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Hugues II de Campdavaine ou Campdavesne

samedi 30 octobre 2021, par ljallamion

Hugues II de Campdavaine ou Campdavesne (mort en 1130 ou 1131) Comte de Saint-Pol de 1083 à 1118

Fils de Hugues 1er et de Clémence. Le pape Grégoire VII, le 25 novembre 1078, qualifia les trois fils d’Hugues, comtes de Saint-Pol [1].

Ayant accompagné avec Enguerrand, son fils en 1096, Robert Courteheuse, duc de Normandie [2], à la première croisade [3], il se distingua au siège d’Antioche [4]. Il monta parmi les premiers à l’assaut de Jérusalem [5]. Il perdit son fils, qui fut tué devant Marah [6]. Ils furent les héros de la chanson de geste La chanson d’Antioche composée au commencement du 12ème siècle par le pèlerin Richard.

À son retour, il prit les armes pour le comte de Hainaut [7] contre Robert II, comte de Flandre [8]. Il eut aussi à combattre le successeur de Robert II, Baudouin à la Hache.

En 1115, ce dernier lui prit le château d’Encre [9], dont il fit don à Charles Ier de Flandre, son cousin. En 1117, ce fut le château de Saint-Pol [10] qui lui fut enlevé. Mais, peu de temps après, il lui rendit ce dernier à la requête Eustache III comte de Boulogne.

Après la mort de Baudouin à la Hache, il entra dans la ligue formée par Clémence de Bourgogne, la veuve de Robert II, ayant pour but d’exclure Charles du comté de Flandre, et d’y mettre à sa tête Guillaume d’Ypres.

Charles triompha de tous les confédérés et étant entré dans le comté de Saint-Pol, il en rasa toutes les forteresses et contraignit le comte à lui demander la paix. Elle lui fut accordée à condition de rentrer dans la mouvance de la Flandre dont ses prédécesseurs s’étaient affranchis.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Jean Baptiste François Hennebert, Histoire générale de la province d’Artois

Notes

[1] Le comté de Saint-Pol (Saint-Pol-sur-Ternoise) correspond au pays du Ternois, région comprise dans le département du Pas-de-Calais entre l’Artois et la Picardie. Il tire son nom de sa capitale, Saint-Pol-sur-Ternoise, qui était à son origine une forteresse composée de deux châteaux très élevés, séparés par un fossé large et profond.

[2] Le duché de Normandie est un duché féodal du royaume de France qui a existé de 911 à 1469, d’abord comme principauté largement autonome, puis après sa conquête par le roi de France en 1204, comme partie du domaine royal ou comme apanage. Louis XI supprime le duché en 1469. Toutefois, il subsiste pour sa partie insulaire (les îles Anglo-Normandes) comme dépendance de la couronne britannique. Le duché de Normandie fait partie, comme l’Aquitaine, la Flandre ou la Catalogne, de ces principautés qui émergent au milieu du Moyen Âge avec l’affaiblissement du pouvoir royal carolingien.

[3] La première croisade s’est déroulée de 1096 à 1099 à la suite, entre autres, du refus intervenu en 1078 des Turcs Seldjoukides de laisser libre le passage aux pèlerins chrétiens vers Jérusalem. Cette croisade s’achève par la prise de Jérusalem et la création du royaume chrétien de Jérusalem.

[4] La principauté d’Antioche, dont le territoire est en Turquie et en Syrie, était l’un des États latins d’Orient constitué lors des croisades (1098-1268).

[5] Ville du Proche-Orient que les Israéliens ont érigée en capitale, que les Palestiniens souhaiteraient comme capitale et qui tient une place centrale dans les religions juive, chrétienne et musulmane. La ville s’étend sur 125,1 km². En 130, l’empereur romain Hadrien change le nom de Jérusalem en « AElia Capitolina », (Aelius, nom de famille d’Hadrien ; Capitolina, en hommage au dieu de Rome, Jupiter capitolin) et il refonde la ville. Devenue païenne, elle est la seule agglomération de la Palestine à être interdite aux Juifs jusqu’en 638. Durant plusieurs siècles, elle est simplement appelée Aelia, jusqu’en 325 où Constantin lui redonne son nom. Après la conquête musulmane du calife Omar en 638, elle devient Iliya en arabe, ou Bayt al-Maqdis (« Maison du Sanctuaire »), équivalent du terme hébreu Beit ha-Mikdash (« Maison sainte »), tous deux désignant le Temple de Jérusalem, ou le lieu du voyage et d’ascension de Mahomet, al-Aqsa, où se situait auparavant le temple juif

[6] Maarat al-Nouman est une ville de Syrie sur la route d’Alep à Hama, dans la province d’Idleb. Appelée Arra dans l’antiquité, c’est le site d’une forteresse utilisée au temps des croisades et connue sous le nom de La Marre. Son nom actuel est la combinaison de son nom traditionnel et du nom de son premier gouverneur musulman Nou’man ibn Bachir, un des compagnons du prophète Mahomet.

[7] Le comté de Hainaut ou Hainau est un ancien comté qui relevait du Saint Empire romain germanique, qui se trouvait en bordure du royaume de France. Le traité de Meerssen en 870 attribue le comté de Hainaut à Charles le Chauve, qui en fait en 877 un fief héréditaire de la couronne de France. Il en confia probablement le gouvernement à un certain Enguerrand, probablement originaire de Flandre. La prise de possession de la Lotharingie par Louis le Jeune en 880 dut mettre fin à cet interim.

[8] Le comté de Flandre a été un pagus carolingien, puis l’une des principautés du royaume de France, particulièrement impliquée dans les conflits franco-anglais, aux frontières et à l’influence durement disputées depuis sa création au 9ème siècle jusqu’en 1384, date de la mort du comte Louis de Male. Le comté, possédé par la Maison de Flandre de 863 jusqu’à la mort de la dernière comtesse, Marguerite de Constantinople, en 1280, puis par la Maison de Dampierre-Flandre, puis devenu l’une des possessions de la Maison capétienne de Bourgogne en 1385, devint alors l’un des principaux centres des États bourguignons. Après la Guerre de succession de Bourgogne il fut ensuite progressivement intégré aux Pays-Bas bourguignons et fut finalement détaché du royaume de France par le Traité de Madrid en 1526 en faveur des Habsbourg d’Espagne. Louis XIV en reconquit une partie sur les Espagnols. Le comté cessa d’exister en 1795 après la conquête des Pays-Bas autrichiens par les Français. Le territoire de ce comté correspond approximativement aux provinces belges actuelles de Flandre-Occidentale et de Flandre-Orientale, à l’ouest de la province de Hainaut (arrondissements de Tournai et Mouscron), plus la partie de la province d’Anvers située à l’ouest de l’Escaut, la Flandre zélandaise et la région historique de Flandre française (région de Lille, Dunkerque, Hazebrouck, Douai,…).

[9] Albert dans la Somme

[10] Saint-Pol-sur-Ternoise est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais