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La Naissance de l’humanité

samedi 18 juillet 2026, par lucien jallamion (Date de rédaction antérieure : 17 août 2019).

La Naissance de l’humanité

L’évolution de la recherche peut amener à revoir cette évolution. J’ai pour ma part souhaité résumer succinctement les données connues à un instant T. ces données reprennent en partie le travail effectué par heredote net et Histoire de l’Europe/Préhistoire de l’Europe/ wikibooks.

Il y a environ 56 millions d’années : l’Éocène [1] et apparition des premiers primates.

34 millions d’années : l’Oligocène : Apparition des herbages, apparition des singes et de la plupart des animaux actuels (rhinocéros, chameaux, pieuvres etc,)

– 23 millions d’années : le Miocène [2] Apparition de mammifères évolués,

– 5 millions d’années : le Pliocène [3]

Fin du tertiaire avec l’apparition des premiers Australopithèques [4].

C’est aussi le moment où l’Amérique du Sud fait sa jonction avec l’Amérique du Nord. La fermeture de l’isthme de Panama [5] entraîne une aridification de l’Afrique orientale et l’apparition de savanes arborées, propices à l’apparition de bipèdes omnivores.

L’ère quaternaire [6]

L’être humain apparaît il y a quelques millions d’années dans les savanes africaines. Cet événement, bien qu’insignifiant au regard des longues périodes géologiques qui l’ont précédé, a mérité d’être considéré comme le début d’une ère nouvelle : l’ère quaternaire !

le Pléistocène

L’ère quaternaire commence avec le Pléistocène [7].

Cette période est marquée par une succession de glaciations, une vingtaine au total, qui auront pour certaines des incidences importantes sur le développement de l’humanité.

Les premières grandes glaciations, Donau I, II et III [8], surviennent il y a respectivement 3 millions d’années, 2,5 et 2 millions d’années. Elles entraînent à chaque fois une régression marine [9], une grande partie de l’eau se figeant dans la banquise et les glaciers.

Puis surviennent les glaciations du Günz I et Günz II, il y a 1,2 million d’années et 700 000 ans ; Mindel (de 600 000 à 400 000 ans) et Riss (avec trois pics de refroidissement il y a 300 000, 200 000 et 100 000 ans). C’est à cette époque que les hommes domestiquent le feu.

Enfin les plus lourdes de conséquences : – Würm I, il y a 80 000 ans, – Würm II, il y a 45 000 ans ; des hommes en profitent pour traverser le détroit de Béring et peupler le continent américain, – Würm III, il y a 32 000 ans, – Würm IV (la plus froide) : cette glaciation se déroule 18 000 années avant nous. C’est l’époque où l’homme de Cro-Magnon peint la grotte de Lascaux.

l’Holocène

Il y a un peu plus de 10 000 ans, la période des glaciations laisse la place à l’Holocène [10]. C’est la période la plus proche de nous. Elle voit l’apparition de l’agriculture et du travail de la pierre polie et des métaux.

C’est ainsi qu’au Paléolithique inférieur [11], des Homo erectus, espèce voisine de l’Australopithèque, ont émigré de l’Afrique vers l’Eurasie il y a environ 500 000 ans. Au Paléolithique moyen, ils ont donné naissance à Neanderthal, suite à différentes mutations génétiques.

Leurs homologues, restés en Afrique, ont quant à eux évolué vers Homo sapiens, l’homme moderne, c’est-à-dire nous-mêmes. L’expression, qui signifie en latin « homme qui sait », est due au naturaliste suédois Carl von Linné .

L’arrivée d’Homo sapiens en Europe, sous le nom de Cro-Magnon, coïncide avec les dernières glaciations et le Paléolithique supérieur, 40 000 ans environ.

Des fouilles réalisées ces dernières années en Géorgie [12] puis en Bulgarie [13] permettent de dire que le genre Homo existe en Europe depuis environ 1,5 million d’années. Il est en effet probable que ses représentants aient peuplé l’Europe depuis le Caucase [14] en suivant la voie danubienne.

On appelle anténéandertaliens les populations qui ont vécu en Europe entre 800 000 et 400 000 ans avant notre ère. Ils sont notamment représentés par l’homme de Tautavel (450 000 ans), le « Français le plus ancien ».

Les premières traces de peuplement néanderthalien en Europe remontent à 300 000 ans. Cette espèce humaine, très spécialisée, semble n’avoir existé qu’en Europe et au Proche-Orient. Elle a disparu il y a approximativement 35 000 ans.

L’homme moderne (dont les premières traces africaines remontent à 120 000 ans) apparaît en Europe il y a 40 000 ans, symbolisé notamment par l’homme de Cro-Magnon.

l’Homo ergaster ou homme de Turkana :

Découvert en 1984 au Kénya [15]. Il a vécu de 1 à 2 millions d’années. Sa boîte crânienne atteint 850 cm3.

Il pratique la marche par enjambée, avec une anatomie assez proche de l’homme moderne. Il ne vit pas dans les arbres et ne semble pas arboricole, ce qui le différencie d’Homo habilis.

Par leur capacité à fabriquer des outils en pierre, Homo habilis, Homo erectus et Homo ergaster inaugurent une longue période baptisée dès 1865 Âge ancien de la pierre taillée ou Paléolithique.

Leur comportement de subsistance correspond à une économie fondée sur la cueillette et le charognage [16], remplacé plus tard par la chasse et la pêche.

P.-S.

*Source : Histoire de l’Europe/Préhistoire de l’Europe/ wikibooks/ *André Larané Herodote.Net

Notes

[1] du grec eos, aube

[2] du grec meioon, moins

[3] du grec pleion, plus

[4] Les Australopithèques (Australopithecus) forment un genre fossile d’Hominina ayant vécu en Afrique entre environ 4,2 et 2 millions d’années (Ma) avant le présent (AP). Le genre Australopithecus (du latin australis, « du sud », et du grec ancien πίθηκος, píthēkos, « singe ») a été créé en 1925 par Raymond Dart après la découverte de l’Enfant de Taung en 1924 en Afrique du Sud. Les Australopithèques présentent à la fois des caractères ancestraux (cerveau peu volumineux) et des caractères dérivés (denture proche de celle du genre Homo). Leur locomotion est mixte et associe la bipédie à une capacité à grimper encore marquée. Les Australopithèques ont connu une radiation évolutive au cours du Pliocène et jusqu’au début du Pléistocène, avant de céder la place aux Paranthropes. Il est possible que l’une des espèces d’Australopithèques soit à l’origine du genre Homo, qui apparaît en Afrique entre 3 et 2 Ma.

[5] L’isthme de Panama est une étroite bande de terre entre la mer des Caraïbes et l’océan Pacifique, reliant l’Amérique du Sud et l’Amérique du Nord. À son point le plus étroit, l’isthme mesure 50 km de large. D’après Henry Fairfield Osborn en 1910, sur la base des mammifères fossiles en Amérique centrale, il s’était formé il y a 2,8 millions d’années durant le Pliocène. En 2015, d’autres chercheurs ont contesté cette datation, affirmant qu’il avait en fait été formé bien plus tôt, durant le Miocène moyen il y a 13 à 15 millions d’années. Il constitue l’essentiel du territoire de la république de Panama, et est coupé en deux par le canal de Panama. Comme beaucoup d’isthmes, c’est un endroit de grande importance stratégique.

[6] aujourd’hui

[7] du grec pleistos, nombreux)

[8] du nom du Danube

[9] baisse du niveau des océans

[10] entièrement nouveau, du grec holo, entier

[11] Âge de la pierre taillée

[12] L’histoire de la Géorgie remonte aux royaumes antiques de Colchide et d’Ibérie, qui furent ensuite unifiés. La Géorgie est l’une des premières nations à avoir adopté le christianisme comme religion officielle, au début du 4ème siècle : elle a rejoint l’orthodoxie après le schisme de 1054. Elle connaît son âge d’or au 12ème siècle, sous le règne de Tamar 1ère. Confrontée tour à tour aux Romains, aux Perses, aux Mongols, aux Byzantins, et aux Ottomans, la Géorgie est annexée au début du 19ème siècle par la Russie impériale sous Paul 1er, mais retrouve son indépendance de 1918 à 1921. Elle est ensuite intégrée en tant que république au sein de l’Union soviétique.

[13] La Bulgarie est un pays d’Europe du Sud-Est situé dans les Balkans. Elle est bordée par la mer Noire à l’est, par la Grèce et la Turquie au sud, au nord par le Danube et la Roumanie, à l’ouest par la Serbie et la Macédoine du Nord. Sa capitale est Sofia. La Bulgarie couvre approximativement la Thrace antique. Les premiers vestiges de civilisation sur son territoire datent de la fin du chalcolithique vers 4600 av. jc. Les Slaves s’y installent au 6ème siècle et adoptent le christianisme de rite grec. Les Proto-Bulgares fondent en 680-681 le « khanat bulgare du Danube », l’un des États successeurs de la Grande Bulgarie. Tengristes, ils adoptent eux aussi le christianisme en 864. Le « Premier Empire » ainsi fondé doit son nom aux Proto-Bulgares et sa foi aux Grecs : sur ces bases, il constitue au Moyen Âge la première et plus ancienne civilisation bulgare et fait adopter sa langue aux autres peuples slaves. Grâce à l’écriture cyrillique son influence est renforcée et il est l’un des héritages.

[14] Le Caucase est une région d’Eurasie constituée de montagnes qui s’allongent sur 1 200 km, allant du détroit de Kertch (mer Noire) à la péninsule d’Apchéron (mer Caspienne). Le point culminant du Caucase est l’Elbrouz à 5 642 m d’altitude. La géographie européenne considère traditionnellement le Caucase comme marquant la séparation entre l’Europe (au nord) et l’Asie (au sud), mais la géographie géorgienne et arménienne le considère comme entièrement européen et place la limite de l’Europe sur l’Araxe et la frontière turque. Dans un cas comme dans l’autre, il est considéré comme le massif montagneux le plus élevé d’Europe, ses plus hauts sommets étant sur ou au nord de la ligne de partage des eaux principale du Grand Caucase.

[15] Pays d’Afrique de l’Est. Il est limitrophe du Soudan du Sud et de l’Éthiopie au nord, de la Somalie à l’est, de l’Ouganda à l’ouest et de la Tanzanie au sud-ouest. Il est baigné par l’océan Indien au sud-est. La vallée du Grand Rift est souvent désignée comme le « berceau de l’humanité » en raison des nombreux fossiles d’hominidés qui y ont été trouvés. Les plus anciens, des Proconsuls datant du Miocène, ont été découverts sur l’île d’origine volcanique de Rusinga par Louis Leakey. D’autres découvertes indiquent que des hominidés comme Homo habilis et Homo ergaster vécurent au Kenya il y a 2,5 millions d’années. Des peuples venus du nord, parlant une langue couchitique, arrivèrent dans la région aux alentours de 2000 av. jc. À la fin du 1er millénaire, arrivèrent, de l’ouest, des peuples bantous. Enfin, à partir de 1500 apr. jc arrivèrent les peuples de langues nilotiques venus du nord-ouest.

[16] consommation de cadavres d’animaux