Après une brillante carrière dans la fonction publique et à la suite semble-t-il d’une tragédie familiale, il se retira au monastère de Sainte Glykéria où il rédigea son “Épitomé historion” [1].
Fervent chrétien, partageant les valeurs de l’aristocratie civile, il fut l’un des principaux historiens qui, avec Anne Comnène , Nicéphore Bryenne et Jean Cinnamus , devaient redonner un nouveau souffle à ce genre littéraire au 12ème siècle.
On sait peu de choses sur la vie de Jean Zonaras et les indices qu’il donne dans son œuvre sont d’interprétation hasardeuse.
Issu d’une bonne famille [2]. Son père, Basile, aurait été fonctionnaire avant de se retirer comme abbé du monastère nouvellement fondé de Sainte-Glykéria et de contribuer financièrement à la construction de son église. Ayant reçu une bonne éducation, Jean suivit les traces de son père et devint fonctionnaire.
Très tôt, il rédigea poèmes et discours. Chargé de rédiger un commentaire sur le droit canon, probablement par Alexis 1er, il fut promu protoasecretis [3] puis megas droungarios tes viglas [4]. Dans les années 1130, son épouse et au moins un de ses enfants seraient morts.
Profondément ébranlé par ce deuil et désappointé par la politique de Jean II Comnène, il se retira au monastère de Sainte-Glykéria. Après une période d’abattement et sous la pression de ses amis, il se serait mis à écrire son“ Épitomé historion” vers 1135 et l’aurait terminé vers 1145.
Son œuvre la plus connue est l’Épitomé historion, abrégé de l’histoire du monde de la Création à 1118. Il a également écrit des Commentaires sur les Constitutions apostoliques et les canons des conciles, de même que des ouvrages hagiographiques et des homélies.