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Louis II de Beaumont-Bressuire dit Louis de Beaumont ou Louis de Beaumont-la-Forest

mercredi 30 octobre 2019

Louis II de Beaumont-Bressuire dit Louis de Beaumont ou Louis de Beaumont-la-Forest (1407-1477)

Chevalier et seigneur de Bressuire-Seigneur de La Forest, du Plessis-Macé, de Missé, de Commequiers-Sénéchal du Poitou et chambellan de Louis XI

Frère d’André de Beaumont, grand-maître des arbalétriers de France [1], arrière-petit-fils de Louis 1er de Beaumont-Bressuire . Fils de Charles de Beaumont et d’Anne de Curton [2].

En 1440, il épousa Jeanne Jousseaume, Dame de la Forêt [3] et de Commequiers [4].

En 1441, Il transforma le château de Bressuire [5] en résidence princière.

Il fut l’oncle de Jacques de Beaumont , qui devint également sénéchal [6] du Poitou [7] et chambellan [8] de Louis XI.

Il s’illustra sous Charles VII. Il joua un rôle important en Guyenne [9], assiégea et prit Gensac en Dordogne [10], participa à la bataille de Châtillon [11]. Il prit part en 1453 à la prise de Bordeaux [12]. Il fut de ceux qui négocièrent la reddition.

En 1462, il sera chargé de traiter avec le duc de Bretagne [13] le problème des marches du Poitou et des marches de Bretagne [14].

En 1469, Louis XI créait l’ordre de Saint-Michel [15]. Louis XI nomma d’abord quinze chevaliers parmi lesquels nous trouvons, pour la province du Poitou, Louis de Beaumont-Bressuire, Georges II de la Trémoille et Louis Bastet de Crussol , gouverneur du Dauphiné [16], sénéchal du Poitou et gouverneur du château de Niort [17].

En 1469, Louis de Beaumont-Bressuire fut l’un de ses 12 confidents qui accompagnèrent le roi Louis XI, lors de son entrevue avec son frère Charles de Guyenne, duc de Guyenne à Coulonges-les-Royaux [18] en septembre 1469.

En 1470, par lettres patentes d’Amboise [19] datées du 10 mai 1470, entérinées par missives royales depuis Les Ponts-de-Cé [20] en Anjou [21], à la chambre des comptes le 17 juillet 1470, enregistrées au Parlement de Paris [22], le 4 décembre 1470, Louis XI fait don de la haute et moyenne justice dans les seigneuries de Missé et de Riblaire et de la Gorinerie dans la vicomté de Thouars [23] à Louis de Beaumont-Bressuire.

En 1471, il avait pour mission d’épurer les compagnies des guerriers bretons et gascons dont on se méfiait.

En 1472, Louis de Beaumont, seigneur de La Forêt-sur-Sèvre et de Missé, construisit un pavillon de chasse à Missé, que fréquenta à plusieurs reprises Louis XI.

En 1475, il acheva la restauration de son château du Plessis-Macé [24] en Anjou.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia Louis II de Beaumont-Bressuire/ Portail de Poitou-Charentes/ Vicomte de Thouars

Notes

[1] L’office de Maître des arbalétriers était considérable en France dès le temps de Saint Louis. Il avait le commandement sur les gens de pied. Du Tillet dans son Recueil des Rois de France et de leur couronne, chapitre des Connétables, sur le fin, et Pasquier dans ses Recherches, disent qu’il était ainsi nommé, parce que les arbalétriers étaient les plus estimés entre les gens de pied, les principales forces des armées françaises constituant en archers et arbalétriers. Le premier de ces auteurs ajoute que c’était un office et non une commission, et que le colonel de l’infanterie lui a succédé. Il avait encore la surintendance sur tous les offices qui avaient charge pour les machines de guerre avant l’invention et usage de la poudre et de l’artillerie.

[2] Le château de Curton est un château médiéval situé à Daignac, dans le département français de la Gironde et la région naturelle de l’Entre-deux-Mers. C’est aujourd’hui un château viticole.

[3] La Forêt-sur-Sèvre est une commune du centre-ouest de la France située dans le département des Deux-Sèvres.

[4] Commequiers est une commune de l’ouest de la France, située dans le département de la Vendée.

[5] Le château de Bressuire est un château français du département des Deux-Sèvres. La première mention du château date de 1029. L’actuel château a vraisemblablement été fondé à la charnière des 10ème et 11ème siècles par la famille de Beaumont, et il a appartenu à la famille des Beaumont-Bressuire du 11ème siècle jusqu’au début du 16ème siècle. Il joua un rôle militaire de premier ordre dans les luttes que se livrèrent en Poitou rois de France et d’Angleterre durant 3 siècles.

[6] Un sénéchal est un officier au service d’un roi, prince ou seigneur temporel. Le mot sénéchal est d’origine francique et est issu du germanique commun sini-skalk, qui signifie « doyen des serviteurs, chef des serviteurs ». Il peut être aussi, comme dans le Saint-Empire romain germanique, au service d’une abbaye, souvent immédiate, où cette fonction devient un titre honorifique héréditaire par la suite. Il existait plusieurs rangs de sénéchaux, sans lien juridique entre eux, dans les institutions féodales européennes d’origine médiévale.

[7] Le Poitou était une province française, comprenant les actuels départements de la Vendée (Bas-Poitou), Deux-Sèvres et de la Vienne (Haut-Poitou) ainsi que le nord de la Charente et une partie de l’ouest de la Haute-Vienne, dont la capitale était Poitiers. Il a donné son nom au Marais poitevin, marais situé dans l’ancien golfe des Pictons, sur la côte occidentale de la France, deuxième plus grande zone humide de France en superficie après la Camargue ; le marais s’étend de l’Atlantique aux portes de Niort et du sud de la Vendée au nord de La Rochelle.

[8] Un chambellan ou chambrier est un gentilhomme chargé du service de la chambre d’un monarque ou d’un prince, à la cour duquel il vit.

[9] La Guyenne est une ancienne province, située dans le sud-ouest de la France. Ses limites ont fluctué au cours de l’histoire sur une partie des territoires des régions françaises Nouvelle-Aquitaine et Occitanie. Portant le titre de duché, la Guyenne avait pour capitale Bordeaux. Son nom est apparu au 13ème siècle en remplacement du terme d’« Aquitaine ». Sous l’Ancien régime, la Guyenne était l’une des plus grandes provinces de France et regroupait divers pays et provinces plus petites comme le Périgord, l’Agenais, le Quercy et le Rouergue. Le terme de « Guyenne propre » correspondait à la région de Bordeaux, également appelée le Bordelais. La Guyenne était couramment associée avec la Gascogne dont la capitale était Auch et qui regroupait notamment l’Armagnac, le Bigorre, le Labourd, la Soule et le Comminges. Guyenne et Gascogne partageaient ainsi le même gouvernement général militaire.

[10] La Dordogne est un département français correspondant en grande partie au Périgord.

[11] La bataille de Castillon eut lieu le 17 juillet 1453 entre les armées de Henri VI d’Angleterre et celles de Charles VII de France. Cette victoire décisive pour les Français met fin à la guerre de Cent Ans. Elle est la première utilisation massive de l’artillerie de campagne dans une bataille, créée par les frères Gaspard et Jean Bureau

[12] Bordeaux (prononcé /bɔʁ.do/1 Écouter) est une commune du Sud-Ouest de la France. Capitale régionale pendant près de trois cents ans de l’Empire Romain, capitale historique de l’Aquitaine et de l’ancienne Guyenne, préfecture du département de la Gironde. Partie intégrante de la Gascogne culturelle et linguistique, Bordeaux se situe en bordure des Landes de Gascogne.

[13] Le Duché de Bretagne est un duché féodal qui a existé de 939 à 1547. Son territoire, partie de celui de l’ancienne Armorique, correspond à la région Bretagne actuelle avec une grande partie du département de la Loire-Atlantique où se trouvent la ville de Nantes et l’ancien pays de Retz. Le duché s’est trouvé, au fil des siècles, dans les zones d’influence du duché de Normandie, du royaume de France et du royaume d’Angleterre. À plusieurs reprises, les ducs ont essayé de se détacher de ces influences. Succédant au royaume de Bretagne, le duché naît en 936, en plein cœur de l’occupation de la Bretagne par les troupes viking du chef Incon. Alain Barbetorte, petit-fils du dernier roi de Bretagne Alain 1er Le Grand, libère le pays du joug normand et devint alors le premier duc de Bretagne. Pendant près de trois siècles, du 10ème siècle au 12ème siècle, les grandes maisons comtales bretonnes (Nantes, Rennes, Cornouaille) se disputent ardemment le pays breton et finissent par posséder le duché les unes après les autres.

[14] Créée au 8ème siècle par la réunion de plusieurs comtés francs, la marche de Bretagne se composait du Rennais, du Nantais et du Vannetais, ainsi que d’une partie du Maine. Véritable zone tampon sous administration militaire, son plus célèbre préfet (« Britannici limitis praefectus ») fut Roland que la légende a fait neveu de Charlemagne, mort en 778 à Roncevaux. Entièrement conquise et intégrée au royaume de Bretagne par Nominoë et ses successeurs, une seconde marche de Bretagne est créée, comprenant la Touraine, l’Anjou et le Maine, et confiée à Robert le Fort en 861. Une partie de cette seconde marche sera à son tour cédée à la Bretagne au traité d’Entrammes en 863.

[15] L’ordre de Saint-Michel est un ordre de chevalerie, fondé à Amboise le 1er août 1469 par Louis XI, sous le nom d’« Ordre et aimable compagnie de monsieur saint Michel ». Les membres de l’ordre de Saint-Michel se disaient chevaliers de l’ordre du Roi, alors que les chevaliers de l’ordre du Saint-Esprit s’intitulaient « chevaliers des ordres du Roi ». Son siège était établi à l’abbaye du Mont-Saint-Michel.

[16] La fonction de gouverneur du Dauphiné a d’abord été destinée à assurer la présence du pouvoir delphinal lorsque le dauphin de Viennois devait s’absenter. Après le "transport" du Dauphiné de Viennois à la France par Humbert II en 1349, le gouverneur, outre son rôle de commandant militaire, représente les dauphins de France qui ne résident habituellement pas dans la province. Choisi dans l’entourage immédiat du dauphin (ou du roi-dauphin) dont il est généralement un conseiller, le gouverneur est peu à peu doté de pouvoirs de plus en plus élargis jusqu’à l’avènement des Valois-Angoulême. Ce n’est qu’avec la disparition progressive des droits coutumiers de la province et le glissement vers la monarchie absolue que les gouverneurs, proches de la famille royale, cessent d’exercer réellement le pouvoir, en même temps que l’appellation "dauphin" est vidée de sa substance juridique.

[17] Niort est une commune du centre-ouest de la France, chef-lieu du département des Deux-Sèvres. En 1203, Aliénor accorde aux Niortais une charte de franchise. Son royal époux, Henri II puis son fils Richard Cœur de Lion, fortifient la citadelle avec un château et une enceinte qui avait une longueur de 2 800 mètres, soit presque le double de celle de Carcassonne. Seul subsiste aujourd’hui l’imposant donjon double et quelques traces de fondations place Saint-Jean. En 1224 le connétable Mathieu II de Montmorency ramène la ville dans le giron français pour le compte de Louis VIII. En 1244, Niort résiste à un assaut du comte de Derby en septembre 1346 (guerre de Cent Ans). Elle repasse néanmoins sous bannière anglaise à la signature du traité de Brétigny, en 1360. La ville est devenue « port franc » en 1285, permettant la poursuite de son développement économique et commercial.

[18] Coulonges-sur-l’Autize est une commune française, située dans le département des Deux-Sèvres. Lorsqu’une châtellenie est signalée elle s’appelle au Moyen Âge Coulonges-les-Royaux, ou Coulonges-le-Royal. Les seigneurs de Coulonges, les Madaillan d’Estissac, se distinguent au service du roi, avant que Louis XI ne fasse raser le château de Jean de Madaillan d’Estissac, neveu d’Amaury d’Estissac mais chambellan de Charles de Guyenne, remplacé par un château Renaissance.

[19] Amboise est une ville d’Indre-et-Loire située sur les bords de la Loire, dans l’arrondissement de Loches. La cité doit sa renommée au célèbre château royal d’Amboise qui la domine, à la porte de l’Horloge, à la collégiale Saint-Denis, au château du Clos Lucé où s’éteignit Léonard de Vinci, à la demeure royale de Château-Gaillard construite par Charles VIII en 1496, célèbre pour ses jardins aménagés par Dom Pacello da Mercogliano et à la proche pagode de Chanteloup. Son nom est aussi attaché à la sanglante conjuration de 1560. L’histoire de la ville se confond pour l’essentiel avec celle de ses châteaux : le château royal où réside la cour du roi Charles VIII puis de François 1er, le château du Clos Lucé, où vécut Léonard de Vinci. Très attaché à la vieille forteresse où il avait passé sa jeunesse, Charles VIII avait décidé la métamorphose du château royal au lendemain de son mariage avec Anne de Bretagne. Louis XII et, surtout, François 1er, arrivé au château d’Amboise à l’âge de 4 ans y donnera de nombreuses fêtes, en poursuivirent les aménagements du logis renaissance.

[20] Les Ponts-de-Cé est une commune française située dans le département de Maine-et-Loire. Au 15ème siècle, le roi Louis XI demeurait fréquemment aux Ponts-de-Cé, quoique ce lieu fût situé en Anjou. En effet, à cette époque, le duc François II de Bretagne, afin de conserver son indépendance, s’était allié aux ennemis du royaume de France, notamment le duc de Bourgogne Charles le Téméraire. Pour le roi, le château des Ponts-de-Cé était idéal pour contrôler ceux qui y passaient vers et dès la Bretagne. Ainsi, il y arriva le 29 août 1472 pour cet objectif, après avoir occupé Ancenis le 7 juillet ainsi que Pouancé le 21 juillet, villes frontières, de sorte que François II renonce à son intention d’attaquer le royaume.

[21] Dans l’histoire de l’Anjou, le comté d’Anjou émerge au 10ème siècle en conséquence de la dislocation du royaume carolingien. Il devient l’une des plus importantes principautés du royaume de France aux 11ème et 12ème siècles. En 1204, le roi de France Philippe Auguste met la main sur le comté. Celui-ci retrouve une certaine autonomie à partir du règne de Saint Louis en tant qu’apanage. L’Anjou est érigé en duché au début de la guerre de Cent Ans.

[22] Le parlement de Paris est une institution française de l’Ancien Régime. Il fait partie des cours souveraines, rebaptisées cours supérieures à partir de 1661 (début du règne personnel de Louis XIV). Issu de la Curia regis médiévale, le parlement apparaît au milieu du xiiie siècle et prend progressivement son autonomie pour juger le contentieux sous forme d’un organe spécialisé aux sessions régulières, la curia in parlamento, que saint Louis établit dans l’île de la Cité, à côté du palais de la Cité, et qui reçoit sa première réglementation générale avec une ordonnance de Philippe III le Hardi en 1278. À partir du 15ème siècle, treize autres parlements furent érigés à partir d’institutions locales parfois beaucoup plus prestigieuses, comme l’échiquier de Normandie, ou beaucoup plus anciennes, comme les États de Provence, ou mêmes créés ex nihilo ; néanmoins, celui de Paris, cour de justice du Roi, ultime suzerain, et donc d’ultime recours, devint ainsi prééminent. On le mentionnait souvent simplement comme « le Parlement ».

[23] C’est à la fin du 9ème siècle qu’apparaissent les premiers vicomtes de Thouars avant même ceux de Châtellerault, Lusignan, etc. Ils représentaient le comte du Poitou (aussi duc d’Aquitaine) dans le territoire que celui-ci a confié à leur garde. La famille des vicomtes de Thouars est sans doute originaire des environs de Poitiers où ils possédaient des biens au 10ème siècle. À cette époque, leurs dons aux abbayes sont destinés à Saint-Cyprien de Poitiers, Saint-Jouin de Marnes (15 km au sud de Thouars), Saint-Florent de Saumur et Saint-Martin de Tours. Au 11ème siècle, à la suite du mariage de Geoffroy II avec Agnès de Blois, s’y rajoutent les abbayes de Bourgueil et de Marmoutier. La succession des vicomtes de Thouars est originale dans ce sens que le frère succédait à l’aîné puis la vicomté retournait ensuite au fils de l’aîné. À la mort du vicomte les enfants ne se partageaient que les meubles et une provision à hauteur des deux neuvièmes des immeubles de la succession. S’il y avait des filles, le fils aîné ne gardait que les trois-quarts des immeubles avec l’hôtel principal, le dernier quart étant réservé aux filles. Les membres de la famille de Thouars, mêmes s’ils n’étaient pas vicomtes titulaires, étaient appelés vicomtes et utilisaient ce titre dans leurs chartes.

[24] Le château du Plessis-Macé est un édifice médiéval et remanié au tout début de la Renaissance. Ce château est situé au Plessis-Macé, commune déléguée de Longuenée-en-Anjou à une dizaine de kilomètres au nord d’Angers. La seigneurie du Plessis-Macé a été successivement possédée, du 11ème au 18ème siècle, par quatre familles : celles du Plessis proprement dite, de la Haye-Joulain, de Beaumont et celle du Bellay. Au milieu du 15ème siècle, Louis de Beaumont, fils de Geoffroy et de Catherine de la Haye-Joulain, seigneur de Bressuire et chambellan de Louis XI, entreprend la reconstruction du château fort en partie ruiné après la guerre de Cent Ans.