Histoire des Étrusques : les guerres Samnites
La troisième guerre samnite est un conflit opposant la République romaine à plusieurs peuples d’Italie centrale, ayant lieu entre 298 et 290 av. jc pour le conflit les opposant aux Samnites [1].
Ce conflit, parfois appelé “guerre italique”, représente la première tentative des peuples de l’Italie centrale de s’unir contre Rome, les Samnites joignant leurs forces aux Étrusques [2], aux Ombriens [3] et aux Gaulois dans le nord.
En 298 av. jc, les hostilités reprennent avec les Samnites à la suite de l’alliance entre Rome et les Lucaniens. Les Romains écrasent la coalition à la bataille de Sentinum en 295 av. jc [4]. Le territoire samnite est envahi et les Romains remportent la bataille d’Aquilonia en 293 av. jc [5], subissant entre-temps quelques revers. Les Samnites, sans doute épuisés, demandent la paix, et pour la 4ème fois, le traité de 354 av. jc est renouvelé en 290 av.jc. Sous l’apparence d’un simple rétablissement de relations antérieures, les Samnites perdent une partie de leur territoire, acceptent de déplacer la frontière sur la haute vallée du Vulturnus [6], plus au sud-est que la Liris [7], et doivent surtout fournir des troupes à Rome en tant qu’alliés ainsi que des subsides. Les Samnites deviennent en réalité de véritables sujets forcés d’obéir en tout à Rome.
En 280 av. jc, c’est au tour des Gaulois Sénons [8] d’être repoussés hors d’Italie alors que plusieurs cités étrusques sont soumises, marquant la fin du danger étrusque pour Rome. Les Sabins [9] et les Ombriens sont aussi subjugués. La conquête de l’Étrurie se termine en 264 av. jc.
Depuis la fin de la deuxième guerre samnite en 304 av. jc, la République romaine continue d’étendre son pouvoir en Italie centrale. Les Èques [10] sont écrasés pendant une courte campagne cette même année et les peuples voisins des Abruzzes [11], les Marses [12], révoltés et vaincus en 302 av. jc, les Péligniens [13], les Marrucins [14] et les Frentans [15] concluent des traités d’alliance avec Rome. Les Vestins [16] font de même en 302 av. jc.
Rome consolide ses positions en fondant des colonies à Sora [17], dans la haute-vallée de la Liris, sur d’anciennes terres volsques [18] au contact du Samnium, à Alba Fucens [19] et Carseoli [20], pour surveiller les Èques et les Marses.
La guerre romano-étrusque marque le début du déclin des Étrusques. Ces derniers sont désunis, et des conflits éclatent même au sein de chaque cité. À l’instar des cités campaniennes telles que Capoue [21] en 343 av. jc et Naples [22] en 327 av. jc, Rome trouve sur place des alliés parmi l’aristocratie qui doit faire face aux éléments populaires. Ainsi, les nobles étrusques n’hésitent pas à se tourner vers Rome pour se maintenir au pouvoir.
En 302 av. jc, à Arezzo [23], la plèbe locale tente de chasser la puissante famille étrusque des Cilnii [24] qui dirige la ville. Ces derniers font appel à Rome et non à une autre cité étrusque pour se maintenir au pouvoir. Désormais, seule Rome est en mesure d’intervenir dans les affaires internes des cités étrusques
En 299 av. jc, Rome prend la ville ombrienne de Nequinum [25] qui est peut-être l’élément déclenchant la 3ème guerre samnite en 298 av. jc. Les Romains fondent sur place la colonie de Narnia. Le consul Marcus Fulvius Paetinus reçoit le triomphe.
En 298 av. jc, selon Tite-Live et Denys d’Halicarnasse, la guerre commence avec une attaque samnite contre les Lucaniens. Incapable de résister, ces derniers envoient des ambassadeurs et des otages à Rome pour demander une alliance. Les Romains décident d’accepter l’alliance, envoient les Fétiaux [26] auprès des Samnites pour leur demander d’évacuer la Lucanie, et devant leur refus, la guerre est déclarée. Pour Denys d’Halicarnasse, la véritable cause de la guerre n’est pas la compassion romaine, mais la peur de la puissance des Samnites s’ils soumettent les Lucaniens.
Rome peut avoir délibérément cherché une nouvelle guerre contre les Samnites en s’alliant avec ses ennemis, malgré la proximité entre ces peuples. En tout cas, la Lucanie est annexée par Rome. Et cela signifie un encerclement presque total du Samnium par Rome et ses alliés.
Tite-Live écrit que les consuls de 298 av. jc, Lucius Cornelius Scipio Barbatus et Cnaeus Fulvius Maximus Centumalus , se divisent les commandements militaires entre eux, Cornelius Scipio recevant l’Étrurie et Fulvius Maximus le Samnium.
Cornelius Scipio marche sur Volterra [27] où il affronte les Étrusques dans un combat indécis avant de se replier sur Faléries [28]. Il y établit son camp et, de là, ravage la campagne étrusque.
Pendant ce temps, Fulvius Maximus remporte une bataille sur les Samnites à Bovianum Vetus [29], dont il s’empare avant de prendre aussi Aufidena [30]. Pour ses victoires sur les Samnites, Fulvius Maximus célèbre un triomphe, confirmé par les Fasti triumphales [31]. Frontin rapporte 3 stratagèmes employés par un Fulvius Nobilior lorsqu’il combat les Samnites en Lucanie.
Pour 297 av. jc, les Romains élisent 2 consuls confirmés, Quintus Fabius Maximus Rullianus pour la 4ème fois etPublius Decius Mus pour la 3ème fois. Ce sont 2 commandants expérimentés qui ont déjà été consuls ensemble en 308 av. jc lors de la 2ème guerre samnite. Selon Tite-Live, les élections consulaires pour cette année ont eu lieu sur fond de rumeurs que les Étrusques et les Samnites lèvent d’immenses armées et que les Étrusques blâment leurs dirigeants de ne pas s’allier avec les Gaulois. Par conséquent, les citoyens romains se tournent vers Fabius Maximus qui déclare accepter redevenir consul qu’avec Decius Mus comme collègue.
Tite-Live écrit ensuite que des envoyés de Sutrium [32], Nepete et Faléries arrivent à Rome avec comme informations que les Étrusques souhaitent la paix. Sur cette base, les 2 consuls décident donc de marcher contre les Samnites, Fabius Maximus via Sora dans la haute vallée de la Liris et Decius Mus via le territoire des Sidicins [33]. Une armée samnite est en embuscade dans une vallée près de Tifernum [34], mais elle est découverte et vaincue par Fabius Maximus dans une bataille rangée. Il s’empare ensuite de Cimetra, ville autrement inconnue. Pendant ce temps, Decius Mus campe à Maleventum où il défait une armée apulienne [35] avant de conduire lui aussi son armée dans le Samnium. Les deux armées consulaires passent ensuite 5 mois à ravager les terres ennemies. Tite-Live rapporte que la bataille de Tifernum est longue et longtemps indécise. Selon lui, 3 400 Samnites sont tombés et près de 1 000 autres sont faits prisonniers. Du côté de Maleventum, l’auteur antique rapporte 2 000 morts. Enfin, du côté de Cimetra, près de 500 Samnites tués et plus de 2 000 prisonniers.
Tite-Live est la seule source pour les évènements de 297 av. jc. La route de Fabius Maximus par Sora jusqu’à Tifernum est compliquée, mais pas insurmontable. L’apparition d’une armée apulienne à Maleventum est surprenante car on ignore tout d’une hostilité possible entre certains Apuliens et Rome depuis la 2ème guerre samnite. Toutefois, les Apuliens peuvent avoir été divisés dans leur alliance avec Rome ou bien provoqués par les campagnes de Lucius Cornelius Scipio Barbatus l’année précédente. La campagne de Decius Mus s’inscrit dans le contexte plus large de l’expansion romaine dans le sud-est de l’Italie, il pourrait même avoir hiverné en Apulie. Aucun triomphe n’est rapporté pour cette année pour l’un ou l’autre des consuls, il est donc peu susceptible qu’il y ait eu des victoires majeures ou une percée en profondeur dans le Samnium.
En 296 av. jc, les consuls romains sont Lucius Volumnius Flamma Violens et Appius Claudius Caecus. Le premier est chargé de la guerre dans le Samnium, le second de l’Étrurie. Publius Decius Mus est prorogé en tant que proconsul et continue de piller et ravager les terres samnites. Les armées romaines, commandées par le proconsul, son ancien collègue lui aussi prorogé ou les nouveaux consuls, Tite-Live rapportant que ces diverses sources divergent, s’emparent de cités samnites telles que Murgantia, Romuléa et Ferentinum [36], toutes proches de l’Apulie : plus de 8 000 soldats tués et 10 000 prisonniers côté des Samnites, ainsi qu’un butin considérable.
Des contingents samnites abandonnent leurs terres et rejoignent l’Étrurie pour former une coalition contre Rome. La coalition au nord prend forme : les Samnites et certaines cités étrusques s’allient. Gellius Egnatius , général samnite, prend le commandement de l’armée coalisée. Si l’on en croit le récit de Tite-Live, les Samnites partent au nord car les Romains ravagent de toute part le Samnium et sont obligés d’abandonner leurs terres. Cependant, il est probable qu’il s’agisse d’un plan audacieux de la part des Samnites pour s’unir aux autres ennemis de Rome.
Tite-Live rapporte quelques dissensions entre les consuls qui se sont rejoints en Étrurie. Les deux armées consulaires défont une première armée de coalisés et s’emparent du camp : près de 8 000 tués et 2 000 prisonniers. Des raids depuis le Samnium ravagent la Campanie et plus particulièrement les terres de Falerne, non loin de Capoue. Le consul Volumnius Flamma, de retour dans le sud, attaque une colonne samnite chargée de butin et remporte la victoire : 6 000 tués, la moitié de prisonniers. Deux colonies sont fondées en Campanie, la première à Minturnes [37], à l’embouchure de la Liris, et l’autre dans le défilé de Vescia, près du territoire de Falerne, appelée Sinuessa [38].
La coalition contre Rome s’agrandit, avec en plus de troupes étrusques et samnites, certaines tribus ombriennes et d’importants contingents de mercenaires Gaulois, principalement Sénons, payés avec l’or étrusque. Le poids de la domination romaine dans le centre de l’Italie unit des peuples pourtant hétérogènes aux intérêts divergents : toute l’Italie centrale est en arme contre une « tyrannie intolérable écrit Tite-Live. Les Romains ne sauront empêcher la jonction des forces coalisées, hormis les Étrusques qu’ils maintiendront essentiellement sur leurs terres. Rome ayant à combattre sur de multiples fronts, elle maintient comme promagistrats [39] les magistrats de l’année précédente, ce qui devient la règle à partir de 296 av. jc.
À Rome, les deux mêmes consuls qui sont élus en 297 : Quintus Fabius Maximus Rullianus et Publius Decius Mus, revenant chacun de leur proconsulat dans le Samnium. Il s’agit là de deux chefs expérimentés, ce qui tend à montrer que Rome a pris l’ampleur du danger qui la menace.
Lucius Volumnius Flamma Violens est prorogé pour un an dans son commandement en terres samnites avec 2 légions. Fabius Maximus, célèbre pour avoir grandement contribué à la victoire dans la guerre romano-étrusque de 311-308 av. jc, reçoit le commandement de l’Étrurie. Tite-Live donne plusieurs versions de dissensions internes au Sénat, mais finalement les deux consuls se rendent en Étrurie.
Entre-temps, une légion romaine campe près de Clusium [40] sous les ordres d’un propréteur [41], Lucius Cornelius Scipio Barbatus. Les sources de Tite-Live divergent, mais la légion romaine subit une défaite, qui va selon les sources d’une simple embuscade à un désastre complet. Quant aux ennemis, il s’agit soit de Gaulois Sénons, ce que pense Tite-Live, soit d’Ombriens. Outre l’armée complète menée par les 2 consuls, 2 autres légions sont levées pour faire face à la menace des coalisés en Étrurie, commandées par 2 propréteurs, une campe sur le territoire falisque, l’autre dans la plaine vaticane aux abords de Rome.
Les consuls traversent les Apennins [42] et rencontrent l’armée des coalisés sur le territoire de Sentinum [43], au nord de l’Ombrie. Selon Tite-Live, l’armée coalisée étant importante et composée de peuples différents, elle se divise en 2 : d’une part les Samnites et les alliés gaulois, d’autre part les Étrusques et les Ombriens. Sur ordre des consuls, les 2 légions proprétoriennes ravagent les terres étrusques autour de Clusium de l’autre côté des Apennins, attirant l’armée étrusco-ombrienne. Les consuls romains engagent ensuite le combat contre l’armée samnito-gauloise de Gellius Egnatius. Selon Polybe, les forces étrusco-ombriennes n’ont jamais été présentes, ce qui est l’avis des auteurs modernes quant aux Étrusques, alors que les Ombriens ont peut-être combattu aux côtés des Samnites et des Gaulois. Les historiens modernes retiennent par contre l’idée de diversions romaines qui retiennent les Étrusques, voire aussi les Ombriens, sur leurs terres.
Débute alors la bataille de Sentinum, longtemps indécise entre des forces égales si l’on en croit le récit de Tite-Live, dont les faits rapportés sont sans aucun doute déformés par la tradition : le consul Publius Decius Mus, voyant ses troupes prendre la fuite, prononce la formule de la devotio à l’instar de son père et se sacrifie pour sauver l’armée romaine. Le consul mort, l’armée romaine se doit d’emporter la bataille, et après une très longue lutte, les Romains atteignent le camp ennemi. Gellius Egnatius tombe et la victoire revient à Rome.
Il est à noter que c’est la 2ème devotio d’un Decius Mus selon la tradition, la première étant celle de 340 av. jc à la bataille de Veseris [44], la troisième étant celle de 279 av. jc à la bataille d’Ausculum [45]. Cette bataille marque les esprits de l’époque et se pare des habits de la légende. Un historien grec contemporain, Douris de Samos, évalue déjà à 100 000 hommes les pertes samnito-gauloises, chiffre que Tite-Live réduit à 25 000 morts, et 8 000 prisonniers, rajoutant que 5 000 Samnites réussissent à fuir vers le sud, mais 1 000 d’entre eux sont tués par les Péligniens [46] alors qu’ils traversent leurs terres. Il rajoute que côté Romains, on dénombre près de 9 000 tués, surtout dans les légions de Decius Mus.
Quintus Fabius Maximus Rullianus rentre à Rome pour célébrer un triomphe sur les Gaulois, les Étrusques et les Samnites, ce qui est confirmé par les Fasti triumphales.
Au sud, des raids samnites pillent le territoire de Vescia et de Formies [47], celui d’Aesernia [48] et les terres riveraines du Vulturnus. Le préteur Appius Claudius Caecus part en campagne en Campanie pour faire face à ces raids. Avec le proconsul Lucius Volumnius Flamma Violens, le préteur cerne une armée samnite sur le territoire de Stella. Les chiffres donnés par Tite-Live sont importants : plus 16 000 tués côté Samnites, près de 3 000 côté Romains.
Malgré la défaite à la bataille de Sentinum, et bien que rapportés sans détails dans le récit antique, les Samnites ont continué régulièrement leurs raids en Campanie et jusqu’aux portes du Latium [49]. C’est sans doute le signe que la tradition a conservé malgré tout quelques sévères défaites romaines.
Au nord, en Étrurie, les armées proprétoriennes ont emporté quelques victoires, mais la guerre couve encore. Le consul Fabius Maximus y retourne et vainc une armée de Pérouse [50].
Tite-Live dresse un bilan provisoire des guerres samnites à la fin de 295 av. jc.
En 294 av. jc, les nouveaux consuls romains sont Lucius Postumius Megellus et Marcus Atilius Regulus. Le premier tombe malade et est retenu à Rome tandis que le second part pour le Samnium.
Selon Tite-Live, les Samnites attaquent le camp romain d’Atilius Regulus à la faveur d’un épais brouillard. Les combats se déroulent dans le camp mais les Romains parviennent à se libérer. Il se rend ensuite au secours de Luceria [51], en Apulie, attaquée par les Samnites. Une bataille indécise oppose l’armée consulaire aux troupes samnites non loin de la ville. La victoire revient à Rome, mais les pertes sont lourdes de part et d’autre : près de 8 000 Romains et alliés tombés en 2 jours pour moins de 5 000 Samnites tués et près de 8 000 faits prisonniers. Interamna [52], colonie romaine en Apulie, est tombée et pillée entre-temps par une armée samnite. Celle-ci est vaincue par Atilius Regulus peu de temps après.
Lucius Postumius Megellus part à son tour pour le Samnium et s’empare de Milionia, faisant plus de 3 000 tués et 5 000 prisonniers. La cité de Feritrum tombe ensuite, désertée par ses habitants, puis plusieurs cités aussi abandonnées.
Il part ensuite en Étrurie pour dévaster les territoires de Volsinies [53] puis de Roselle [54]. Cette dernière est prise d’assaut et détruite. Volsinies, Pérouse et Arezzo demandent la paix, et obtiennent de Rome une trêve de 40 ans contre un tribut. Les Étrusques n’ont finalement que peu participé à la coalition contre Rome.
Au contraire de son collègue à qui le triomphe est refusé, il se voit accorder cet honneur, ce qui est confirmé par les Fasti triumphales.
Les nouveaux consuls romains sont Lucius Papirius Cursor et Spurius Carvilius Maximus . Les Samnites réunissent environ 40 000 soldats à Aquilonia [55]. Parmi eux, les Samnites constituent une troupe d’élite, la légion de lin de 16 000 soldats, après avoir recouru à la loi sacrée.
Carvilius Maximus rejoint ses légions en Apulie et s’empare de la place d’Amiternum [56]. Papirius Cursor lève une nouvelle armée et s’empare de Duronia. Ils ravagent ensuite les terres d’Atina [57] puis marchent respectivement sur Cominium et Aquilonia, où se situe l’essentiel des forces samnites.
S’engage alors la bataille d’Aquilonia. Selon Tite-Live, l’armée consulaire de Papirius Cursor remporte une victoire complète et décisive et s’empare de la ville. Plus de 20 000 Samnites sont tués, dont la totalité de la légion de lin. Spurius Carvilius Maximus s’empare quant à lui de Cominium, faisant près de 20 000 tués. Plus de 15 000 Samnites sont faits prisonniers de part et d’autre.
Ce succès décisif, après la victoire de Sentinum elle aussi majeure sur les coalisés, met fin aux espoirs des Samnites. Rome peut maintenant se consacrer à la réduction du Samnium.
Les consuls décident de poursuivre la guerre dans le Samnium, Papirius Cursor attaquant Saepinum et Carvilius Maximus partant vers Velia. Ce dernier s’empare de la ville, puis de Palumbinum avant de subir des pertes plus importantes que l’ennemi devant Herculaneum dans une bataille rangée. Il s’empare malgré tout de la ville, et fait plus de 10 000 morts parmi les Samnites lors de sa campagne. Son collègue s’empare de Saepinum après de rudes combats et plus de 7 000 Samnites tués.
Une nouvelle menace venant de l’Étrurie pèse sur Rome, ainsi que l’alliance des Falisques, jusque-là restés proches de Rome, avec les Étrusques. Carvilius Maximus part pour l’Étrurie où il s’empare de plusieurs places fortes. Les Falisques demandent la paix et obtiennent une trêve d’un an contre tribut. Il est probable que même la cité étrusque de Caeré [58], pourtant proche de Rome tout au long du 4ème siècle av. jc, s’est révoltée contre Rome lors de cette guerre. Elle est probablement soumise en 293 av. jc.
Les 2 consuls reçoivent le triomphe, pour leurs victoires sur les Samnites comme le montrent les Fasti triumphales.
Les nouveaux consuls sont Quintus Fabius Maximus Gurges et Decimus Iunius Brutus Scaeva.
Le récit intégral de Tite-Live s’arrête là, il ne reste plus que des résumés, les Periochae, pour les trois-quarts du siècle restant jusqu’à la deuxième guerre punique. Ces Periochae ne sont que de modestes palliatifs au récit de Tite-Live, et les évènements des années qui suivent proviennent de diverses sources qui n’ont pas la fiabilité et la circonspection de Tite-Live.
Les Romains mènent sans doute des campagnes contre les Caracéniens [59] et les Caudiniens, au nord et à l’ouest.
Le consul Fabius Gurges échoue devant les Samnites. Son père, Quintus Fabius Maximus Rullianus, héros des guerres samnites et 2 fois consuls récemment, le rejoint comme adjoint et Fabius Gurges écrase alors l’armée samnite.Caius Pontius, vieux chef de guerre samnite et vainqueur à la bataille des Fourches Caudines en 321 av. jc [60], est capturé et exécuté lors du triomphe de Fabius Gurges, qui a probablement lieu en 291, si l’on en croit les Fasti triumphales qui le donne alors proconsul au moment de son triomphe.
Lucius Postumius Megellus devient pour la 3ème fois consul, la 2ème fois durant cette guerre, aux côtés de Caius Iunius Bubulcus Brutus. Postumius Megellus remporte une victoire près de Venusia [61] dont il s’empare. Cette cité contrôle le passage entre la Campanie et l’Apulie, une colonie latine y est fondée.
Rome conduit des opérations militaires contre les deux autres tribus samnites, les Pentriens et les Hirpins [62], au centre, au sud et à l’est.
En 290, les consuls romains sont Manius Curius Dentatus et Publius Cornelius Rufinus. Curius Dentatus, après avoir massacré les Samnites, vaincu les Sabins, qui se sont révoltés, et reçu leur soumission, triomphe 2 fois pendant la même magistrature. Les Sabins, qui jusque-là sont restés neutres, se sont probablement sentis menacés, voyant l’étau romain se refermer sur eux. La Sabine sera intégrée aux territoires romains en tant que civitas sine suffragio et des confiscations seront opérées.
Les Samnites, sans doute épuisés, demandent la paix, et pour la 4ème fois, le traité de 354 est renouvelé. Sous l’apparence d’un simple rétablissement de relations antérieures, les Samnites perdent une partie de leur territoire, acceptent de déplacer la frontière sur la haute vallée du Vulturnus, plus au sud-est que la Liris, et doivent surtout fournir des troupes à Rome en tant qu’alliés ainsi que des subsides. Les Samnites deviennent en réalité de véritables sujets forcés d’obéir en tout à Rome.
Cette année 290 est souvent considérée comme la dernière de la 3ème guerre samnite, bien que les Samnites reprennent les combats épisodiquement ensuite, notamment pendant la guerre de Pyrrhus [63] en Italie ou encore l’expédition d’Hannibal lors de la 2ème guerre punique, s’alliant avec les adversaires de Rome présent en Italie. L’esprit de révolte samnite persiste. Les Samnites sont parmi les premiers peuples à se révolter lors de la Guerre sociale [64]. Les Italiques alliés de Rome mais non Romains, font sécession et proclament leur indépendance. Ils se constituent en une confédération italique et se dotent d’un corps de magistrature calqué sur celui de la cité romaine. En 88, à l’issue de la bataille de la porte Colline [65], Sylla massacre la plupart des guerriers samnites et disperse le reste de la population samnite. Finalement, les alliés de Rome obtiennent satisfaction, et l’Italie est unifiée sous un seul régime juridique.
Les Ombriens sont assujettis avec l’incorporation de cités comme Spolète [66] ou Foligno [67] et l’octroi de traités d’alliance avec Iguvium [68] et Camerino [69]. En 268 et 241 av. jc, il s’ajoute 2 colonies romaines en Ombrie en plus de celle de Narnia datant de 299 av. jc. Au cours du 3ème siècle av. jc. environ 40 000 Romains s’installent dans la région. La Via Flaminia [70] liant les terres de l’Ombrie est terminée en 220 av. jc.
Par ailleurs, les combats au nord, contre les Gaulois, continuent jusqu’en 280 av. jc, année pendant laquelle les Sénons sont repoussés hors d’Italie. En 284 av. jc, le consul Lucius Caecilius Metellus Denter est sévèrement battu sous les murs d’Arezzo [71] par des Sénons, son armée est écrasée et lui-même y perd la vie.
Les Étrusques, mais aussi les Samnites et les Lucaniens, en profitent pour se révolter. Cependant, les Romains reprennent le dessus très rapidement.Manius Curius Dentatus, vainqueur des Samnites et des Sabins en 290 av. jc, est élu consul suffect [72]. Il repousse les Sénons et annexe leur territoire. Ensuite, en 283 av. jc, les Romains remportent la 2ème bataille du Lac Vadimon [73]. Les Boïens [74] et les Étrusques sont vaincus par le consul Publius Cornelius Dolabella qui anéantit l’armée coalisée.
Le dernier sursaut étrusque a lieu à partir 284 av. jc. Les cités étrusques de Vulci [75] et Volsinies [76] s’opposent à Rome mais elles sont contraintes d’accepter une paix très dure avec Rome en 280 av. jc, marquant la fin du danger étrusque pour Rome. Après l’annexion d’une part des terres de Vulci, Volsinies est la dernière cité étrusque encore libre. Cependant, une révolte de la plèbe locale chasse l’aristocratie de la cité, qui appelle alors Rome pour se rétablir. Les Romains s’emparent de la ville en 264 av. jc. et la détruisent. C’est la fin de l’Étrurie indépendante. Toutes les cités étrusques, en dehors de Caeré, municipe sine suffragio, et des colonies, dont Cosa [77], reçoivent le statut de cités alliées [78], les obligeant à fournir autant d’hommes qu’en demande Rome, et une partie de leurs terres est confisquée.
Entre-temps, Tarente [79], sentant à son tour le danger romain, fera appel à Pyrrhus d’Épire, et malgré ses campagnes en Italie, souvent indécises et parfois victorieuses, ce dernier retourne en Épire en 275 av. jc. Tarente et la Grande-Grèce [80] tombent aux mains de Rome en 272 av.jc et les dernières résistances en Calabre [81] et en Apulie sont soumises par Rome entre 270 et 266 av. jc.
Notes
[1] Les Samnites sont des tribus sabelliennes établies dans le Samnium (région montagneuse d’Italie centrale) du 7ème à la fin du 3ème siècle av. jc. La première mention écrite des Samnites remonte à 354 av. jc dans un traité conclu avec les Romains.
[2] L’Étrurie était le territoire des Étrusques. Il correspond à l’actuelle Toscane, s’étendant durant la période de son expansion maximum, au-delà de l’Apennin tosco-émilien jusqu’à la plaine du Pô et son embouchure, à Hadria, port antique qui donna son nom à la Mer Adriatique. Au sud, le territoire étrusque s’étendait au-delà de Rome (comprise), jusqu’à Capoue.
[3] Le nom de la région est issu de la tribu des Umbri (Ombriens), un peuple qui a fini par être absorbé par l’expansion romaine. Leur langue était l’Ombrien, une des langues italiques. Les Umbri, comme les tribus voisines sont probablement issus de la culture Terramare et de Villanova d’Italie du nord et centrale, et ont pénétré dans le nord-est de l’Italie au début de l’âge du Bronze. Les Étrusques étaient en conflit avec les Umbri, et l’invasion étrusque est passée de la côte ouest vers le Nord et l’est (700 à 500 av. jc), en poussant les Ombriens vers les hautes terres des Apennins. Néanmoins, la population Ombrienne ne semble pas avoir été éradiquée dans les districts conquis. Après la chute des Étrusques, les Umbri ont tenté d’aider les Samnites dans leur lutte contre Rome (308 av. jc) ; toutefois les communications avec le Samnium ont été entravées par la forteresse romaine de Narni et la grande bataille de Sentinum,(295 av. jc). La victoire romaine de Sentinum, commence une période d’intégration sous les souverains romains, qui a mis en place des colonies (Spolète) et construit la via Flaminia (220 av. jc), qui est devenu le principal vecteur de développement romain en Ombrie. Au cours de l’invasion d’Hannibal de la deuxième guerre punique, la bataille du lac Trasimène a vu les Umbri conserver une certaine neutralité. Pendant la guerre civile romaine entre Marc-Antoine et Octave (40 av. jc), la ville de Pérouse, prise par Antoine fut presque entièrement détruite par ce dernier. Au temps de Pline l’Ancien, 49 communautés indépendantes existent toujours en Ombrie et l’abondance des inscriptions et la forte proportion de recrues dans l’armée impériale atteste de sa population. La région moderne de l’Ombrie, cependant, est très différente de l’Ombrie de l’époque romaine dont l’étendue débutait dans ce qui est maintenant les Marches du Nord, depuis Ravenne, excluait la rive occidentale du Tibre. Pérouse se situait donc en Étrurie, et les environs de Norcia dans le territoire des Sabins. Après l’effondrement de l’Empire romain, les Ostrogoths et les Byzantins ont lutté pour la suprématie dans la région. Les Lombards fondent le duché de Spolète, couvrant la majeure partie de l’Ombrie d’aujourd’hui.
[4] La bataille de Sentinum est une victoire militaire de Rome. Elle s’est déroulée dans les Marches (près de l’actuelle ville de Sassoferrato) pendant la Troisième guerre samnite.
[5] La bataille d’Aquilonia est une victoire militaire de Rome sur les Samnites. La bataille s’est déroulée en 293 av. jc près de l’actuelle ville d’Agnone pendant la Troisième guerre samnite et a scellé le sort des Samnites, qui résistèrent encore pendant 3 ans mais sans réel espoir de victoire. D’après Tite-Live, environ 20 000 Samnites furent tués au cours de la bataille.
[6] Le Volturno (Volturne en français) est un fleuve du Sud de l’Italie, d’une longueur d’environ 175 km. Le Volturno prend sa source en Molise, à proximité de Rocchetta a Volturno, dans les Apennins, près du parc national des Abruzzes, Latium et Molise. Il s’écoule ensuite dans la Campanie, en traversant les provinces de Bénévent et Caserte. Sur son cours se trouve notamment la ville de Capoue.
[7] Le Liri est l’une des rivières les plus importantes du centre de l’Italie, elle forme, avec le Gari, le Garigliano. Ce cours d’eau fut une frontière naturelle entre les Latins et les Samnites dans les années 350 av. jc
[8] Les Sénons étaient un des nombreux peuples celtes basés en Gaule. Ils occupaient la région du Sénonais, s’étendant sur une partie des départements actuels de l’Yonne et de Seine-et-Marne. Ils donnèrent leur nom à la ville de Sens qui était leur capitale sous le nom d’Agendicum. Durant le Haut Empire, la cité des Sénons faisait partie de la province de Gaule lyonnaise.
[9] Les Sabins sont un peuple d’Italie établi au nord-est de Rome a l’époque archaïque, au sud des Ombriens. Il s’agit d un peuple indo-européen, du groupe osco-ombrien. Ils sont célèbres pour leur bravoure, la simplicité de leurs mœurs et leur grand respect de la religion. De nombreuses traditions romaines, relatives en particulier aux institutions religieuses, indiquent qu’un élément sabin est présent aux premiers temps de Rome, dû sans doute à l’assimilation plutôt qu à la conquête. Selon une tradition familiale, la gens Claudia était une famille sabine qui, à une époque reculée, s était installée à Rome avec l accord des Romains.
[10] Les Èques sont un peuple italique du nord-est du Latium antique et de l’Apennin central. Ils parlent une langue de la branche ombrienne des langues sabelliques. À partir de la fin du 6ème siècle av. jc et pendant le 5ème siècle av. jc, les Volsques et les Èques, deux peuples liés, envahissent le Latium lors de la migration plus générale des peuples sabelliens qui quittent les Apennins pour s’installer dans les plaines d’Italie. Ils occupent alors la partie supérieure de la vallée de l’Anio, du Tolerus (aujourd’hui le Sacco) et de l’Himella, torrent de l’Aia, dans la province de Rieti. À l’est, les cités latines d’importance les plus proches sont Préneste et Tibur. Au sud, les Herniques occupent la vallée du Tolerus. À l’est, sur l’autre rive de l’Anio, se situent les Marses et enfin, au nord, ce sont les terres sabines.
[11] La région des Abruzzes, plus couramment appelée les Abruzzes, est une des régions d’Italie centre-méridionale. Sa capitale est la ville de L’Aquila. La région regroupe les anciennes provinces médiévales de l’Abruzze ultérieure au nord et l’Abruzze citérieure au sud.
[12] Les Marses sont un peuple de l’Italie antique, vivant dans les Apennins, entre la Sabine (Sabins) et le Samnium (Samnites). Ils sont décrits comme de rudes montagnards, qui occupent les sommets autour du lac Fucin. Leurs centres principaux sont Marruvium (San Benedetto dei Marsi), Milionia (près de Pescina) et le Lucus Angitiae (Luco dei Marsi).
[13] Les Péligniens ou Pélignes en français sont un peuple italique de l’Italie centrale, vivant dans les Apennins, voisins des Marses, des Ombriens, des Vestins, des Marrucins, des Frentans et des Samnites. Leur territoire correspond à la Valle Peligna. Plusieurs sites fortifiés préromains sont connus sur leur territoire, comme le Colle Mitra ou le Colle Cipolla. Ils sont vaincus par les Romains à la fin du 4ème siècle av. jc. Lors de la Guerre sociale, les Péligniens sont membres de la confédération italique rebelle. À l’époque romaine, les Péligniens sont répartis dans trois municipes : Sulmo (Sulmona), la patrie du poète Ovide, Corfinium (Corfinio) et Superaequum (Castelvecchio Subequo).
[14] Les Marrucins étaient une tribu antique qui occupait une petite bande de territoire sur la côte est de l’Italie. La tribu est d’abord mentionnée dans l’histoire comme un membre d’une confédération dirigée par les Romains lors de la deuxième guerre contre les Samnites. Ils sont assez proches des Péligniens.
[15] Les Frentans étaient un peuple samnite de l’Italie centrale antique. Ils furent vaincus par les Romains en 305 av. jc et participèrent par la suite aux guerres samnites. Leur territoire s’étendait sur la côte de la mer Adriatique, au sud-est de l’actuelle région des Abruzzes.
[16] Les Vestins sont un peuple d’Italie centrale, qui occupait la vallée de l’Aterno et la portion de littoral comprise entre l’embouchure du Pescara et le Tronto.
[17] Sora est une ville de la province de Frosinone dans le Latium en Italie. Cité Volsque nommée Sorae, elle fut conquise par les Samnites, puis par les Romains en 345 av. jc. En 303 av. jc s’y installent 4 000 vétérans (anciens légionnaires).
[18] Les Volsques appartiennent aux anciens peuples italiques installés dans le sud du Latium. Leur nom avec sa terminaison en « -cus » les classe avec les autres tribus dont le nom se termine en « -cus », comme les Herniques, qui sembleraient être les premiers habitants indo-européens de la côte occidentale de l’Italie
[19] Alba Fucens est une colonie romaine fondée à la fin du 4ème siècle av. jc après une victoire des Romains sur les Èques. Elle est située dans les Apennins, dans la région des Abruzzes, sur la via Valeria entre Carseoli et Corfinium/Italica, à quelques kilomètres au nord du lac Fucin, aujourd’hui à sec. Le site se trouve sur l’actuelle commune de Massa d’Albe, dans la province de L’Aquila, à une altitude d’environ 1 000 mètres.
[20] Carsoli est une commune de la province de L’Aquila, dans les Abruzzes, en Italie.
[21] Capoue est une commune, située dans la province de Caserte en Campanie, dans l’Italie méridionale. Rattachée à Salerne par le traité de 849 entre Salerne et Bénévent, elle parvient à s’en affranchir vers 861.
[22] Naples est une ville d’Italie, chef-lieu de la région de Campanie. L’histoire de Naples s’étend sur plus de 28 siècles. Sous le nom de Parthénope, elle fut fondée durant l’Antiquité par la cité voisine de Cumes. Elle s’étend ensuite rapidement jusqu’à devenir un des principaux centres commerciaux, culturels, philosophiques et politiques de la Grande-Grèce puis de l’Empire romain. Après avoir été brièvement dépendante de l’Empire byzantin, elle devient autonome au sein du duché de Naples. Dès le 13ème siècle et pour ensuite plus de 600 ans, elle devient successivement la capitale du royaume de Naples puis du royaume des Deux-Siciles. Elle reste alors un des principaux centres de développement économiques et technologiques d’Europe jusqu’à son annexion au royaume d’Italie en 1860, date à laquelle elle entame un relatif déclin socio-économique.
[23] Arezzo est une ville italienne, chef-lieu de la province d’Arezzo, dans la région Toscane.
[24] Les Cilnii étaient originaires de la ville étrusque d’ Arretium, où ils faisaient partie de la noblesse locale Ils y avaient autrefois détenu le titre de Lucumon, ou roi. Leur nom était à l’origine écrit Cfelne ou Cfenle, qui a ensuite été latinisé sous le nom de Cilnius, tout comme l’étrusque Lecne est devenu Licinius . Les Cilnii ont soutenu les intérêts romains en Étrurie et ont été expulsés d’Arretium en 301 av jc. Ils ont regagné ensuite leur position grâce à l’intervention romaine
[25] Narni est une commune de la province de Terni, dans la région Ombrie, en Italie. Située au sommet d’une colline au-dessus de la rivière Nera. Il est originaire du Nequinum d’Ombrie (plus tard Narnia, après la conquête romaine) et fut le lieu de naissance du pape Jean XIII (10ème siècle), de l’empereur romain Nerva (1er siècle) et du condottiere Erasmo da Narni (15ème siècle).
[26] Le collège des Fétiaux est un collège de prêtres de la Rome antique, principalement chargé dans les relations entre Rome et les autres peuples (déclarations de guerre, traités) à ce que la pax deorum ne soit pas brisée.
[27] actuellement en Toscane
[28] Faléries (aujourd’hui Civita Castellana, dans la province de Viterbe) est une ville de l’Italie antique se situant à l’ouest du pays et au nord-ouest de Rome. Elle fut la capitale des Falisques, alliés des Étrusques.
[29] Pietrabbondante se trouvait, dans les derniers siècles avant l’ère chrétienne, en pays samnite. On y a retrouvé des inscriptions osques ainsi qu’un important sanctuaire : le sanctuaire italique de Pietrabbondante.
[30] Aufidena est un ancien centre de Sannio, alors une commune romaine. L’historien Tite-Live raconte que la ville fut conquise par les Romains lors de la 3ème guerre samnite en 298 av. jc. par le consul Gnaeus Fulvius Maximus Centumalus. Après la conquête romaine, elle devint une commune dans la seconde moitié du 1er siècle av. jc et ses habitants furent inscrits dans la tribu des Voltinia, faisant partie de la « regio IV Sabina et Samnium », telle que, par exemple, la décurion Pomponius
[31] Les Fasti triumphales sont des tables de pierre donnant la liste des triomphes effectués par les magistrats de la Rome antique. Elles furent publiées sous Auguste en 12 av. jc avec les fasti Capitolini. Ils contenaient une liste de généraux victorieux depuis la fondation de Rome jusqu’au principat d’Auguste. Ils sont conservés dans une plus ample inscription près des musées du Capitole à Rome
[32] Sutri est une commune italienne, située dans la province de Viterbe, dans la région Latium, en Italie centrale. Vieille cité étrusque, prise par Camille en 389 av. jc, et devenue ainsi Sutrium sous la Rome antique. Le roi lombard Liutprand la céda avec d’autres villes de la région, au pape Grégoire II en 728, lors de la Donation de Sutri.
[33] Les Sidicins sont un peuple osque de l’Italie antique. Ils occupent le nord de la Campanie entre la Liris et le Vulturne, sur les confins du Samnium. Leur capitale est Teanum Sidicinum, au contact des Aurunces.
[34] La bataille de Tifernum est une victoire militaire de Rome sur les Samnites. La bataille s’est déroulée en 297 av. jc près de l’actuelle ville de Città di Castello, en Ombrie, pendant la 3ème guerre samnite.
[35] La région des Pouilles anciennement l’Apulie, dite plus couramment les Pouilles, est une région d’Italie, située dans le sud-est du pays. Avec la création du royaume de Sicile, les Normands éliminent la présence des Sarrasins et relancent les relations maritimes avec Venise et les villes côtières de la Méditerranée. Cette période voit la vie politique et religieuse de la région totalement réorganisée.
[36] Ferentino est une commune italienne, située dans la province de Frosinone, au bord du fleuve Sacco, dans la région Latium, en Italie centrale. Ferentino est connue dans l’antiquité sous le nom latin de Ferentinum, cité du peuple hernique. L’enceinte fortifiée antique datée des 6ème-2ème siècle av. jc subsiste encore, mais avec des tours et des portes médiévales. En 306 av. jc, cette cité refuse de se joindre aux autres villes herniques dans la guerre contre Rome. Après la défaite des Herniques, Rome récompense la fidélité de Ferentinum par un statut de Municipium avec droit d’élire ses propres magistrats ; citoyenneté romaine aux habitants et droit de mariage légal entre Romains et Ferentins
[37] Minturno est une commune italienne située dans la province de Latina, dans la région Latium, en Italie centrale. La ville possède le second plus vieux pont suspendu en fer construit en Europe (achevé en 1832), le Ponte Real Ferdinando.
[38] Sinuessa est une colonie romaine d’Italie, fondée dans l’ancien Latium et située sur la mer Tyrrhénienne, à environ 10 km au nord de l’embouchure du Volturno. Elle est la dernière ville sur la partie de la Via Appia qui longe la côte. Les ruines de Sinuessa se trouvent dans l’actuelle municipalité de Mondragone, en Campanie. Le nom de Sinuessa viendrait selon Strabon de sa situation sur un large golfe (en latin : sinus), de nos jours le golfe de Gaète.
[39] Le promagistrat est un magistrat romain qui, à l’issue de sa charge annuelle à Rome, voit son imperium renouvelé par décision du Sénat pour assurer le gouvernement civil et militaire d’une province romaine en tant que proconsul, propréteur ou proquesteur.
[40] Chiusi est une des villes de la dodécapole étrusque. À la fin du 6ème siècle av. jc, le roi de Chiusi, Porsenna, entreprend une politique d’expansion territoriale. Il s’empare de Rome et attaque les Latins, avant d’être vaincu à la bataille d’Aricie, en 507 av. jc par Aristodème de Cumes. En 390 av. jc, les Sénons envahissent l’Étrurie et assiègent Chiusi. Les habitants demandent l’aide de Rome. Rome intervient, mais subit une défaite à la bataille de l’Allia, le 18 juillet 390 av. jc ou plus probablement 387 av. jc. Les Gaulois, sous la conduite de Brennos marchent sur Rome.
[41] Un propréteur est le nom donné à ceux qui ont exercé la charge de préteur pendant 1 an, et plus tard à ceux qui dirigent les provinces avec l’autorité de préteur. Il s’agit d’une prorogation de leur pouvoir, c’est un promagistrat. Sous la République romaine, les préteurs, comme les consuls, sont élus par le peuple romain assemblé en comices ; à l’issue de leur charge, ils peuvent devenir propréteurs, ou gouverneurs, de provinces, pour un mandat de 1 an. On retrouve le premier propréteur en 241 av. jc, et la fonction se généralise les 2 siècles suivants, jusqu’à ce que Sylla rende obligatoire aux anciens magistrats à imperium de servir dans une province comme gouverneur pour 1 an. A la suite de la réorganisation provinciale au début de l’Empire, chaque province impériale est dirigée par un propréteur qui est sous l’autorité proconsulaire de l’empereur. Il porte ce titre qu’il soit ancien consul ou préteur. La durée du mandat est variable.
[42] Les Apennins (ou l’Apennin) sont une chaîne de montagnes de la ceinture alpine qui parcourent l’Italie et Saint-Marin sur mille kilomètres du nord au sud, à travers quinze des vingt régions italiennes.
[43] Sentinum est une ancienne ville romaine se trouvant actuellement dans la région des Marches en Italie, dans le parc archéologique de Sentinum situé à basse altitude, à un kilomètre dans les plaines à l’est de la ville actuelle de Sassoferrato. Ses ruines ont été identifiés en 1890. Le site est divisé en deux zones (Santa Lucia et Civita) reliées par une passerelle.
[44] Veseris est un lieu de Campanie, au pied du Vésuve, où Tite-Live situe la bataille qui vit les consuls Manlius Torquatus et Decius Mus (qui se sacrifia dans la bataille) battre les Latins insurgés en 340 av. jc.
[45] La bataille d’Ausculum ou Asculum s’est déroulée en 279 av. jc et a vu s’affronter les troupes de la République romaine, commandées par le consul Publius Decius Mus, aux troupes coalisées d’Épire, de Tarente, d’Osques, de Samnites, sous le commandement du roi d’Épire Pyrrhus 1er. Cette bataille est un tournant majeur dans la guerre de Pyrrhus en Italie et dans le contrôle de la Grande-Grèce.
[46] Les Péligniens ou Pélignes en français sont un peuple italique de l’Italie centrale, vivant dans les Apennins, voisins des Marses, des Ombriens, des Vestins, des Marrucins, des Frentans et des Samnites. Leur territoire correspond à la Valle Peligna. Plusieurs sites fortifiés préromains sont connus sur leur territoire, comme le Colle Mitra ou le Colle Cipolla. Ils sont vaincus par les Romains à la fin du 4ème siècle av. jc. Lors de la Guerre sociale, les Péligniens sont membres de la confédération italique rebelle. À l’époque romaine, les Péligniens sont répartis dans trois municipes : Sulmo (Sulmona), la patrie du poète Ovide, Corfinium (Corfinio) et Superaequum (Castelvecchio Subequo).
[47] Formia est une ville de la province de Latina dans le Latium en Italie.
[48] Isernia est une commune italienne, située dans la province du même nom dans le Molise en Italie méridionale. Isernia était une colonie puis une ville antique romaine (264 av. jc avec un plan de ville typique Romain avec une large rue centrale et de nombreuses petites rues adjacentes de chaque côté, totalement perpendiculaires à cette rue principale. Un aqueduc romain est encore visible de nos jours à Isernia.
[49] Le Latium, ou officiellement Lazio en italien, est une région d’Italie centrale. Sa capitale est Rome. Elle est délimitée par la Toscane, l’Ombrie, les Abruzzes, le Molise, la Campanie et la mer Tyrrhénienne. Le Latium est habité depuis le 2ème millénaire av. jc par les Latins qui subissent la domination étrusque. Pour lutter contre celle-ci, ils ont formé la Ligue latine, qui comprenait une trentaine de cités, dont Albe. Au 4ème siècle av. jc, le Latium fut soumis par Rome et ses habitants devinrent des citoyens romains.
[50] Pérouse apparaît pour la première fois dans l’histoire sous le nom de Perugia. C’est l’une des 12 cités étrusques (dites dodécapole). Elle est mentionnée lors de la guerre de 310 ou 309 av. jc entre les Étrusques et les Romains. Pérouse participe activement à la rébellion de 295 av. jc et doit se résoudre, avec Vulsinii (Bolsena) et Arretium (Arezzo), à demander la paix l’année suivante. Au cours des guerres puniques de 216 et 205 av. jc, Pérouse reste fidèle à la république romaine. On n’entend parler à nouveau de la cité qu’en 41-40 av. jc, lorsque Lucius Antonius vient s’y réfugier avant d’être vaincu par Octave à l’issue d’un long siège.
[51] Luceria (aujourd’hui Lucera) est une colonie romaine fondée dans les Pouilles en 314 av. jc, au moment où les Romains tentent de prendre les Samnites à revers.
[52] Interamna Lirenas était une ancienne colonie romaine près de l’actuel Pignataro Interamna, dans la province méridionale de Frosinone, au centre de l’Italie. Interamna Lirenas a été fondée en 312 av. jc. comme une colonia de Latins dans l’ager casinas, sur la route de la Via Latina. Elle était située à la confluence des rivières Liri et Rio Spalla Bassa, d’où le nom « Interamna » (signifiant « entre les rivières »). Interamna Lirenas servit de base militaire pendant les guerres samnites, ce qui conduisit à sa destruction par les Samnites en 294 av.jc. Il fut de nouveau ravagé par Hannibal en 212 av. jc ; puisqu’il s’est ensuite rangé du côté de Carthage, après la défaite carthaginoise à Zama en 202 av. jc, il a été contraint par Rome de payer un lourd tribut.
[53] Volsinies ou Volsinii est le nom du site de déportation des habitants d’une des villes composant la dodécapole étrusque, Velzna (l’ancienne), probablement située près d’Orvieto, quand, en 264 av. jc ses habitants, qui avaient survécu au sac qui détruisit la ville, furent transférés à Volsinii novi (soit « la nouvelle ») près du lac de Bolsena. En 264 av. jc, des esclaves se révoltèrent dans Volsinies, qui était notamment la dernière cité étrusque indépendante vis-à-vis de Rome. Les Romains reprirent la ville et cette année a marqué la véritable fin de la conquête de l’Italie par la République romaine
[54] Roselle (Rusellae en latin) est une ville antique de l’Étrurie qui a survécu jusqu’au Moyen Âge avant d’être abandonnée. Aujourd’hui Roselle est une frazione située sur la commune de Grosseto, en Toscane, Italie.
[55] chiffre non réfuté par les historiens modernes
[56] Amiternum est le nom d’une cité romaine, située dans les Abruzzes et fondée par la tribu des Sabins. Ses ruines se trouvent à 9 km de L’Aquila, sur le territoire de la frazione (hameau) de San Vittorino. Son nom provient du fleuve Aterno. C’était la patrie de Salluste.
[57] Atina est une commune italienne, située dans la province de Frosinone, dans la région du Latium, dans le Sud de l’Italie.
[58] Cerveteri est une commune de la ville métropolitaine de Rome Capitale dans le Latium en Italie. C’est l’antique cité étrusque de Chisra ou Cisra (Cære pour les Romains). Elle est connue pour ses tombeaux étrusques, principalement regroupés dans la nécropole de Banditaccia – dont la remarquable « tombe des Reliefs ».
[59] Les Caracènes (Latin : Caracenes) étaient une tribu samnite qui, selon Claude Ptolémée, vivait dans la partie la plus septentrionale du Samnium.
[60] La bataille des Fourches Caudines a opposé les Romains aux Samnites en 321 av. jc au cours de la deuxième guerre samnite. Les Samnites de Caius Pontius, par leurs positions stratégiques, encerclent et capturent une armée romaine entière de 40 000 hommes dirigée par leurs deux consuls.
[61] Venosa est une commune italienne située dans la province de Potenza, dans la région Basilicate, en Italie méridionale.
[62] Les Hirpins (latin Hirpini) sont une des tribus constituant l’ensemble des Samnites. Ils étaient installés autour de Beneventum, dans la partie méridionale du Samnium.
[63] La guerre de Pyrrhus ou guerre pyrrhique, qui se déroule en Italie et en Sicile entre 280 et 275 av. jc, est marquée par une succession de batailles et d’alliances politiques concernant les Grecs, essentiellement les cités grecques de Grande-Grèce, l’Épire et la Macédoine par l’intermédiaire du roi Pyrrhus 1er, la République romaine, les peuples italiques dont les Samnites et les Étrusques, et les Carthaginois.
[64] La guerre sociale, ou guerre marsique ou encore guerre italique, oppose la République romaine et les alliés italiens entre 90 et 88 av. jc. Elle éclate à la suite de l’assassinat du tribun de la plèbe Livius Drusus en octobre 91 av. jc, alors qu’il tentait de faire obtenir la citoyenneté romaine aux Italiens alliés de Rome
[65] La bataille de la Porte Colline est une bataille qui mit fin à la deuxième guerre civile entre Marius et Sylla. En effet, les partisans de Marius, avaient levé six armées pour faire face à l’armée aguerrie de Sylla qui avait débarqué à Brindes. Ces armées, essentiellement composées d’alliés italiens, furent battues les unes après les autres par Sylla : la dernière armée, composée de Samnites, fut écrasée sous les murs de Rome, près de la porte Colline.
[66] Le Duché de Spolète avait pour siège Spolète, une ville d’Ombrie en Italie centrale. Ayant conquis la Toscane et l’Ombrie, Alboin érigea ce pays en duché, dont la capitale fut Spolète, qui lui donna son nom. Faroald 1er, capitaine lombard, en reçut l’investiture des mains d’Alboin, en l’an 570, devenant un « dux » (duc). Spolète devint alors le siège d’un assez vaste duché, plus ou moins autonome par rapport aux rois lombards Authari et Agilulf. Siège d’un duché lombard, puis franc et d’une principauté assez importante, Spolète fut finalement incorporée aux États de l’Église en 1213.
[67] Foligno est une commune italienne, située dans la province de Pérouse, dans la région de l’Ombrie, en Italie centrale.
[68] Gubbio est une ville italienne, située dans le nord-est de la province de Pérouse, en Ombrie
[69] Camerino est une commune italienne, située dans la province de Macerata, dans la région Marches, en Italie centrale. Elle se trouve dans les Apennins entre les vallées des fleuves Potenza et Chienti.
[70] La via Flaminia ou voie Flaminienne menait de Rome à Spoletium (aujourd’hui Spolète) ou Narni. Cette route militaire fut prolongée à partir de 220 av.jc pour atteindre Ariminum (aujourd’hui Rimini) en traversant l’Ombrie, sur décision du censeur Caius Flaminius Nepos qui lui laissa son nom.
[71] Arezzo est une ville italienne, chef-lieu de la province d’Arezzo, dans la région Toscane.
[72] Parfois, un consul décède ou démissionne avant la fin de son mandat de douze mois. Le consul restant rétablit la collégialité par l’élection intermédiaire si le délai restant le permet ou par la désignation directe d’un consul suffectus (du participe passé du verbe sufficere, « remplacer »). Ce consul entre en fonction immédiatement, il a les mêmes privilèges et les mêmes pouvoirs que le consul remplacé mais il n’est en charge que pour la durée du mandat qui reste à couvrir. Enfin, le consul suffect ne donne pas son nom à l’année, à l’inverse du consul dit ordinaire.
[73] La bataille du lac Vadimon est une bataille qui a opposé en 283 av. jc la République romaine à une armée issue de la coalition entre les Gaulois Boïens et Sénons d’une part et les cités étrusques révoltées d’autre part, sur les rives du lac Vadimon (Vadimonis lacus, situé dans un bras du Tibre au nord d’Orte). Les Romains, commandés par le consul Publius Cornelius Dolabella, ont remporté une victoire décisive sur leurs adversaires. Cette bataille a marqué la fin des raids gaulois en Italie centrale pendant près d’un demi-siècle et s’inscrit dans la conquête romaine de l’Étrurie.
[74] Les Boïens, étaient l’un des plus importants peuples celtes de l’âge de fer. Leur présence est attestée, en différentes époques, en Gaule cisalpine (dans le nord de l’Italie), en Pannonie (région de l’Europe Centrale comprenant l’actuelle Hongrie ainsi qu’une partie des pays frontaliers), en Bohème et en Gaule transalpine.
[75] Vulci est une antique cité étrusque qui se trouve sur le territoire de Montalto di Castro, en province de Viterbe en Italie. Elle fut une des plus grandes cités-État de l’Étrurie, avec un fort développement maritime et commercial avec la Grèce et l’Orient, comme en témoignent les somptueux tombeaux funéraires et objets découverts dans les nécropoles et, aujourd’hui dispersés dans beaucoup de musées du monde.
[76] Volsinies ou Volsinii est le nom du site de déportation des habitants d’une des villes composant la dodécapole étrusque, Velzna (l’ancienne), probablement située près d’Orvieto, quand, en 264 av. jc, ses habitants, qui avaient survécu au sac qui détruisit la ville, furent transférés à Volsinii novi (soit « la nouvelle ») près du lac de Bolsena.
[77] Cosa est une cité antique d’Étrurie, qui fut colonie romaine (aujourd’hui Ansedonia au sud-est d’Orbetello) sur la mer Tyrrhénienne.
[78] civitates foederatae
[79] Tarente est un port du sud de l’Italie construit sur le golfe de Tarente. La vieille ville, la città Vecchia, ou encore Borgo Antico, héritière de la colonie spartiate qui fut dans l’Antiquité l’une des cités les plus riches de la Grande Grèce, a été établie sur une île rectangulaire qui commande le chenal d’accès à la rade, appelée Mare Piccolo.
[80] Grande-Grèce ou Grande Grèce est le nom que les Grecs de l’Antiquité utilisaient pour désigner les côtes méridionales de la péninsule italienne (Campanie, Calabre, Basilicate, Pouilles, Sicile). Certaines colonies grecques dans d’autres régions italiennes n’ont jamais fait partie de la Grande Grèce.
[81] La région de Calabre, plus couramment appelée la Calabre, est une région d’Italie située à l’extrême sud-ouest de la péninsule. Ses habitants sont les Calabrais. La capitale régionale est Catanzaro et la plus grande ville Reggio de Calabre.