Aethelwold fils d’Aethelred (mort en 902 ou 903.)
Prince de la maison de Wessex
Il est l’un des 2 fils du roi du Wessex [1] Ethelred. À la mort de son père, en 871, lui et son frère Aethelhelm sont encore jeunes. Un roi adulte étant jugé plus à même de défendre le Wessex contre les Vikings de la Grande Armée, ils sont écartés de la succession au profit de leur oncle Alfred. Ce dernier ne leur lègue qu’une poignée de domaines dans son testament, réservant le gros de son héritage à son fils Édouard, qu’il souhaite voir lui succéder.
Après la mort d’Alfred, en 899, Aethelwold dispute le trône à Édouard. Ses revendications sont fondées sur son statut d’ætheling [2]. Il prend le contrôle des villes de Wimborne [3] et Christchurch [4], dans le Dorset [5], mais ne parvient pas à rassembler suffisamment de troupes pour affronter l’armée d’Édouard et il se réfugie dans le royaume viking d’York [6], où il est reconnu comme roi et des pièces sont frappées en son nom. Il réunit une flotte et recueille le soutien des habitants de l’Essex [7] en 901 ou 902.
L’année suivante, Aethelwold est également reconnu roi par les Vikings d’Est-Anglie [8] et mène les troupes de ce royaume dans un raid sur les terres d’Édouard. Ce dernier réplique par un raid en Est-Anglie, mais il se retire sans affronter son cousin. Cependant, ses troupes du Kent [9] s’attardent et rencontrent les Vikings à la bataille du Holme [10]. Ces derniers sont victorieux, mais au prix de lourdes pertes, dont Aethelwold. Sa disparition met un terme à la menace qu’il constituait pour l’autorité d’Édouard.
Le début du règne d’Alfred est difficile. En 878, il est contraint de se réfugier dans les marécages du Somerset [11] pour échapper aux Vikings, qui ont conquis la Mercie [12] orientale et menacent d’en faire autant avec le Wessex. Il parvient à renverser la tendance en remportant une victoire cruciale à Ethandun [13]. Après quelques années de paix, Alfred conclut un traité avecGuthrum, le roi des Vikings d’Est-Anglie, qui définit la frontière entre le Wessex et la Mercie occidentale dirigée par Aethelred, le gendre d’Alfred d’un côté et le Danelaw [14], région occupée par les Vikings, de l’autre. Une nouvelle offensive viking prend place vers le milieu des années 890, mais elle échoue grâce aux réformes militaires menées par Alfred.
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Les informations concernant la famille proche d’Aethelwold sont parcellaires. Son père AEthelred étant né dans la deuxième moitié des années 840, lui et son frère Aethelhelm doivent être encore très jeunes à sa mort, en 871. Leur mère pourrait être la reine Wulfthryth qui témoigne sur une charte de 868. Aucune source n’indique lequel des 2 est l’aîné, mais le testament d’Alfred le Grand suggère que c’est Aethelhelm : il est mentionné avant son frère et sa part d’héritage est plus importante. Ce testament, dressé dans les années 880, est le plus ancien document qui mentionne les fils d’Aethelred. Aethelhelm n’est plus mentionné par la suite, ce qui laisse penser qu’il est mort peu de temps après.
La seule autre mention d’Aethelwold du vivant d’Alfred est une charte des années 890 sur laquelle il apparaît en qualité de témoin. Édouard et lui y portent tous 2 le titre de filius regis [15], mais Aethelwold apparaît avant son cousin, ce qui implique qu’il est de rang supérieur.
À la mort d’Aethelred, les partisans de ses fils se plaignent qu’Alfred conserve des domaines censés leur revenir. Le nouveau roi se justifie dans le préambule de son testament.
La dispute qui oppose Alfred à ses neveux concerne des domaines figurant dans le testament d’Aethelwulf, le père du roi. Ce document est perdu, mais le préambule du testament d’Alfred en rapporte certaines dispositions. D’après ce préambule, Aethelwulf lègue des domaines en commun à 3 de ses fils Æthelbald, Æthelred et Alfred et stipule que le dernier survivant des trois doit hériter du tout. Lorsque Aethelred devient roi, en 865, Alfred lui demande sa part de cet héritage commun, peut-être à l’occasion de son mariage avec Ealhswith. Æthelred refuse, mais il s’engage à le léguer à Alfred à sa mort, ainsi que tous les domaines qu’il est susceptible d’acquérir par la suite. Les invasions vikings et la nécessité de pourvoir aux besoins de ses fils entraînent une révision de cet accord, soit à la fin de 870, soit au début de l’année suivante, lors d’une réunion du witan [16] à Swinbeorg [17]. Selon les nouveaux termes, le dernier survivant doit toujours recueillir l’intégralité de l’héritage, mais il doit également céder aux fils de son frère les domaines que leur père lui a remis en dehors du testament, ainsi que ceux acquis par la suite.
Dans le préambule de son testament, Alfred rapporte que la question de l’héritage est tranchée par une nouvelle assemblée du witan à Langandene [18]. Une fois lecture faite du testament d’Aethelwulf, l’assemblée reconnaît au roi le droit de disposer comme il l’entend de la totalité de l’héritage. Alfred lègue la majeure partie de ses propriétés à son fils aîné Édouard, ce qui renforce la position de ce dernier vis-à-vis de la succession au trône. Aethelhelm reçoit 8 domaines et Aethelwold seulement 3, ceux de Godalming [19], Guildford [20] et Steyning [21]. Les deux premiers sont situés dans le Surrey [22] et le troisième dans le Sussex [23], c’est-à-dire dans la partie orientale du royaume d’Alfred, la moins importante. Steyning, le plus vaste des trois, abrite la sépulture d’Aethelwulf, le père d’Alfred. C’est peut-être pour priver son neveu du prestige afférent qu’Alfred fait déplacer le corps de son père à Winchester [24].
Alfred a recours à d’autres moyens pour favoriser la succession de son fils. Il nomme aux postes importants du royaume des hommes susceptibles de le soutenir à l’avenir et lui offre dans les années 890 l’opportunité de mener des troupes dans la lutte contre les Vikings.
Après la mort d’Alfred, survenue le 26 octobre 899, Aethelwold tente de s’emparer du trône. Sa révolte contre Édouard, l’héritier désigné d’Alfred, est décrite dans la Chronique anglo-saxonne [25], qui rapporte qu’il enlève une religieuse dans le but de l’épouser sans la permission du roi et des évêques. L’identité de cette femme est inconnue, mais Aethelwold cherche vraisemblablement à renforcer sa légitimité en épousant une femme importante. D’après le chroniqueur Jean de Worcester, elle est religieuse à Wimborne [26].
La Chronique rapporte qu’Aethelwold se rend au manoir royal de Twynham [27], puis à celui de Wimborne. Il s’y enferme avec ses partisans et déclare être prêt à mourir en le défendant. Situé près des routes romaines conduisant à Dorchester [28] et à Salisbury, [29] Wimborne est un lieu hautement stratégique, qui commande également des ponts sur l’Allen [30] et la Stour [31]. Aethelwold envisage peut-être un partage du Wessex avec Édouard qui le laisserait roi de la moitié occidentale du royaume.
Qu’il en soit ou non devenu le souverain, la Northumbrie [32] n’est vraisemblablement qu’une base arrière aux yeux d’Aethelwold. Dès 901 ou 902, il rassemble une flotte et fait voile vers l’Essex [33], dont la population pourrait l’avoir accepté comme roi. Avec l’aide des Vikings d’Est-Anglie, il lance une offensive en Mercie [34] et s’enfonce jusqu’au burh [35] de Cricklade [36], à la frontière du Wessex. Il franchit la Tamise [37] et ravage la région de Braydon [38], dans le Wiltshire [39]. Édouard réplique en menant un raid en Est-Anglie, mais il bat en retraite sans affronter son cousin. Les hommes du Kent s’attardent, bien qu’Édouard leur ait envoyé 7 messagers d’après la Chronique. Ils sont rattrapés par les Danois en un endroit appelé “le Holme” par la Chronique qui pourrait correspondre au village de Holme [40], dans le Cambridgeshire [41].
La bataille du Holme [42] se solde par une victoire danoise, mais au prix de lourdes pertes. Aethelwold est tué, de même que le roi Eohric et les holds( [43] Ysopa et Oscetel. Un certain Beorhtsige, fils du prince Beorhtnoth, est également tué en combattant pour Aethelwold ; leurs noms suggèrent qu’ils sont de la famille du roi de Mercie Burgred . Les hommes du Kent perdent quant à eux leurs 2 ealdormen [44], Sigewulf et Sigehelm, ainsi qu’un abbé nommé Cenwul. La mort d’AEthelwold met un terme à la menace qui pesait sur le trône d’Édouard.
La date de la bataille du Holme n’est pas établie avec certitude. Elle figure sous l’année 905 dans les manuscrits de la Chronique anglo-saxonne, mais puisque ce texte fixe le début de l’année au mois de septembre, elle pourrait avoir eu lieu dans les derniers mois de l’année 902. Le “Chronicon d’AEthelweard” la situe le 12 ou le 13 décembre, et les annales de Siméon de Durham enregistrent la mort d’un Beorhtsige sous l’année 902 qui semble être le prince mercien tué lors de l’affrontement.
Ses prétentions au trône sont fondées, il bénéficie du soutien des Vikings du Danelaw [45] et s’il n’était pas mort au combat, il aurait peut-être été capable d’unifier l’Angleterre de manière plus pacifique qu’Édouard et ses successeurs. Martin Ryan souligne sa capacité à trouver de nombreux appuis à sa cause, du Wessex à la Northumbrie en passant par l’Est-Anglie et l’Essex, des appuis qui font brièvement de lui l’homme le plus puissant d’Angleterre, davantage que son cousin Édouard qui a pu craindre à juste titre de le rencontrer sur le champ de bataille.
Aethelweard occupe la charge d’ealdorman des provinces occidentales du Wessex à la fin du 10ème siècle, ce qui prouve que les membres de la lignée d’Aethelred restent riches et puissants pendant plus d’un siècle. Le petit-fils d’Aethelweard, Aethelnoth , est archevêque de Cantorbéry [46] de 1020 à 1038.
Parmi les adversaires d’Eadwig se trouve sa grand-mèreEadgifu, 3ème femme d’Édouard l’Ancien, dont il confisque les biens. Elle est la fille de l’ealdorman Sigehelm, lui aussi mort à la bataille du Holme, mais dans le camp adverse. En fin de compte, le mariage d’Eadwig est dissous pour cause de consanguinité, il meurt sans laisser d’enfants en 959 et Edgar lui succède.
Notes
[1] Le Wessex est l’un des royaumes fondés par les Anglo-Saxons en Angleterre durant le Haut Moyen Âge. Il s’étend sur une partie du sud-ouest de la Grande-Bretagne, entre la Domnonée à l’ouest, la Mercie au nord et les royaumes de Kent, de Sussex et d’Essex à l’est. Au IXe siècle, le Wessex est le dernier royaume anglo-saxon à résister aux invasions vikings.
[2] prince de sang éligible à la succession
[3] Wimborne Minster ou simplement Wimborne est une ville du Dorset de l’Est, nommée d’après son église.
[4] Christchurch est une ville et un borough du Dorset sur la côte de la Manche, voisin de Bournemouth à l’ouest et avec la région New Forest à l’est.
[5] le Dorset est un comté en grande partie rural dans le sud-ouest de l’Angleterre, situé sur la Manche. La capitale est Dorchester. Le comté occupe une superficie de 2 652 km². Le Dorset touche le Devon à l’ouest, le Somerset et le Wiltshire au nord et le Hampshire à l’est.
[6] Le royaume viking de York existe entre 866 et 954. Des Vikings originaires du Danemark établissent un potentat coupant en deux l’île de Bretagne, la future Grande-Bretagne, avec pour capitale York, ville qu’ils appellent Jórvík après l’avoir investie. La région autour de cette ville est appelée le Danelaw, terme qui s’applique aussi à la juridiction mise en place par les Danois jusqu’à la seconde moitié du 10ème siècle
[7] Le royaume d’Essex ou royaume des Saxons de l’Est est un royaume anglo-saxon. Compris entre la Stour au nord et la Tamise au sud, il correspond à l’actuel comté d’Essex, mais s’étend également sur le Middlesex avec la ville de Londres et une partie du Surrey, et il domine brièvement une partie du Kent à son apogée. Néanmoins, durant la majeure partie de son existence, le royaume est plutôt soumis à ses voisins plus puissants, qu’il s’agisse du Kent, de l’Est-Anglie ou de la Mercie. Il disparaît en 825, lorsque le Sud-Est de l’Angleterre se soumet à Egbert de Wessex.
[8] L’Est-Anglie, ou royaume des Angles de l’Est, est un royaume anglo-saxon établi au cours du Haut Moyen Âge sur les actuels comtés anglais du Suffolk et du Norfolk. Sa fondation légendaire, vers le milieu du 6ème siècle, aurait été le fait d’envahisseurs germaniques appartenant à la tribu des Angles. Il disparaît comme entité indépendante après les invasions vikings du 9ème siècle, mais le titre de comte d’Est-Anglie continue à être donné au sein du royaume d’Angleterre jusqu’à la fin du 11ème siècle, et la région conserve le nom d’Est-Anglie à ce jour.
[9] Le Kent est un royaume anglo-saxon fondé au 5ème siècle par les Jutes dans le sud-est de l’Angleterre. Il correspond approximativement au territoire occupé par le peuple celtique des Cantiaci avant la conquête romaine, et à l’actuel comté de Kent. C’est le premier royaume anglo-saxon converti au christianisme, et il atteint son apogée au début du 7ème siècle sous le roi Aethelberht.
[10] La bataille du Holme se déroule en 902 ou 903. Elle oppose une armée de Vikings du Danelaw menée par Æthelwold, prétendant au trône du Wessex, à des troupes du Kent au service de son rival Édouard l’Ancien, menées par l’ealdorman Sigehelm.
[11] Le comté du Somerset en Angleterre du Sud-ouest est limité au nord par la ville de Bristol et le Gloucestershire, le Wiltshire à l’est, le Dorset au sud-est et le Devon au sud-ouest. Il est en partie délimité au nord et à l’ouest par le canal de Bristol et l’estuaire du Severn. Sa frontière traditionnelle du nord est constituée par la rivière Avon mais la limite administrative a glissé vers le sud avec la création et l’expansion de la ville de Bristol et, plus tard, le comté d’Avon.
[12] La Mercie est l’un des sept royaumes de l’Heptarchie anglo-saxonne, avec Tamworth pour capitale. Entre 600 et 850, la Mercie fit quatorze fois la guerre au Wessex voisin, onze fois aux Gallois, et mena dix-huit campagnes contre d’autres ennemis - encore ne s’agit-il là que des conflits dont nous avons gardé la trace. Elle est fondée par les Angles rassemblés et menés un an auparavant, depuis les côtes marécageuses proches du Wash vers l’actuelle région des Midlands en Angleterre, par Creoda (ou Crida), premier roi connu des Merciens, peut-être en partie légendaire, qui accèda au pouvoir en 585. Ces Midlands (« terres du milieu ») regroupent les comtés actuels de Gloucester, Worcester, Leicester, Northampton, Bedford, Buckingham, Derby, Nottingham, Hereford, Warwick, Chester et Lincoln.
[13] La bataille d’Ethandun eut lieu entre le 6 et le 12 mai 878. Elle opposa les forces du Wessex, menées par Alfred le Grand, aux envahisseurs danois de Guthrum l’Ancien. La bataille dura presque toute la journée et s’acheva sur la victoire d’Alfred, qui combattit derrière un rempart défensif de boucliers rappelant la tactique des légions romaines. Les Danois s’enfuirent vers le Danelaw, et finirent par se rendre à Chippenham, après un siège de quatorze jours. Le roi danois fut par la suite baptisé, avec Alfred pour parrain. Malgré la signature du traité de Wedmore, puis du traité entre Alfred et Guthrum, l’état de guerre se maintint entre Danois et Anglo-Saxons.
[14] Le Danelaw, tel que défini dans la Chronique anglo-saxonne, est le nom donné à la partie de la Grande-Bretagne où s’appliquait la loi (law) des « Danois » (Dane), les envahisseurs vikings venus du Danemark, et où cette loi supplantait celle des Anglo-Saxons. Les historiens modernes ont donné à ce terme un sens géographique : le Danelaw s’étendait sur le nord et l’est de l’Angleterre.
[15] fils du roi
[16] Le Witenagemot (également appelé Witan) était une institution politique dans l’Angleterre anglo-saxonne entre approximativement les 7ème et 11ème siècles. Le nom witenagemot dérive du vieil anglais « rencontre de sages ». C’était une assemblée des personnalités les plus importantes et les plus puissantes du royaume, et incluait les membres du haut clergé, les comtes (earls) et les barons (thegns). Ce mot est à rapprocher du mot scandinave Þing (thing) qui désignait une assemblée des notables locaux ou du mot AlÞing qui désignait le premier parlement islandais, ce qui laisse à penser que les peuples germaniques partageaient tous les mêmes origines. Le witan trouve ses origines dans les assemblées gothiques organisées pour assister aux dons royaux de terre. Avant l’unification de l’Angleterre, au 9ème siècle, des witans existaient individuellement pour les royaumes d’Essex, de Kent, de Northumbrie, de Sussex et de Wessex. Même après que le Wessex devint le pouvoir dominant en Angleterre en supplantant les autres royaumes, des witans locaux continuèrent de s’organiser jusqu’en 1065.
[17] lieu non identifié
[18] lieu non identifié
[19] Godalming est une ville et une paroisse civile d’Angleterre, dans le district de Waverley, dans le Surrey. Elle est située sur les rives de la Wey et est une localité prospère de l’aire urbaine de Londres.
[20] Guildford est une ville du sud de l’Angleterre, dans le Surrey. C’est le siège des administrations du district de Guildford et de la région Angleterre du Sud-Est. Guildford est une ville ancienne, comme en témoignent son château du 12ème siècle et ses musées.
[21] Steying est une petite ville et une paroisse civile, située dans le comté du Sussex de l’Ouest dans le Sud de l’Angleterre. Elle se situe au nord de l’estuaire de l’Adur dans la région des South Downs.
[22] Le Surrey est un comté du sud-est de l’Angleterre au sud du Grand Londres, qui fait partie des Home Counties et avoisine aussi le Kent, le Sussex de l’Est, le Sussex de l’Ouest, le Hampshire et le Berkshire. Sa capitale traditionnelle est la ville de Guildford, bien que son conseil de comté se trouve à Kingston upon Thames
[23] Le Sussex était l’un des royaumes anglo-saxons de Grande-Bretagne, dont les frontières correspondaient approximativement à celles du territoire des Regnenses et du comté ultérieur de Sussex.
[24] ] Winchester est la ville capitale du comté de Hampshire, au sud de l’Angleterre. Elle devient la grande capitale du royaume du Wessex du 6ème siècle au 9ème siècle, puis d’Angleterre jusque sous les premiers rois normands au 11ème siècle. Elle reste une des résidences principales des rois jusqu’à George 1er, tout en s’affirmant un des évêchés les plus riches d’Angleterre. Son évêque, qui siège à la chambre des Lords, a aujourd’hui le cinquième rang dans la hiérarchie anglicane.
[25] La Chronique anglo-saxonne est un ensemble d’annales en vieil anglais relatant l’histoire des Anglo-Saxons. Le manuscrit original est probablement rédigé dans le royaume de Wessex sous le règne d’Alfred le Grand, à la fin du 9ème siècle. De multiples copies sont distribuées aux monastères d’Angleterre et ensuite mises à jour indépendamment les unes des autres.
[26] Wimborne Minster ou simplement Wimborne est une ville du Dorset de l’Est, nommée d’après son église.
[27] Christchurch
[28] Dorchester-on-Thames est une ville et paroisse civile de l’Oxfordshire, en Angleterre. Elle est située à confluence de la Tamise et de la Thame.
[29] Salisbury est une ville du Wiltshire en Angleterre, évêché suffragant de l’archevêque de Canterbury. Elle a le statut de Cité. Elle se trouve à une dizaine de kilomètres au sud de Stonehenge.
[30] La Allen est une rivière du Dorset, dans le sud-ouest de l’Angleterre. Longue de 23 km, c’est un affluent de la Stour. Elle traverse les villages de Wimborne St Giles, Witchampton et Hinton Parva avant de se jeter dans la Stour dans la ville de Wimborne Minster.
[31] La rivière Stour est un cours d’eau du sud-ouest de l’Angleterre d’une longueur de 98 km. Elle se jette dans la Manche au niveau de Christchurch.
[32] La Northumbrie est un royaume médiéval situé dans le nord de l’actuelle Angleterre et constituait l’un des principaux royaumes de l’Heptarchie. Sa notoriété est surtout liée à son rôle dans la propagation du christianisme nicéen dans l’île et à la constitution d’un centre culturel d’importance européenne avec l’archevêché d’York. Le nom de Northumbria désigne à l’origine les terres envahies par les Angles au 6ème siècle situées au nord de la rivière Humber. La Northumbrie en tant que royaume se constitue au début du 7ème siècle par l’union de deux autres entités Angles : celle de Bernicie (Bernicia) au nord et celle de Deirie (Deira) au sud.
[33] L’Essex est un comté cérémonial et non métropolitain du Royaume-Uni. Il est l’un des Home Counties situés au nord-est de la ville de Londres. Il est bordé par le Suffolk et le Cambridgeshire au nord, le Hertfordshire à l’ouest, le Kent et l’estuaire de la Tamise au sud et le Grand Londres au sud-ouest. Le conseil de comté d’Essex est la principale autorité locale pour une grande partie du comté, avec les douze conseils de districts. La capitale du comté est Chelmsford.
[34] La Mercie est l’un des sept royaumes de l’Heptarchie anglo-saxonne, avec Tamworth pour capitale. Entre 600 et 850, la Mercie fit quatorze fois la guerre au Wessex voisin, onze fois aux Gallois, et mena dix-huit campagnes contre d’autres ennemis - encore ne s’agit-il là que des conflits dont nous avons gardé la trace. Elle est fondée par les Angles rassemblés et menés un an auparavant, depuis les côtes marécageuses proches du Wash vers l’actuelle région des Midlands en Angleterre, par Creoda (ou Crida), premier roi connu des Merciens, peut-être en partie légendaire, qui accèda au pouvoir en 585. Ces Midlands (« terres du milieu ») regroupent les comtés actuels de Gloucester, Worcester, Leicester, Northampton, Bedford, Buckingham, Derby, Nottingham, Hereford, Warwick, Chester et Lincoln.
[35] Un burh est un site fortifié de l’Angleterre anglo-saxonne. Il s’agit d’un terme générique vieil-anglais qui est à l’origine des toponymes en anglais moderne comprenant les éléments borough, burg ou burgh. De manière plus spécifique, ce terme désigne les forts édifiés ou restaurés par les rois du Wessex Alfred le Grand et son fils Édouard l’Ancien à la fin du 9ème siècle et au début du 10ème siècle pour lutter plus efficacement contre les raids des Vikings. Une liste du début du 10ème siècle, le Burghal Hidage, énumère 33 de ces places fortes, réparties dans tout le sud de l’Angleterre, avec le nombre de hides correspondant aux impôts requis pour leur entretien.
[36] Cricklade est une ville anglaise dans le Wiltshire, située entre Londres et Bristol, sur la Tamise.
[37] La Tamise est un fleuve du sud de l’Angleterre, qui se jette dans la mer du Nord. D’une longueur totale de 346 km, c’est le plus long fleuve dont le cours se trouve entièrement en Angleterre (qui à la fois commence et finit en Angleterre) et le second plus long pour le Royaume-Uni (après la Severn). La Tamise prend sa source à Thames Head, dans le Gloucestershire, puis coule en direction de l’est, vers Oxford et Reading, puis traverse Londres, dont elle tire sa renommée et aboutit enfin dans la mer du Nord, grâce à son estuaire.
[38] Braydon est une paroisse civile du Wiltshire, en Angleterre. Il s’agit d’une paroisse peu densément peuplée qui faisait partie d’une forêt royale au Moyen Âge.
[39] Wiltshire est un comté cérémonial du sud-ouest de l’Angleterre. Il est bordé par les comtés d’Hampshire, Dorset, Somerset, Gloucestershire, Oxfordshire et Berkshire. Son chef-lieu administratif est Trowbridge, située à l’ouest du comté. Le comté est renommé pour les pierres de Stonehenge, l’énorme cromlech d’Avebury et la cathédrale de Salisbury.
[40] Holme est un village et une paroisse civile du Cambridgeshire, en Angleterre. Il est situé dans le nord-ouest du comté, à une dizaine de kilomètres au sud de la ville de Peterborough. Administrativement, il relève du district du Huntingdonshire.
[41] Le Cambridgeshire est un comté en Angleterre, encadré par le Lincolnshire au nord, le Norfolk au nord-est, le Suffolk à l’est, l’Essex et le Hertfordshire au sud, et le Bedfordshire et le Northamptonshire à l’ouest. Le Cambridgeshire contient la majeure partie de la région connue sous le nom de Silicon Fen. La capitale du comté est Cambridge.
[42] La bataille du Holme se déroule en 902 ou 903. Elle oppose une armée de Vikings du Danelaw menée par Aethelwold, prétendant au trône du Wessex, à des troupes du Kent au service de son rival Édouard l’Ancien, menées par l’ealdorman Sigehelm.
[43] nobles
[44] Un ealdorman est la personne qui dirige un comté dans l’Angleterre anglo-saxonne entre le 9ème siècle et le règne de Cnut le Grand. C’est un officier royal et un magistrat de haut rang, qui commande également l’armée de son comté en temps de guerre. Dans certaines chartes du Wessex, le terme est traduit par le latin dux ou præfectus, ce dernier terme pouvant également correspondre au gerefa, c’est-à-dire au reeve. Dans la Vie d’Alfred le Grand rédigée par le moine Asser, l’équivalent latin est comes.
[45] Le Danelaw, tel que défini dans la Chronique anglo-saxonne, est le nom donné à la partie de la Grande-Bretagne où s’appliquait la loi (law) des « Danois » (Dane), les envahisseurs vikings venus du Danemark, et où cette loi supplantait celle des Anglo-Saxons. Les historiens modernes ont donné à ce terme un sens géographique : le Danelaw s’étendait sur le nord et l’est de l’Angleterre.
[46] L’archevêque de Cantorbéry est, après le Gouverneur suprême de l’Église d’Angleterre (c’est-à-dire le monarque du Royaume-Uni), le chef de l’Église d’Angleterre et de la Communion anglicane.