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L’histoire pour le plaisir

Anselme de Laon

dimanche 22 janvier 2012, par lucien jallamion

Anselme de Laon (vers 1053-1117)

Philosophe et théologien français du Moyen Âge

Différentes écoles en Occident au 12ème siècle. (source : wiki/École de Laon)Né dans une famille très humble à Laon [1] avant le milieu du 11ème siècle, il fut le disciple de saint Bruno, écolâtre [2] de Reims [3], le futur fondateur de la Grande Chartreuse [4], et aussi d’Anselme de Canterbury à l’abbaye Notre-Dame du Bec [5].

Vers 1076 il enseigna avec un grand succès à Paris, où, avec Guillaume de Champeaux, il combattit du côté réaliste [6] dans la controverse scolastique [7].

Plus tard il se retira dans sa ville natale et fut Maître des écoles de Laon, avec son frère Raoul, de 1090 environ jusqu’à sa mort. Son école de théologie et d’exégèse [8] devint rapidement la plus réputée en Europe. En 1113 il en chassa Abélard.

Il fut le doyen et le chancelier de Laon à partir de 1109 environ et l’archidiacre [9] à partir de 1115.

Le plus grand travail d’Anselme fut l’édition d’une glose [10] intralinéaire et marginale “des Saintes Écritures”, qui fut souvent copiée et devint la référence commune de l’enseignement des écoles médiévales.

P.-S.

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Notes

[1] Laon est une commune française, préfecture du département de l’Aisne. Ville fortifiée sur une colline, Laon possède de nombreux monuments médiévaux, des hôtels particuliers et des maisons des 16ème , 17 et 18ème siècles en grand nombre, notamment dans les rues Sérurier, Saint-Jean, Saint-Cyr ou Vinchon, véritables musées urbains.

[2] L’écolâtre était, au Moyen Âge, le maître de l’école monastique ou de l’école cathédrale. La fonction était importante et nombreux furent les écolâtres qui devinrent écrivains de renom, théologiens, ou évêques. Chrodegang, évêque de Metz au 8ème siècle, forma les prêtres de sa cathédrale à vivre en communauté, et écrivit pour eux une règle appelée Regula vitae communis inspirée de celle de saint Benoît. Il y introduit dans la communauté la fonction d’écolâtre : un des chanoines est spécialement chargé d’instruire les jeunes clercs de la cathédrale. Charlemagne demanda l’ouverture de l’école cathédrale aux non-clercs. Au fil des temps l’écolâtre devient également l’inspecteur des maîtres d’écoles du diocèse. Plus tard, le concile du Latran III officialisa la coutume en 1179 en spécifiant que l’enseignement sera gratuit. Cependant, avec l’émergence et l’influence croissante des universités au 13ème siècle, les écoles cathédrales perdront progressivement leur importance et le rôle de l’écolâtre disparaîtra.

[3] Le diocèse de Reims a été érigé au 3ème siècle et a été élevé en archevêché dès le 4ème siècle. Une des prérogatives des archevêques de Reims fut de sacrer les rois de France, avec l’huile de la Sainte Ampoule. Dans la cathédrale de Reims, de Henri 1er à Charles X, trente rois de France furent sacrés en ces lieux.

[4] Le monastère de la Grande Chartreuse est le premier monastère et la maison-mère des moines-ermites de l’ordre des Chartreux. Il est situé sur la commune de Saint-Pierre-de-Chartreuse, dans l’Isère, au pied du Grand Som, le quatrième plus haut sommet du massif de la Chartreuse.

[5] L’abbaye Notre-Dame du Bec est une abbaye catholique bénédictine faisant aujourd’hui partie de la congrégation de Sainte-Marie de Mont-Olivet et située au Bec-Hellouin, près de Brionne, dans le département de l’Eure. Elle a été fondée en 1034 par Herluin, chevalier du comte Gilbert de Brionne. Avec l’arrivée de l’Italien Lanfranc de Pavie, prieur et maître de l’école monastique, puis d’Anselme de Cantorbéry, le Bec devient l’un des principaux foyers de la vie intellectuelle du 11ème siècle : le futur pape Alexandre II y étudie vers 1050 ainsi que nombre de futurs légats et évêques. Depuis près de 1 000 ans, l’abbaye du Bec est liée par l’histoire à la cathédrale de Cantorbéry, à laquelle elle a donné trois archevêques.

[6] En philosophie, le réalisme désigne la position qui affirme l’existence d’une réalité extérieure indépendante de notre esprit. Le réalisme affirme à la fois l’existence et l’indépendance du monde. L’existence signifie qu’il y a un monde extérieur au sujet, et l’indépendance, que ce monde n’a pas besoin d’être relié à un sujet pour exister. Le réalisme affirme que le monde est une chose et que nos représentations en sont une autre. Ainsi conçu, le réalisme s’oppose à l’idéalisme, lequel soutient que le monde n’est qu’une représentation et n’a pas d’existence autonome. Lorsque l’on adopte une position réaliste, on soutient au contraire que l’existence du monde précède l’existence de notre esprit et que le monde continue d’exister sans lui.

[7] La scolastique est la philosophie développée et enseignée au Moyen Âge dans les universités : elle vise à concilier l’apport de la philosophie grecque (particulièrement l’enseignement d’Aristote et des péripatéticiens) avec la théologie chrétienne héritée des Pères de l’Église et d’Anselme. De ce fait, on peut dire qu’elle est un courant de la philosophie médiévale.

[8] L’exégèse biblique est une étude approfondie et critique d’un texte, appliquée à la Bible

[9] Un archidiacre est un vicaire épiscopal à qui l’évêque confie certaines fonctions administratives pour un groupe de paroisses.

[10] Une glose est un commentaire linguistique ajouté dans les marges ou entre les lignes d’un texte ou d’un livre, pour expliquer un mot étranger ou dialectal, un terme rare.