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Lucius Iunius Quintus Vibius Crispus

mercredi 21 janvier 2026, par lucien jallamion

Lucius Iunius Quintus Vibius Crispus (mort vers 93)

Sénateur romain de la fin du 1er siècle

Trois fois consul suffect [1] en 61 sous Néron, 74 sous Vespasien et 83 sous Domitien.


Il est d’une origine modeste, né à Vercellae [2] en Gaule Cisalpine [3].

En 60, son frère, Vibius Secundus, accusé de concussion par les Maures [4] et Annius Faustus est condamné et banni. Seul le crédit de son frère Crispus le sauve d’une peine plus sévère.

En 61, sous Néron, il est une première fois consul suffect puis curateur des eaux [5] en 68/71 et peut-être proconsul [6] d’Afrique [7].

Sous Galba, il accuse Annius Faustus devant le Sénat, qui était délateur sous Néron. Une grande partie du Sénat, Vibius Crispus ayant acquis plus de renommée que d’estime, demande la peine de mort immédiatement pour Faustus. Finalement, il est entendu mais condamné. Tacite précise que Vibius Crispus a lui aussi été délateur sous Néron.

Il est ensuite un proche de Aulus Vitellius, le troisième empereur de l’année des quatre empereurs [8].

En 70, sous Vespasien, les sénateurs font serment qu’ils n’ont commis aucun crime pendant le règne de Néron et à la guerre civile devant Mucien et Domitien des querelles éclatent dans lesquelles est impliqué Vibius Crispus. En 72/73, il est gouverneur [9] de Tarraconaise [10]. Il est une 2ème fois consul suffect en 74.

Il est ensuite proche de Domitien, sous lequel il est une 3ème fois consul suffect en 83.


Il meurt à plus de 80 ans, vers 93.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia Lucius Iunius Quintus Vibius Crispus/ Portail de la Rome antique/ Catégories  : Consul de l’Empire romain/ Gouverneur romain d’Afrique (province romaine) au 1er siècle

Notes

[1] Parfois, un consul décède ou démissionne avant la fin de son mandat de douze mois. Le consul restant rétablit la collégialité par l’élection intermédiaire si le délai restant le permet ou par la désignation directe d’un consul suffectus (du participe passé du verbe sufficere, « remplacer »). Ce consul entre en fonction immédiatement, il a les mêmes privilèges et les mêmes pouvoirs que le consul remplacé mais il n’est en charge que pour la durée du mandat qui reste à couvrir. Enfin, le consul suffect ne donne pas son nom à l’année, à l’inverse du consul dit ordinaire.

[2] Verceil (en italien Vercelli) est une ville italienne, chef-lieu de la province du même nom dans la région du Piémont.

[3] La Gaule cisalpine est la partie de la Gaule qui couvrait l’Italie du Nord. Elle était ainsi nommée par les Romains en raison de sa position en-deçà des Alpes (par opposition à la Gaule transalpine, s’étendant au-delà).

[4] Les Maures, ou anciennement Mores, sont originellement des populations berbères peuplant le Maghreb. Ce terme a changé de signification durant plusieurs périodes de l’histoire médiévale et contemporaine. À partir des conquêtes arabo-musulmanes du 7ème siècle, l’Empire arabe omeyyade, à l’aide du général berbère Tariq Ibn Zyad, conquiert l’Espagne, sous le nom d’Al Andalus. C’est le début de l’Espagne musulmane. À partir de cette époque, le terme « maure » va devenir un synonyme de « musulman », plus particulièrement de n’importe quel musulman vivant en Andalousie, qu’il soit d’origine berbère, arabe ou ibérique. Une population qui s’installera par la suite essentiellement au Maroc après la reconquête de l’Andalousie par l’armée espagnole.

[5] Le curateur des eaux est, durant l’Empire romain, le curateur chargé de la gestion et de l’entretien du système d’adduction d’eau et du réseau de distribution d’eau dans les villes romaines. À Rome, cette fonction fait partie des trois grandes curatelles urbaines, avec celles des travaux publics (cura operum publicorum et aedium) et du Tibre (cura alvei Tiberis, riparum et cloacarum Urbis), trois services administratifs qui se mettent progressivement en place au début du Principat, à l’initiative d’Auguste et Tibère. Le curator aquarum est un sénateur de rang consulaire nommé par l’empereur. À partir du milieu du 1er siècle, les curateurs sont secondés dans leur mission par un procurateur. Ils dirigent un personnel composé d’esclaves chargés de veiller sur les aqueducs, les châteaux d’eau et les fontaines. Entre la fin du 2ème et le milieu du 4ème siècle, le curator aquarum cumule la responsabilité des aqueducs et celle du service chargé des distributions frumentaires (curator aquarum et Miniciae).

[6] La fonction de proconsul dans la Rome antique correspond à la notion actuelle de gouverneur. Étymologiquement, ce terme vient du préfixe latin pro, à la place de, et consul. Le premier cas de proconsulat historiquement cité par Denys d’Halicarnasse date de 464 av. jc, lorsque Titus Quinctius Capitolinus Barbatus reçut le pouvoir de diriger une armée (imperium) pour aller au secours d’un consul assiégé. Il s’agit alors d’une solution improvisée sous la pression des événements. La fonction réapparaît avec l’agrandissement de la République romaine au 4ème siècle av. jc, lorsqu’un consul doit finir une campagne militaire ou doit gouverner un territoire au-delà de la durée normale de son mandat de consul (un an). Son pouvoir (imperium consulaire) est alors prolongé, en général pour une durée d’un an et toujours sur un territoire précis, le plus souvent une province. Le terme « proconsul » tient au fait que son titulaire exerçait un pouvoir consulaire ; cependant, tous les proconsuls n’étaient pas forcément d’anciens consuls.

[7] L’Afrique ou Afrique proconsulaire, est une province romaine qui correspond au territoire naturel de Carthage, la Numidie Orientale et à la côte occidentale de la Libye actuelle. Cette province, qui est issue de la réunion de l’Africa Vetus et de l’Africa Nova, est divisée par Dioclétien en trois : la Tripolitaine, la Byzacène et l’Afrique proconsulaire résiduelle, aussi appelée Zeugitane.

[8] L’Année des quatre empereurs (ou des trois empereurs) désigne la période de juin 68 à décembre 69 voyant se succéder à la tête de l’Empire romain pas moins de trois empereurs, avant que le pouvoir n’échoie à Vespasien. Première guerre civile depuis le règne d’Auguste, elle débute dans les derniers mois du règne de Néron avec la révolte de Caius Julius Vindex dans la province de Gaule lyonnaise, premier acte de la Révolte de 69-70. Si le terme Année des quatre empereurs renvoie à une période historique légèrement plus large, on notera tout de même que, dans les faits, il y eut quatre empereurs en l’an 69.

[9] légat d’Auguste propréteur

[10] La Tarraconaise était une province romaine qui couvrait le nord et l’est de l’Espagne et qui correspond aujourd’hui à peu près à l’Aragon, la Catalogne et les Asturies. Elle est issue de l’ancienne Hispanie citérieure.