François Xavier ou Saint François Xavier (1506-1552)
Missionnaire jésuite navarrais
Proche ami d’Ignace de Loyola, il est un des cofondateurs de la Compagnie de Jésus [1].
Ses succès missionnaires en Inde et en Extrême-Orient lui acquirent le titre d’Apôtre des Indes. Béatifié en 1619, il est canonisé 3 ans plus tard par Grégoire XV.
Membre d’une famille d’ancienne noblesse basque [2] de Basse Navarre [3]. Son père, Juan de Jasso, exerçait les fonctions de président du conseil du Royaume de Navarre [4]. Sa mère, María de Azpilicueta, issue d’une vieille famille de la vallée du Baztan [5], apporta en dot lors de son mariage le château de Xavier [6] dont leurs enfants tiendront leur nom. Issu d’une famille bascophone, il grandira dans un environnement roman et plus tard désignera le basque comme “sa langue naturelle”.
Francisco est un jeune enfant lorsque la Castille [7] envahit en 1512 la partie subpyrénéenne du Royaume de Navarre. Son père et ses frères combattent contre les troupes castillanes sans pouvoir empêcher l’amputation de leur patrie.
Quelques années plus tard, François, ne se sentant pas attiré par la carrière des armes, choisit de devenir prêtre et de faire ses études en France.
Il poursuit ses études de théologie à la Sorbonne [8], logeant au collège Sainte-Barbe [9] avec Pierre Favre . Ignace de Loyola leur est bientôt adjoint comme co-chambriste.
Se liant d’amitié avec eux et d’autres, il fait partie du groupe fondateur de la Compagnie de Jésus.
En 1534, il a 28 ans lorsque, avec ses amis dans le Seigneur, il monte à Montmartre [10] pour y prononcer dans la chapelle Saint-Denis ses vœux de pauvreté et de chasteté le 15 août 1534. Sous l’impulsion d’Ignace de Loyola, le groupe fonde la Compagnie de Jésus dont le but est d’agir partout pour "Ad maiorem Dei gloriam" [11].
Francisco de Xavier et ses compagnons sont ordonnés prêtres en 1537, à Venise [12]. Le groupe part alors pour Rome où les nouveaux prêtres souhaitent offrir au pape leurs services. Le projet de fondation religieuse est approuvé par le pape en septembre 1540. L’originalité de ces prêtres est de prononcer un vœu spécial d’obéissance au pape.
Le roi Jean III de Portugal demande alors au pape Paul III des prêtres réformés pour évangéliser Goa [13] et les Indes orientales nouvellement conquises. Celui qu’avait désigné Ignace de Loyola, Nicolas Bobadilla , étant tombé malade, François Xavier le remplace en dernière minute et quitte Rome pour Lisbonne [14]. Nommé nonce apostolique [15], il a reçu du pape des pouvoirs très amples pour étendre et maintenir la foi dans tous les pays d’Orient.
Il prend le bateau en avril 1541 et débarque à Goa, alors comptoir commercial portugais sur la côte occidentale de l’Inde, le 6 mai 1542.
Sous son influence, quelques Portugais de Goa changent radicalement de vie. Ces conversions retentissantes commencent à le faire connaître. On lui confie une école en 1542. Il en fait le collège Saint-Paul [16], pour la formation chrétienne des nouveaux chrétiens. Saint-Paul est la première école dirigée par un jésuite.
Tenace et infatigable et ayant le titre de Nonce apostolique, il visite la côte de l’Archipel des Comores [17] en 1543/1544. De décembre 1544 à août 1545, il voyage à Ceylan [18], Malacca [19], aux îles Moluques [20] et de nouveau à Malacca de septembre 1545 à décembre 1547. Aux Moluques, il jette les bases d’une mission à Ambon [21], Morotai [22]]] et Ternate [23] en 1546 et 1547. Revenant en Inde, il missionne le long de la côte des pêcheurs.
À Malacca, François Xavier avait rencontré des Japonais. Ce qu’il apprend du pays le pousse à se rendre au Japon dans le but d’y faire connaître le Christ. Le 15 août 1549, il débarque avec quelques compagnons à Kagoshima [24]. Ses Lettres du Japon sont enthousiastes quant aux perspectives missionnaires qu’offre le pays. Il y est bien reçu par les autorités mais a des difficultés avec les moines bouddhistes [25]. Il y baptise un millier de personnes, surtout dans la région de Yamaguchi [26].
Ses contacts avec les autorités civiles et religieuses au Japon lui font comprendre l’importance de l’influence de la Chine dans le domaine philosophico religieux. Progressivement, il est persuadé que, pour convertir l’Orient, il faut commencer par la Chine. En novembre 1551, il confie sa décision à ses compagnons jésuites et commence à préparer ce voyage.
Reparti vers Malacca, il est abandonné par les marchands et soldats portugais et, arrivé à Sancian [27] en août 1552, avec pour seuls compagnons un frère jésuite et deux serviteurs [28], il y attend en vain un bateau pour passer sur le continent et entrer en Chine. Malade, il meurt sur l’île de Sancian le 3 décembre 1552. D’abord gardé à Malacca, son corps repose aujourd’hui dans la basilique du Bon Jésus de Goa [29].
Notes
[1] La Compagnie de Jésus est un ordre religieux catholique masculin dont les membres sont des clercs réguliers appelés « jésuites ». La Compagnie est fondée par Ignace de Loyola et les premiers compagnons en 1539 et approuvée en 1540 par le pape Paul III.
[2] Les Basques constituent un peuple autochtone implanté principalement dans le Pays basque, à cheval sur le sud-ouest de la France et le nord de l’Espagne. Une forte émigration historique a engendré une diaspora basque, principalement établie en Amérique du Sud.
[3] La Basse-Navarre est la partie septentrionale, aujourd’hui française, de la Navarre, avec pour principales villes Saint-Jean-Pied-de-Port et Saint-Palais. Ce territoire assez restreint a néanmoins été pendant près de trois siècles (1515-1789) désigné en France comme « royaume de Navarre ». C’est aussi une des sept provinces du Pays basque (Nafarroa Beherea) et une des trois provinces du Pays basque français, avec le Labourd et la Soule. Dans l’ancien royaume de Navarre, dont la plus grande partie, notamment la capitale, Pampelune, se trouvait sur le versant sud des Pyrénées, la Basse-Navarre correspondait à la subdivision merindad de Ultrapuertos, le « territoire d’outre-ports », c’est-à-dire « au-delà des cols ». Le royaume de Navarre est conquis en 1512 par le roi d’Aragon et régent de Castille Ferdinand II, mais il renonce dès 1515 à se maintenir au nord du col de Roncevaux, de sorte que la Basse-Navarre revient aux mains de son souverain légitime de la maison d’Albret, Jean III, qui conserve le titre de roi de Navarre. En 1589, son arrière-petit-fils, Henri III de Navarre, accède au trône de France sous le nom d’Henri IV. Le royaume de Navarre du nord des Pyrénées est dès lors associé au royaume de France dans la titulature des rois de la dynastie des Bourbons qui se désignent comme « roi de France et de Navarre ».
[4] Le royaume de Navarre est un royaume médiéval fondé en 824 par les Vascons, dont le premier roi est Eneko Arista, premier d’une lignée de seize rois basques qui régneront sur le Royaume jusqu’en 1234. Attaquée depuis trois siècles au nord des Pyrénées, dans le duché de Vasconie par les Francs, et au sud par les Wisigoths, puis les Omeyyades (musulmans), la Vasconie est réduite au petit Royaume de Pampelune, terres ancestrales du Saltus Vasconum. La Haute-Navarre fut conquise en 1512 par le royaume d’Aragon et fut intégrée en 1516 dans l’actuel royaume d’Espagne et l’autre partie (Basse-Navarre), restée indépendante, fut unie à la couronne de France à partir de 1589 d’où le titre de « roi de France et de Navarre » que portait Henri IV
[5] Baztan est une commune de la Communauté forale de Navarre, dans le Nord de l’Espagne. Baztan, ou plus généralement la vallée du Baztan, est formée d’une quinzaine de petits villages dont la capitale est Elizondo. La langue basque y est coofficielle avec l’espagnol et 74.9 % de la population est bascophone en 2018. Elle est située à 58 km au nord de Pampelune et appartient à la comarque portant son nom.
[6] Le château de Xavier est sis sur une éminence rocheuse de la sierra de Leyre, en Navarre (Espagne), à 52 km à l’est de Pampelune, capitale de Navarre, et 7 km à l’est de Sangüesa. Il a donné naissance à la localité voisine du même nom, Xavier. Il est passé dans l’histoire surtout comme lieu de naissance (le 7 avril 1506) du grand apôtre de l’Asie, saint François Xavier.
[7] Le royaume de Castille est un ancien royaume du Moyen Âge qui trouve ses origines au nord de la péninsule Ibérique, dans l’actuelle Espagne. À la fin du Moyen Âge, le royaume de Castille s’étend depuis le golfe de Gascogne au nord jusqu’à l’Andalousie au sud et comprend la majeure partie du centre de la péninsule Ibérique. En 1037, date à laquelle Ferdinand 1er fonde le Royaume uni de Castille et León. En 1058, Ferdinand est à l’origine d’une série de guerres contre les Maures, se lançant à la conquête de ce qui allait devenir la Nouvelle-Castille (bataille d’Alarcos et bataille de Las Navas de Tolosa). La région s’agrandit particulièrement sous le règne d’Alphonse VI (1065-1109) et d’Alphonse VII (1126-1157). Sous Alphonse X, la vie culturelle du royaume se développe, mais une longue période de conflits internes suit. En 1469, le mariage de Ferdinand II d’Aragon (plus tard Ferdinand V de Castille) et d’Isabelle 1ère de Castille initie l’union des royaumes d’Aragon et de Castille et, par la suite, de l’ensemble de l’Espagne.
[8] La Sorbonne est un bâtiment du Quartier latin dans le 5e arrondissement, c’est une propriété de la ville de Paris. Il tire son nom du théologien et chapelain de Saint Louis, du 13ème siècle, Robert de Sorbon, le fondateur du collège de Sorbonne de l’Université de Paris, collège consacré à la théologie dont il définit ainsi le projet : « Vivre en bonne société, collégialement, moralement et studieusement ». Ce terme de Sorbonne est aussi utilisé par métonymie pour désigner l’ancienne Université de Paris, sous l’Ancien Régime de 1200 à 1793, puis de 1896 à 1971, ainsi que les anciennes facultés des sciences (1811) et des lettres de Paris (1808) au cours du 19ème siècle.
[9] Le collège Sainte-Barbe était un établissement scolaire parisien fondé en 1460 sur la montagne Sainte-Geneviève et situé rue Valette. Il était jusqu’en juin 1999, date de sa fermeture, le plus « vieux » collège de Paris. Ses bâtiments, réaménagés par Louis-Ernest Lheureux (1827-1898) et réhabilités par Antoine Stinco, accueillent la bibliothèque Sainte-Barbe, bibliothèque interuniversitaire, ainsi qu’un des centres universitaires de l’université Panthéon-Assas
[10] Montmartre est un quartier du 18ème arrondissement de Paris dominé par la basilique du Sacré-Cœur. Depuis le 19ème siècle, il a accueilli de nombreux artistes tels que Picasso ou Modigliani et est devenu le symbole d’une vie rurale et autonome au sein même de la mégapole. Jusqu’en 1860, Montmartre est une commune du département de la Seine. Cette année-là, en vertu de la loi d’extension de la capitale, la commune est annexée par Paris à l’exception d’une petite partie qui est attribuée à la commune de Saint-Ouen. La majorité du territoire de l’ancien Montmartre est donc intégré dans ce qui devient le 18ème arrondissement de Paris, baptisé des Buttes-Montmartre et constitué des quartiers administratifs des Grandes-Carrières, de Clignancourt, de la Goutte-d’Or et de la Chapelle. De même que le quartier du Marais, Montmartre n’a aujourd’hui aucune limite géographique précise : c’est un quartier parisien historique et non un quartier administratif, délimité traditionnellement au nord par la rue Custine, à l’ouest par la rue Caulaincourt, au sud par les boulevards de Clichy et de Rochechouart, et à l’est par la rue de Clignancourt.
[11] la plus grande gloire de Dieu
[12] Venise est une ville portuaire du nord-est de l’Italie, sur les rives de la mer Adriatique. Elle s’étend sur un ensemble de 121 petites îles séparées par un réseau de canaux et reliées par 435 ponts. Située au large de la lagune vénète, entre les estuaires du Pô et du Piave, Venise est renommée pour cette particularité, ainsi que pour son architecture et son patrimoine culturel
[13] Goa est un État de la côte sud-ouest de l’Inde. Contrôlé par les Portugais à partir du début du XVIe siècle, il a été repris par l’Inde en 1961. L’état de Goa, situé sur la mer d’Arabie s’étend sur 3 702 km² et possède 101 km de côtes. Goa borde l’État du Maharashtra au Nord et l’État du Karnataka au Sud et à l’Est. Le Sonsogor est le point culminant avec une altitude de 1 167 m.
[14] Lisbonne est la capitale et la plus grande ville du Portugal. Lisbonne est prise par les Maures vers 719 et est rebaptisée al-ʾIšbūnah, sous le gouvernement desquels la ville prospère. Les Maures, qui étaient des musulmans du nord de l’Afrique et du Proche-Orient, construisent plusieurs mosquées, des habitations et les murailles de la ville, actuellement appelées Cerca Moura. La ville abrite une population mélangée de chrétiens, de berbères, d’arabes, de juifs et de saqālibas. L’arabe est imposé comme langue officielle. Le mozarabe reste parlée par la population chrétienne. L’islam est la religion officielle, pratiquée par les Maures et les muladís, alors que chrétiens et juifs peuvent pratiquer leur religion, en qualité de dhimmis’, à condition d’acquitter la djizîa.
[15] Le nonce apostolique est un agent diplomatique du Saint-siège, accrédité comme ambassadeur de ce dernier auprès des États.
[16] Le collège Saint-Paul de Goa est une institution éducative fondée vers 1542 par Saint François Xavier, à Goa. Premier collège jésuite, il fut pendant très longtemps l’établissement jésuite principal en Asie, point d’arrivée des missionnaires venant d’Europe (Lisbonne), et point de départ de ceux qui partaient en Extrême-Orient (Japon ou Chine) ou Afrique (Éthiopie et Mozambique ou ailleurs en Inde du Nord (Mission de Moghol) ou du sud (Mission de Maduré). Lorsque les jésuites sont expulsés des territoires portugais en 1759, le collège est fermé et le séminaire devient le grand séminaire de l’archidiocèse de Goa.
[17] L’archipel des Comores est un ensemble d’îles de l’océan Indien, situées dans le nord du canal du Mozambique, au sud-est de l’Afrique, entre le littoral nord mozambicain et la pointe nord de Madagascar.
[18] Le Sri Lanka (ex-Ceylan) est un pays d’Asie du sud. C’est une île située au sud-est de l’Inde, peuplée d’environ vingt millions de personnes d’origines, de religions, de langues et de coutumes différentes. Elle a porté auparavant les noms de Taprobane, Serendib, puis Ceylan jusqu’en 1972.
[19] Malacca est la capitale de l’état malais de Malacca. C’est le plus ancien port de Malaisie, fondé vers 1400. Elle a longtemps joué un important rôle stratégique du fait de sa position dans le détroit de Malacca. Malacca était au début du 16ème siècle la capitale métropole d’un État dont l’influence se faisait sentir jusqu’à l’extrême limite de l’archipel indonésien. La majeure partie de la population de Malacca se composait de Malais de la classe laborieuse (y compris des esclaves). Elle comprenait également des résidents étrangers : des Tamouls, des Javanais, des Chinois. Le commerce extérieur constituait le revenu principal du sultanat de Malacca. Un système complexe de taxation différenciait les bateaux en provenance de l’ouest et de l’est. Les taxes douanières représentaient 90 % des revenus du sultanat. Les sultans prenaient part aussi au commerce : ils possédaient des bateaux qui faisaient le va-et-vient entre Malacca et la côte indienne du golfe du Bengale. Vers 1500, Malacca était un des points stratégiques du commerce maritime asiatique, par ses liens avec la Chine et avec l’Indonésie orientale et aussi l’Inde, le golfe Persique et la mer Rouge, là où il y avait d’autres États marchands petits et compacts, comme le Yémen sur la mer Rouge et Ormuz dans le golfe Persique. En 1511, Afonso de Albuquerque conquiert la ville en expulsant le Sultan Mahmud Shah. Après la prise de Malacca, les Portugais se firent des alliés au sein de la communauté marchande de la ville : des Tamouls, ou des Kélings, marchands renommés. C’est par l’intermédiaire des Kélings, qu’Albuquerque et son représentant à Malacca, cherchèrent à établir des contacts dans d’autres lieux du littoral du golfe de Bengale, dans les îles de l’Asie du Sud-Est et en Extrême-Orient. Des bateaux se rendirent à Martaban en Birmanie, à Pulicat au sud-est de l’Inde, aux Moluques… Ces expéditions se poursuivirent jusqu’en 1518. De ces expéditions, naquit peu à peu le système des carreiras (routes maritimes du commerce de la royauté) reliant les ports asiatiques comme Pulicat et Malacca, ou Malacca et Chittagong (au Bengale). Malacca restera durant 130 ans sous domination portugaise.
[20] Les Moluques, sont un archipel à l’est de l’Indonésie formant un territoire de 74 500 km². Ces îles productrices d’épices ont attiré les Européens dans l’archipel indonésien au début du 16ème siècle. Leur nom vient de Jazirat al Muluk, « l’île des rois », que leur donnaient les marchands arabes. Vers 1460, sous l’influence de la principauté musulmane de Gresik à Java, l’île de Ternate est la première contrée des Moluques à s’islamiser. En 1511, une flotte portugaise, partie de Goa en Inde sous le commandement du vice-roi Afonso de Albuquerque, s’empare de Malacca, qui était devenu le plus grand port d’Asie du Sud-Est. Immédiatement, les Portugais s’installent ensuite aux Moluques. Dans son Historia das Molucas perdue, le Portugais António Galvão écrit pour sa part vers 1544 que c’est avec la Chine que les Moluques ont dû avoir leurs premières relations maritimes. François Xavier, cofondateur de l’ordre des Jésuites avec Ignace de Loyola, jette les bases d’une mission à Ambon, Morotai et Ternate en 1546 et 1547, marquant le début de l’implantation du catholicisme en Indonésie.
[21] Ambon ou Amboine est une ville d’Indonésie située dans l’île du même nom. C’est la capitale et la plus grande ville de la province des Moluques. Elle a le statut de kota. La ville est le siège du Diocèse d’Amboine.
[22] [[Morotai est une île de la mer de Halmahera, faisant partie de la province indonésienne des Moluques du Nord. Elle est située au nord-est de Halmahera, ce qui en fait l’île la plus septentrionale de l’archipel des Moluques du Nord. Administrativement, Morotai constitue un kabupaten.
[23] Ternate est une île de l’Est de l’Indonésie, appartenant à l’archipel des Moluques du Nord et située à 13,7 km à l’ouest-sud-ouest de Sidangoli, une localité de la côte occidentale de Halmahera. Administrativement, elle constitue une kota de la province des Moluques du Nord. Cette île montagneuse, dont le point culminant est le volcan Gamalama à 1 715 mètres.
[24] Kagoshima est une ville sur l’île de Kyūshū, au Japon. Surnommée « la Naples de l’Orient », du fait de sa localisation en baie de Kagoshima (la caldeira d’Aira) et de sa proximité avec le volcan Sakurajima, elle est la capitale de la préfecture de Kagoshima.
[25] Le bouddhisme est, selon le point de vue occidental, une religion (notamment une religion d’État) ou une philosophie, voire les deux, dont les origines sont en Inde au 5ème siècle av. jc à la suite de l’éveil de Siddhartha Gautama et de son enseignement. Le bouddhisme est né en Inde à peu près à la même époque que Mahâvîra, qui rendit plus populaire le jaïnisme, avec lequel il partage une certaine tendance à la remise en cause de l’hindouisme (en particulier de la caste sacerdotale des brahmanes) tel que ce dernier était pratiqué à l’époque (6ème siècle av. jc). Le bouddhisme a repris et aménagé beaucoup de concepts philosophiques de l’environnement religieux de l’époque (tels que dharma et karma, par exemple).
[26] Yamaguchi est une ville japonaise, capitale de la préfecture du même nom. Yamaguchi est située au centre de la préfecture. Son agglomération s’étire du nord au sud, bordant la mer intérieure de Seto au sud et la préfecture de Shimane au nord. Le fleuve Fushino traverse le bassin de Yamaguchi du nord au sud, et des zones urbaines se sont développées de part et d’autre de ses rives.
[27] L’île de Shangchuan ou Shang Chuan ; aussi appelée Schangschwan, Sanchoão, Sancian ou Chang-Chuang est située dans la ville-district de Taishan dans la province du Guangdong en Chine. L’ancien nom européen « Sancian » dérive du latin Sancianum, lui-même dérivé d’une des nombreuses façons qu’ont eu les Européens de prononcer son nom chinois. Les Portugais l’appelaient Sanchoan, mais on trouve aussi dans leur langue les variantes Sanciam, Sanchoao, Samchoao et Saocoham. Les Anglais l’ont appelée St John parce que la prononciation de ce nom dans leur langue ressemble au nom portugais Sanchoan. Sur les cartes françaises du 19ème siècle et du début 20ème elle est souvent appelée « Île Saint-Jean ».
[28] un Indien et un Chinois
[29] La basilique du Bon-Jésus est un édifice religieux catholique de style baroque sis à Velha Goa, l’ancienne capitale de l’Inde portugaise, dans l’État de Goa, sur la côte ouest de l’Inde. Construite entre 1594 et 1605, elle abrite le monument surmonté de la châsse contenant le corps de saint François Xavier. La basilique est un très important lieu de pèlerinage en Inde.