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Charles de France (1446-1472)

vendredi 26 février 2021, par ljallamion

Charles de France (1446-1472)

Duc de Berry de 1461 à 1466-Duc de Normandie de 1465 à 1469-Duc de Guyenne de 1469 à 1472

Dernier fils de Charles VII et de Marie d’Anjou. Il était le plus jeune frère du roi de France Louis XI, son aîné de 23 ans, contre lequel il ne cessa de comploter dès l’accession de celui-ci au trône de France le 22 juillet 1461.

Choyé par ses parents, maigre, myope, versatile et faible de caractère, il a passé sa vie à comploter contre son frère Louis XI.

Sa maîtresse Nicole de Chambes-Montsoreau fille de Jean II de Chambes , constructeur du Château de Montsoreau et conseiller des rois Charles VII et Louis XI, veuve de Louis d’Amboise, vicomte de Thouars [1], lui donna 2 enfants, mais également une maladie vénérienne, supposée être la cause de leur décès à tous deux.

En 1463, il obtient de son frère la création de l’université de Bourges [2].

Le 10 mars 1465, il prend la tête de la Ligue du Bien public [3]. Par le traité de Conflans [4] du 5 octobre 1465 et celui de Saint-Maur [5] du 29 octobre 1465, signés entre Charles le Téméraire les princes féodaux et le roi Louis XI, celui-ci restitue au duc de Bourgogne les villes de la Somme, rachetées en 1463, et finit par céder le très riche duché de Normandie [6] en apanage à son frère Charles. Charles fut le dernier duc effectif de Normandie.

En 1466, Charles, aux prises avec les Bretons qui refusent de le laisser maître en sa province, ne parvient pas à gouverner. Dès mars 1466, les armées royales reprennent le duché, qui revient à la Couronne, tandis que Charles fuit en Bretagne, après s’être réconcilié avec François II, duc de Bretagne. Il peut ainsi signer le traité d’Ancenis [7] le 10 septembre 1468 avec son frère Louis XI et le duc de Bretagne François II. Ces deux vassaux promettent de ne plus s’associer au Téméraire ; d’autre part, il est convenu que l’on trouvera un apanage pour Charles.

Du 10 au 14 octobre 1468 à lieu l’Entrevue de Péronne [8], au cours de laquelle Charles le Téméraire a l’occasion de s’emparer de son royal cousin et de le tenir prisonnier, mais préfère signer un traité avantageux avec lui qui notamment donne en apanage à Charles de France le comté de Champagne et de Brie en remplacement de la Normandie.

Mais Louis XI craint que l’attribution de ce comté à son frère influençable ne permette au Téméraire de faire le pont entre les Bourgognes et les Pays-Bas bourguignons [9], ce qui amènerait à une unité géographique de fait de l’État bourguignon. Il trouvera moyen de donner plutôt la Guyenne [10] à son frère cadet.

Le 1er août 1469, il est nommé, lors de sa création, premier chevalier de l’Ordre de Saint-Michel [11] où chaque membre doit jurer de défendre par tous ses pouvoirs l’autorité du souverain et les droits de la couronne.

Le roi Henri IV de Castille propose à Louis XI, en 1469, de marier sa fille héritière Jeanne de Castille à Charles, au lieu d’Isabelle 1ère de Castille préférée par Louis mais déjà mariée. Toutefois, en 1471, le duc cherchant une nouvelle alliance avec Charles le Téméraire annonce qu’il souhaite épouser sa fille Marie de Bourgogne, filleule de Louis XI. En effet, ce projet était conçu par leur oncle, feu Philippe III de Bourgogne, pour affaiblir le roi et le royaume de France.

Le 7 septembre 1469, il quitte la Bretagne, après avoir accepté, en avril 1469, le duché de Guyenne au lieu du comté de Champagne [12]. Louis XI lui propose une entrevue sur la frontière de Guyenne, à Port-Braud [13]. Le lendemain, ils s’installent à Coulonges-les-Réaux [14], en effectuant une grande chasse. Enfin, le 18 septembre, le traité de réconciliation se signa. Le duc gagne quelques terres supplémentaires.

Le 18 décembre 1469, il arrive à Amboise [15] et à Montilz-lèz-Tours [16], nouveau château en travaux, afin de fêter Noël avec Louis XI ainsi que la reine Charlotte de Savoie.

Charles ayant juré la paix sur la vraie croix de Saint-Laud d’Angers [17] à la Rochelle le 19 août 1469, Louis XI et l’évêque d’Angers [18] envoient un chapelain au Pape Paul II, alors que y arrivent, afin que le duc puisse accorder une dispense nécessaire au mariage en raison des liens de parenté, Jean de Batut et Jourdains Faure, l’évêque de Montauban [19] et l’abbé de Saint-Jean-d’Angély [20]. Cependant, Paul II décède le 26 juillet 1471. Le nouveau pape Sixte IV déclare le mariage impossible en raison d’une consanguinité, en menaçant de l’excommunication.

La naissance du dauphin le 30 juin 1470, le futur Charles VIII, donnant enfin à Louis XI un héritier, atténue sensiblement les craintes inspirées par son frère. Pour empêcher le mariage bourguignon souhaité par son frère, Louis XI ira jusqu’à demander pour son fils, âgé d’un an, la main de Marie de Bourgogne avec promesse de rendre Amiens [21] et Saint-Quentin [22].

Selon l’intention politique de Louis XI, le 25 juillet 1470 il adhère à l’alliance contre Édouard IV, organisée par le roi. Le 25 juillet, il jura sa fidélité pour Richard Neville (16e comte de Warwick) lors des fiançailles entre le prince de Galles Édouard et Anne Neville , dans la cathédrale d’Angers [23]. Le duc arrive de nouveau à Amboise afin de célébrer leur mariage en décembre.

Charles de France meurt à Bordeaux le 24 mai 1472, probablement de tuberculose aggravée par la syphilis. Une autre source indique qu’il aurait été empoisonné soit par un moine bénédictin soit sur ordre du roi de France Louis XI. Comme il disparaît sans postérité, la Guyenne est réintégrée au domaine royal et Louis XI est débarrassé d’un ennemi acharné.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu du texte de Jean Favier, Louis XI, Paris, Fayard, 2001, 1019 p. (ISBN 2-213-61003-7)

Notes

[1] C’est à la fin du 9ème siècle qu’apparaissent les premiers vicomtes de Thouars, avant même ceux de Châtellerault, Lusignan, etc. Ils représentaient le comte de Poitiers (aussi duc d’Aquitaine) dans le territoire que celui-ci a confié à leur garde. Avec les branches puinées établies en Vendée, ils forment la maison de Thouars. Les premiers vicomtes de Thouars sont issus de grands officiers de l’époque carolingienne. La maison de Thouars est probablement originaire des environs de Poitiers, où ils possédaient des biens au 10ème siècle. À cette époque, leurs dons aux abbayes sont destinés à Saint-Cyprien de Poitiers, Saint-Jouin de Marnes (15 km au sud de Thouars), Saint-Florent de Saumur et Saint-Martin de Tours. Au 11ème siècle, à la suite du mariage de Geoffroy II de Thouars avec Agnès de Blois, s’y ajoutent les abbayes de Bourgueil et de Marmoutier. La succession des vicomtes de Thouars est originale dans ce sens que le frère succédait à l’aîné puis la vicomté retournait ensuite au fils de l’aîné. À la mort du vicomte les enfants ne se partageaient que les meubles et une provision à hauteur des deux neuvièmes des immeubles de la succession. S’il y avait des filles, le fils aîné ne gardait que les trois-quarts des immeubles avec l’hôtel principal, le dernier quart étant réservé aux filles. Les membres de la famille de Thouars, mêmes s’ils n’étaient pas vicomtes titulaires, étaient appelés vicomtes et utilisaient ce titre dans leurs chartes.

[2] L’université de Bourges est une ancienne université française créée en 1463 et supprimée au moment de la Révolution française. L’université de Bourges a été créée par une ordonnance du roi Louis XI à la demande de son frère Charles, duc de Berry. Cette création a été autorisée le 12 décembre 1464 par le pape Paul II. Après que les lettres patentes ont été expédiées de Montilz-lèz-Tours le 6 décembre 1469, Louis de Laval-Châtillon, alors gouverneur de Champagne, intervient en février-mars 1470, sur l’ordre du roi, pour la création de l’Université de Bourges. Il servit dans cette affaire d’intermédiaire entre les Berruyers, le roi et le Parlement de Paris, qui se refusait à entériner les lettres de privilèges accordées à la nouvelle université. L’université s’installe initialement dans les anciens locaux de l’Hôtel-Dieu, près de la cathédrale, libérés par la construction d’un nouvel Hôtel-Dieu de Bourges édifié à l’autre bout de la ville à la suite de l’incendie de la Madeleine de 1487. La princesse Marguerite d’Angoulême, sœur du roi François 1er, manifeste son intérêt pour la jeune université. Puis Marguerite de France, fille de François 1er et sœur de Henri II, intéressée par les idées nouvelles, soutient à son tour l’université sur le conseil de Michel de l’Hospital. Elle incite notamment la municipalité à engager des professeurs de renom. Même si elle dispose de cinq facultés (arts, théologie, médecine, droit canon et droit civil), l’université de Bourges se spécialise surtout dans l’enseignement du droit romain, qui n’est alors pas assuré par l’université de Paris. Sous l’influence d’André Alciat se met en place une autre manière d’enseigner le droit romain, celle de l’humanisme juridique, qui emprunte plusieurs méthodes à la philologie (nécessité de lire le latin et le grec), à l’épigraphie archivistique, ainsi qu’à l’histoire et à l’étude rationnelle du droit. Parmi les principaux enjeux de l’humanisme juridique on trouve : l’établissement des textes du droit canon, les gloses, l’interprétation du corpus du droit civil et du droit canon à la lumière du renouveau des études de la littérature grecque et latine (ainsi que de leur traduction en français). La confrontation de ces travaux aux textes anciens, y compris les textes des pères de l’Église va ouvrir le champ au gallicanisme moderne.

[3] La ligue du Bien public est une révolte de princes, menés par Charles, comte de Charolais et d’autres grands seigneurs, contre l’accroissement des pouvoirs du roi de France Louis XI. Elle s’étend de mars à octobre 1465.

[4] Le traité de Conflans est signé par Louis XI d’une part et par Charles de Charolais et Charles de France d’autre part, le 5 octobre 1465 à Conflans-l’Archevêque (aujourd’hui section de la commune de Charenton-le-Pont), et entame le règlement de la guerre de la Ligue du Bien public. Par le traité de Conflans, le roi de France Louis XI rendait les villes de la Somme au duc de Bourgogne Philippe le Bon et cédait la Normandie à son frère Charles. Des mois plus tard, le roi Louis déclara au Parlement de Paris que les traités de Conflans et de Saint Maur étaient nuls et non avenus, ayant été signés sous la contrainte.

[5] Le traité de Saint-Maur est un traité, signé le 29 octobre 1465 à l’abbaye de Saint-Maur, actuellement à Saint-Maur-des-Fossés, et achève de régler la guerre de la Ligue du Bien public avec le traité de Conflans conclu le 5 octobre 1465.

[6] Le duché de Normandie est un duché féodal du royaume de France qui a existé de 911 à 1469, d’abord comme principauté largement autonome, puis après sa conquête par le roi de France en 1204, comme partie du domaine royal ou comme apanage. Louis XI supprime le duché en 1469. Toutefois, il subsiste pour sa partie insulaire (les îles Anglo-Normandes) comme dépendance de la couronne britannique. Le duché de Normandie fait partie, comme l’Aquitaine, la Flandre ou la Catalogne, de ces principautés qui émergent au milieu du Moyen Âge avec l’affaiblissement du pouvoir royal carolingien.

[7] Le traité d’Ancenis, est une capitulation signé par le duc de Bretagne, François II de Bretagne au roi de France Louis XI, le 10 septembre 1468. Le duc de Bretagne s’engage à rompre ses alliances avec Charles le Téméraire et le roi d’Angleterre et faire allégeance à la Couronne de France. Ce traité préfigure la fin de l’indépendance bretonne qui sera effective en 1532.

[8] L’entrevue qui, en 1468, aboutit au traité de Péronne est voulue par le roi de France. Son objectif est d’éviter une résurrection de la ligue du Bien public et que les forces bourguignonnes, dans le cas du débarquement d’une armée anglaise, ne se joignent à celles d’Édouard IV. De son côté, le duc espère obtenir une confirmation de la ligne de la Somme (donc du traité d’Arras et du traité de Conflans), ainsi qu’une juridiction souveraine sur ses fiefs français. Convaincu de son pouvoir de persuasion et qu’il saura manœuvrer Bourgogne, Louis XI tient à discuter directement avec lui des termes du traité de paix. D’abord hésitant, le duc accepte l’entrevue et rédige de sa propre main un sauf-conduit pour Louis. Il y arrive, avec une escorte de moins de cent hommes, le 9 octobre 1468. Le roi est accompagné du duc de Bourbon et de son frère l’archevêque de Lyon, du connétable de Saint-Pol, de Jean de la Balue et de Tanguy du Chastel. De son côté, Charles le Téméraire, en tenant garnison dans la ville, a verrouillé la position. Louis veut la rupture de l’alliance anglo-bourguignonne, et Charles ne plus être en rien le vassal du roi. Le duc souhaite en outre que Louis attribue en apanage à son jeune frère Charles de France (allié du Téméraire) le comté de Champagne et de Brie qui fait pont entre les deux blocs des terres bourguignonnes. Après des négociations serrées, Louis et Charles sont tout proches d’un accord quand celui-ci apprend le 12 octobre qu’une nouvelle insurrection vient d’éclater à Liège, que des envoyés du roi de France y ont encouragés la rébellion. Pris de colère devant la duplicité royale, le duc de Bourgogne fait fermer les portes du château et de la ville, puis doubler la garde. Louis XI est piégé, captif sous des apparences de feinte courtoisie et à la merci de son cousin et adversaire.

[9] Les Pays-Bas bourguignons sont les provinces des Pays-Bas acquises par les ducs de Bourgogne (dynastie des Valois) aux 14ème et 15ème siècles. On les désignait alors comme les « pays de par-deçà » englobant la Flandre, l’Artois, le Brabant, le Limbourg, le Hainaut, le Namurois, le Luxembourg, la Hollande, la Zélande et les autres territoires néerlandais, ou encore les « pays bas » pour les distinguer des « pays de par-delà », les possessions plus méridionales de Bourgogne et Franche-Comté.

[10] La Guyenne est une ancienne province, située dans le sud-ouest de la France. Ses limites ont fluctué au cours de l’histoire sur une partie des territoires des régions françaises Nouvelle-Aquitaine et Occitanie. Portant le titre de duché, la Guyenne avait pour capitale Bordeaux. Son nom est apparu au 13ème siècle en remplacement du terme d’« Aquitaine ». Sous l’Ancien régime, la Guyenne était l’une des plus grandes provinces de France et regroupait divers pays et provinces plus petites comme le Périgord, l’Agenais, le Quercy et le Rouergue. Le terme de « Guyenne propre » correspondait à la région de Bordeaux, également appelée le Bordelais. La Guyenne était couramment associée avec la Gascogne dont la capitale était Auch et qui regroupait notamment l’Armagnac, le Bigorre, le Labourd, la Soule et le Comminges. Guyenne et Gascogne partageaient ainsi le même gouvernement général militaire.

[11] L’ordre de Saint-Michel est un ordre de chevalerie, fondé à Amboise le 1er août 1469 par Louis XI, sous le nom d’« Ordre et aimable compagnie de monsieur saint Michel ». Les membres de l’ordre de Saint-Michel se disaient chevaliers de l’ordre du Roi, alors que les chevaliers de l’ordre du Saint-Esprit s’intitulaient « chevaliers des ordres du Roi ». Son siège était établi à l’abbaye du Mont-Saint-Michel.

[12] Le comté de Champagne et de Brie est issu de la réunion des terres de la dynastie des Thibaldiens, c’est-à-dire la branche issue de Thibaut « le Tricheur » (Thibaud 1er de Blois) : comté de Meaux, comté de Troyes. Le comté de Champagne est rattaché au domaine royal par le mariage de Jeanne de Navarre, comtesse de Champagne, et du dauphin Philippe le Bel en 1284. Le rattachement est rendu définitif par leur fils Louis X le Hutin.

[13] actuellement Puyravault (Vendée)

[14] Coulonges-sur-l’Autize

[15] Amboise est une ville d’Indre-et-Loire située sur les bords de la Loire, dans l’arrondissement de Loches. La cité doit sa renommée au célèbre château royal d’Amboise qui la domine, à la porte de l’Horloge, à la collégiale Saint-Denis, au château du Clos Lucé où s’éteignit Léonard de Vinci, à la demeure royale de Château-Gaillard construite par Charles VIII en 1496, célèbre pour ses jardins aménagés par Dom Pacello da Mercogliano et à la proche pagode de Chanteloup. Son nom est aussi attaché à la sanglante conjuration de 1560. L’histoire de la ville se confond pour l’essentiel avec celle de ses châteaux : le château royal où réside la cour du roi Charles VIII puis de François 1er, le château du Clos Lucé, où vécut Léonard de Vinci. Très attaché à la vieille forteresse où il avait passé sa jeunesse, Charles VIII avait décidé la métamorphose du château royal au lendemain de son mariage avec Anne de Bretagne. Louis XII et, surtout, François 1er, arrivé au château d’Amboise à l’âge de 4 ans y donnera de nombreuses fêtes, en poursuivirent les aménagements du logis renaissance

[16] La seigneurie de Montils-lèz-Tours, qui prendra plus tard le nom de Plessis, devient à partir de 1444 une résidence royale, où le roi Charles VII séjourne à plusieurs reprises. Puis, la demeure est achetée le 15 février 1463 par Louis XI, fils et héritier de Charles VII, pour la somme de 5300 écus, afin d’y bâtir une nouvelle demeure. Précédemment, une forteresse du 11ème siècle y fut érigée, embellie par des travaux voulus notamment par Charles VII. L’aménagement des nouveaux bâtiments et des cachots voulus par Louis XI se déroulera jusqu’en 1470.

[17] La collégiale Saint-Laud est un lieu de culte situé à Angers en Maine-et-Loire. La chapelle de la collégiale est reconstruite par Henri II Plantagenêt vers le milieu du 12ème siècle sur l’emprise d’une tour de l’enceinte gallo-romaine de la Cité. En juillet 1471, par ses lettres patentes, le roi Louis XI confirma son nouvel octroi. De plus, le don octroyé par le comte d’Anjou fut également confirmé, le 16 septembre 1477. Avant sa mort encore, le roi assura sa protection royale à cette église ainsi qu’à Saint-Martin d’Angers, en confirmant ses privilèges en janvier 1482.

[18] Le diocèse d’Angers est un diocèse de l’Église catholique en France. Érigé au 4ème siècle, c’est le diocèse historique de l’Anjou. Depuis 1802, il couvre le département de Maine-et-Loire et a Angers pour siège.

[19] Le diocèse de Montauban est un diocèse de l’Église catholique en France. Le diocèse est érigé le 11 juillet 1317. Son territoire était jusque-là rattaché pour une part au diocèse de Toulouse et pour le reste au diocèse de Cahors. Ce diocèse fut supprimé en 1790 et créé à nouveau en 1808 par Napoléon à partir de territoires pris aux départements voisins : Lot et Garonne, Lot, Haute Garonne, Aveyron, Gers.

[20] Saint-Jean-d’Angély est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Charente-Maritime, chef-lieu de l’un des cinq arrondissements du département. Entre le 12ème siècle et le 15ème siècle, la ville est tantôt anglaise tantôt française. Des libertés communales sont octroyées à la ville par Aliénor d’Aquitaine et son fils Jean sans Terre en 1199 puis par Philippe Auguste en 1204. Elle est assiégée par les troupes de Jean II le Bon en 1351.

[21] Amiens est la préfecture du département de la Somme. Capitale historique de la Picardie. De la fin du 14ème siècle au milieu du 15ème siècle, l’économie amiénoise est en difficulté. La guerre entre la France et l’Angleterre met à mal les échanges commerciaux fructueux entre Amiens et les villes d’outre-Manche ; le renforcement des remparts grève les finances et la concurrence de la draperie étrangère provoquent un déclin du commerce. En 1435, par le traité d’Arras, la ville est cédée à la Bourgogne avant de retourner à la couronne en 1477 sur la volonté de Louis XI. Le souverain réaffirme alors les libertés communales d’Amiens et lui accorde la devise qu’elle conserve toujours : Liliis tenaci vimine jungor (Un lien puissant m’unit au lys). Dans le dernier tiers du 15ème siècle, Amiens trouve un nouvel élan économique grâce à la sayetterie, une draperie légère. Les marchands amiénois développent un important négoce de tissus avec l’Artois et le Hainaut. Les laines viennent de toute la Picardie et les étoffes se débitent au Portugal, en Suisse, en Italie jusqu’aux Antilles. Le roi autorise deux foires annuelles dans la ville, de sorte que non seulement elle s’accroisse mais également que n’augmente pas la fuite des devises du royaume vers Anvers et Bruges

[22] Saint-Quentin est une commune française, sous-préfecture et chef-lieu de canton, du département de l’Aisne dans la région de Nord-Pas-de-Calais Picardie. Elle est située sur la Somme.

[23] La cathédrale Saint-Maurice d’Angers, en France, est l’église cathédrale du diocèse d’Angers. L’œuvre est intermédiaire entre les styles roman et gothique. La cathédrale est un témoignage de l’art gothique angevin.