Il eut une fille, prénommée Marcia. Il a écrit l’Histoire des guerres civiles de Rome. Le préfet du prétoire [1] Séjan l’accusa devant le sénat du crime de lèse-majesté pour avoir loué dans cet ouvrage Brutus et Cassius, les assassins de Jules César, et avoir appelé Cassius le dernier des Romains. Il devance le jugement en se donnant la mort en 25. Ses écrits, tant à Rome, par les édiles [2], que dans les provinces, par les gouverneurs, furent recherchés et brûlés.
Dans sa défense, il avait fait valoir, comme le rapporte Tacite, que César et Auguste ne s’étaient pas offusqués des critiques portées par des poètes comme Catulle et Marcus Furius Bibaculus .
Aux dires de Tacite et de Dion Cassius, certains exemplaires de son Histoire furent cependant cachés et sauvés, et le texte put être recopié et diffusé à nouveau plus tard, sous le règne de Caligula, qui fit rechercher et republier les écrits de Cremutius Cordus, en même temps que ceux de 2 autres historiens eux aussi condamnés et censurés : Titus Labienus et Cassius Severus. Les écrits de Cordus sont encore connus de Suétone, au début du 2ème siècle de notre ère, qui les utilise comme source pour sa “Vie d’Auguste”.
Sénèque composa un poème dédié à sa fille, Marcia, sur le décès de son fils : “la Consolation à Marcia”, dont la dernière partie, la Prosopopée à Cremutius Cordus, met en scène la rencontre du grand-père et du petit-fils, qui l’initie à son vaste savoir.