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Philippe Hurepel de Clermont dit Hurepel ou le Hérissé

lundi 8 décembre 2025, par lucien jallamion

Philippe Hurepel de Clermont dit Hurepel ou le Hérissé (1200-1234)

Fils de Philippe II Auguste, roi de France, et d’Agnès de Méranie. Il est comte de Clermont [1] et comte de Boulogne [2], d’Aumale [3] et de Dammartin [4] par son mariage.


Philippe était considérée illégitime par la papauté en raison du précédent mariage de Philippe avec Ingeburge de Danemark. Malgré la légitimation prononcée par Innocent III en novembre 1201, le statut princier de Philippe Hurepel reste incertain. Il a 2 demi-frères, le roi Louis VIII et Pierre Charlot , une sœur, Marie de France (vers 1198-1224) et un frère qui ne survit pas à la petite enfance. Il est présent à l’inhumation de sa mère à l’Abbaye Saint-Corentin-lès-Mantes [5], en juillet 1201.


En 1216, son père lui fait épouser Mathilde de Dammartin , comtesse de Boulogne et de Dammartin, fille de Renaud de Dammartin et d’Ide de Lorraine.

En 1218, son père lui donne en apanage le comté de Clermont. En tant que comte de Boulogne, il décida d’intégrer la Basse-Ville au reste de la ville et surtout fortifia la Haute-Ville en faisant notamment reconstruire les remparts sur les bases des vestiges gallo-romains et en outre ordonnant la construction d’un château, le château de Boulogne-sur-Mer [6], donnant ainsi à la Haute-Ville son aspect actuel.

En 1226, il accompagne son demi-frère Louis VIII le Lion à la croisade des Albigeois [7]. La même année, il assiste au sacre de Louis IX à Reims [8], et y porte l’épée royale, alors que peu de grands dignitaires du royaume sont présents. En 1229, il fait partie des barons mécontents de la régence de Blanche de Castille et prend part à la révolte, il semble qu’il en ait été par la suite pardonné, puis il ordonne la construction des châteaux de Calais [9], Hardelot [10], Étaples [11] et Hucqueliers [12].

Selon certaines sources, après avoir accidentellement tué le comteFlorent IV de Hollande lors d’une joute au cours d’un tournoi organisé à Corbie [13] en juillet 1234, il est à son tour tué par le comte Thierry V de Clèves .


Après la mort de sa fille, le comté de Clermont revient à la Couronne. Sa veuve se remarie avecAlphonse III de Portugal, puis le comté de Boulogne passe à ses cousins, les comtes d’Auvergne [14].

P.-S.

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Notes

[1] Clermont ou Clairmonta est une ville en Auvergne, dont la fusion avec la cité voisine et rivale de Montferrand décidée par Louis XIII lors de l’Édit de Troyes du 15 avril 1630 et confirmée un siècle plus tard sous Louis XV en 1731, par Daniel-Charles Trudaine, (second Édit d’union) donne naissance à la capitale auvergnate de Clermont-Ferrand, titre auparavant réservé à Clermont. En 1120, à la suite des crises successives qui opposent les comtes d’Auvergne aux évêques, qui règnent sans partage sur la ville de Clermont, et pour contrecarrer leur pouvoir, le comte d’Auvergne Guillaume VI décide de construire, sur une butte voisine propice aux fortifications, une ville rivale. C’est ainsi que la cité de Montferrand voit le jour, sur le modèle des bastides du Sud-Ouest, ces villes nouvelles du Midi, construites entre le 12ème et le 13ème siècles. Pendant tout le Moyen Âge et jusqu’à l’époque moderne, Clermont et l’actuel quartier de Montferrand restent deux villes distinctes : Clermont est la cité épiscopale, Montferrand la cité comtale.

[2] Le comté de Boulogne est issu d’un pagus franc. Dès le 9ème siècle, ce comté se trouve sous la suzeraineté du marquisat de Flandre. Philippe Auguste le confisquera en 1212 pour le donner en apanage à son fils. Le comté suivra ensuite les destinées de l’Artois et sera finalement annexé au domaine royal au xve siècle

[3] Aumale est une actuelle commune du département français de la Seine-Maritime. Son histoire est marquée par le long usage des titulaires de son nom. Vers 1055 ou peu après, Aumale est définitivement rattaché à la Normandie. En 1194, Philippe II Auguste, roi de France, confisque Aumale à Guillaume des Forts. Il confie le comté en 1204 à Renaud de Dammartin, ancien comte de Boulogne. Le système de pairie d’Angleterre continuera à attribuer des titres de comte et duc liés à Aumale, mais en utilisant sa forme latine : Albemarle. Les « honneurs d’Aumale », un ensemble de terres dans le Yorkshire anciennement associé au titre normand, constituera le fief des comtes et ducs anglais

[4] Les comtes de Dammartin apparaissent à partir de 1021. Le premier d’entre eux est Manassès, issu de la maison de Montdidier et vassal d’Eudes II de Blois. La constitution de ce comté à l’ouest de l’ancien comté de Meaux est contemporaine de la crise de succession en Champagne entre le comte de Blois et le roi Robert II le Pieux. Dammartin-en-Goële fut le siège d’un comté échu à Antoine de Chabannes, compagnon de Jeanne d’Arc, par son mariage en 1439 avec Marguerite de Nanteuil, héritière du comté de Dammartin.

[5] L’abbaye royale de Saint-Corentin-lès-Mantes est une ancienne abbaye bénédictine de femmes, construite sur l’actuelle commune de Septeuil (Yvelines), au diocèse de Chartres. Elle a complètement disparu, un château est construit sur son emplacement au 19ème siècle

[6] Le château de Boulogne-sur-Mer, ou château d’Aumont, est un ancien château fort de la première moitié du 13ème siècle, remanié profondément au 16ème siècle, puis aux 18 et 19ème siècles et aujourd’hui reconverti en musée, qui se dresse sur la commune française de Boulogne-sur-Mer, dans le département du Pas-de-Calais Avec les remparts, le château constitue l’un des derniers ensembles architecturaux médiévaux de ville fortifiée encore intacts en France.

[7] La croisade des albigeois (1209-1229) (ou croisade contre les albigeois) est une croisade proclamée par l’Église catholique contre l’hérésie, principalement le catharisme et dans une faible mesure le valdéisme. Dès le 12ème siècle et le Concile de Lombers, les textes de l’époque parlent d’« hérésie albigeoise » sans que cette région soit plus cathare que ses voisines.

[8] Le diocèse de Reims a été érigé au 3ème siècle et a été élevé en archevêché dès le 4ème siècle. Une des prérogatives des archevêques de Reims fut de sacrer les rois de France, avec l’huile de la Sainte Ampoule. Dans la cathédrale de Reims, de Henri 1er à Charles X, trente rois de France furent sacrés en ces lieux.

[9] Calais est une commune française, sous-préfecture du département du Pas-de-Calais. Sa proximité avec l’Angleterre fait de Calais une place militaire stratégique. L’histoire de la ville est marquée par plusieurs sièges

[10] Le château d’Hardelot est un château fort situé dans la commune de Condette dans le Pas-de-Calais. Le château actuel est un manoir achevé au milieu du 19ème siècle, sur des fondations datant de 1222. Il a la forme d’un polygone avec neuf tours, entouré de deux larges fossés concentriques et installé sur une colline dominant les marécages et le lac des miroirs. Il est proche de la station balnéaire d’Hardelot-Plage, station à laquelle il a donné son nom. Aujourd’hui, il abrite le Centre culturel de l’Entente cordiale, consacré aux relations entre les Français et les Anglais, et accueille chaque été le Midsummer Festival. Il est au centre de la réserve naturelle régionale du marais de Condette.

[11] Mathieu d’Alsace, comte de Boulogne, y construisit une forteresse en 1172 qui fut élevée sur les ruines d’un château beaucoup plus ancien (datant de la domination romaine) dont les traces d’incendie laissent penser qu’il fut brûlé lors d’un raid des Normands. Philippe Auguste en fit le principal port des flottes du Nord en 1193. En 1346, les Anglais incendièrent la ville en revenant vainqueurs de la bataille de Crécy, et en 1355, le duc de Lancastre la pilla. Étaples subit des sièges en 1351, 1378 et 1435. Lancelot de Fromessent, sur la commune actuelle d’Étaples, combattit et trouva la mort à la bataille d’Azincourt en 1415. En 1455 et 1546, elle est à nouveau détruite par les flammes. Signé le 3 novembre 1492, le traité d’Étaples entre Charles VIII et Henri VII d’Angleterre est le premier traité entre la France et l’Angleterre depuis le traité de Picquigny marquant la fin de la guerre de Cent Ans.

[12] Hucqueliers est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais. La commune est membre de la communauté de communes du Haut Pays du Montreuillois. Elle s’inscrit à la jonction des « paysages montreuillois » et des « paysages des hauts plateaux artésiens » tels qu’ils sont définis dans l’atlas de paysages.

[13] Corbie est une commune française située dans le département de la Somme. Les habitants se nomment les Corbéens. Corbie est le siège de la communauté de communes du Val de Somme.

[14] Le comté d’Auvergne est l’une des plus anciennes seigneuries de France, puisqu’elle a déjà été érigée à la fin de la période romaine. Durant l’ère mérovingienne, il devient même momentanément un duché. La famille des Comtes d’Auvergne gouverne le comté depuis le dixième siècle. Une crise éclate au sein de la famille en 1155, date à laquelle le comte Guillaume VII d’Auvergne est forcé par son oncle Guillaume VIII d’Auvergne à diviser le comté en deux. Guillaume VIII reprend le comté, tandis que Guillaume VII doit se satisfaire du titre de dauphin d’Auvergne. En 1360, le roi de France Jean II de France crée, sur la vieille Terre royale d’Auvergne, un duché d’Auvergne qui se transmet au sein de la famille royale