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En 1798, Le général Humbert met les anglais en déroute sur les terres d’Irlande à la Bataille de Castelbar

dimanche 29 mars 2015, par ljallamion

En 1798, Le général Humbert met les anglais en déroute sur les terres d’Irlande à la Bataille de Castelbar

Fuite de l'armée britannique devant les forces franco-irlandaises du général Humbert sieurs couleurs de la bataille de Castlebar. Gravure d'époque.En 1798, la plupart des pays coalisés ont signé la paix, sauf l’Angleterre Carnot décide de mener une expédition en Irlande pour marcher ensuite sur Londres.

Une première expédition menée par Hoche échoue à cause de la tempête, une seconde est décidée, mais malheureusement, le mauvais temps continue à jouer de mauvais tours, et seul la petite troupe française du général Humbert, soit 1100 soldats, arrive à débarquer.

Le débarquement était à peine effectué, que, d’après l’ordre du général Humbert, l’adjudant-général Sarrasin marcha, avec une compagnie de grenadiers, sur le poste de Killala, et l’enleva à la baïonnette. 200 soldats anglais, qui en formaient la garnison, y furent tués ou pris La plupart des prisonniers demandèrent à entrer dans les bataillons français, et y furent incorporés.

Le lendemain 23 juillet, Sarrasin ayant eu l’ordre de pousser une reconnaissance dans l’intérieur, vers Ballyna, rencontra une partie de la cavalerie ennemie, qu’il dispersa après un léger combat. Il suivit le 24 la même direction, avec le reste de sa petite armée rejoignit Sarrasin et s’empara de Ballyna. Des troupes anglaises, postées sur la route, furent mises en déroute et perdirent quelques prisonniers. Humbert, avec des chasseurs à cheval du 3ème régiment, poursuivit longtemps la cavalerie anglaise. Environ 1000 irlandais unis se joignirent aux français après ces premiers succès, et reçurent aussitôt des armes et des munitions.

Humbert, informé que les généraux Lake et Hutchinson avaient réuni à Castelbar un corps de 5 à 6000 hommes pour venir l’attaquer, résolut de les prévenir, et se porta à leur rencontre. Après une marche de 15 heures, il arriva, le 17 août, sur les hauteurs en arrière de Castelbar, où les anglais occupaient une forte position, entre un lac et un marais. Quoique son artillerie fût restée en arrière, il ordonna aussitôt l’attaque. Les tirailleurs anglais furent repoussés. Sarrasin, pendant cette attaque de front, ayant en vain essayer de forcer l’aile gauche, laissa quelques troupes pour la contenir, et se porta rapidement sur l’aile droite.

Celle-ci ne soutint pas le choc des grenadiers français, et fut culbutée à la baïonnette. Retranché dans les maisons de Castelbar, l’ennemi y soutint quelques temps encore un combat meurtrier. Mais il fut enfin chassé de toutes ses positions, contraint de repasser le pont du bourg, et de s’enfuir vers Ballinrore, en abandonnant son artillerie et la plus grande partie de ses équipages. Cette victoire, remportée par les troupes françaises sur des forces 4 fois plus nombreuses, causa une grande joie aux patriotes irlandais, et attira un grand nombre d’insurgés sous les drapeaux français.

Humbert régla ensuite l’organisation de la province de Connaught, il y établit un mouvement provisoire, présidé par John Moore, un des notables insurgés, et ordonna, outre une levée en masse des habitants de 16 à 40 ans, la formation de 8 régiments d’infanterie et de 4 de cavalerie.

Dès que le débarquement d’Humbert fut connu à Londres, le commodore Warren reçut l’ordre d’établir une croisière de 4 vaisseaux de ligne et de 2 frégates à l’embouchure du Shannon. Le vice-roi dut aussi prendre les mesures les plus actives pour arrêter la marche des français. Cornwallis s’était donc empressé de rassembler 8000 hommes sur la rive droite de la rivière et la division Lake avait ralliée Ballinrore pour joindre ses forces aux renforts qui arrivaient de toutes parts, portèrent bientôt les forces du vice-roi à 20 000 hommes, avec lesquels ils se disposa à marcher contre Humbert. Mais celui-ci, averti à temps et ne pouvant lui opposer à Castelbar que 2400 soldats résolut de marcher sur Dublin, pour s’y réunir aux insurgés qui se trouvaient dans les environs, et y attendre, sur la défensive, les renforts que devait amener l’escadre de Brest. Les français arrivèrent devant Balintra et Humbert, sentant le danger de sa position, n’hésita pas forcer la garnison anglaise. Il brûla ensuite le pont de Balintra, et se retrancha sur la rive opposée du Shannon, avec l’intention de se diriger le jour suivant sur Granard.

Mais en arrivant à Cloone, il apprit qu’un corps nombreux d’insurgés qu’il croyait trouver à Granard avait été dispersé. Sur les instances d’un chef irlandais, qui l’assura que cette troupe se rallierait le lendemain et au lieu de poursuivre sur Granard, comme il en avait le dessein, il prit position en avant de Cloone. Ce retard lui devint funeste Lake ayant rétabli le pont de Balintra et se lançait à sa poursuite. Le 8 septembre, ils atteignent les hauteurs de Ballinamuck, qui engagea aussitôt le combat afin de donner le temps à la colonne de Lake d’arriver et de se déployer. Humbert soutint pendant 2 heures les efforts de l’ennemi, mais se voyant entouré par des troupes qui arrivaient de toutes parts, et désespérant de se frayer un passage avec des hommes qui venaient de faire 40 lieues et de soutenir plusieurs combat en 4 jours, il consentit de capituler. Il n’avait plus alors que 800 soldats.

Humbert obtient des conditions honorables pour les français, alors que les Irlandais qui l`avaient suivi sont fusillés. Les officiers français furent traités avec beaucoup d`égard et firent une entrée presque triomphale à Dublin.

Sarrasin obtint d’être échangé sur le champ contre un des officier anglais pris à Castelbar.