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Exécution de Marie-Antoinette le 16 octobre 1793

lundi 30 septembre 2013, par ljallamion

Exécution de Marie-Antoinette le 16 octobre 1793

Marie-Antoinette au Tribunal révolutionnaire / Auteur : Paul Delaroche.

Le 5 septembre 1793, la Convention met la Terreur à l’ordre du jour. À l’appel de Barrère, elle décide de prendre toutes les mesures de circonstance propres à sauver la Révolution française. Le 17 octobre 1793 est votée la loi des suspects, qui autorise les pouvoirs publics à envoyer à peu près n’importe quel Français devant les tribunaux sous l’inculpation de menées contre-révolutionnaires. Le décret instaurant la Terreur sort enfin le 10 octobre. Après la chute de la royauté, le 10 août 1792, Marie-Antoinette est emprisonnée avec son mari, sa belle-sœur, Madame Élisabeth, et ses 2 enfants, le Dauphin et Madame Royale. La famille royale est enfermée dans l’enclos du Temple, une ancienne demeure des Templiers située à l’emplacement de l’actuelle mairie du 3ème arrondissement de Paris. Peu après l’exécution de Louis XVI, le 21 janvier 1793, Marie-Antoinette a la douleur d’être séparée de son fils, le petit Louis XVII alors âgé de 8 ans, qui est confié à un humble cordonnier, le citoyen Simon, pour être élevé en domestique et en sans-culotte. Le procès et la condamnation du roi pouvaient se justifier par la volonté révolutionnaire d’en finir avec le principe monarchique qu’il incarnait. Le procès expéditif de la reine âgé alors de 38 ans est provoqué par une intensification de la Terreur, sous l’effet d’attaques tant extérieures qu’intérieures contre le pouvoir parisien. Le 1er août, Barrère, député à la Convention et porte-parole du Comité de Salut public, a fait voter un décret qui met en jugement la reine déchue en même temps qu’il programme la destruction de tous les symboles de la royauté. Fille de l’impératrice d’Allemagne, Marie-Thérèse de Habsbourg, et de son mari, François de Lorraine. Elle fut mariée au Dauphin Louis à 14 ans, en 1770, le roi Louis XV ayant souhaité rapprocher les deux grandes puissances rivales du continent européen, l’Autriche et la France. Mais le mariage a été d’emblée critiqué par l’opinion publique. Celle-ci, sous la monarchie comme, plus tard, sous la République, a toujours rejeté la perspective d’une alliance avec Vienne, lui préférant l’amitié du roi de Prusse. Pendant toute la durée de son règne, elle fut surnommée avec dédain l’Autrichienne. Elle doit faire face à l’impopularité et à la malveillance. Sa réputation est atteinte par des affaires auxquelles elle n’a aucune part comme le vol d’un collier de diamants auquel Alexandre Dumas a consacré un roman célèbre : Le collier de la Reine. Mal aimée de son mari, Marie-Antoinette éveille la passion d’un beau Suédois, Axel de Fersen. Celui-ci, au début de la Révolution, fait son possible pour aider le couple royal à quitter la France. Mais la fuite échoue piteusement au relais de poste de Varennes, dans l’Argonne, le 20 juin 1791. Prodigue et légère du temps de sa splendeur, Marie-Antoinette témoigne de courage et de fermeté devant le Tribunal révolutionnaire de Billaud-Varenne. Elle fait face avec dignité à d’infâmes accusations d’inceste sur la personne de son fils, présentées par le substitut du procureur général, le polémiste et jacobin Jacques Hébert. Robespierre lui-même déplore ces accusations et ce procès qui ruinent la crédibilité du gouvernement de la gauche montagnarde. La reine Marie-Antoinette est guillotinée 10 mois après son mari, Louis XVI.