Frère de Saint Louis, il reçoit le Maine et l’Anjou, participe à la septième Croisade et, capturé en Égypte, n’est libéré qu’au moyen d’une forte rançon. Il prend la tête de la lutte contre Byzance et accumule les titres : prince d’Achaïe, roi d’Albanie, roi de Jérusalem (1277). Dès 1253, le pape Alexandre IV lui offre de lui inféoder le royaume de Sicile : sénateur de Rome en 1263, il accepte enfin le royaume de Sicile et parvient à abattre successivement Manfred et Conradin. Il va bénéficier désormais de la faveur des papes.
Adoptant Naples pour capitale, il crée dans le royaume une administration française, s’adapte parfaitement aux mœurs du pays, mais, abusé par les apparences, croit son royaume riche et le pressure, et le 30 mars 1282 ont lieu les“ Vêpres siciliennes ”. En ce lundi de Pâques, à Palerme comme dans quelques autres villes de Sicile, les cloches sonnent pour les vêpres. Elles donnent le signal du massacre auxquelles contribuent les émissaires de Pierre III d’Aragon. Les 8 000 Français qui occupent l’île pour y soutenir les prétentions de Charles 1er d’Anjou au trône de Sicile sont passés au fil de l’épée par les Siciliens soutenus par Pierre III qui réussit à s’emparer de l’île en 1282 et forme un royaume concurrent. Charles d’Anjou perd la Sicile au profit des Aragonais il conserve Naples et l’Italie du Sud. La lutte entre les deux souverains demeure indécise et se poursuit après leur mort respective.
