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Agnès de Méranie ou Agnès d’Andechs

jeudi 30 octobre 2025, par lucien jallamion (Date de rédaction antérieure : 24 mars 2012).

Agnès de Méranie ou Agnès d’Andechs (vers 1180-1201)

Reine de France

Agnès de Méranie ou Agnès d'Andechs Reine de FranceFille de Berthold IV , duc de Méranie [1], et d’ Agnès de Wettin . Elle est devenue reine de France par son mariage avec Philippe II Auguste. Veuf d’Isabelle de Hainaut, le roi Philippe II se remarie le 14 août 1193 avec Ingeburge de Danemark, mais pour des raisons encore inexpliquées, la prend en horreur le lendemain de sa nuit de noces, et fait annuler le mariage le 5 novembre 1193 par une assemblée d’évêques complaisants. Le 1er juin 1196, elle devient la 3ème épouse de Philippe Auguste.

Le pape Célestin III déclare l’annulation illégale le 13 mars 1195, mais Philippe II passe outre à la décision pontificale et se remarie.

Mais si le pape Célestin III meurt le 8 janvier 1198 sans avoir pu faire respecter sa décision, son successeur Innocent III entend confirmer la condamnation de l’annulation et la faire respecter. Après des négociations infructueuses, il lance le 13 janvier 1200 l’interdit sur le royaume de France, entraînant la suspension de toutes les activités du clergé. Cette situation risquant de créer des émeutes, Philippe II finit par se soumettre, fait mine de faire revenir Ingeburge à la cour. Lors d’une assemblée tenue le 7 septembre 1200 au château de Saint Léger à Nesle [2], il annonce que l’interdit est levé. Mais il l’enferme à Dourdan [3] et reste auprès d’Agnès de Méranie. En mars 1201, le concile de Soissons [4] se conclut par l’échec de Philippe Auguste à faire casser son mariage avec Ingeburge.

En juillet 1201, Agnès de Méranie meurt en donnant naissance à un 3ème enfant qui meurt peu après sa naissance. Philippe Auguste parvient à faire reconnaître du pape la légitimité des enfants nés d’Agnès.

Elle est inhumée en l’abbaye royale de Saint Corentin [5] à Septeuil [6] à une quinzaine de kilomètres au Sud de Mantes [7].

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia Agnès de Méranie/ Portail du royaume de France/ Portail du Saint-Empire romain germanique/ Catégories  : Reine de France du 12 et 13ème siècle

Notes

[1] Le titre de duc de Méranie est un ancien titre de noblesse du Saint-Empire romain germanique, qui existe de 1152 à 1248 à l’époque des Hohenstaufen.

[2] Nesle est une commune française, située dans le département de la Somme. Le territoire neslois est un centre actif du plateau du Santerre dans l’est du département. Nesle fait partie de la Communauté de communes de l’Est de la Somme.

[3] Dourdan est une commune française située à 44 kilomètres au sud-ouest de Paris dans le département de l’Essonne. Elle est le chef-lieu du canton de Dourdan, le siège de la communauté de communes Le Dourdannais en Hurepoix. Village celte puis cité gallo-romaine, berceau des Capétiens et ville royale depuis le 10ème siècle, capitale du Hurepoix et première ville essonnienne de la vallée de l’Orge, Dourdan est aujourd’hui encore célèbre pour son château du 13ème siècle exceptionnellement conservé et sa vaste forêt. Située aux portes de l’agglomération parisienne à mi-chemin entre la capitale et Chartres, ses monuments, son musée et ses espaces naturels en font un site touristique important du département.

[4] concile convoqué par le légat du Pape en présence de Philippe Auguste et Ingeburge de Danemark. Le roi de France échoue encore une fois à faire annuler son mariage d’avec Ingeburge.

[5] L’abbaye royale de Saint-Corentin-lès-Mantes est une ancienne abbaye bénédictine de femmes, construite sur l’actuelle commune de Septeuil (Yvelines), au diocèse de Chartres. Elle a complètement disparu, un château est construit sur son emplacement au 19ème siècle

[6] Septeuil [sɛptœj] est une commune française située dans le département des Yvelines. La commune de Septeuil se trouve à environ 14 kilomètres au sud de Mantes-la-Jolie et environ 16 kilomètres au nord de Houdan dans la vallée du ru de Flexanville au point de confluence avec la Vaucouleurs. Le bourg est construit au creux de la vallée, entre 60 et 70 mètres d’altitude, le territoire communal débordant au sud-est et au sud-ouest sur le plateau agricole du Mantois à 120-140 mètres d’altitude.

[7] Mantes-la-Jolie est une commune française, chef-lieu d’arrondissement du département des Yvelines, dans la région Île-de-France. C’est une ville moyenne, située sur la rive gauche de la Seine, à 57 km à l’ouest de Paris. Carrefour de voies fluviales et terrestres, Mantes apparut très tôt comme un lieu de commerce et d’échanges, mais également, à l’époque médiévale, comme une place forte stratégique sur la frontière de l’Île-de-France, face à la Normandie. En 1615, Marie de Médicis fait détruire la citadelle dont les pierres servent ensuite à la construction de l’église et du couvent des Capucins qu’elle fonde à Limay. En 1617, lors d’un voyage à Rouen, Louis XIII s’arrête dans la ville. Le 9 juillet 1640, Jean de Rotrou se marie dans la ville avec Marguerite Camus, fille d’un bourgeois mantois. En 1641, une assemblée générale du clergé se déroule dans la ville. En 1645, Anne d’Autriche, Louis-Dieudonné et Philippe duc d’Anjou, alors enfants, accompagnés du cardinal de Mazarin, passèrent quelques jours à Mantes. Le cardinal logea au château et les enfants furent accueillis dans une maison qui serait située actuellement au 1, rue Baudin. Durant la Fronde, le maire de Mantes ouvre les portes de la ville à l’armée des princes. Il sera destitué par la suite.