Casimir II le Juste (vers 1138-1194)
Duc de Wislica de 1166 à 1173-Duc de Cracovie et duc de Sandomierz à partir de 1177-Duc de Mazovie et de Cujavie à partir de 1186

Fils cadet de Boleslas III le Bouche-Torse et de Salomé de Berg , la fille du comte Henri de Berg.
Lorsque que Boleslas III le Bouche-Torse meurt le 28 octobre 1138. Son testament, rédigé quelques années auparavant et inspiré des coutumes de Kiev [1], marque le début du démembrement territorial de la Pologne. Il a partagé son État entre ses 4 fils aînés, chacun recevant un duché héréditaire.
Ladislas II le Banni reçoit la Silésie [2] avec Wrocław [3] comme capitale, Boleslas IV le Frisé reçoit la Mazovie [4] et la Cujavie [5] avec Plock [6] comme capitale, Mieszko III le Vieux reçoit la Grande Pologne [7] avec Poznan [8] comme capitale, Henri de Sandomierz reçoit le duché de Sandomierz [9] avec Sandomierz comme capitale.
Ladislas II le Banni, devient le princeps ou senior et à ce titre, gouverne également sur la Petite Pologne [10] avec Cracovie [11] comme capitale, la Grande Pologne orientale avec Gniezno [12] et Kalisz [13], la Poméranie occidentale [14], la Poméranie orientale [15] ainsi que la région de Lęczyca [16] et de Sieradz [17] qui doit lui revenir après la mort de Salomé, la seconde épouse de son père. C’est lui qui décide en dernier ressort sur les questions de politique étrangère, conclut les traités, déclare les guerres, a le droit d’investiture, est le chef et le juge suprême.
Casimir II le Juste, qui n’était pas né lors de la rédaction du testament, ne reçoit rien.
Dès 1139, soutenus par leur mère Salomé, Boleslas IV et Mieszko s’opposent à Ladislas II le Banni qui veut rétablir l’union de la Pologne. Ils réussissent à le chasser du pays en 1146 et Boleslas IV le Frisé lui succède.
En 1166, Henri de Sandomierz est tué dans une croisade contre les Prussiens [18]. N’ayant pas d’enfants, il avait désigné son petit frère Casimir comme héritier. Cet héritage est contesté par Boleslas et Mieszko qui décide de partager ce duché en trois, une partie pour chaque frère. Casimir ne reçoit que le petit duché de Wislica [19].
En 1172, les magnats [20] organisent une diète [21] et tentent de convaincre Casimir de renverser le souverain mais celui-ci refuse.
Boleslas IV le Frisé meurt le 5 janvier 1173. Mieszko III le Vieux de Grande Pologne lui succède en tant que princeps. Casimir obtient finalement tout le duché de Sandomierz et devient le tuteur de Lech de Mazovie , le fils unique de Boleslas IV le Frisé. En 1177, Mieszko III doit s’enfuir de Cracovie suite au soulèvement des habitants soutenus par Boleslas 1er le Long , auxquels s’est joint Odon de Poznań , son fils aîné. Casimir II le Juste monte sur le trône de Cracovie à la demande de la noblesse de Petite Pologne.
Pour faire cesser les conflits internes, il distribue les terres. Il garde Cracovie, Odon reçoit Poznan, Lech reçoit la Cujavie, Boleslas 1er le Long reçoit la Silésie, Mieszko IV Jambes Mêlées reçoit les régions de Bytom [22], Racibórz [23], Oswiecim [24] et Siewierz, Conrad reçoit Glogow [25]. Mieszko III le Vieux doit abandonner son trône de Grande Pologne au profit de son fils Odon. Casimir nomme Sambor 1er palatin [26] de Poméranie orientale. Boguslaw 1er de Poméranie occidentale ne recevant pas suffisamment d’aide d’une Pologne divisée devient vassal d’Henri le Lion. En 1181, il reconnaîtra la suzeraineté de l’empereur Frédéric Barberousse et la Pologne perdra le contrôle de cette région.
En 1180, lors de l’assemblée des nobles polonais à Leczyca, il accorde des privilèges aux nobles et octroie ses premiers privilèges à l’Église pour faire abolir les droits des autres Piasts [27] sur Cracovie et y établir son pouvoir héréditaire.
Mieszko III le Vieux, ne parvenant pas à gagner le Saint Empire à sa cause, attaque la Grande Pologne avec les Poméraniens. Il regagne une grande partie de la Grande Pologne avec Gniezno qui est sa province légitime, sans opposition de Casimir II le Juste. Mieszko, qui n’est pas rassasié, continue à vouloir conspirer et à mener une politique diplomatique contre Casimir. Il s’allie avec Boleslas 1er le Long et avec la cour allemande.
En 1182, suite au décès de Vasilko de Drohiczyn [28] et malgré l’opposition de sa cour, il aide le fils aîné de Mstislav II de Kiev à monter sur le trône de Brzesc [29]. Mais celui-ci est empoisonné et Casimir aide Roman II de Kiev , le jeune frère du prince assassiné, à monter sur le trône. Roman reconnaît la suzeraineté de la Pologne pour remercier Casimir II Le Juste de l’avoir aidé
En 1184, l’empereur donne l’ordre à son fils Henri VI de mettre sur pied une campagne militaire contre la Pologne afin de soutenir Mieszko. Casimir II Le Juste retient l’empire en réaffirmant sa vassalité et en faisant sans doute d’autres concessions.
En 1186, après le décès de Lech, Casimir annexe la Mazovie et devient duc de Mazovie et de Cujavie.
En 1187, dans la principauté de Halicz [30], une guerre de succession fait suite au décès d’ Iaroslav Osmiomysl . Casimir soutient Oleg Yaroslavich contre son frère Vladimir II Yaroslavich . Vladimir gagne la couronne et, pour se venger, lance des raids contre la Pologne. Casimir renverse Vladimir et place Roman de Volhynie sur le trône, espérant une promesse de vassalité. Les Hongrois, inquiets par l’expansion polonaise, et convoitant également la principauté de Halicz remettent Vladimir sur le trône et ensuite, le remplace par Andras, le fils de Béla III. En 1188, Vladimir s’échappe de sa prison hongroise et en appelle à l’empereur Frédéric Barberousse. Celui-ci, occupé par les croisades, charge son vassal Casimir II Le Juste de remettre Vladimir sur le trône. En 1189, Casimir envoie une armée pour accomplir cette mission et permet à Halicz de s’affranchir de l’assujettissement hongrois. Mais il perd également la suzeraineté sur cette principauté.
En 1190, profitant d’un long voyage de Casimir à Kiev où il a de nombreux amis, le gouverneur de Cracovie s’empare de la ville et place Mieszko sur le trône.
L’année suivante, Casimir revient en Pologne et reprend facilement Cracovie.
En 1192, un pacte est signé avec la Hongrie, promettant une coopération quand les intérêts sont communs, par exemple la principauté de Halicz. Ce pacte avec la Hongrie apaise les opposants à la politique étrangère menée par Casimir.
En 1193, il mène une campagne contre des tribus baltes païennes et contre leur allié, le prince de Drohiczyn, qui répond par des attaques contre la Mazovie. Le prince de Drohiczyn est destitué, les tribus païennes sont vaincues, leur territoire est pillé et elles sont forcées de promettre le versement d’un tribut à Cracovie.
Il meurt le 4 mai 1194, pendant un banquet. Il laisse de très jeunes héritiers. Son fils aîné Lech le Blanc lui succède à Cracovie.
Notes
[1] La Rusʹ de Kiev ou Rous de Kiev, appelée aussi État de Kiev, Russie kiévienne, principauté de Kiev ou Ruthénie prémongole, est une principauté slave orientale qui a existé du milieu du 9ème au milieu du 13ème siècle, se désagrégeant en une multitude de principautés avant de disparaître formellement du fait de l’invasion mongole de la Rus’ de Kiev, qui commença en 1223 et entraîna la disparition de la principauté en 1240. La Rusʹ est la plus ancienne entité politique commune à l’histoire des trois États slaves orientaux modernes : Biélorussie, Russie et Ukraine.
[2] La Silésie est une région historique en Europe centrale qui s’étend dans le bassin de l’Oder sur trois États : la majeure partie est située dans le Sud-Ouest de la Pologne, une partie se trouve au-delà de la frontière avec la Tchéquie et une petite partie en Allemagne.
[3] Wrocław est la troisième ville de Pologne par sa population, la cinquième par sa superficie (293 km2), et l’une des plus anciennement fondées (vers le 9 – 10ème siècle). Située au sud-ouest de la Pologne, au sud des monts des Chats et au nord des Sudètes, la ville est traversée par le fleuve Oder, qui se divise en plusieurs bras, et 4 de ses affluents : la Bystrzyca, l’Oława, la Ślęza et la Widawa. Elle se situe à 140 km de l’Allemagne et à 70 km de la Tchéquie. Au cours de son histoire millénaire, Wrocław, après avoir appartenu au royaume médiéval polonais des Piast, a fait partie du royaume de Bohême au sein du Saint-Empire romain germanique. Plus tard, la ville appartient successivement à la monarchie de Habsbourg puis, après les guerres de Silésie entre 1740 et 1763, à la Prusse des Hohenzollern qui intègre en 1871 l’Empire allemand.
[4] La Masovie ou Mazovie est une région géographique et historique situé dans le centre et le nord-est de la Pologne, de part et d’autre des cours moyen de la Vistule et de ses affluents le Bug et la Narew. Ses capitales historiques sont Płock, qui reçoit des privilèges urbains en 1237, Czersk puis Varsovie à partir de 1413. Ses frontières diffèrent de celles de l’actuelle voïvodie de Mazovie.
[5] La Cujavie, ou Coujavie, ou Couïavie, est une région historique de la Pologne, bordée par la Vistule à l’est et la Noteć à l’ouest, par la Noteć et la Krówka au sud. Au début du Moyen Âge, la Cujavie faisait partie de la Grande-Pologne et se limitait principalement à la région de Kruszwica. Au 12ème siècle, l’influence politique des ducs locaux s’est étendue à une grande partie de la Mazovie. Grâce aux sols très fertiles et à la densité élevée des rivières, la région s’est développée très rapidement. L’histoire politique de la Cujavie est aussi compliquée que celle de la région voisine de Mazovie. Au 11ème siècle, Kruszwica devient le siège d’un évêché. Il est très vite supprimé mais vers 1123 un nouvel évêché est fondé à Włocławek qui devient la capitale de la région. En 1186 ou 1194, Mieszko III le Vieux s’empare de la région qu’il offre à son fils Boleslas qui devient duc de Cujavie. En 1195, à la mort de Boleslas, la Cujavie réintègre le duché de Mazovie. Vers 1231, Conrad 1er de Mazovie recrée le duché de Cujavie et l’offre à son fils Casimir 1er de Cujavie. Après sa mort en 1267, la Cujavie est divisée en deux parties (ayant pour capitales Inowrocław et Brześć Kujawski) sur lesquelles règneront ses successeurs.
[6] Płock, parfois francisée en Plotsk, est une ville de la voïvodie de Mazovie, dans le centre de la Pologne. Elle est une ville-powiat et le siège administratif (chef-lieu) du powiat de Płock, sans en faire partie.
[7] La Grande Pologne est une région historique de la Pologne, située dans le centre ouest du pays, comportant une grande partie du secteur irrigué par le fleuve Warta et ses affluents, ainsi que le fleuve Noteć.
[8] Poznań est une ville de l’Ouest de la Pologne sur la Warta, capitale de la voïvodie de Grande-Pologne. Les origines de Poznań sont étroitement liées aux débuts de l’État polonais. Les premières bourgades slaves découvertes dans la région datent du 9ème siècle : un château fut alors construit sur Ostrów Tumski, île sur la Warta. Le développement de la ville débuta au temps du prince Mieszko 1er et du roi Boleslas le Vaillant, les premiers souverains polonais. Dès 968, un évêché y fut fondé. Poznań était alors un des deux centres clés de l’État polonais ; l’autre était Gniezno.
[9] Le duché de Sandomierz, est un ancien duché de la Pologne médiévale, créé au début du 12ème siècle, par scission de la province séniorale, lors de la période de fragmentation de la Pologne. Sandomierz en est la capitale.
[10] La Petite-Pologne est une des régions historiques de Pologne. Située au sud-est du territoire de l’actuelle république de Pologne, elle avait une superficie triple de celle de la voïvodie qui aujourd’hui porte ce nom. Sa capitale est Cracovie. Le nom de Petite-Pologne provient d’une habitude polonaise. Lorsqu’un nouveau village est situé près d’un plus ancien, le nouveau prend le nom de l’ancien précédé du terme petit, l’ancien village étant lui-même précédé de grand.
[11] Chef-lieu de la voïvodie de Petite-Pologne, elle est située à 300 km au sud de Varsovie, sur la Vistule. Datant du 7ème siècle, c’est une des villes les plus anciennes et les plus importantes de Pologne, dont le patrimoine architectural est très bien conservé. La ville historique se situe au pied de la colline du Wawel. Cracovie était, avant Varsovie, la capitale de la Pologne et elle est souvent considérée comme le véritable centre du pays avec ses traditions et son passé vieux de plus de 1 000 ans. Elle est le centre culturel et scientifique du pays, avec l’Université jagellonne de Cracovie, la deuxième plus ancienne université d’Europe centrale (1364, après celle de Prague fondée en 1348 ; celle de Varsovie date de 1816).
[12] Gniezno est une ville du centre-ouest de la Pologne, à une cinquantaine de kilomètres au nord-est de Poznań. Gniezno était une ville importante à l’époque de la naissance de l’État polonais. Elle a été la première capitale de la Pologne. Elle est intimement associée aux débuts du christianisme en Pologne.
[13] Kalisz (en latin Calisia, en allemand Kalisch, en russe Калиш) est une ville de Pologne. Elle devient le siège d’un gouverneur (castellan) en 1136. En 1139, les premiers Juifs commencent à s’installer à Kalisz. Suite au démembrement féodal de la Pologne, la ville devient la capitale d’un duché en 1190. En 1233, Henri 1er le Barbu détruit l’ancien fort dans sa guerre contre Ladislas Odonic. Il fait reconstruire la ville et un nouveau fort. Boleslas le Pieux accorde les privilèges urbains (droit de Magdebourg) à Kalisz vers 1257. Le 16 août 1264, la communauté juive de Kalisz est la première à être gratifiée par Boleslas le Pieux de statuts particuliers, calqués sur les droits des Juifs du Saint Empire : liberté de culte, statut juridique distinct (permission de commercer et de pratiquer l’usure) et protection ducale (Charte de Kalisz). Après la réunification des territoires polonais par Ladislas 1er le Bref, Kalisz devient le chef-lieu d’une voïvodie en 1314. En 1343, Casimir III le Grand conclut à Kalisz un traité de paix avec les Teutoniques.
[14] La Poméranie est une région côtière au sud de la mer Baltique dans le nord-ouest de la Pologne et le nord-est de l’Allemagne. Elle comprend les estuaires de la Vistule et de l’Oder atteignant la rivière Recknitz à l’ouest et s’étend sur environ 200 kilomètres à l’intérieur des terres. La limite orientale fait l’objet de plusieurs interprétations dans la terminologie polonaise et allemande : en Pologne, la Poméranie orientale (Pomorze Gdańskie) correspond au territoire le long de la baie de Gdańsk jusqu’à la Pomésanie sur la rive droite de la Vistule, alors que les termes allemands de la Poméranie antérieure et postérieure se réfèrent à l’ancienne duché de Poméranie et à la province de Poméranie au sein de l’État de Prusse.
[15] La Poméranie orientale ou Petite Poméranie, connue aussi sous les noms de Poméranie de Dantzig puis de Gdańsk, est une région historique et géographique située dans le Nord de la Pologne et constituant l’extrémité est de la Poméranie historique : elle s’étend le long de la baie de Gdańsk jusqu’au delta de la Vistule ; son périmètre recouvre à peu près les deux tiers de l’actuelle voïvodie de Poméranie et l’extrémité nord de la Couïavie-Poméranie.
[16] Łęczyca est une des plus vieilles villes de Pologne. Déjà au 6ème siècle, il y avait un fort et Łęczyca était sans doute une capitale tribale. Après l’arrivée du christianisme, elle devient la capitale d’une des sept provinces formant l’État polonais. Le château était occupé par un castellan (gouverneur de province) et Łęczyca était un centre politique et religieux important. De 1138 à 1144, elle est le siège de Salomé von Berg, la veuve de Boleslas III Bouche-Torse. À Tum (à 2 km de Łęczyca), une collégiale romane est construite de 1141 à 1161. La collégiale de Tum accueille des synodes, qui sont considérés comme le début du parlementarisme en Pologne. La dernière rencontre entre les autorités de l’Église et de l’État s’y est déroulée au début du 17ème siècle. En 1180, lors de l’assemblée des nobles polonais à Łęczyca, Casimir II le Juste accorde ses premiers privilèges à l’Église (une levée d’impôt au profit du clergé et le renoncement du roi à exercer ses droits sur les biens fonciers des évêques décédés). À l’occasion du synode de 1285 sont promulgués les Statuts de Łęczyca, restreignant l’influence allemande sur l’Église polonaise.
[17] Sieradz est une ville du centre de la Pologne, située sur la Warta. Elle est le siège d’un district (powiat) et fait partie de la voïvodie de Łódź. Elle fut la capitale d’un des duchés de la Pologne pendant le démembrement territorial du pays, au 13ème siècle, le duché de Sieradz et Łęczyca
[18] La Prusse royale, dont la principale ville est le port hanséatique de Dantzig, est une entité politique issue de l’affaiblissement de l’État monastique des chevaliers Teutoniques au cours du 15ème siècle, précisément de la rébellion de la Ligue de Prusse, à partir de 1440. Celle-ci, alliée avec le roi de Pologne (aussi grand-duc de Lituanie) Casimir IV, l’emporte en 1462 (bataille de Puck) et, par le traité de Thorn (Toruń) de 1466, l’ordre Teutonique reconnaît la sécession des territoires rebelles, dont Casimir devient le souverain. La Prusse se trouve alors divisée entre la Prusse royale, sous tutelle polonaise, et la Prusse restée sous le contrôle des chevaliers Teutoniques, qui deviendra le duché de Prusse en 1525, puis le royaume de Prusse (au sens étroit).
[19] Wiślica est une ville de Pologne, située sur la Nida. Elle fait partie du district de Busko (powiat buski) qui se trouve dans la partie méridionale de la voïvodie de Sainte-Croix. Selon la légende, le nom du village provient de son fondateur, Wiślimir, un duc des Vislanes. À la fin du 10ème siècle, les Polanes s’emparent du fort de Wiślica. En 1135, Wiślica est détruite par les Coumans. C’est dans cette ville qu’en 1347, Casimir III le Grand ratifie les Statuts de celle-ci, un ensemble de lois pour la Petite Pologne. C’est la première fois que le droit est codifié en Pologne. Au 15ème siècle, c’est à Wiślica que Jan Długosz s’occupe de l’éducation des fils du roi Casimir IV Jagellon.
[20] Magnat (était la dénomination, ou plutôt le titre de courtoisie, donné aux membres de la grande noblesse en Pologne et Lituanie, en Hongrie, en Angleterre. Le titre est apparu dans le haut Moyen Âge. Un magnat était un grand propriétaire terrien, qui possédait des châteaux, des manoirs, des villes et des villages. Il avait aussi une grande influence sur les affaires du pays. Le titre était héréditaire. On peut le considérer comme l’équivalent de pair héréditaire. Il y avait en Pologne 200 à 300 familles de magnats (18ème siècle). Le magnat était un seigneur qui se distinguait de la petite noblesse (appelée szlachta en Pologne) par sa puissance économique et politique.
[21] En politique, une diète est une assemblée délibérative. On emploie essentiellement ce mot en référence au Parlement japonais, à la chambre basse polonaise, au Bundestag allemand, aux assemblées parlementaires de Lettonie et Lituanie ou à des institutions anciennes.
[22] Bytom est situé dans la partie centrale de la Haute-Silésie, sur des gisements de charbon. La ville se trouve sur la ligne de partage entre les bassins de la Vistule et de l’Oder. Bytom, également connue sous le nom de Beuthen à certaines époques de son histoire, est une des plus vieilles villes de Haute-Silésie. La première mention historique de la ville date du 11ème siècle. À cette époque, Bytom est déjà une place forte. À la suite du démembrement féodal de la Pologne, Bytom passe en 1178 dans les terres de Mieszko IV Jambes Mêlées, le duc de Ratibor. En 1254, Bytom obtient les droits de Magdebourg du duc Ladislas d’Opole. À la mort de celui-ci, son duché est partagé entre ses 4 fils et Bytom devient la capitale d’un petit duché du même nom. En 1289, le duc de Bytom devient un vassal de la Bohême bien que le petit duché continuera à être gouverné par des ducs Piast d’Opole jusqu’en 1526. À cette date, la ville passe dans les mains des Habsbourgs. À partir du 14ème siècle, la ville est devenue un centre minier, d’artisanat et de commerce de première importance, ainsi qu’une ville d’immigration allemande.
[23] Racibórz est une ville de Pologne. C’est le chef-lieu de powiat de la voïvodie de Silésie. La ville est située en Haute-Silésie, dans la vallée de l’Oder, à la porte de Moravie, près de la frontière avec la République tchèque. Elle est au carrefour des cultures polonaise, tchèque, morave et germanique.
[24] Oświęcim est une ville de 800 ans d’histoire, située sur une escarpe haute au bord de la rivière Sola, un affluent de la Vistule. Cependant, c’est le nom allemand Auschwitz donné à la ville par les nazis en 1940 qui la marque à jamais car elle est devenue après la Seconde Guerre mondiale synonyme de la barbarie nazie. C’est à Oświęcim et dans le village voisin de Brzezinka (Birkenau en allemand) que les Allemands ont construit en juin 1940 le camp d’extermination d’Auschwitz-Birkenau où périrent plus d’un million de personnes, principalement des Juifs.
[25] Głogów est une ville du sud-ouest de la Pologne, dans la voïvodie de Basse Silésie. Głogów est l’une des plus anciennes villes de Pologne. Elle fut fondée par une tribu slave nommée les Dziadoszans, ou Dadosesani, et intégrée dans le premier État polonais. La première référence date de 1010 dans les chroniques de Thietmar quand elle fut conquise par les Allemands menés par Henri II du Saint Empire et de nouveau assiégée par les forces germaniques le 9 août 1017. Le 24 août 1109, la bataille de Głogów a lieu contre l’armée de l’empereur Henri V. En 1157, la ville fut prise par Frédéric Barberousse qui massacra de nombreux habitants. En 1180 sous le pouvoir de Conrad 1er de Mazovie, fils de Ladislas II le Banni, Glogów reconstruit devient la capitale de la principauté et en 1253 obtient les privilèges du droit de Magdebourg.
[26] Le voïvode est, à l’origine, le commandant d’une région militaire, puis un titre de noblesse dans les pays slaves et roumains.
[27] La dynastie Piast est une lignée de rois et de ducs qui ont gouverné la Pologne depuis son apparition en tant qu’État indépendant, de 960 jusqu’en 1370. Les descendants des Piast ont continué à régner sur les différents duchés provenant de la fragmentation du territoire polonais, en Mazovie jusqu’en 1526 et en Silésie jusqu’en 1675.
[28] Drohiczyn est une petite ville de Pologne, chef-lieu de district (powiat) de la voïvodie de Podlachie. Drohiczyn est située sur la rive droite du Boug, au nord-est de la Pologne, dans la partie méridionale de la voïvodie de Podlachie.
[29] Brest anciennement Brest-Litovsk puis Brest-sur-le-Boug , est une ville de Biélorussie et le chef-lieu de la voblast de Brest. Brest est située dans l’Ouest de la Biélorussie, tout près de la frontière polonaise, au confluent du Boug et du Moukhavets. Brest se trouve à 328 km au sud-ouest de Minsk et à 184 km à l’est de Varsovie
[30] La principauté de Galicie est une ancienne principauté slave issue de la Rus’ de Kiev en 1141. Elle a existé jusqu’en 1199 avant d’être unie avec la Volhynie voisine au sein de la principauté de Galicie-Volhynie sous le règne de Roman Mstislavitch. La résidence des princes de Galicie était au château de Halytch sur le bassin supérieur du Dniestr, aujourd’hui en Ukraine. Outre son territoire proprement-dit, la principauté de Galicie étendait son influence sur ses vassaux la principauté de Tourov et Pinsk, les Volochovènes et les principautés moldaves d’Onut, Soroca, Baïa et Bârlad[