Édouard de Westminster (1453-1471)
Duc de Cornouailles et prince de Galles
Fils unique d’Henri VI et de Marguerite d’Anjou. Il fut le seul prince de Galles [1] à mourir sur un champ de bataille.
Le jeune Édouard naît 8 ans après le mariage du roi Henri VI d’Angleterre et de Marguerite d’Anjou, fille du roi René 1er de Naples. L’absence de grossesse de Marguerite pendant 8 ans laisse les partisans de Richard Plantagenêt, 3ème duc d’York [2], penser que le véritable père du petit prince serait en fait Edmond Beaufort, 1er duc de Somerset [3], ou James Butler , 1er comte de Wiltshire [4], tous 2 des favoris de la reine.
Au moment où Édouard naît, le règne d’Henri VI se révèle catastrophique. Ce dernier avait épousé Marguerite d’Anjou en 1445 dans l’espoir d’établir la paix entre l’Angleterre et la France. En 1453, les troupes de Charles VII écrasent celles d’Henri VI à la bataille de Castillon [5], mettant définitivement un terme à la guerre de Cent Ans [6]. En apprenant cette défaite, Henri VI subit un choc mental le 10 août 1453. Il est victime d’hallucinations et ne répond plus. C’est dans ces conditions difficiles qu’Henri VI ne manifeste aucune réaction émotionnelle à la naissance de son fils et héritier. Le roi ne réagit pas lorsque le prince lui est officiellement présenté par le duc de Buckingham Humphrey Stafford en janvier 1454.
Édouard est baptisé rapidement par William Waynflete : ses parrains sont le cardinal John Kemp et le duc de Somerset et sa marraine est la duchesse de Buckingham Anne Neville . Il est créé prince de Galles, duc de Cornouailles [7] et comte de Chester [8] le 15 mars 1454. Il est investi de ces titres au château de Windsor [9] le 9 juin suivant.
Le cardinal John Kemp, Lord grand chancelier [10], meurt le 22 mars 1454, ce qui laisse vacant le poste de chef du Conseil royal. La reine Marguerite doit se résoudre à organiser un conseil de régence car Henri reste muet lorsqu’on lui demande de proposer un successeur à Kemp. Le duc de Somerset a déjà été neutralisé en décembre 1453 lorsqu’il a été emprisonné à la tour de Londres [11] sur ordre du conseil. C’est dans ces conditions que le duc d’York, cousin du roi, revendique la régence : il l’obtient sans grande difficulté le 3 avril suivant jusqu’à ce que le roi recouvre sa santé ou que le prince Édouard atteigne sa majorité pour gouverner au nom de son père. La naissance d’Édouard met fin aux espoirs du duc de succéder à Henri VI. Ce dernier ne montre pour l’instant aucun désir pour le trône et dirige l’Angleterre pendant quelques mois avec efficacité et compétence. Henri VI retrouve ses sens à la Noël 1454. Il officialise sa reconnaissance d’Édouard lorsque la reine vient lui présenter le prince le 30 décembre 1454 : il aurait déclaré que son fils aurait été conçu par le Saint-esprit afin de faire taire les rumeurs de son illégitimité.
Le duc d’York est écarté du conseil en février 1455 et doit céder sa place à son rival Somerset. Mécontent de cette situation, il rassemble ses partisans et prend en embuscade le convoi royal à St Albans le 22 mai 1455 [12]. L’escarmouche est relativement limitée en soi mais Somerset est tué et le roi est éraflé d’une flèche au cou. Henri VI retombe à nouveau dans un état de folie. York vient ainsi de déclencher le début d’une longue querelle dynastique entre ses partisans et ceux d’Henri VI connue sous le nom de guerre des Deux-Roses [13]. Lorsque le Parlement est réuni en novembre 1455, York obtient d’être nommé une seconde fois Lord Protecteur [14] du roi. La reine Marguerite devient désormais le centre de l’opposition au duc d’York. La famille royale quitte début 1456 Londres qui est acquise au clan d’York pour s’installer à Coventry [15].
En février 1456, Henri VI est suffisamment rétabli pour se présenter devant le Parlement et prononcer la fin du protectorat du duc d’York. Marguerite s’allie avec les fils des comtes lancastriens tombés à St Albans. Ces derniers lui prêtent serment de fidélité et s’engagent à défendre ses droits ainsi que ceux de son fils Édouard. En mars 1458, Henri VI tente de réconcilier les Yorkistes et les Lancastriens mais les tensions subsistent. En mai 1459, Marguerite convoque un grand conseil à Leicester [16]. York et ses alliés, dont les comtes de Salisbury Richard Neville 5ème comte de Salisbury et de Richard Neville 16ème comte de Warwick, refusent de se présenter car ils craignent d’être arrêtés sur ordre de la reine. Ils entrent de fait en rébellion mais sont contraints à l’exil après leur défaite à Ludford Bridge [17] le 12 octobre 1459. Le 20 novembre 1459, les Yorkistes sont proclamés comme traîtres par le Parlement réuni à Coventry et sont déchus officiellement de leurs droits. Le 11 décembre, les Lancastriens présents jurent de garantir la succession du prince Édouard de Westminster. Pour le moment, le pays semble uni derrière son roi. Cette situation ne va pourtant pas durer longtemps.
Les Yorkistes n’ont cependant pas perdus toutes leurs ressources. York, très populaire auprès de la noblesse irlandaise, est confirmé comme lieutenant d’Irlande par le Parlement irlandais. De leur côté, Salisbury et Warwick mènent depuis Calais [18] plusieurs raids contre les troupes royales stationnées dans le Kent [19]. Ils s’emparent de la flotte lancastrienne en construction à Sandwich [20]. Warwick se rend en Irlande en mars 1460 pour conférer avec le duc d’York, puis rentre à Calais pour préparer ses prochains mouvements. Les Yorkistes débarquent à Sandwich le 26 juin 1460 et reçoivent peu après le soutien de l’archevêque Thomas Bourchier . Warwick, qui a rassemblé des soutiens, entre sans grandes difficultés dans Londres le 2 juillet. Le comte de Salisbury reste pour assiéger la Tour de Londres, tandis que Warwick poursuit sa route vers le nord, à la poursuite du roi en fuite.
Henri VI a eu le temps d’envoyer en sûreté sa reine et son fils à Chester [21] puis au pays de Galles [22] auprès de son demi-frère Jasper Tudor : il les met en garde contre toute proposition de retour à Londres de la part des Yorkistes et leur demande de désobéir à tout ordre royal envoyé sauf s’il est accompagné d’un signe secret connu d’eux seuls.
Resté affronter Warwick, Henri VI est capturé à la bataille de Northampton le 10 juillet [23]. Il est escorté prisonnier à Londres et passe l’été en captivité en attendant le retour d’Irlande du duc d’York. Ce dernier arrive finalement à Londres le 10 octobre 1460. Il se présente immédiatement devant le Parlement et revendique officiellement le trône mais sa demande est accueillie par un silence stupéfait. Dans les jours qui suivent, York produit des généalogies détaillées pour soutenir sa revendication en se fondant sur le fait qu’il descend de Lionel d’Anvers ; il rencontre un peu plus de compréhension. Le Parlement accepte d’étudier l’affaire et admet que la revendication d’York se montre mieux fondée, mais à quelques voix de majorité, il décide qu’Henri VI restera roi. Un compromis est élaboré le 25 octobre 1460 avec l’Acte d’Accord [24], qui reconnaît York comme successeur d’Henri, déshéritant Édouard de Westminster. York accepte ce compromis qui lui assure la succession au trône. De plus, il est à nouveau nommé Lord protecteur du royaume et reçoit les titres de prince de Galles, duc de Cornouailles et comte de Chester, détenus par Édouard. Ce dernier doit seulement à la mort de son père hériter du duché de Lancastre [25].
Marguerite refuse catégoriquement la décision du Parlement et s’enfuit en Écosse avec son fils. Elle obtient le soutien de la régente Marie d’Egmont . L’alliance des deux reines est scellée par les fiançailles d’Édouard avec la princesse Marguerite Stuart . En opposition à l’Acte d’Accord, des soulèvements lancastriens éclatent dans tout le pays. Jasper Tudor et Henri Holland rassemblent des troupes en Galles. Par ailleurs, Henry Percy 3ème comte de Northumberland et John Clifford 9e baron de Clifford ont rallié le nord de l’Angleterre. Les forces lancastriennes, au nombre d’environ 15 000 hommes, se rassemblent près de Kingston-upon-Hull [26] et commencent à piller les terres proches appartenant au duc d’York et au comte de Salisbury. De son côté, le duc de Somerset part du château de Corfe [27] avec un petit contingent composé essentiellement de cavaliers pour rejoindre le reste de l’armée lancastrienne. Confronté à ce défi à son autorité, York envoie son fils aîné Édouard au pays de Galles pour contenir Jasper Tudor et, laissant Warwick responsable de Londres et de la personne du roi Henri, se met en marche en personne vers le nord le 9 décembre, accompagné du comte de Salisbury. York a certainement sous-estimé le nombre de l’armée des Lancastre : le 30 décembre 1460, il est battu et tué à la bataille de Wakefield [28]. Son allié Salisbury est capturé et exécuté le lendemain.
Ayant rassemblé des troupes écossaises et lancastriennes en janvier 1461, après avoir appris la mort de son ennemi, Marguerite se met en marche vers Londres afin de reprendre le contrôle de son mari. Elle est accompagnée de Northumberland, Somerset et Clifford. Leur puissante armée met en déroute celle de Warwick le 17 février à St Albans. À l’issue de la bataille, Henri VI est libéré. Il est réuni avec son épouse et adoube son jeune fils. Ce dernier adoube en retour une trentaine de chevaliers lancastriens. Marguerite d’Anjou fait prononcer à Édouard la sentence de mort de Thomas Kyriell et William Bonville , les chevaliers yorkistes chargés de garder le roi pendant la bataille. Édouard ordonne qu’ils soient tous deux décapités, ce qui est immédiatement exécuté.
Bien que l’armée des Lancastre puisse désormais marcher librement sur Londres, la réputation de pillage qu’elle a acquise pousse les Londoniens à fermer les portes de la ville. L’armée des Lancastre se replie. Édouard d’York, qui a finalement rejoint Warwick, fait son entrée à Londres avec enthousiasme. Le 4 mars, il est proclamé roi à Londres sous le nom d’Édouard IV sous prétexte qu’Henri a perdu ses droits à la couronne en permettant à la reine de prendre les armes contre ceux que l’Acte d’Accord avait faits ses héritiers légitimes. Il est couronné en hâte et part quelques jours plus tard affronter l’armée des Lancastre. Le 29 mars, les deux armées se font face à Towton [29] : les Lancastriens sont supérieurs en nombre mais la famille royale des Lancastre préfère ne pas assister au combat et se réfugie dans la ville d’York [30], laissant le commandement de leur armée au duc de Somerset. Par contraste, Édouard IV combat au milieu de ses hommes. Les Yorkistes finissent par submerger leurs adversaires qui sont massacrés lors de leur retraite. En apprenant ce désastre, Henri VI et sa famille s’enfuient en Écosse.
Marguerite d’Anjou tient sa promesse faite à la régente Marie d’Egmont et Berwick-upon-Tweed [31] est cédée à l’Écosse le 28 avril 1461. Après la bataille de Towton, les Lancastre tiennent également les châteaux d’Alnwick [32], Bamburgh [33] et Dunstanburgh [34] pour Henri VI. Pendant les 3 ans qui suivent, ces trois châteaux du Northumberland changent régulièrement de mains. Édouard IV ne participe cependant pas aux combats et laisse agir son puissant allié Warwick. Hébergée à Édimbourg [35] avec son fils, Marguerite s’embarque en avril 1462 pour la France où elle reçoit le soutien de son cousin Louis XI. En octobre 1462, elle reprend les châteaux du Northumberland mais Warwick parvient à négocier leur reddition en décembre. En mars 1463, le Northumberland rallie une nouvelle fois Henri VI. En juin de la même année, Henri VI, Marguerite, leur fils Édouard et Jacques III d’Écosse viennent assister au siège de Norham [36] : l’assaut échoue grâce à l’intervention de Warwick. Une anecdote célèbre raconte qu’en juillet 1463, peu après avoir été vaincue par Édouard IV, la reine s’engage, accompagnée de son fils Édouard, dans une forêt où des brigands la dépouillent. Enivrés d’une telle capture, ils prennent querelle ensemble sur le partage du butin, et Marguerite saisit cette occasion pour s’échapper. Accablée de lassitude, elle s’enfonce dans le plus épais du bois, lorsqu’elle est à nouveau rencontrée par un voleur. Marguerite ranime son courage et présente au voleur son fils Édouard et d’un ton de dignité qui lui est naturel, lui dit “Mon ami, sauve mon fils et ton roi”. À cette injonction, le voleur laisse tomber son épée, et offre à la reine et son fils tous les secours dont elle peut le croire capable. Ils sortent tous les 3 de la forêt ; quelques seigneurs du parti des Lancastre les rencontrent heureusement sur leur chemin et tous ensemble fuient vers Carlisle [37].
De Carlisle, Marguerite et Édouard restent brièvement en Écosse, avant de repartir pour la France. Ils vivent ensuite dans les terres du roi René d’Anjou en Lorraine. Ils ne reverront jamais Henri VI. Entre temps, le duc de Somerset mène une campagne-éclair dans le Northumberland afin d’écraser les Yorkistes au printemps 1464. Il est défait à Hedgeley Moor [38] et Hexham [39]. Les châteaux du Northumberland capitulent définitivement à l’été 1464 devant l’arrivée de Warwick. Après la défaite d’Hexham, Henri vit incognito pendant près d’un an dans le Lancashire [40]. Il est capturé en juillet 1465 et est emprisonné à la Tour de Londres par son rival Édouard IV, où il végète pendant 5 ans. Édouard IV fait preuve de bienveillance envers Henri VI. Il agit ainsi car le prince Édouard de Westminster est toujours en vie, hors de sa portée en France. Si Édouard IV avait fait tuer Henri VI, le prince aurait obtenu le soutien immédiat du roi Louis XI pour être restauré sur le trône et venger son père martyr.
Marguerite d’Anjou n’a néanmoins pas perdu toutes ses ressources. Bien que le roi Louis XI ait initialement refusé de l’aider ouvertement, il change d’avis lorsqu’il apprend qu’Édouard IV favorise une alliance avec son rival le duc de Bourgogne Charles le Téméraire et projette une invasion de la France en mai 1468. Cette invasion se termine en fiasco car la Bourgogne renonce à envahir la France mais elle permet de faire comprendre à Louis XI qu’Édouard n’est pas disposé à suivre la politique de paix entre la France et l’Angleterre qu’il propose. Ainsi, Louis XI choisit le prince Édouard comme parrain de son fils Charles, né le 30 juin 1470 à Amboise. Le rejet de l’alliance française par Édouard IV lui aliène le soutien de son plus habile conseiller, le comte de Warwick, qui l’avait aidé lors de son avènement en 1461. Warwick se détourne peu à peu de son souverain et commence à comploter avec son frère Georges Plantagenêt , alors héritier du monarque qui est sans héritier. Alarmé par le projet de guerre contre la France, Warwick décide de prendre les devants et organise une rébellion contre le roi en juillet 1469. Édouard IV est capturé à la bataille d’Edgecote Moor [41]. Mais le désordre général qui suit force Warwick à libérer Édouard IV. Libéré, ce dernier écrase une seconde révolte de Warwick en mars 1470. Georges et Warwick doivent alors s’enfuir en France.
Louis XI, déçu de l’hostilité d’Édouard IV, va développer tous ses talents diplomatiques pour négocier une réconciliation entre Warwick et Marguerite d’Anjou. C’est grâce à lui que Warwick et Marguerite se rencontrent en la cathédrale d’Angers [42] : après que Warwick ait imploré son pardon, la reine accepte que Warwick envahisse l’Angleterre pour y restaurer Henri VI, toujours emprisonné à la Tour de Londres. En contrepartie, Warwick demande une aide militaire et financière à Louis XI, qui lui accorde sans hésiter. 3 jours plus tard, le prince Édouard est fiancé à Anne Neville, fille cadette de Warwick, pour sceller la nouvelle alliance. Marguerite refuse cependant de partir en Angleterre ou de laisser y aller son fils. Jasper Tudor les représentera pendant l’invasion auprès de Warwick et de Georges. Édouard IV est renversé en septembre 1470 et doit s’exiler en Flandre le 2 octobre 1470. Les années d’emprisonnement ont affaibli l’état d’Henri VI et Warwick dirige le pays en attendant le retour du prince Édouard, qui doit devenir régent pour son père. L’alliance entre Warwick et Marguerite est affaiblie dès le départ car la reine reste en France où elle fait procéder le 13 décembre 1470 au mariage de son fils avec Anne Neville. Des doutes demeurent quant à la consommation de ce mariage, la reine Marguerite d’Anjou aurait sans doute recherché une épouse de plus haut rang pour le prince Édouard une fois qu’il serait monté sur le trône.
Warwick est pressé d’imiter les actions de son allié Louis XI. Ce dernier entre en guerre contre Charles le Téméraire le 6 décembre 1470 et promet à Warwick des territoires en Flandre. En représailles, Charles finance secrètement le retour d’Édouard IV en Angleterre. Il lui fournit 36 navires pour reconquérir son royaume. Édouard IV débarque le 14 mars 1471 à Ravenspurn [43]. Afin de tenir en respect ses adversaires et éviter une bataille tant qu’il n’a pas assez d’hommes sous ses ordres, Édouard fait même proclamer à son armée le lendemain de son arrivée en Angleterre : « King Henry ! Prince Edward ! ». Il se réconcilie avec son frère Georges et assiège Warwick à Coventry. Dans le même temps, Warwick envoie des messages à la reine Marguerite d’Anjou, la pressant de revenir en Angleterre. Édouard marche alors sur Londres qui est censée être défendue par le nouveau duc de Somerset. Mais lorsque celui-ci apprend l’arrivée imminente de Marguerite et du prince Édouard, il emmène ses troupes le 8 avril pour aller les accueillir. Édouard IV s’empare de Londres le 11 avril et emprisonne Henri VI à la Tour. Il défait 3 jours plus tard Warwick et son armée à Barnet [44] : Warwick est tué dans la retraite lancastrienne.
Entre-temps, Marguerite et Édouard embarquent pour l’Angleterre dès le 24 mars 1471. Mais, repoussés vers la France par des vents hostiles, ils ne peuvent finalement débarquer à Weymouth [45] que le 14 avril, le même jour que la bataille de Barnet est livrée. Ils sont rejoints quelques jours plus tard par Somerset, qui leur annoncent la défaite lancastrienne et la mort de Warwick. Souhaitant brièvement rentrer en France, Marguerite est persuadée par son fils d’engager le combat avec Édouard IV. L’armée lancastrienne réalise quelques feintes, destinées à faire croire à Édouard IV qu’elle va marcher sur Londres. Marguerite veut en réalité rejoindre Jasper Tudor en Galles. Édouard rattrape l’armée lancastrienne, qui se voit refuser l’entrée de la ville de Gloucester [46] le 3 mai. Édouard IV intercepte l’armée des Lancastre le lendemain et en triomphe à Tewkesbury [47].
Il existe plusieurs théories sur la mort du prince Édouard lors de la bataille de Tewkesbury le 4 mai 1471. L’hypothèse la plus communément admise est qu’il fut tué lors de la déroute lancastrienne. Les chroniques yorkistes rapportent également cette version des faits.
Notes
[1] Le titre de prince de Galles est traditionnellement attribué au fils aîné et héritier du monarque du Royaume-Uni (initialement à l’héritier du roi d’Angleterre, puis à l’héritier du roi de Grande-Bretagne), depuis le début du 14ème siècle et la conquête du pays de Galles par le roi Édouard 1er. Le premier prince de Galles est Owain Gwynedd, qui établit le titre pour proclamer son indépendance et son importance au pays de Galles. Le dernier prince de Galles indigène à régner avant la domination anglaise est Llywelyn ap Gruffydd, tué par des soldats anglais en 1282. Cependant, Owain Glyndŵr, qui mène la guerre d’indépendance galloise la plus réussie au 15ème siècle, est le souverain effectif du pays de Galles durant une courte période, et peut donc être considéré comme le dernier roi gallois à se faire appeler ainsi
[2] Duc d’York est un titre de noblesse de la pairie du Royaume-Uni associé à la ville d’York. Depuis le 15ème siècle, il est généralement attribué au deuxième fils du monarque britannique. Depuis 1461, le titre n’a jamais été transmis ; soit les porteurs n’ont pas eu de descendance masculine, soit ils sont devenus rois d’Angleterre.
[3] Les titres de comte et duc de Somerset ont été créés plusieurs fois dans la pairie d’Angleterre. Ils sont relatifs au comté de Somerset, et ont été liés à deux familles, les Beaufort et les Seymour. Le seul titre subsidiaire du duc est baron Seymour, qui est utilisé comme titre de courtoisie par son fils aîné.
[4] Le titre de comte de Wiltshire a été créé de nombreuses fois dans la pairie d’Angleterre. Il est actuellement utilisé comme titre de courtoisie par les héritiers apparents des marquis de Winchester.
[5] La bataille de Castillon eut lieu le 17 juillet 1453 entre les armées de Henri VI d’Angleterre et celles de Charles VII de France. Cette victoire décisive pour les Français met fin à la guerre de Cent Ans.
[6] La guerre de Cent Ans est un conflit entrecoupé de trêves plus ou moins longues, opposant, de 1337 à 1453, la dynastie des Plantagenêt à celle des Valois et, à travers elles, le royaume d’Angleterre et celui de France. Le terme même de « guerre de Cent Ans » est une construction historiographique établie au 19ème siècle, pour regrouper cette succession de conflits.
[7] Le titre de duc de Cornouailles fut le premier titre de duc créé dans la pairie d’Angleterre. Il est le dernier en Angleterre à être toujours associé à un duché réel, le duché de Cornouailles. Il y a un autre duché en Angleterre, le duché de Lancastre, mais il n’y a plus eu de duc de Lancastre depuis que le titre a été rattaché à la couronne en 1413.
[8] Le Cheshire, anciennement appelé « comté de Chester », est un comté en grande partie rural dans le nord-ouest de l’Angleterre. Son chef-lieu administratif est la ville de Chester, bien que Warrington soit la ville la plus peuplée du comté. Cheshire avoisine le Merseyside et Grand Manchester dans le nord, Derbyshire dans l’est et Shropshire et Staffordshire dans le sud. À l’ouest du comté se trouvent deux districts gallois, Flintshire et Wrexham.
[9] Le château de Windsor est une forteresse médiévale située à Windsor dans le Berkshire au Royaume-Uni. Le château est célèbre pour son architecture et parce qu’il est l’une des résidences de la famille royale britannique. Sa construction commença peu après la conquête de l’Angleterre par Guillaume le Conquérant au 11ème siècle. Depuis le règne d’Henri 1er d’Angleterre, le château a abrité de nombreux monarques ; il est le plus ancien palais habité sans interruption en Europe.
[10] Le lord grand chancelier ou lord chancelier (en anglais : Chancellor ou Lord Chancellor) est un des grands officiers d’État du gouvernement du Royaume-Uni. Le titre est accordé au secrétaire d’État à la Justice.
[11] La tour de Londres est une forteresse historique située sur la rive nord de la Tamise à Londres en Angleterre à côté de Tower bridge. La tour se trouve dans le district londonien de Tower Hamlets situé à l’est de la Cité de Londres dans un espace appelé Tower Hill. Sa construction commença vers la fin de l’année 1066 dans le cadre de la conquête normande de l’Angleterre. La tour Blanche qui donna son nom à l’ensemble du château, fut construite sur l’ordre de Guillaume le Conquérant en 1078 et fut considérée comme un symbole de l’oppression infligée à Londres par la classe dirigeante. Le château fut utilisé comme prison dès 1100. Il servait également de grand palais et de résidence royale.
[12] La première bataille de St Albans se déroule le 22 mai 1455. C’est le premier affrontement de la guerre des Deux-Roses, et elle se solde par une victoire du parti yorkiste.
[13] La guerre des Deux-Roses désigne un ensemble d’affrontements, constituant globalement une guerre civile discontinue, qui eut lieu en Angleterre entre la maison royale de Lancastre et la maison royale d’York. Elle est appelée ainsi en référence aux emblèmes des deux maisons, la rose rouge de Lancastre et la rose blanche d’York ; cette référence ne se fait pour autant qu’a posteriori, la rose de Lancastre n’ayant été utilisée comme emblème pour cette maison qu’à partir de 1485, à la dernière bataille du conflit. Cette guerre des roses est liée aux droits de succession de la couronne d’Angleterre. Elle débute en 1455 et prend fin en 1485, quand le dernier des rois de la maison d’York, Richard III, meurt sur le champ de bataille et que Henri Tudor devient roi sous le nom d’Henri VII, fondant la dynastie des Tudor. Il réunit ainsi les deux maisons royales issues de la même branche en se mariant à Élisabeth d’York, et permet la fin de la guerre entre les maisons de Lancastre et d’York ; il choisit également pour emblème la rose Tudor, qui fusionne les deux autres.
[14] En Angleterre, Lord Protecteur est un titre qui désignait le « chef du gouvernement ». De fait, le titre a connu deux significations différentes à deux moments différents. Il désigna d’abord la personne chargée de la régence au moyen âge. Au 17ème siècle, il fut équivalent à celui de roi et a été utilisé durant la brève période de la république (ou « Commonwealth ») en Grande-Bretagne. Oliver Cromwell, puis son fils Richard Cromwell furent les lords protecteurs d’Angleterre, Écosse et Irlande de 1653 à 1659.
[15] Coventry est une ville d’Angleterre, située dans la région des West Midlands, à proximité de Birmingham. Seconde ville du comté de Midlands de l’Ouest. Au 15ème siècle, Coventry était la 4ème ville d’Angleterre. Elle était très bien protégée des agresseurs, notamment grâce aux châteaux médiévaux de Warwick et Kenilworth, situés non loin de la ville. Sa prospérité était due principalement aux échanges de laine et de textile.
[16] Leicester est une ville d’Angleterre située dans la région des Midlands de l’Est au Royaume-Uni. Administrativement, elle relève d’une autorité locale unique, dite « autorité unitaire », depuis 1997, mais elle reste partie intégrante du comté cérémoniel de Leicestershire, auquel elle a donné son nom.
[17] La déroute de Ludford Bridge est une confrontation sans effusion de sang livrée au début de la guerre des Deux-Roses. Elle s’est déroulée les 12 et 13 octobre 1459 et a conduit à un revers sérieux de la Maison d’York. Bien que cette confrontation semble alors être un triomphe pour la Maison de Lancastre, la conduite irréfléchie des vainqueurs fait à nouveau basculer l’avantage en faveur des Yorkistes au bout de six mois.
[18] Calais est une commune française, sous-préfecture du département du Pas-de-Calais. Sa proximité avec l’Angleterre fait de Calais une place militaire stratégique. L’histoire de la ville est marquée par plusieurs sièges
[19] Le Kent est un comté d’Angleterre situé au sud-est de Londres, entre la Manche et l’estuaire de la Tamise. Son chef-lieu est Maidstone mais son ancienne capitale est Canterbury qui reste le siège primat de l’Église d’Angleterre.
[20] Sandwich est une ville du district de Dover, dans le Kent, en Angleterre. Au Moyen Âge, c’est un port important qui fait partie des Cinq-Ports. Au fil des siècles, les dépôts marins de sable éloignent le rivage à quelques kilomètres du village. En vieil anglais, Sandwicæ signifie port sur le sable. En rentrant de la troisième croisade, Richard Cœur de Lion est fait prisonnier par l’empereur Henri VI. L’empereur le libère en février 1194 et Richard retrouve l’Angleterre en débarquant au port de Sandwich le 20 mars 1194. La ville joue un rôle important dans la mobilisation navale anglaise pendant la guerre de Cent Ans. En 1339, la ville est prise et pillée par une attaque de la marine française. En 1457, le port est saccagé par les troupes du comte d’Évreux, Pierre de Brézé. En 1660, le comté de Sandwich est ajouté à la pairie d’Angleterre afin de récompenser Édouard Montagu qui en devient plus tard le 1er comte.
[21] Chester est une ville britannique située dans le Cheshire en Angleterre, proche de la frontière avec le pays de Galles. Traversée par le fleuve Dee, elle a le statut de cité.
[22] Le pays de Galles est une nation constitutive du Royaume-Uni située dans l’Ouest de l’île de Grande-Bretagne. Il partage une frontière avec l’Angleterre à l’est et est bordé par la mer d’Irlande au nord et à l’ouest et le canal de Bristol au sud.
[23] La bataille de Northampton se déroule le 10 juillet 1460, en Angleterre, à Northampton, dans le Northamptonshire, durant la guerre des Deux-Roses. Elle voit la capture du roi Henri VI d’Angleterre.
[24] L’Acte d’Accord est une transaction rédigée par le Parlement d’Angleterre le 25 octobre 1460, par laquelle le roi Henri VI d’Angleterre, capturé par Richard d’York à la bataille de Northampton, reconnaît son adversaire, et ses fils après lui, comme ses successeurs sur le trône d’Angleterre. Loin de mettre fin à la guerre des Deux-Roses, cet arrangement est considéré comme inacceptable par la reine consort d’Henri Marguerite d’Anjou car il déshérite leur fils Édouard de Westminster, ainsi que par la majorité des partisans de la Maison de Lancastre. La guerre se poursuit et Richard d’York est tué 2 mois plus tard à la bataille de Wakefield, son fils Édouard prenant la tête de la Maison d’York.
[25] Le duché de Lancastre est, depuis 1399, le domaine privé du souverain britannique en tant que duc de Lancastre. L’objectif principal du domaine est de fournir une source de revenus indépendants au souverain. Le domaine est composé d’un portefeuille de terrains, de propriétés, et d’actifs, détenus en fiducie pour le souverain, et est administré séparément du Crown Estate. Le duché contient 18 433 ha (45 550 acres) de biens fonciers (dont les propriétés rurales et les terres agricoles), d’aménagements urbains, de bâtiments historiques et de propriétés commerciales dans toute l’Angleterre et au Pays de Galles, notamment dans les comtés du Cheshire, Staffordshire, Derbyshire, Lincolnshire, Yorkshire, Lancashire et dans la Liberty of the Savoy. Le duché de Lancastre est l’un des deux duchés royaux, l’autre étant le duché de Cornouailles qui fournit un revenu au prince de Galles.
[26] Kingston upon Hull, communément dénommée Hull, est une ville anglaise. Limitée au sud par la Humber, elle est entourée à l’ouest, au nord et à l’est par l’autorité unitaire de Yorkshire de l’Est. Hull fait également partie du comté cérémonial de Yorkshire de l’Est (composé des deux autorités unitaires de Yorkshire de l’Est et de Kingston upon Hull).
[27] Le château de Corfe est une fortification située au-dessus du village du même nom, sur la péninsule de Purbeck (appelée « Purbeck Island » en anglais) dans le comté anglais du Dorset. Construit par Guillaume le Conquérant, le château date du 11ème siècle et domine une brèche dans les collines appelées Purbeck Hills, situées sur la route entre Wareham et Swanage. À l’origine, il fut l’un des tout premiers châteaux anglais à être construit avec de la pierre alors que la majorité était en terre et en bois. Le château de Corfe connaît d’importants changements structurels au 12 et 13ème siècle.
[28] La bataille de Wakefield est une bataille de la Guerre des Deux-Roses. Cette ville du Yorkshire vit s’affronter les armées de Richard, duc d’York et de la reine Marguerite d’Anjou le 30 décembre 1460. Le duc d’York y fut tué, ainsi que son deuxième fils, Edmond Plantagenêt, comte de Rutland.
[29] La bataille de Towton a lieu au cours de la guerre des Deux-Roses le 29 mars 1461 au sud-ouest d’York, entre les villages de Towton et Saxton. C’est la plus grande et la plus sanglante bataille à avoir jamais été livrée sur le sol anglais ainsi que la journée la plus meurtrière de toute l’histoire de l’Angleterre. Selon les chroniques médiévales, plus de 50 000 soldats des maisons d’York et de Lancastre se sont combattus ce dimanche des Rameaux pendant plusieurs heures et dans des conditions météorologiques déplorables, et une proclamation diffusée une semaine après la bataille rapporte que 28 000 hommes ont péri sur le champ de bataille. Cet engagement provoque un changement monarchique en Angleterre, Édouard IV remplaçant Henri VI sur le trône et forçant les principaux partisans des Lancastre à partir.
[30] York est une ville du nord de l’Angleterre. Située à la confluence de deux rivières, l’Ouse et la Foss, elle donne son nom au comté du Yorkshire. Fondée par les Romains sous le nom d’Eboracum, elle est l’une des villes majeures du royaume anglo-saxon de Northumbrie, puis la capitale du royaume viking de Jórvík. Elle est également le siège d’un archevêché de l’Église d’Angleterre. Après l’arrivée des Anglo-Saxons, York devint l’une des principales villes du royaume de Northumbrie sous le nom vieil anglais Eoforwic. Le roi Edwin y fut baptisé en 627. Elle devint le siège d’un évêché, puis d’un archevêché en 735. Tombée aux mains de la Grande Armée en 866, elle fut la capitale d’un royaume viking de 876 à 954 sous le nom de Jórvík, date de sa conquête définitive par le royaume d’Angleterre. Le 20 septembre 1066, Harald Hardrada s’empara de la ville, mais fut tué cinq jours plus tard par le roi Harold Godwinson à la bataille de Stamford Bridge, vainqueur qui devait périr à son tour à la bataille de Hastings peu de temps après. En 1190, Richard de Malbis et d’autres nobles d’York qui envisageaient de se joindre à Richard dans la troisième croisade profitèrent d’un incendie qui avait éclaté en ville pour faire courir une rumeur contre les Juifs. Les maisons de Benoît et Joce furent attaquées et ce dernier obtint la permission du gardien du château d’York d’y évacuer sa famille et l’ensemble des Juifs, probablement dans la tour de Clifford. Assaillis par la foule, les Juifs prirent peur et ne laissèrent pas rentrer le gardien qui avait quitté la tour. Il en appela au shérif, qui fit venir la milice du Comté. La tour de Clifford fut assiégée plusieurs jours. Un moine fit la cérémonie de sacrement chaque matin autour des murs comme pour sacraliser la lutte. Il fut écrasé d’une pierre jetée par les Juifs assiégés ; la colère de la foule devint alors une folie forcenée. Quand les Juifs de la tour de Clifford virent qu’ils n’avaient aucune alternative autre que de se soumettre au baptême ou périr aux mains de la foule, Yom-Tob ben Isaac de Joigny, tossafiste français et nouveau chef de la communauté, les exhorta à se tuer eux-mêmes plutôt que de succomber à la cruauté de leurs ennemis. Ceux qui étaient en désaccord furent autorisés à se retirer. Les autres se donnèrent la mort, après avoir mis le feu à leurs vêtements et marchandises pour éviter que ceux-ci ne tombent dans les mains de la foule.
[31] Berwick-upon-Tweed, ou simplement Berwick, est située dans le comté de Northumberland et est la ville la plus au nord de l’Angleterre, sur la côte Est, à l’embouchure de la Tweed. Elle est située à 4km au sud de la frontière écossaise. La ville a été fondée durant la période du royaume de Northumbrie qui faisait alors partie de l’Heptarchie. Le site a joué un rôle central dans les guerres qui ont opposé l’Angleterre et l’Écosse pendant des siècles ; la dernière fois que la ville a changé de main fut en 1482 quand les Anglais l’ont reconquise.
[32] Alnwick est une petite ville marchande du nord du Northumberland, au nord-est de l’Angleterre. Elle était le centre administratif du district d’Alnwick jusqu’en 2009. Son histoire remonte au Moyen Âge et l’on peut notamment voir encore de nos jours le château d’Alnwick, ainsi que le White Swan Hotel.
[33] Bamburgh est un village et une paroisse civile du Northumberland, en Angleterre. Il est situé sur la côte de la mer du Nord.
[34] Le château de Dunstanburgh est un château du Royaume-Uni situé sur la côte nord-est de l’Angleterre, dans le comté de Northumberland, entre les villages de Craster et d’Embleton. Il est situé sur une toute petite partie du Whin Sill qui forme un promontoire dominant la mer du Nord. Il est le plus grand château de la région, son site possède des traces d’occupation antérieure à sa construction au 14ème siècle.
[35] Édimbourg est une ville de la côte d’Écosse au Royaume-Uni, et est sa capitale depuis 1532. Elle est le siège du Parlement écossais, qui a été rétabli en 1999.
[36] Le château de Norham est un château en ruines anglais situé dans le comté de Northumberland, sur la rive sud de la Tweed qui marque la frontière entre l’Angleterre et l’Écosse. Le château fut témoin de nombreuses actions pendant les guerres opposant l’Angleterre à l’Écosse.
[37] Carlisle est une ville britannique située dans le Cumbria (Angleterre), à 15 km de l’Écosse. Les quatre siècles de présence romaine furent, pour Carlisle, suivis de cinq siècles de déclin, puis de quatre siècles de différends frontaliers et de guerre entre l’Angleterre et l’Écosse.
[38] La bataille de Hedgeley Moor est un affrontement de la guerre des Deux-Roses. Elle s’est déroulée le 25 avril 1464 à Hedgeley Moor, au nord du village de Glanton, dans le Northumberland, et s’est conclue par une victoire de John Neville pour la Maison d’York sur les Lancastre menés par le duc de Somerset.
[39] La bataille de Hexham est un affrontement de la guerre des Deux-Roses. Elle se déroule le 15 mai 1464 près de Hexham, dans le Northumberland, et se solde par une victoire de l’armée yorkiste, conduite par John Neville, sur les hommes de Henri Beaufort, qui est capturé et exécuté. Cette bataille marque la fin de la résistance des Lancastre dans le nord ; l’autorité d’Édouard IV ne sera plus sérieusement menacée avant le revirement de Richard Neville en 1469.
[40] Le Lancashire est un comté en Angleterre. Le nom de l’ancienne ville principale du comté est Lancaster. Le chef-lieu actuel est Preston.
[41] La bataille d’Edgecote Moor (appelée aussi bataille de Danes Moor ou bataille de Banbury) eut lieu à environ 10 kilomètres au nord-est de Banbury (Oxfordshire) le 26 juillet 1469 pendant la guerre des Deux-Roses. Elle opposa les forces de Richard Neville à celles du roi Édouard IV, commandées par le comte de Pembroke, et se termina par la victoire des premières.
[42] La cathédrale Saint-Maurice d’Angers, en France, est l’église cathédrale du diocèse d’Angers. L’œuvre est intermédiaire entre les styles roman et gothique. La cathédrale est un témoignage de l’art gothique angevin.
[43] Ravenspurn est une ancienne ville du Yorkshire, en Angleterre, disparue à la suite de l’érosion de la côte. Elle fait partie des 30 villes de la côte d’Holderness à avoir disparu dans la Mer du Nord depuis 1800. La ville était située près de l’extrémité d’une péninsule proche de Ravenspur Odd, qui a également disparu. La péninsule existe toujours, et est connue sous le nom de Spurn Head. La mer du Nord borde l’est de la péninsule, et la rivière Humber l’ouest. La plus proche ville majeure est Kingston-upon-Hull. Henri Bolingbroke débarqua à Ravenspurn le 4 juillet 1399 pour détrôner Richard II. Édouard IV y débarqua également le 14 mars 1471 pour reprendre la couronne d’Angleterre à Henri VI.
[44] La bataille de Barnet, qui a lieu le 14 avril 1471, est un engagement décisif de la guerre des Deux-Roses. Elle se déroule près de la ville de Barnet, à 19 km au nord de Londres en Angleterre. La victoire d’Édouard IV d’Angleterre sur l’armée des Lancastres commandée par Richard Neville, suivie par une nouvelle victoire d’Édouard IV à Tewkesbury, assure à celui-ci le trône d’Angleterre ainsi que la prédominance de la maison d’York pendant quatorze ans.
[45] Weymouth est l’une des stations balnéaires les plus connues d’Angleterre. En effet, sa qualité de vie et la proximité de la mer font de la ville une destination très prisée des touristes et des retraités.
[46] Gloucester est une ville du sud-ouest de l’Angleterre, à proximité de la frontière du pays de Galles. Depuis 1541, elle possède officiellement le statut de cité.
[47] La bataille de Tewkesbury a lieu le 4 mai 1471 au confluent de l’Avon et de la Severn, dans le Gloucestershire. Elle marque la fin d’une phase de la guerre des Deux-Roses et oppose une armée royale légitime, comprenant 6 000 hommes de guerre, commandée par Marguerite d’Anjou, épouse d’Henri VI, à celle, inférieure en nombre, de l’ancien roi Édouard IV d’Angleterre, chef de la maison d’York à la rose blanche, récemment déposé par la maison de Lancastre à la rose rouge.