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Wichmann II dit le Jeune

samedi 19 mars 2022, par ljallamion

Wichmann II dit le Jeune (vers 930-967)

Membre de la maison saxonne [1] de Billung [2]. Fils de Wichmann 1er l’Ancien et de sa femme Frédérune, probablement une sœur de la reine Mathilde.

Wichmann serait probablement né dans l’actuelle Wichmannsburg dans la résidence de son père.

À la mort de son père en 944, Wichmann le Jeune resta sous la tutelle de son oncle Hermann. Lorsqu’il atteint sa majorité, il obtint le titre de comte en Angrie, bien que son comté précis soit méconnu.

Élevé à la cour d’Otton 1er jusqu’à peu après la mort de sa mère, Wichman se lia d’amitié avec le fils du roi, Liudolf, duc de Souabe [3] depuis 950.

En 953, il participa à la rébellion de Liudolf contre Otton, combattant les troupes saxonnes durant le siège de Mayence [4], par laquelle il a recréé le fief de son père avec Hermann, son oncle, qui avait entre-temps été nommé princeps de Saxe.

Wichmann fut capturé et Otton empêcha que son châtiment soit trop sévère, contrairement à la volonté d’Hermann. Il fut libéré en 954, mais il n’a pas été inclus dans le règlement général qui a suivi la révolte.

Wichmann et son frère Egbert le Borgne, se sentant privé de leur héritage, maraudèrent la Saxe et, en 955, arrivèrent sur les terres abodrites [5] à Liubice [6], où ils fomentèrent une révolte avec le prince Nako que le roi Otton fit taire lors de la bataille de Raxa [7].

Les jeunes Billung fuirent alors pour la Cour du duc Hugues le Grand de Francie occidentale [8]. Quand Hugues mourut l’année suivante, Wichmann dut retourner en Allemagne ; il fut pardonné par le roi Otton après lui avoir renouvelé sa loyauté. Il resta un opposant à son oncle Hermann, l’attaquant plusieurs fois jusqu’à ce qu’il soit contraint de battre en retraite vers les territoires slaves des Lutici [9], où il fut toléré par le margrave [10] Gero .

En 963, Wichmann était un hors-la-loi à la tête de Slaves occidentaux [11] combattant le duc Mieszko 1er de Pologne, le battant par 2 fois et recevant un tribut. Pendant une brève interlude, il fut autorisé à retourner en Allemagne, sur les terres de sa femme, mais fut exilé une nouvelle fois par son oncle Hermann durant la seconde campagne italienne de Otton.

En 967, il fut vaincu, ainsi que ses Poméraniens, dans la ville de Wolin [12] après une alliance de Mieszko et du duc Boleslav 1er de Bohême . Wichmann fut tué au combat.

Les terres de Wichmann furent confisquées par Otton et divisée en deux, une moitié revenant au monastère Saint-Michael* fondé par Hermann Billung à Lüneburg, et l’autre revenant au couvent Keminada* (près de Bodenwerder) sur la Weser*

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Wichmann the Younger »

Notes

[1] Le duché de Saxe était un duché médiéval couvrant la plus grande partie du nord de l’Allemagne. Il s’étendait sur les états allemands contemporains de Basse-Saxe, Rhénanie-du-Nord-Westphale, Schleswig-Holstein, Saxe-Anhalt et des parties de la Saxe. Le duc Henri le Lion occupa la région déserte de Mecklembourg Poméranie occidentale. Les Anglo-Saxons avaient quitté cette dernière zone pour l’Angleterre.

[2] Les Billung sont une famille princière de la noblesse saxonne, les descendants du duc Hermann 1er qui accède en 936 au service de la dynastie ottonienne. Ils règnent sur la Saxe jusqu’en 1106, date à laquelle le dernier souverain Magnus meurt sans héritier mâle. La famille tire son nom d’un ancêtre légendaire dont le nom figure dans l’obituaire du monastère de Saint-Michel à Lunebourg qui ne date toutefois au plus que du 13ème siècle.

[3] La Souabe est une région historique d’Allemagne. Au haut Moyen Âge, le royaume d’Alémanie regroupait de nombreux petits royaumes sur le territoire des Alamans. Ceux-ci sont soumis par les Francs sous Clovis 1er et Théodebert 1er. À partir du début du 6ème siècle, l’Alémanie est un duché sous le contrôle des Francs, jusqu’à ce qu’il soit dissous en 746 en raison du Massacre de Cannstatt. En 829, le royaume de la Souabe se forme sur le même territoire, qui est attribué à Louis II le Germanique et donc à la Francie orientale dans le traité de Verdun en 843. Après la réforme des comtés dans la Francie orientale, le Duché de Souabe est alors formé en 915 ; il s’étendait alors des Vosges dans l’ouest jusqu’au Lech dans l’est et à Chiavenna, aujourd’hui en Italie, dans le sudLa Souabe est une région historique d’Allemagne. Au haut Moyen Âge, le royaume d’Alémanie regroupait de nombreux petits royaumes sur le territoire des Alamans. Ceux-ci sont soumis par les Francs sous Clovis 1er et Théodebert 1er. À partir du début du 6ème siècle, l’Alémanie est un duché sous le contrôle des Francs, jusqu’à ce qu’il soit dissous en 746 en raison du Massacre de Cannstatt. En 829, le royaume de la Souabe se forme sur le même territoire, qui est attribué à Louis II le Germanique et donc à la Francie orientale dans le traité de Verdun en 843. Après la réforme des comtés dans la Francie orientale, le Duché de Souabe est alors formé en 915 ; il s’étendait alors des Vosges dans l’ouest jusqu’au Lech dans l’est et à Chiavenna, aujourd’hui en Italie, dans le sud

[4] Mayence fut, de 1619 à 1918, une forteresse et une ville de garnison. La présence des militaires et les fortifications étendues ont fortement marqué la vie des citoyens mayençais. En raison de sa position stratégiquement favorable, Mayence a joué un grand rôle dans le passé : d’un côté à l’autre de la frontière, on l’appelait le boulevard de la France ou das Bollwerk Deutschlands. La citadelle, une place forte érigée vers l’an 1619, fut transformée au cours des siècles en une véritable forteresse par les archevêques de Mayence. En particulier, Mayence fut successivement forteresse fédérale puis forteresse impériale. Plusieurs casernes et ouvrages de fortification subsistent encore aujourd’hui en ville. De nombreux noms de rue renvoient au passé de ville-forteresse. La citadelle de Mayence, principal vestige de la forteresse, est considérée comme un des édifices historiques importants de la métropole rhénane.

[5] Les Abodrites ou Obodrites, Obotrites sont une confédération tribale slave établie au 6ème siècle dans les régions connues aujourd’hui sous le nom de Holstein et de Mecklembourg, au Nord-Est de l’Allemagne. Sa capitale est Luibice, l’actuelle Lübeck. À partir de 1147, les Abodrites deviennent la cible de croisades avant d’être intégrés au Saint Empire romain germanique en 1164. La confédération abodrite est composée de trois tribus principales : les Wagriens, les Polabes et les Abodrites à proprement parler. Elle est gouvernée par un roi, mais les familles nobles ont un pouvoir très important.

[6] Lübeck

[7] La bataille sur la rivière Raxa s’est déroulée le 16 octobre 955 pour le contrôle de la marche de Billung (dans l’actuel Mecklenburg-Vorpommern, nord-est de l’Allemagne) entre les forces d’ Otton 1er d’Allemagne alliées aux Rani tribu d’un côté, et la fédération Obotrite sous Nako et son frère Stoigniew avec leurs voisins slaves alliés et tributaires de l’autre. La victoire allemande sur les Slaves fait suite à la victoire d’août au Lechfeld sur les Magyars et marque le point culminant du règne d’Otton.

[8] La Francie occidentale est le royaume que reçut le carolingien Charles le Chauve (840-877) lors du partage de Verdun, en 843. Il s’agit des anciennes régions de Neustrie et d’Aquitaine, avec la partie ouest de l’Austrasie et le nord de la Bourgogne, autrement dit, la France des quatre fleuves. Cette partie apparaît vite comme la seule Francie, puisqu’au 10ème siècle, la Francie orientale devient Germanie puis l’Empire germanique. Cette Francie politique disparaît alors du vocabulaire pour devenir simplement France ou royaume des Francs

[9] Les Lutici (connus par diverses variantes orthographiques) sont une fédération de tribus slaves occidentales (les Wendes) qui, entre les 10ème et 12ème siècles, vivaient dans ce qui est aujourd’hui le nord-est de l’Allemagne. Au moins en partie, ils étaient une continuation de la confédération des Vélètes du 8ème siècle. À la différence des ethnies voisines, ils n’ont créé aucun État féodal et s’opposaient à la christianisation.

[10] Le titre de margrave était donné aux chefs militaires des marches (ou mark), dans l’empire carolingien, puis à certains princes du Saint Empire romain germanique. Le titre équivalent en français est marquis. Le margraviat est la juridiction sur laquelle il a autorité.

[11] probablement des Poméraniens

[12] Wolin est une île de 245 km² appartenant à la Pologne et située dans le sud de la mer Baltique, au large de la côte poméranienne. Avec l’île d’Usedom dont elle est séparée par le détroit de Świna, elle ferme la lagune de Szczecin. Elle est séparée du continent par le détroit de Dziwna (au-dessus duquel passe un pont) et par les baies de Kamieński et de Szczecin.