Bienvenu sur mon site historique. Bon surf

L’histoire pour le plaisir

Accueil du site > Histoire du 16ème siècle > Claude II d’Aumale ou Claude II de Lorraine

Claude II d’Aumale ou Claude II de Lorraine

dimanche 17 décembre 2017

Claude II d’Aumale ou Claude II de Lorraine (1526-1573)

Marquis de Mayenne et duc d’Aumale de 1550 à 1573

Né à Joinville [1], il est le 3ème fils de Claude duc de Guise et d’ Antoinette de Bourbon-Vendôme .

Il épousa le 1er août 1547 Louise de Brézé fille de Louis de Brézé, comte de Maulevrier, grand-sénéchal de Normandie, et de Diane de Poitiers, ce qui scella l’alliance de la maison de Guise avec la maîtresse du roi Henri II.

Il combat dans l’armée du duc de Lorraine dès 1544, participe au siège de Boulogne en 1544 [2], à la conquête du Piémont en 1551 et combat en 1552 les troupes impériales qui tentent de reprendre les Trois-Évêchés [3]. Il y est fait prisonnier et n’est libéré qu’en 1555. Il participe avec son frère à la prise de Calais le 8 janvier 1558 [4]. Grand veneur [5] du roi sous Henri II, il fut gouverneur de Bourgogne [6].

À la mort de son frère François de Guise en 1563, il est considéré comme le nouveau chef du parti catholique. Il lance les poursuites judiciaires contre Coligny pour l’assassinat de son frère et assure la tutelle de son neveu Henri de Guise.

Il fait partie des principaux chefs de l’armée royale durant les 2ème et 3ème guerres de religion et joua un rôle déterminant dans le massacre de la Saint-Barthélemy [7]. Il accompagna leduc d’Anjou au siège de La Rochelle [8], où il fut tué.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Georges Poull, La maison ducale de Lorraine, Nancy, Presses Universitaires de Nancy,‎ 1991

Notes

[1] Joinville, appelée également Joinville-en-Vallage ou encore Joinville en Champagne, est une commune française, située dans le département de la Haute-Marne. La ville obtient des chartes communales en 1258 et 1524. Joinville passe à la maison de Lorraine au 14ème siècle. La dernière descendante d’Étienne de Vaux épouse en effet Ferry, deuxième fils de Jean 1er, duc de Lorraine. En 1544, Charles Quint assiège Joinville et la livre aux flammes ainsi que beaucoup de villages dans ses environs. Elle est rebâtie peu après par les soins de Claude de Lorraine et érigée en principauté en 1551 par Henri II, en faveur des ducs de Guise. Jusqu’au 18ème siècle, le château joue un rôle militaire indéniable face à la frontière de Lorraine qui dépend du Saint Empire romain germanique

[2] Le siège de Boulogne (du 19 juillet au 18 septembre 1544) est une victoire d’Henri VIII sur François 1er. Cette conquête s’inscrit dans l’ouverture d’un deuxième front sur le territoire français au cours de la 9ème guerre d’Italie, et empêche les Français de reprendre le Milanais.

[3] Metz, Toul,Verdun

[4] Dans les premiers jours de 1558, le duc de Guise, lieutenant général du royaume, rappelé d’urgence dans le Nord de la France par Henri II pour faire face à l’invasion espagnole depuis les Pays-Bas, s’empare du port de Calais. Après 211 ans d’occupation anglaise, (du 4 août 1347 au 8 janvier 1558), cette ville importante revient définitivement à la couronne de France.

[5] Sous l’Ancien Régime, le grand veneur de France est un grand officier de la Maison du roi chargé des Chasses royales.

[6] Le duché de Bourgogne est une ancienne principauté féodale du royaume de France entre les 9ème et 15ème siècles avec pour capitale Dijon. À partir de 1006, le duché est un apanage gouverné successivement par deux lignées de sang royal, Capétiens directs et Valois. À la suite du mariage de Philippe le Hardi avec Marguerite de Flandre, les Valois-Bourgogne donnent une telle extension à leurs possessions dans les Pays-Bas entre 1363 et 1477 qu’ils envisagent d’en faire un État indépendant. Cependant, ce développement rapide entraîne la formation d’une coalition (menée par les cantons Suisses et le duc de Lorraine) qui inflige une série de défaites au dernier duc Charles le Téméraire, qui trouve finalement la mort sous les murs de Nancy. La Bourgogne elle-même devient alors un gouvernement et une généralité du royaume de France.

[7] Le massacre de la Saint-Barthélemy est le massacre de protestants déclenché à Paris, le 24 août 1572, jour de la saint Barthélemy, prolongé pendant plusieurs jours dans la capitale, puis étendu à plus d’une vingtaine de villes de province durant les semaines suivantes. Cet événement des guerres de Religion résulte d’un enchevêtrement complexe de facteurs, aussi bien religieux et politiques que sociaux. Il est la conséquence des déchirements militaires et civils de la noblesse française entre catholiques et protestants, notamment de la vendetta entre le clan des Guise et celui des Châtillon-Montmorency. Il est le résultat d’une sauvage réaction parisienne, ultra-catholique et hostile à la politique royale d’apaisement. Il reflète également les tensions internationales entre les royaumes de France et d’Espagne, avivées par l’insurrection aux Pays-Bas. Pendant longtemps, la tradition historiographique a fait du roi Charles IX et de sa mère, Catherine de Médicis, les principaux responsables du massacre. Faute de sources, les historiens sont restés longtemps partagés sur le rôle exact de la couronne. Ils retiennent aujourd’hui que seuls les chefs militaires du clan protestant étaient visés par l’ordre royal. Dès le matin du 24 août, Charles IX avait ordonné l’arrêt immédiat des tueries mais, dépassé par la fureur du peuple, il n’avait pu les empêcher.

[8] Le siège de La Rochelle de 1573 est le siège militaire ordonné par le roi catholique Charles IX contre la ville protestante de La Rochelle. Il est l’évènement principal de la 4ème guerre de Religion qui fait suite au massacre de la Saint-Barthélemy. Il opposa l’armée royale et catholique commandé par le duc d’Anjou, frère du roi (futur Henri III), aux habitants protestants de La Rochelle. Il eut lieu du 11 février au 26 juin 1573.