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Flavius Taurus consul en 428

mardi 5 mai 2026, par lucien jallamion

Flavius Taurus consul en 428 (mort en 449)

Homme politique de l’Empire romain d’Orient

Issu d’une famille de fonctionnaires impériaux de haut rang, il fut nommé consul pour l’année 428 sous le règne de Théodose II.


Fils d’Aurelianus, consul en 400, le neveu d’Eutychianus, consul en 397, et le petit fils de Flavius Taurus, consul en 361.

Son descendant, Taurus Clementinus Armonius Clementinus, fut consul en 513.


Issu d’une famille de fonctionnaires impériaux, Flavius Taurus est comte de la res privata [1] en 416. Dans le même temps, son père, Aurelianus, est préfet du prétoire d’Orient [2] pour la 3ème fois, de 414 à 416.

Il est nommé consul pour la partie orientale de l’Empire en 428 durant le règne de Théodose II, en même temps queFlavius Felix pour l’Occident.

En 433-434, Taurus est nommé préfet du prétoire d’Orient et reçoit le titre de patrice [3], qui lui est conféré dans les adresses de loi à partir du 18 juin 434. Durant ses années à la préfecture du prétoire d’Orient, il correspond avec Jean d’Antioche, à qui il apprend notamment en 434 l’élévation de Proclus comme évêque de Constantinople [4]. Taurus est également un correspondant d’ Isidore de Péluse , qui lui adresse 3 lettres, et de Théodoret de Cyr, qui lui demande sans succès d’intervenir auprès de l’empereur après avoir été de son siège épiscopal en 448.

Selon la chronique du comte Marcellin, Taurus meurt en 449.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia Flavius Taurus (consul en 428)/ Portail de la Rome antique • section Empire romain/ Catégories  : Consul romain du 5ème siècle

Notes

[1] Le comte du domaine privé ou des affaires privées (en latin, comes rerum privatarum) est un fonctionnaire chargé de l’administration des biens de l’empereur (et non les biens publics) sous le Bas-Empire romain et pendant la période protobyzantine.

[2] La préfecture du prétoire d’Orient était l’une des grandes divisions administratives de l’Empire romain tardif. Comprenant la plus grande partie de l’Empire romain d’Orient (Grèce continentale, Asie mineure et, pendant un certain temps, Égypte), sa capitale était Constantinople et son préfet du prétoire était le deuxième personnage en importance de l’empire, servant de premier ministre à l’empereur.

[3] Patrice est un titre de l’empire romain, créé par Constantin 1er. Dans les années 310-320, Constantin abolit le patriciat romain, vieille distinction sociale qui avait ses racines au début de la république romaine. Le titre de patrice est désormais accordé par l’empereur à des personnes de son choix, et non plus à des familles entières. Dès son apparition, le titre de patrice permet à son titulaire d’intégrer la nobilitas, comme le faisait déjà le patriciat républicain. Le titre était décerné à des personnages puissants mais non membres de la famille impériale ; il vient dans la hiérarchie immédiatement après les titres d’Auguste et de César. Ce titre fut ensuite conféré à des généraux barbares au service de l’empire. Le titre fut encore porté par des notables gallo-romains au 6ème siècle. Sous les Mérovingiens, le titre de patrice était donné au commandant des armées burgondes. Les papes l’ont notamment décerné à plusieurs reprises pour honorer des personnages qui les avait bien servis. Le titre fut également conservé dans l’Empire byzantin, et son importance fut même accrue au 6ème siècle par Justinien 1er, qui en fit la dignité la plus haute de la hiérarchie aulique. C’était une dignité accordée par brevet. Dans les siècles suivants, elle fut progressivement dévaluée par la création de nouveaux titres. La dignité de patrice disparut à Byzance au 12ème siècle.

[4] Le titre de patriarche de Constantinople est porté par le primat de la première juridiction autocéphale de l’Église orthodoxe qu’est le patriarcat œcuménique de Constantinople. Le titre de « patriarche » est traditionnellement porté par l’archevêché orthodoxe de Constantinople (actuelle ville d’Istanbul). Rome a joué pendant mille ans le rôle de primus inter pares (premier parmi les pairs) ; après son détachement de la Communion orthodoxe, c’est Constantinople qui a hérité de cet honneur, le nombre ordinal « premier » n’impliquant ici aucune distinction qualitative. Parmi les autres primats des Églises autocéphales formant l’Église orthodoxe, le patriarche de Constantinople n’exerce qu’une primauté de préséance ; la notion de « chef » de l’Église orthodoxe pour le patriarche de Constantinople est un abus de langage, puisque la doctrine orthodoxe stipule que « le Christ est le seul chef suprême de l’Église qui est son Corps », conformément aux textes des apôtres ; de même, le patriarche de Constantinople est souvent considéré à tort comme le chef spirituel des 300 millions de chrétiens orthodoxes dans le monde.