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Thierry 1er Comte de Bar ou Thierry 1er de Lorraine

dimanche 27 juin 2021 (Date de rédaction antérieure : 4 décembre 2011).

Thierry 1er Comte de Bar ou Thierry 1er de Lorraine (vers 965-vers 1027)

Comte de Bar et duc de Haute Lotharingie

division de la Lotharingie au 10ème siècleFils de Frédéric 1er, comte de Bar [1] et duc de Haute Lotharingie [2] et de Béatrice de France, sœur d’Hugues Capet.

Il succède à son père en 978 et sa mère assure la régence jusqu’en 987. Il épousa vers 985 Richilde, probablement fille de Folmar 1er, comte de Lunéville [3] et de Metz [4].

En 985, avec d’autres seigneurs lorrains, il combattit le roi Lothaire qui assiégeait Verdun [5], mais il fut fait prisonnier.

Il fut un partisan inconditionnel des empereurs ottoniens [6] et combattit pour Henri II contre ses cousins du Luxembourg [7] en 1011.

Il fut à nouveau capturé en 1018 en combattant en Bourgogne, mais vainquit Eudes II de Blois, comte de Troyes [8] et de Meaux [9]. En 1019, il associa son fils Frédéric II au gouvernement du duché. A la mort de l’empereur Henri II en 1024, il combattit Conrad II, puis changea d’alliance et le reconnu empereur.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia Thierry 1er Comte de Bar ou Thierry 1er de Lorraine/ Portail du duché de Lorraine/ Catégories  : Maison d’Ardennes du haut Moyen Âge/ Comte de Bar

Notes

[1] Relevant à la fois du Saint Empire romain germanique mais aussi du domaine royal de France (partie du duché située à l’ouest de la Meuse), le comté, puis duché de Bar, fut formé au 10ème siècle par Ferry d’Ardennes, frère de l’évêque de Metz Adalbéron. Il fut annexé par la France en 1766. Ses villes principales étaient Bar-le-Duc, la capitale, Pont-à-Mousson sur la Moselle, au pied du château de Mousson, Briey et Longwy. Ses frontières bordaient le comté de Champagne, la principauté épiscopale de Verdun, le comté puis duché de Luxembourg, la principauté épiscopale de Metz, le duché de Lorraine et la principauté épiscopale de Toul.

[2] Le duché de Haute-Lotharingie deviendra le duché de Lorraine, mentionné comme tel en 1047. Les ducs (pour les descendants de Gérard d’Alsace et ceux des Maisons de Vaudémont et d’Anjou jusqu’en 1737) se succédèrent jusqu’en 1766, date de l’annexion par la France où le trône ducal fut occupé par Stanislas Leszczynski, souverain polonais détrôné profitant de la vacance du trône lorrain suite au mariage du dernier duc de la maison de Lorraine, François III, avec la future impératrice d’Autriche Marie-Thérèse.

[3] Lunéville est une commune française du département de Meurthe-et-Moselle. La ville a d’abord appartenu à plusieurs princes allemands, avant de passer aux mains d’Étienne, évêque de Toul et premier comte de Lunéville. Ses descendants possédèrent la cité jusqu’en 1055. En 1243, le comté fut rattaché au duché de Lorraine. Lunéville ne se développe qu’à partir de 1330 sous le règne du duc Raoul 1er. Le vieux château féodal subsista jusqu’en 1612, date à laquelle Henri II, préférant Lunéville à Nancy, le démolit et en construisit un nouveau. Celui-ci eut une courte vie. Démantelé pendant la guerre de Trente Ans, il fut totalement détruit lorsque le duc Léopold 1er de Lorraine, arrivant à Lunéville en 1702, choisit de bâtir un palais moderne : c’est le château actuel.

[4] Metz est une commune française située dans le département de la Moselle, en Lorraine. Préfecture de département. Metz et ses alentours, qui faisaient partie des Trois-Évêchés de 1552 à 1790, se trouvaient enclavés entre la Lorraine ducale et le duché de Bar jusqu’en 1766.

[5] L’existence de l’agglomération verdunoise remonte à l’Antiquité où les Celtes fondent un oppidum surplombant un méandre de la Meuse. Devenue chef-lieu de la Civitas Verodunensium, la ville est l’une des quatre cités de la province romaine de Belgique première. En 843, le traité de Verdun qui partage l’Empire carolingien en trois royaumes y est signé. Ville du Saint Empire romain germanique depuis le 10ème siècle, Verdun est soumise par la France en 1552, au cours du « Voyage d’Austrasie ». Elle forme avec les autres villes libres d’Empire, Metz et Toul, la province des Trois-Évêchés, qui se voit définitivement rattachée au Royaume de France en 1648 par le Traité de Münster. Forteresse de l’Est de la France, la ville est le théâtre de plusieurs batailles, telles que celle de 1792 lors des guerres de la Révolution française, et celle de 1870 lors de la guerre franco prussienne. Mais c’est surtout la bataille de Verdun de 1916, au cours de la Première Guerre mondiale, qui rend à jamais célèbre la ville dans le monde entier.

[6] Les Ottoniens sont une famille de rois germaniques qui doivent leur nom à Otton 1er du Saint Empire, fils d’Henri 1er de Germanie. À partir du royaume de Germanie et des restes orientaux de l’Empire d’Occident, ils vont fonder le Saint Empire romain germanique et conserver la dignité impériale de 962 à 1024.

[7] Le comté de Luxembourg, en tant que principauté territoriale, est une création des descendants de Sigefroi. Conrad 1er est le premier à porter explicitement le titre de comes de Luccelemburc. Le château fort Lucilinburhuc devient le point d’ancrage à partir duquel s’opère le rassemblement territorial au cours des 11, 12 et 13ème siècles. L’agrandissement du territoire se fait par les mariages, par l’achat de terres, par les liens de vassalité et surtout par la guerre. Les comtes de Luxembourg réussissent à soumettre leurs rivaux, même s’ils subissent parfois des revers comme à la bataille de Worringen en 1288, où le comte Henri VI et trois de ses frères tombent, mortellement blessés. À la fin 13ème siècle, le comté de Luxembourg occupe un vaste espace situé entre Meuse et Moselle. Il a la particularité d’être situé à cheval sur la frontière linguistique, une partie étant germanophone et une autre francophone.

[8] La vicomté de Troyes était le titre et le fief alors situé à Troyes dans la Champagne, où elle avait son siège. Au 13ème siècle le fief était partagé entre la famille comtale, Jeanne de Plancy, Jean II de Dampierre. Le siège de la vicomté était à Troyes entre la porte de Croncel et l’église Saint-Nicolas de Troyes. Les revenus provenaient des halles de Châlons, le minage des grains, le forage des vins, des droits de tonlieu sur la porte de Croncels et de Saint-Jacques à Troyes. La plupart des terres étaient à Villechétif

[9] Meaux fut dès le 10ème siècle la possession des comtes de Champagne qui s’appelaient aussi comtes de Meaux ; elle revint à la couronne sous Louis X. En 1235, le capitulaire de Thibaut IV de Champagne (conservé à la médiathèque de Meaux) mentionne l’existence du canal Cornillon, qui sert à la fois de défense du marché de Meaux qui se tient sur la presqu’île formée par la boucle de la Marne, et aussi de passage pour les bateaux, leur évitant de passer sous le pont encombré par des moulins.