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Guillaume III de Toulouse dit Taillefer

samedi 10 avril 2021, par ljallamion

Guillaume III de Toulouse dit Taillefer (vers 975-1037)

Comte de Toulouse, d’Albi et du Quercy de 978 à 1037

Fils de Raymond V, comte de Toulouse [1], et d’Adélaïde d’Anjou. Ses parents se sont mariés en 975, il naît peu après et sa mère se remarie en 982 avec le futur Louis V mais divorce en 984 et Adélaïde se remarie pour la 4ème fois avec Guillaume 1er le libérateur, comte de Provence [2].

Il a de nombreux litiges avec l’Église et tente de s’approprier ses biens : avec l’abbaye de Lézat [3], à qui il est obligé de rendre les biens usurpés entre 1015 et 1025. Le pape Jean XIX lui ordonne d’interdire à ses vassaux de piller les terres de Moissac [4], un litige qui ne trouve sa conclusion qu’avec son fils Pons qui en fit don à Cluny.

En 1018, son demi-frère Guillaume II de Provence est tué au siège de Fos, laissant trois enfants mineurs, Guillaume IV de Provence , Foulques Bertrand , Geoffroi 1er de Provence . D’autres seigneurs se révoltent et Adélaïde d’Anjou, inquiète du sort de ses petits-fils, lui demande son aide. Il est lui-même marié en secondes noces à une comtesse de Provence d’une autre branche familiale et Guillaume, accompagné du comte de Besalù [5], Bernad, qui se noie en traversant le Rhône, intervient de 1021 à 1023 au secours de ses neveux et soumet les seigneurs révoltés.

Guillaume devient le prince le plus puissant du midi de la France à une époque où l’influence du roi de France, devenu capétien, recule dans la région. Il porte le titre de marchio prefatus à pago Tholosano [6].

Par sa seconde épouse, il étend son influence vers l’actuel Languedoc [7] et la Provence. Mais il est en même temps obligé de céder du pouvoir dans sa propre ville de Toulouse et de renoncer aux taxes sur les marchés de la ville, sur la demande d’un conseil de nobles et de religieux locaux.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en allemand intitulé « Wilhelm III. (Toulouse) »

Notes

[1] Le comté de Toulouse est un ancien comté du sud de la France, dont le titulaire était l’un des six pairs laïcs primitifs. Le comté de Toulouse est créé en 778 par Charlemagne, au lendemain de la défaite de Roncevaux, afin de coordonner la défense et la lutte contre les Vascons et intégré dans le royaume d’Aquitaine, lorsque celui-ci est créé trois ans plus tard.

[2] Le comté de Provence est la continuité du comté d’Arles. Les rois de Bourgogne et de Provence avaient en effet confié l’administration de leur royaume à des comtes qui s’intitulèrent comtes d’Arles.

[3] L’abbaye, Saint Antoine et Saint Pierre, est une ancienne abbaye bénédictine de l’ordre de Cluny fondée vers 950 par Aton de Benoît, vicomte de Béziers située à Lézat-sur-Lèze, Ariège. L’abbatiale est devenue l’église Saint Jean-Baptiste et ce qui reste de l’abbaye est occupé par la mairie de Lézat-sur-Lèze.

[4] Moissac est une commune française située dans le département de Tarn-et-Garonne,

[5] Le comté de Besalú est un des comtés catalans du Moyen Âge créé sans doute en 988. Il recouvrait un territoire dont les limites recoupaient approximativement le territoire de l’ancien pagus de Besalú et faisait partie à l’origine de la Marche d’Espagne. Il s’organisait autour de la ville de Besalú et s’étendait alors sur la Garrotxa et une partie du Ripollès, jusqu’à Agullana et Figueres, et l’Alt Empordà, le Banyoles et le Gironès. En 1111, à la suite de la disparition du dernier représentant de la dynastie comtale de Besalú, le comté est intégré dans les domaines du comte de Barcelone, Raimond Bérenger III, s’intégrant au territoire de la principauté de Catalogne

[6] marquis et préfet du pays de Toulouse

[7] Le Languedoc est un territoire du sud de la France traditionnellement divisé en Haut Languedoc, qui correspond approximativement à l’actuelle région Midi-Pyrénées, et Bas Languedoc, qui correspond approximativement à l’ancienne région Languedoc-Roussillon. Le Languedoc fait partie de l’Occitanie, vaste espace géographique de langue d’oc. Le territoire du Languedoc (région où l’on parle la langue d’oc) est rattaché au domaine royal au 13ème siècle à la suite de la croisade contre les Albigeois mettant fin au catharisme. Le territoire sous contrôle des États de Languedoc s’est ensuite progressivement réduit à l’ancienne province du Languedoc. C’est en 1359 que les villes des trois sénéchaussées de Beaucaire, Carcassonne et Toulouse concluent entre elles une « union perpétuelle » puis exigent des officiers royaux d’être « convoquées ensemble » et non plus séparément, par sénéchaussée. Vers la fin du 14ème siècle, pays des trois sénéchaussées, auquel le nom de Languedoc allait être réservé, désigne les deux sénéchaussées de Beaucaire Nîmes et de Carcassonne et la partie occidentale de celle de Toulouse, conservée au traité de Brétigny. Le pays de Foix, qui relève de la sénéchaussée de Carcassonne jusqu’en 1333 puis de celle de Toulouse, cesse d’appartenir au Languedoc. En 1469, le Languedoc est amputé de presque toute la partie de la sénéchaussée de Toulouse située sur la rive gauche de la Garonne. Le roi Louis XI détache les deux jugeries de Rivière (Montréjeau) et de Verdun (aujourd’hui Verdun-sur-Garonne) de la sénéchaussée toulousaine pour les incorporer au duché de Guyenne, apanagé à son frère, le prince Charles. En contrepartie, le roi incorpore au Languedoc quelques communautés d’habitants du diocèse de Comminges, situées sur la rive droite de la Garonne, connues comme le Petit Comminges