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L’histoire pour le plaisir

Burchard 1er de Lyon

mercredi 11 février 2026, par lucien jallamion

Burchard 1er de Lyon (vers 923- vers 957)

Archevêque de Lyon de 949 à 957

La primatiale Saint-Jean à LyonFils du roi Rodolphe II de Bourgogne, et de Berthe de Souabe, il est élu archevêque de par l’autorité de son père, qui souhaite renforcer le pouvoir de l’Église lyonnaise face aux féodaux locaux. Ainsi, après la disparition d’Hugues le Noir, comte de Lyon [1], Burchard obtient qu’aucun autre membre de la famille ne soit plus nommé comte.

Il est également le frère du roi Conrad le Pacifique et de l’impératrice Adélaïde de Bourgogne, épouse de l’empereur Otton 1er du Saint-Empire. Il a comme neveu Burchard II.

Archevêque de Lyon [2] de 949 à 957, il restaure la puissance du monastère de Savigny [3] en leur accordant le droit d’élire eux-mêmes leur abbé. Il se réserve seulement le droit de confirmation et de consécration, qu’il applique en 949 et 956.

Il réunit un synode à Lyon en 949.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu du texte de Bernard Berthod, Jacqueline Boucher, Bruno Galland, Régis Ladous et André Pelletier, Archevêques de Lyon, Lyon, éditions lyonnaises d’art et d’histoire, 2012, 191 p. (ISBN 978-2-84147-228-4)

Notes

[1] La mention d’un « comitatus Lugdunensis » apparaît dans les sources en 943 et 958 et concerne des terres situées en Jarez et en Roannais. Les premières mentions du « comitatus forensis » apparaissent dans les sources en 966 et 981 et concernent des localités (Arthun, Pouilly-lès-Feurs) qui formèrent par la suite le cœur du Forez comtal. Le « comitatus Rodanensis » est mentionné en 952 (sans mention du « pagus lugdunensis » pour Saint-Jean de Panissières en Forez), en 992 (acte daté du règne d’Hugues Capet) et en l’an mille. Vers l’an mil, la dévolution du titre comtal apparaît initialement attachée à Thiberge de Forez, parente de l’héritier déchu du trône de Bourgogne-Provence Charles-Constantin de Vienne qui fut l’épouse du comte Artaud II puis de Pons de Gévaudan. L’appellation de comte de Forez est employée pour la première fois à l’occasion de l’excommunication d’Artaud IV de Forez en 1076 à la suite du conflit qui l’oppose à l’archevêque de Lyon et sera reprise par la suite.

[2] L’archidiocèse de Lyon (en latin : Archidioecesis Lugdunensis) est un des archidiocèses métropolitains de l’Église catholique en France. Burchard 1er de Lyon puis Burchard II, respectivement frère et fils illégitime de Conrad III de Bourgogne, posent les premiers jalons d’une principauté épiscopale lyonnaise dès la seconde moitié du 10ème siècle. À ce titre et à la suite du rapprochement avec le royaume de France (amorcé par la permutation de 1173), l’évêque Jean II de Belles-Mains édifia à la fin du 11ème siècle un château à motte ; motte de Béchevelin. La motte, outre le rôle symbolique et politique, tête de pont sur la rive gauche du Rhône de l’église de Lyon, contrôlait le passage sur le fleuve et surveillait le « compendium » antique Lyon-Vienne ; un péage y était attaché. Ce même évêque favorisa également la construction du pont du Rhône, pont de la Guillotière actuel. Il est à noter que ce territoire sur lequel l’église de Lyon avait autorité était contesté par le comte de Savoie, les seigneurs de Chandieu et les dauphins de Viennois.

[3] L’abbaye Saint-Martin de Savigny est une abbaye bénédictine, fondée au 9ème siècle par Leidrade, archevêque de Lyon. Il n’en reste que quelques pierres dans le musée lapidaire de Savigny. Elle serait toutefois mentionnée dans une charte de 817