des cours souveraines, rebaptisées cours supérieures à partir de 1661 (début du règne personnel de Louis XIV). Issu de la Curia regis médiévale, le parlement apparaît au milieu du xiiie siècle et prend progressivement son autonomie pour juger le contentieux sous forme d’un organe spécialisé aux sessions régulières, la curia in parlamento, que saint Louis établit dans l’île de la Cité, à côté du palais de la Cité, et qui reçoit sa première réglementation générale avec une ordonnance de Philippe III le Hardi en 1278. À partir du 15ème siècle, treize autres parlements furent érigés à partir d’institutions locales parfois beaucoup plus prestigieuses, comme l’échiquier de Normandie, ou beaucoup plus anciennes, comme les États de Provence, ou mêmes créés ex nihilo ; néanmoins, celui de Paris, cour de justice du Roi, ultime suzerain, et donc d’ultime recours, devint ainsi prééminent. On le mentionnait souvent simplement comme « le Parlement ».

[5] Le Receveur général des finances est un office de finances de l‘administration française d’ancien Régime, dans les généralités, chargé de la collecte de l’impôt. L’expression continue d’être employée après les réformes fiscales entreprises sous le Consulat, à concurrence de celle de correspondants du Trésor.

[6] La généralité d’Amiens est une circonscription administrative créée en 1542, son ressort concernant alors la Picardie. Lors de la création de la généralité de Soissons en 1595, elle perdit les élections de Laon, Soissons, Guise et Noyon. Par la suite on lui rattacha les gouvernements d’Ardres, Boulogne, Calais et Montreuil. Au 18ème siècle, la généralité d’Amiens était mixte, comprenant six élections, mais aussi quatre gouvernements, soit le Boulonnais et le « pays reconquis » (Calais et Ardres). En 1789, la généralité d’Amiens est du ressort du ministre de la Maison du roi. Elle se composait de 14 subdélégations.

[7] La Chambre des comptes de Paris, la plus ancienne des Chambres des comptes, est l’ancêtre de l’actuelle Cour des comptes. Les Chambres des comptes étaient en France, sous l’Ancien Régime, des juridictions souveraines spécialisées dans les affaires de finances