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Henri de Blois (vers 1096/1100-1171)

samedi 2 octobre 2021, par ljallamion

Henri de Blois (vers 1096/1100-1171)

Abbé de Glastonbury à partir de 1126-Évêque de Winchester en 1129-Légat papal d’Angleterre

Plus jeune fils d’Étienne comte de Blois [1]-Chartres [2], et d’Adèle d’Angleterre fille de Guillaume le Conquérant.

Dès son plus jeune âge, il part au monastère de Cluny, le plus important de son temps, où il devient moine. Il est possible qu’il ait été ensuite brièvement prieur du petit prieuré clunisien de Montacute [3] dans le Somerset [4].

En 1126, Henri est nommé abbé de Glastonbury [5] grâce à l’appui de son oncleHenri 1er d’Angleterre. Il y est particulièrement actif, notamment pour récupérer les terres de l’abbaye usurpées par des propriétaires voisins. Trois ans après, il devient évêque de Winchester [6], l’un des plus hauts postes ecclésiastiques de l’Angleterre médiévale. Il est consacré le 17 novembre 1129. Il conserve l’abbatiat de Glastonbury, qu’il refuse de rendre au grand dam des ordres réformateurs, et restera son abbé jusqu’à sa mort.

Il est souvent présent à la cour royale, et en 1131, il fait partie des ecclésiastiques qui font serment d’accepter Mathilde l’Emperesse, la fille du roi, comme son successeur au trône d’Angleterre.

Il est un acteur capital dans l’obtention du trône anglais pour son frère, Étienne de Blois, après la mort d’Henri 1er. C’est grâce à lui qu’Étienne obtient l’approbation de l’évêque Roger de Salisbury, le chef de l’administration, et de Guillaume du Pont de l’Arche, le gardien du trésor royal. Il parvient alors à obtenir de son frère des garanties pour l’autonomie de l’Église, dans la charte des libertés d’Oxford en 1136 et Étienne promet d’être un souverain modèle envers l’Église.

Dès 1136, il obtient la nomination de l’un de ses anciens administrateurs de Glastonbury, Robert de Lewes, à l’évêché de Bath [7]. Cette même année, il est au siège d’Exeter [8] tenu par les troupes de Baudouin de Reviers. Après la reddition de la garnison, son frère lui confie la garde du château et de la région environnante.

il espérait sans doute pouvoir peser sur la politique anglaise. Mais Étienne est influencé par la puissante famille de Beaumont [9]. Les frères jumeaux Robert de Beaumont, 2ème comte de Leicester [10], et Galéran IV, comte de Meulan [11], utilisent leur influence pour faire élire l’abbé Thibaut du Bec à l’archiépiscopat de Cantorbéry [12] en décembre 1138. Henri avait la garde de l’archevêché depuis la mort de Guillaume de Corbeil en août 1136, et espérait bien obtenir le poste pour lui-même.

Toutefois, il est très probable que la nomination de Thibaut du Bec à l’archevêché fait partie d’un accord passé en Angleterre avec le légat du pape [13] présent à l’élection. En effet, peu après son retour à Rome, le pape Innocent II nomme Henri légat papal de toute l’Angleterre, avec autorité sur l’archevêque.

En juin 1139, Étienne fait arrêter l’évêque Roger de Salisbury, le chancelier du royaume [14], et ses neveux les évêques d’Ely [15] et de Lincoln [16]. Henri de Blois convoque son frère devant la cour qu’il tient en tant que légat, en août 1139. Le roi est accusé de ne pas avoir tenu sa promesse sur les libertés cléricales et doit répondre de cette accusation. Étienne arrive à écarter les charges qui pèsent sur lui, mais ses arrestations lui ont attiré l’hostilité du clergé. Le seul point positif pour Henri de Blois est que son frère a reconnu l’autorité de sa cour.

En septembre 1139, Mathilde l’Emperesse débarque en Angleterre pour venir y contester le trône à Étienne d’Angleterre, son cousin. Dans la guerre civile qui s’ensuit, Henri poursuit une politique indépendante grâce à sa position très favorable de légat, mais seulement jusqu’en 1143. Il sert d’ailleurs de médiateur entre Robert de Gloucester et son frère pour obtenir un sauf-conduit à l’Emperesse, puis il l’escorte jusqu’à Bristol [17]. Il convainc son frère qu’il est mieux de contenir ses ennemis en un seul endroit du royaume. L’année suivante, il œuvre en vain pour la paix en réunissant les deux partis à Bath à l’été.

La défaite et la capture d’Étienne à la bataille de Lincoln [18] en février 1141, le contraint à s’entendre avec Mathilde l’Emperesse. Elle reconnaît son autorité sur le clergé anglais, et en retour il la reconnaît comme Dame des Anglais. Il la reçoit lors d’une cérémonie dans sa cathédrale où elle est accompagnée par une procession d’évêques et d’abbés. Il se prépare à la couronner à Westminster, mais son refus de faire définitivement la paix avec Étienne d’Angleterre et son fils Eustache pousse Henri de Blois à s’éloigner d’elle. Fin juin 1141, elle est chassée de Londres par ses habitants alors qu’elle attend de se faire couronner.   Henri change alors de camp. Fin juillet, l’Emperesse prend la décision de marcher sur Winchester pour forcer l’évêque à la couronner. Elle vient l’assiéger dans son château. Une armée menée par l’épouse d’Étienne, Mathilde de Boulogne, vient à son secours et défait les partisans de l’Emperesse. Dans la fuite, le commandant militaire et demi-frère de l’Emperesse, Robert de Gloucester, est capturé. Cela conduit en novembre 1141 à un échange de prisonnier entre les deux camps, que Henri de Blois et Thibaut du Bec sont chargés de négocier.

Les actions d’Henri durant l’année 1141 lui attirent les foudres des deux camps. Les royalistes se sentent trahis par son revirement au profit de l’Emperesse, et le parti angevin de cette dernière lui reproche de l’avoir déserté au moment fatidique. Brian FitzCount lui envoie une lettre en forme de réprimande cinglante sur les vertus de la constance. Selon lui, l’évêque est responsable, par ses actions, du prolongement de la guerre civile. Il le défie d’ailleurs en duel.

À la mort d’Innocent II le 24 septembre 1143, il perd sa mission de légat. Il essaie alors, sans succès de la faire renouveler ou de faire transformer son évêché en archevêché. Henri use ensuite de son pouvoir pour confirmer Guillaume FitzHerbert , comme archevêque d’York [19] en 1143, mais celui-ci est suspendu puis déposé par Eugène III en 1147. Il devient de plus en plus contesté, à la curie, et en 1148, il se voit reprocher d’être à l’origine de la tentative de son frère Étienne d’empêcher les évêques anglais de participer au concile de Reims [20]. Il est alors menacé de suspension, et doit aller à Rome s’expliquer devant le nouveau pape, le cistercien Eugène III, ce qu’il fait avec succès. Sur le chemin du retour, il passe quelque temps à Cluny où il avait commencé sa carrière ecclésiastique.

Il joue un rôle important dans les négociations du traité de Wallingford [21], qui établit la paix entre Étienne d’Angleterre et le futur Henri II Plantagenêt. Ce dernier est le fils de Mathilde l’Emperesse, et il a repris la lutte pour le trône à son compte. Étienne meurt en octobre 1154, et Henri de Blois est présent à la cérémonie de couronnement d’Henri II. Henri II, arrivé au pouvoir, met en place la politique annoncée dans le traité. L’évêque de Winchester comprend que son influence en tant que seigneur séculier va être considérablement réduite. En effet, du temps de son frère, il était de facto comte du Hampshire [22]. Les châteaux qu’il avait fortifiés dans ce comté sont confisqués ou détruits.

Il se retire alors à Cluny pendant au moins 2 ans. Quelque temps plus tôt, il avait d’ailleurs offert une somme d’argent à l’abbaye en profitant du passage en Angleterre de son abbé Pierre le Vénérable. C’est l’archevêque de Cantorbéry Thibaut du Bec qui obtient son retour dans le royaume, lui rappelant qu’il manque à ses devoirs. Il est restauré dans la faveur royale en 1158 et se voit confier un rôle de conseiller.

En 1162, il préside à l’élection et l’ordination de Thomas Becket à la fonction d’archevêque de Cantorbéry. Toutefois, il ne joue plus aucun rôle dominant dans l’histoire de l’Angleterre. Pendant l’affaire Becket, Henri sait rester en bons termes avec les deux camps. Au concile de NorthamptonNorthampton est une ville du Northamptonshire dans les Midlands de l’Est, en Angleterre. Située sur la rive nord de la rivière Nene, la ville est située à 108 km au nord de Londres et à 80 km au sud-est de Birmingham., il prononce le jugement de confiscation des terres de Becket pour ne pas avoir répondu à une convocation royale. Il semble qu’il ait désapprouvé l’extrémisme de Becket lorsqu’il soutient l’arbitrage papal de 1166-1167, mais il garde contact avec lui lors de son exil, le mettant au courant des affaires politiques du pays.

Sa santé décline à partir de 1166, et il devient aveugle sur la fin de sa vie. À la veille de sa mort, dans son palais de Wolvesey, Henri de Blois est demeuré provoquant à l’égard d’Henri II, lui reprochant la mort de Becket l’année précédente. Il meurt le 8 ou le 9 août 1171, et est inhumé dans la cathédrale de Winchester [23]. Pratiquement toutes ses richesses sont distribuées à des causes charitables.

Il fonde l’hôpital de la Sainte-Croix de Winchester, le collège de Marwell [24], et réforme la vieille église collégiale de Christchurch [25], la transformant en un prieuré augustin vers 1150.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Christopher Tyerman, « Henry of Blois », dans Who’s Who in Early Medieval England, 1066-1272, Éd. Shepheard-Walwyn, 1996 (ISBN 0856831328).

Notes

[1] Le comté de Blois est un ancien comté du Nord de la France. Le comté de Blois était une juridiction féodale du Royaume de France née vers 900. Le premier vicomte est Garnegaud, décédé en 906. Son successeur était le chevalier bourguignon Thibaud l’Ancien qui reçut également la vicomté de Tours en 908 et en 940, il devint vicomte de Blois et de Tours. Il mourut en 943 et son fils Thibaut le Tricheur prend le titre de Comte de Blois et s’empare du comté de Chartres. Son fils Eudes 1er devient Comte de Blois et de Chartres, de Tours, de Châteaudun, de Provins et de Reims. Son fils Thibaut II lui succède de 996 à 1004 . Son frère Eudes II rajoute à son domaine le comté de Meaux et le comté de Troyes. Il meurt en 1019, date à laquelle les domaines sont divisés. La dynastie continua jusqu’à la mort de Thibaut VI, donnant le comté à sa fille Marguerite de Blois. Le comté passe alors dans la Maison d’Avesnes puis de Blois-Châtillon. En 1397, le comté est intégré au Duché d’Orléans par manque de descendance.

[2] Terre à proximité de la Normandie, le Chartrain a été au cours des 9ème et 10ème siècles secoué par les invasions et guerres normandes, notamment en 858 et en 911. Pour fixer les populations normandes et mettre ainsi un terme au saccage des terres du royaume, Carloman fait le chef viking Hasting « comte de Chartres » en 882, après l’avoir battu en 879. Sitôt comte, Hasting vend sa possession en 886. Vassal du duc des Francs Hugues le Grand, un certain Thibaud de Blois profite de la jeunesse de l’héritier au titre ducal pour s’ériger en « comte de Blois » vers 960 alors que son père en était le vicomte. Bientôt, les terres personnelles du comte sont augmentées du comté de Chartres ainsi que la vicomté de Châteaudun. Le titre reste dans les mains de la famille de Thibault jusqu’en 1286, date à laquelle le comté est de nouveau fondu dans le domaine royal.

[3] Montacute est un village du comté du Somerset, en Angleterre.

[4] Les titres de comte et duc de Somerset ont été créés plusieurs fois dans la pairie d’Angleterre. Ils sont relatifs au comté de Somerset, et ont été liés à deux familles, les Beaufort et les Seymour. Le seul titre subsidiaire du duc est baron Seymour, qui est utilisé comme titre de courtoisie par son fils aîné.

[5] L’abbaye de Glastonbury, située en Angleterre, dans le Somerset, prétend être la plus ancienne église hors sol (par opposition aux cryptes et autres catacombes) au monde, datant l’établissement de la communauté de moines en 63, au moment de la visite légendaire de Joseph d’Arimathie, qui y aurait apporté le Saint-Graal et aurait planté l’aubépine de Glastonbury, arbrisseau fleurissant à Noël et en mai.

[6] L’évêque de Winchester est à la tête du diocèse anglican de Winchester, dans la province de Cantorbéry. Il s’agit d’un des sièges épiscopaux les plus anciens et les plus prestigieux d’Angleterre, et son titulaire est automatiquement membre de la Chambre des Lords. Il est aussi prélat de l’Ordre de la Jarretière.

[7] Bath est une ville du comté de Somerset, au sud-ouest de l’Angleterre. Elle se situe à 180 km à l’ouest de Londres et à 25 km au sud-est de Bristol. Edgar d’Angleterre fut proclamé roi à l’abbaye de Bath en 973.

[8] Exeter est le chef-lieu du comté de Devon, Angleterre, Royaume-Uni. La ville est située au nord-est de Plymouth.

[9] La famille normande des Beaumont, fait partie des grandes familles baronniales anglo-normandes qui s’enracinèrent en Angleterre après la conquête normande.

[10] Le titre de comte de Leicester fut créé au 12ème siècle dans la pairie d’Angleterre (aujourd’hui éteinte), et est dorénavant un titre de la pairie du Royaume-Uni, créée en 1837. Le siège du comte est à Holkham Hall, près de Wells-next-the-Sea (Norfolkshire).

[11] Le comté de Meulan était au Moyen Âge un comté d’Île-de-France. Le comté était à l’origine une vicomté qui s’est peut-être émancipée du comté de Vexin. Peu avant 1015, son titulaire, Galeran est nommé dans une lettre de Fulbert de Chartres, comte alors que son père Hugues possédait le titre de vicomte à la fin du 10ème siècle. Assis de part et d’autre de la Seine, le comté était minuscule, s’étendant essentiellement de cinq kilomètres autour de sa capitale. Toutefois, il occupait une situation stratégique entre Mantes et Poissy. À Meulan, une île enserrée par la Seine avait facilité la création d’un pont qu’un château défendait. Les voisins s’intéressèrent donc à ce modeste territoire. Les comtes basculèrent souvent dans leurs alliances, privilégiant d’abord la maison de Blois puis alternant entre le soutien au duc de Normandie et au roi de France.

[12] L’archevêque de Cantorbéry est, après le Gouverneur suprême de l’Église d’Angleterre (c’est-à-dire le monarque du Royaume-Uni), le chef de l’Église d’Angleterre et de la Communion anglicane.

[13] Le légat apostolique, ou plus communément légat du pape, ou légat pontifical, est un représentant extraordinaire du pape chargé d’une mission spécifique, généralement diplomatique. Il se distingue en cela du nonce apostolique qui est un ambassadeur permanent du Saint Siège auprès des gouvernements étrangers.

[14] L’origine de l’office du Lord Chancelier remonte à la Monarchie carolingienne, dans laquelle un Chancelier agissait comme gardien du Sceau royal. En Angleterre, la fonction date au moins de la Conquête normande de l’Angleterre en 1066. Le Chancelier dirigeait la chancellerie. Autrefois, le Lord Chancelier était presque toujours un membre du clergé, comme au Moyen Âge, ils étaient les rares hommes lettrés du Royaume. Le Lord Chancelier avait alors de multiples fonctions : il était le gardien du Grand Sceau, le chapelain en chef du roi, et son conseiller dans les affaires spirituelles et temporelles. Ainsi, la position est devenue l’une des plus importantes du gouvernement. Il a été seulement devancé au sein du gouvernement par le Lord Justicier (Lord Justiciar), désormais obsolète. En tant que ministre du Roi, le Lord Chancelier assistait à la Curia Regis (Cour du Roi). S’il était un évêque (bishop), il recevait un acte d’assignation à comparaître ; s’il était un ecclésiastique de degré inférieur ou un laïc, il y assistait sans acte d’assignation. La Curia Regis a ensuite évolué pour former le Parlement, et le Lord Chancelier devint le prolocutor de la chambre supérieure, la Chambre des Lords. Comme cela a été confirmé par un statut au cours du règne de Henri VIII, le Lord Chancelier pouvait présider la Chambre des Lords sans être un Lord lui-même. Les devoirs judiciaires du Lord Chancelier ont également évolués depuis la Curia Regis.

[15] Le diocèse d’Ely est un diocèse anglican de la Province de Cantorbéry. Il s’étend sur le Cambridgeshire (à l’exception de Peterborough et de ses alentours, qui relèvent du diocèse de Peterborough) et sur l’ouest du Norfolk. Son siège est la cathédrale d’Ely.

[16] Le diocèse de Lincoln est un diocèse anglican de la Province de Cantorbéry. Son siège est la cathédrale de Lincoln. C’est l’un des plus anciens diocèses d’Angleterre, fondé en 678. Il se divise en 23 archidiaconés.

[17] Bristol est une ville britannique située dans le sud-ouest de l’Angleterre, sur la rivière Avon marquant traditionnellement la frontière entre les comtés de Gloucestershire et le Somerset.

[18] La bataille de Lincoln ou première bataille de Lincoln se déroule le 2 février 1141. Cet événement est un épisode important d’une période sombre de l’Histoire de l’Angleterre, la guerre civile entre Étienne d’Angleterre et Mathilde l’Emperesse. À l’issue de cette bataille, le roi Étienne est capturé, puis emprisonné et déposé.

[19] L’archevêque d’York est le troisième personnage de l’Église d’Angleterre, après le gouverneur suprême de l’Église d’Angleterre (c’est-à-dire le monarque) et l’archevêque de Cantorbéry (le primus inter pares de tous les primats anglicans).

[20] Au concile de Reims 22 mars 1148, le pape Eugène III continue la réforme de Grégoire VII. Éon de l’Étoile, condamné par le concile, est arrêté et soumis à la question. Le sentiment Gilbert de la Porrée sur l’essence divine est condamné et ses écrits lacérés. Le pape présidait devant plus de 400 évêques.

[21] Le traité de Wallingford est un accord conclu le 6 novembre 1153 entre le roi Étienne d’Angleterre et Henri Plantagenêt, duc de Normandie, comte d’Anjou et du Maine, fils de Mathilde l’Emperesse et futur Henri II d’Angleterre. Le traité mit fin à la guerre civile créée par la dispute pour la couronne d’Angleterre qui durait depuis 1135. Il est parfois aussi appelé traité de Winchester ou traité de Westminster, car bien qu’initié à Wallingford, il a été formellement écrit à Winchester et finalisé à l’abbaye de Westminster.

[22] Le Hampshire, abrégé Hants, est un comté du sud de l’Angleterre.

[23] La cathédrale de Winchester située à Winchester dans le Hampshire est une cathédrale anglaise. La longueur de sa nef en fait la plus grande cathédrale gothique européenne. Elle est dédiée à la Sainte-Trinité, aux apôtres Pierre et Paul et à l’évêque de Winchester, Swithun. Elle est le siège du diocèse de Winchester. Construite en style roman après la Conquête normande de l’Angleterre, elle a subi de nombreuses modifications en style gothique primitif, décoré et perpendiculaire. Important centre d’enluminures, son scriptorium a produit la Bible de Winchester, c’est aussi le lieu de sépulture de plusieurs rois.

[24] au sud de Winchester

[25] Christchurch est une ville et un borough du Dorset sur la côte de la Manche, voisin de Bournemouth à l’ouest et avec la région New Forest à l’est.